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Une allée en mémoire des victimes du 7 octobre inaugurée à l'Université de Tel-Aviv

Une allée en mémoire des victimes du 7 octobre et dans l'espoir du retour des otages à la maison sains et saufs a été inaugurée mercredi 28 février sur l'esplanade centrale du campus de l'Université de Tel-Aviv, au cours d'une émouvante cérémonie en présence du Président de l'Université, le Prof. Ariel Porat, de représentants des familles des otages détenus à Gaza et de soldats tombés au front, et des étudiants et membres du corps enseignant et administratif de l'Université.

Etudiantes plantationLa cérémonie a débuté par une minute de silence à la mémoire des victimes, puis les intervenants ont tour à tour pris la parole et planté un arbre dans l'allée principale du campus face au bâtiment Gilman.

Chagrin, douleur et espoir

« Il est difficile de croire que cinq mois se sont déjà écoulés depuis le 7 octobre, qui restera à jamais gravé dans nos mémoires comme un jour de terrible catastrophe pour l'Etat et le peuple d'Israël », a déclaré le Prof. Porat. « C'est également le jour où a éclaté la guerre contre le Hamas dans la Bande de Gaza. La terrible douleur que nous ressentons tous, à la fois comme peuple, comme Etat et chacun d'entre nous de manière individuelle est restée la même que celle que nous avons ressenti au début, lorsque nous avons commencé à comprendre ce qui s'était passé. A cela vient s'ajouter la douleur des soldats qui tombent quotidiennement dans cette guerre juste que nous menons contre nos ennemis. Nous souhaitons tous le retour desPorat plantation otages et la guérison des blessés. La libération d'une petite moitié des otages il y a deux mois, si elle nous a apporté un certain soulagement, a également concrétisé nos craintes pour ceux qui sont restés, car nous savons à présent ce qu'ils vivent, et la douleur est insupportable. L'Université de Tel-Aviv fait tout ce qu'elle peut pour participer aux efforts en faveur des familles, des soldats et des quelque 200 00 personnes évacuées, tragédie supplémentaire qui vient s'ajouter aux autres. L'une des initiatives a été la plantation de ce petit bosquet, dédiée aux personnes assassinées et aux morts, mais qui comporte aussi un élément d'espoir, celui du retour des otages, reflétant la situation actuelle de l'Etat d'Israël et de nous tous, d'un côté un chagrin lourd pour tout ce qui s'est passé, de l'autre un espoir, sans lequel nous ne pourrions pas continuer, que peut-être les choses vont s'améliorer, et tout d'abord, par le retour des otages qui sera, sinon un succès, du moins une consolation et marquera le début de notre processus de récupération individuelle et nationale ».   

 Réaliser les rêves de ceux qui sont tombés

« Le sort a voulu que notre génération doive défendre notre pays corps et âme pour un avenir meilleur », a déclaré Danièle Zilberg, Présidente de l'Association des étudiants et étudiantes. « Nous savons tous, en particulier ceux qui reviennent de leur service dans la réserve, que le temps s'est figé le jour du massacre. C'est vrai non seulement pour les soldats au front, mais aussi pour tous ceux qui travaillent corps et âme sur le front intérieur, depuis le début de la guerre, et bien sûr pour les familles des victimes et des otages. Cette plantation d'aujourd'hui symbolise tout d'abord l'espoir. Elle illustre la force de la nature. Nous devons nous rappeler que, malgré toutes les difficultés, la vie continue. Cependant nous ne devons pas nous enliser dans la routine, et nous habituer à compter les jours. La situation dans laquelle nous nous trouvons est insupportable, mais nous ne pouvons pas renoncer. En tant qu'étudiants et étudiantes de l'Université de Tel-Aviv nous devons tenir bon, nous rappeler du pouvoir énorme que nous avons lorsque nous sommes tous unis, et continuer de lutter pour l'avenir de tous ».

A pris ensuite la parole Me Miriam Haber, mère de Zechariah Pesach Haber, doctorant de l'Ecole des sciences végétales et de la sécurité alimentaire de la faculté des sciences de la vie de l'Université de Tel-Aviv, tombé au combat dans la Bande de Gaza. « Mon fils était sur le point de terminer son doctorat lors qu'il a été appelé à servir dans la réserve le 8 octobre. Il était tankiste. Il s'est présenté tout de suite et a servi autour et dans la Bande de Gaza jusqu'à ce qu'il soit ai été tué le 16 janvier », raconte-t-elle. « Il avait 32 ans, c'était un mari et un père dévoué, et il a laissé derrière lui une veuve et trois enfants. Outre la perte personnelle douloureuse, son choix de Aaron et miriam Habers'orienter vers le domaine de l'étude de la santé des plantes et de la sécurité alimentaire, et le sujet de sa thèse : ' l'amélioration du blé dans des conditions de sécheresse', découlait de son profond amour pour Israël, pour sa terre, et pour l'humanité tout entière. Il rêvait de contribuer à la sécurité alimentaire dans le monde malgré les difficultés du changement climatique. Malheureusement, il n'aura pas eu le temps de réaliser son rêve, mais nous sommes persuadés que ses collègues de l'Université de Tel-Aviv le feront pour lui. Sa mort nous a fait comprendre la contribution énorme que tous les membres de la communauté universitaire tombés au combat auraient pu apporter, chacun dans son domaine. Une partie de la tragédie du 7 octobre et de la guerre qui a éclaté à sa suite est la perte des énormes talents et des rêves de ceux qui sont tombés. Mon mari Aaron et moi souhaitons que la plantation de cette allée rappelle aux enseignants et aux étudiants qu'ils peuvent aider à réaliser les rêves de ceux qui sont tombés, dans tous les domaines de la connaissance, et permettre ainsi la continuité de leurs réalisations et de leurs rêves. Nous espérons aussi que cette allée servira à rappeler les jours où de si nombreux membres de la communauté universitaire ont été mobilisés d'urgence, et ont tout mis de côté pour partir défendre leur pays et libérer les otages au prix de leur propre vie ».  

Ceux qu'on peut encore sauver

Enfin, l'intervention de Stav Levy, étudiante de l'Ecole d'architecture de l'Université de Tel-Aviv et compagne d'Idan Shtivi, kidnappé au Festival Nova, a ému aux larmes toute l'assistance. « Idan est prisonnier à Gaza depuis déjà 145 jours, et avec lui 133 autres Israéliens qui ne savent pas s'ils vont survivre la minute d'après. Lors de la commémoration par l'Université du 100e jour de la guerre, j'ai parlé d'Idan et de la réalité inconcevable dans laquelle nous nous trouvons comme peuple, et de mon histoire personnelle. Je n'aurai jamais pensé me retrouver ici un mois et demi plus tard toujours sans Idan. Lui et les 133 autres otages sont aux mains de monstres, craignent pour leur vie, sont habités par une peur abyssale et se demandent si tout cela ça va finir, et quand. Va-t-il recevoir un peu de nourriture aujourd'hui, ou bien de nouveau la faim va-t-elle pénétrer ses os, aura-t-il un peu d'eau, ou bien est-ce un jour où il faut survivre sans, aura-t-il encore froid cette nuit, verra-t-il bientôt la lumière du jour et quand pourra-t-il enfin parler, après n'avoir eu que le droit de chuchoter depuis 145 jour, et peut-être même pas.Plaque Sans parler des abus des hommes et des femmes ; et ce n'est qu'un goût de l'enfer qu'ils vivent là-bas. On ne peut pas retourner en arrière et effacer le scandale du 7 octobre, le massacre, le mal pur, la perte énorme et effrayante. Des familles entières ont été brisées, une partie ont disparu, et des communautés entières se sont désintégrées. Des 133 civils encore kidnappés certains ne sont plus en vie car il s'est passé trop longtemps. Mais il reste encore une centaine de personnes qu'on peut et qu'on doit encore sauver. Elles étaient juste au mauvais endroit et au mauvais moment, mais ce sont des citoyens israéliens qui ont été enlevés sur notre territoire uniquement parce qu'ils étaient des citoyens de l'Etat d'Israël. Tout instant qui passe peut sceller leur destin. Je crois à la lumière, à l'espoir, à la vie et je suis certaine qu'ensemble nous réussirons à réparer ce qui est réparable. Mon Idan, je n'aurais jamais cru que nous arriverions à ce jour, cinq mois que tu n'es pas à la maison, que tu luttes pour ta vie à chaque instant. Je t'en supplie, tiens bon encore un peu. Je crois en toi, je sais que tu es fort et que tu vas survivre. Je ne renoncerai pas jusqu'à ce que tu reviennes à la maison avec tous les autres. Je te le promets. Je suis avec toi, encore un peu mon amour, encore un peu et tu seras rentré. Et vous tous, Peuple d'Israël aidez-nous à ramener Idan et tous les otages à la maison maintenant ! ».       

A la fin de la cérémonie, le public a été invité à participer à la plantation d'arbres et de fleurs jaunes dans l'espoir du retour de tous nos otages sains et saufs à la maison.

 

Photomontage

 

FONDS D'URGENCE
de l'Université de Tel-Aviv
pour aider ses 6 000 étudiants et étudiantes mobilisés par Tsahal
et soutenir l'unité d'études sur le post-trauma de l'Ecole de psychologie
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