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La chouette de l'Université de Tel-Aviv qui a franchi les frontières

L'amour pour les animaux a conduit à une surprenante coopération israélo-jordanienne: un médecin jordanien ayant trouvé une chouette blessée sur un marché local en Jordanie, l'a recueillie et soigné, et s'est alors aperçu qu'elle portait une bague marquée "Université de Tel-Aviv". Après qu'il ait pris contact par Facebook avec les chercheurs de l'université, il s'est avéré que l'oiseau faisait partie d'un projet de contrôle biologique des ravageurs de culture, et avait franchi la frontière jordanienne jusqu'à sa capture. La chouette blessée est restée en Jordanie jusqu'à sa guérison, puis a été relâchée dans la nature.

Chouette3Un chirurgien de la ville d'Irbid en Jordanie, venu il y a quelques semaines faire ses achats sur le marché local et a été surpris d'y trouver une chouette-effraie blanche mise en vente. Il remarqua que l'oiseau était blessé, en fit l'acquisition et l'amena chez lui pour la soigner.

En la traitant, il a remarqué un anneau métallique à l'une des pattes de l'oiseau, portant un numéro et une inscription en anglais de l'Université de Tel-Aviv en Israël.

Il a donc pris contact via Facebook avec le Prof. Noga Kornfeld-Shor, chef du Département de zoologie de l'Université de Tel-Aviv. Celle-ci s'est adressée au Prof. Yossi Leshem du même département, responsable depuis 1982 d'un projet national visant à l'utilisation de rapaces comme moyen de contrôle biologique de l'agriculture. Celui-ci a constaté que la chouette avait été baguée en mai 2014 dans le cadre du projet au Kibboutz Shluhot dans la vallée du Jourdain, et qu'il s'agissait d'un mâle adulte qui avait apparemment franchi la frontière vers la Jordanie où il a capturé, et transféré à un commerçant sur le marché.

Le Prof. Leshem a alors pris contact avec le partenaire jordanien du projet, le général Mansour Abu Rashid, président du Centre pour la paix et le développement à Amman. Celui-ci a proposé au médecin un dédommagement pour couvrir le coût du traitement du rapace qu'il avait sauvé sur ses deniers personnels, mais le médecin a refusé et continué le  traitement médical de l'oiseau jusqu'à sa guérison.

"Le phénomène de braconnage illégal des chouettes est très répandu en Jordanie" remarque le Prof. Leshem. "De plus, elles souffrent d'une mauvaise réputation, car elles sont considérées comme portant malchance. Le projet d'utilisation des chouettes et des faucons comme moyen de contrôle biologique de l'agriculture apporte une réponse bon marché et écologique au difficile problème des ravageurs de cultures agricoles, alliant la préservation de la nature à une efficacité tangible pour l'environnement. C'est une initiative conjointe de la Société israélienne pour la protection de la Nature, la Fondation Duhipat (Huppe), le Ministère de l'agriculture et du développement rural, le ministère de la coopération régionale, l'Université de Tel-Aviv et l'Université de Haïfa".

Débuté en 1983 au kibboutz Sde Eliyahu, le projet a abouti à la mise en place de plus de 3500 nichoirs pour les chouettes-effraie et environ 400 nichoirs pour les faucons en Israël.

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