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Déclaration de l'Université de Tel-Aviv et de l'ensemble des universités israéliennes sur les réponses des présidentes des universités américaines au Congrès

À la suite des réponses des présidentes de trois des plus prestigieuses universités américaines devant le Congrès, selon lesquelles la compatibilité de l'appel au génocide des Juifs avec le code de moralité de leur institution pouvait « dépendre du contexte », les dirigeants des neuf universités publiques israéliennes, dont le Prof. Ariel Porat, Président de l'Université de Tel-Aviv, ont émis une déclaration conjointe, stipulant notamment qu' « il ne suffit pas de s'excuser et d'exprimer des regrets, il faut des actions claires et décisives ».

Campus drapeauDepuis le terrible massacre du 7 octobre, une vague montante d'antisémitisme et d'anti-israélisme déferle sur les campus de nombreuses universités américaines, y compris des universités d'élite. Au lieu d'exprimer leur empathie et leur soutien aux étudiants israéliens et juifs face au terrible désastre qui a frappé le peuple juif sur sa terre, les campus sont secoués par des manifestations appelant à la destruction de l'État d'Israël (« de la rivière à la mer »), à une activité de terrorisme contre ses citoyens (« Intifada ») et à la haine des Juifs et des Israéliens partout dans le monde. Juifs et Israéliens craignent de se promener sur les campus américains, de parler l'hébreu ou d’être identifiés de quelque manière que ce soit en fonction de leur religion ou de leur origine. Ces phénomènes font ressurgir des souvenirs des jours les plus sombres de notre passé.

Cette situation fait ressortir l'importance d'un leadership ferme dans les universités américaines, capable de dire : « Stop ». Malheureusement, un tel leadership fait actuellement défaut. Hormis quelques dirigeants universitaires isolés qui condamnent haut et fort l’antisémitisme et agissent contre lui de toutes leurs forces, de nombreux autres restent silencieux. Lors d'une audition troublante qui s'est tenue début décembre devant le Congrès américain, les présidentes de trois des principales universités des États-Unis (Harvard, MIT et l'Université de Pennsylvanie) ont été interrogées sur leur position face aux graves manifestations d'antisémitisme sur les campus dont elles sont responsables. Bien qu'elles aient condamné les expressions d'antisémitisme sur leurs campus, les présidentes ont insisté sur le fait qu'une grande partie d'entre elles ne pouvait être empêchées car elles étaient couvertes par la protection de la liberté d'expression. Au point culminant du débat, les présidentes ont été interrogées sur la question de savoir si l'appel à l'extermination du peuple juif (génocide) était conforme au code de conduite des universités qu'elles dirigent. A la surprise générale, au lieu de répondre tout simplement « Non », elles se sont embrouillées dans des formulations pseudo juridiques, affirmant que « cela dépend du contexte ». La question de la légalité de l’appel au génocide d'un peuple serait donc dépendante du contexte !

Un jour après l'audience, la présidente de l'Université Harvard a publié une brève clarification selon laquelle les manifestations d'antisémitisme sont interdites dans son établissement. Une clarification similaire a été émise par la présidente de l'Université de Pennsylvanie.

La position des présidentes, telle que reflétée dans leurs témoignages devant le Congrès, selon laquelle les expressions d’antisémitisme et les appels au génocide peuvent être placés sous la protection de la liberté d’expression, constitue une terrible iniquité à l’égard de la Constitution américaine. Malheur au peuple dont la Constitution permet d’appeler au génocide au nom de la liberté d’expression. Malheur à la nation dont la Constitution autorise la persécution des Juifs, ou d’autres minorités, au nom de la liberté d’expression. La liberté d’expression n’est pas une liberté absolue : elle s'efface devant les expressions d’incitation à la haine et les appels à la violence. Et elle s'efface d'autant plus devant l'appel au génocide. C'est le cas aux États-Unis, comme dans les autres pays démocratiques du monde.

L’échec cuisant des présidentes lors de leur audience devant le Congrès reflète leur impuissance, ainsi que celles d'autres présidents d'universités, à faire face aux vagues antisémites et anti-israéliennes qui déferlent sur les différents campus des États-Unis. Il ne suffit pas de s’excuser et d’exprimer des regrets, il faut prendre des actions claires et décisives. Lors de l’audience, les présidentes ont détaillé un certain nombre de mesures déjà prises ou sur le point de l’être dans leurs institutions, visant à protéger la sécurité et le bien-être des Juifs et des Israéliens sur leurs campus. Il leur appartient de s'assurer que ces mesures soient efficaces et suffisantes. La charge qui repose désormais sur leurs épaules est de montrer à leurs étudiants.es, à leurs professeurs, et en fait à l'ensemble du public, que les universités qu'elles dirigent excellent non seulement dans la recherche et l'enseignement, mais aussi dans le respect des valeurs humanistes universelles et la défense des droits des minorités quelles qu’elles soient. Pour que chacun sache que l'appel au génocide est strictement interdit dans les universités de Harvard, du MIT et de Pennsylvanie, ainsi que partout ailleurs dans le monde.

 

Prof. Ariel Porat, Président de l'Université de Tel-Aviv

Prof. Arie Zaban, Président de l'Université Bar-Ilan

Prof. Asher Cohen, Président de l'Université hébraïque de Jérusalem

Prof. Ron Rubin, Président de l'Université de Haïfa

Prof. Daniel Haimowich, Président de l'Université Ben Gourion du Néguev

Prof. Alon Chen, Président de l'Institut Weizmann des sciences

Prof. Uri Sivan, Président du Technion - Institut israélien de technologie

Prof. Ehud Grossman, Président de l'Université Ariel de Samarie

Prof. Leo Corry, Président de l'Université Ouverte

 

FONDS D'URGENCE
de l'Université de Tel-Aviv
pour aider ses 6 000 étudiants et étudiantes mobilisés par Tsahal
et soutenir l'unité d'études sur le post-trauma de l'Ecole de psychologie
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