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Médecine

Université de Tel-Aviv : améliorer le fonctionnement intellectuel des personnes âgées par un traitement en chambre à oxygène

D’après une étude réalisée sous la direction du Prof. Shai Efrati de la Faculté de Médecine et de l’Ecole de Neurosciences de l'Université de Tel-Aviv, le traitement en chambre hyperbare au moyen d'oxygène pure à haute pression peut améliorer considérablement les fonctions cognitives (mémoire, attention, langage…) des personnes en bonne santé, altérées par le processus de vieillissement. L’étude, première expérience clinique réalisée sur des humains dans ce domaine, a été menée en collaboration avec le Dr. Amir Hadani, du Centre Sagol pour la médecine et la recherche hyperbare du Centre médical Shamir (Assaf Harofeh).

hyperbaric oxygen therapy580 3Elle a été publiée le 15.7.2020 dans la revue scientifique Aging.

« Le déclin cognitif et fonctionnel résultant de la progression de l'âge est devenu un problème important dans le monde occidental », explique le Prof. Efrati, également Directeur du Centre Sagol pour la médecine et la recherche hyperbare, et Directeur de la recherche au Centre médical Shamir de l’hôpital Assaf Harofeh. « De vastes efforts de recherche sur l'amélioration des performances cognitives de la population vieillissante ‘normale’ sont menés dans le monde entier. Au cours de notre étude, effectuée pour la première fois dans le monde sur des humains, nous avons pu mettre au point une intervention médicale sûre et efficace susceptible d’apporter une réponse aux conséquences indésirables de la détérioration du fonctionnement découlant du processus normal de vieillissement ».

Un effet régénérateur

Au cours de l’étude, réalisée sur la base d'un protocole spécifique de traitement en chambre hyperbare développé au Centre Sagol au cours de la dernière décennie, 63 personnes en bonne santé âgées de plus de 64 ans ont participé à un essai clinique randomisé contrôlé. 33 d'entre elles ont subi un traitement en chambre hyperbare pendant trois mois, les 30 autres servant de groupe témoin. Le fonctionnement cognitif de tous les participants a été mesuré à l'aide d'une batterie uniforme, complète et informatisée d'évaluations cognitives (mémoire, attention, perception, coordination, raisonnement), avant et après la période d'intervention. L'évaluation du débit sanguin cérébral a été réalisée à l'aide d'une technique d'IRM innovante pour vérifier le débit sanguin dans les petits vaisseaux du cerveau (perfusion).

Shai EfratiLe traitement consiste à introduire le patient à l'intérieur d'une chambre hyperbare où il est exposé à un air dont la pression est le double de celle qui règne dans un environnement normal. Il inhale alors de l'oxygène pur, processus qui augmente la solubilité de l'oxygène dans le sang circulant dans le corps. Au cours du traitement, le patient est soumis à des modifications ponctuelles des concentrations d’oxygène, qui conduisent à la libération de facteurs de croissance et à l’épanouissement des cellules souches favorisant la guérison des tissus.

Selon les chercheurs, les preuves de l'effet régénérateur de la thérapie en chambre hyperbare s'accumulent à l'heure actuelle, la combinaison de niveaux élevés d'oxygène (hyperoxie) et d’une pression élevée (environnement hyperbare) entraînant une amélioration significative de l'oxydation des tissus et stimulant à la fois les gènes sensibles à l'oxygène et ceux sensibles à la pression. En conséquence, le métabolisme tissulaire s'améliore et se rétablit. De plus, ces gènes stimulent une multiplication rapide des cellules souches, réduisent l'inflammation, provoquent la création de nouveaux vaisseaux sanguins et activent les mécanismes de réparation des tissus.

Un effet profond sur la manière dont nous abordons le processus du vieilliseement

« L’obstruction des petits vaisseaux sanguins, semblable à celle qui intervient dans la tuyauterie d'une maison ‘vieillissante’, constitue un élément clé du processus de vieillissement chez les humains », explique le Prof. Efrati. « Nous avons donc émis l'hypothèse que la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans le cerveau au moyen d’un traitement en chambre hyperbare pourrait affecter positivement les performances cérébrales des personnes âgées. Nous avons effectivement constaté que cette thérapie augmente considérablement la circulation sanguine dans le cerveau, en corrélation avec l'amélioration cognitive, ce qui confirme notre hypothèse. On peut supposer qu’un traitement de ce type pourrait également avoir un effet bénéfique sur d'autres organes du corps vieillissant, et nous avons l'intention de tester cela dans de futures études ».

Les principaux domaines dans lesquels l'amélioration est notable sont l'attention, la vitesse de traitement de l'information, les fonctions exécutives et le fonctionnement cognitif dans son ensemble, tous affaiblis dans de nombreux cas au cours du processus normal de détérioration provoqué par le vieillissement. Une corrélation significative a également été observée entre les changements cognitifs et l’amélioration du flux sanguin dans les zones du cerveau responsables de ces processus.

« Au cours d’années de recherche, nous avons développé des protocoles spécifiques de traitement en cellule hyperbare capables de provoquer un renouvellement des vaisseaux sanguins du cerveau (angiogenèse) et de la neuroplasticité cervicale », ajoute le Dr. Amir Hadani. « Dans le passé, nous avons montré le potentiel de cette thérapie pour l'amélioration / le traitement des lésions cérébrales résultant d'un AVC, d'un choc à la tête ou d'une carence prolongée en oxygène, en augmentant le flux sanguin et le métabolisme du cerveau. La présente étude constitue une étape importante et pourrait avoir un effet profond sur la façon dont nous abordons le processus de vieillissement et la capacité de traiter ses symptômes ».

Attention aux charlatans

Les chercheurs précisent cependant qu’il s’agit d’un protocole spécifique qui ne peut être appliqué que dans des centres spéciaux équipés de grandes chambres hyperbares qui permettent des modifications des concentrations d’oxygène nécessaires pour stimuler la création de cellules souches, et la guérison des tissus cérébraux. « Malheureusement, il existe aujourd’hui en Israël et dans le monde beaucoup de charlatans qui utilisent des sacs gonflables, qu’ils qualifient de cellules hyperbares. Ces sacs ne permettent pas le protocole de traitement nécessaire pour la guérison, ne sont pas soumis à des contrôles de qualité, peuvent transmettre des infections entre les patients, et sont dangereux pour tous ceux qui y pénètrent de même que pour l’environnement en raison des dangers d’incendie qu’ils provoquent. Ils sont opérés par des charlatans sans autorisation du Ministère de la santé, et il est très important de s’en méfier ».

Le Prof. Efrati précise que d’autres centres hyperbares travaillant comme filiales du Centre Sagol et en collaboration avec lui s’ouvrent actuellement dans le monde, dans le but d’améliorer les performances cérébrales et physiques des personnes âgées sur la base du protocole de soin développé en Israël. Le plus grand d’entre eux a été ouvert en Floride aux Etats-Unis il y a un mois.

 

Photos:

1. Traitement en chambre à oxygène hyperbare

2. Le Prof. Shai Efrati (Crédit: Université de Tel-Aviv)

 

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Covid 19 : Découverte importante à l’Université de Tel-Aviv

D’après une étude des Prof. Motti Gerlitz et Ariel Munitz du Département de microbiologie et d'immunologie clinique de la Faculté de médecine de l’Université de Tel-Aviv, les malades atteints des formes graves du covid19 développent des anticorps plus rapidement que ceux présentant des symptômes légers. L’étude, menée sur des patients de l'hôpital HaSharon du Centre Médical Rabin, pourra avoir des implications majeures pour la compréhension de la réaction immunitaire au coronavirus, la surveillance de l'efficacité des futurs vaccins et le suivi de la population au moyen de tests sérologiques. Les nouvelles informations vont être transmises au ministère israélien de la Santé.

Gerlic MunitzL'équipe a suivi pendant deux mois le développement des anticorps contre deux protéines virales différentes chez 70 patients hospitalisés à l'hôpital Hasharon, au moyen de tests innovants.

« Nous avons analysé les anticorps dans l'organisme de ces patients au long de toute la période de l’épidémie depuis son déclenchement en Israël », précise le Prof. Munitz. « Et notre première constatation a été que toutes les protéines virales ne produisent pas de réaction immunitaire rapide. En revanche, ceux contre la protéine RBD ont évolué très rapidement par rapport à l'apparition des symptômes. Ceci est important, car cela soulève la possibilité d'utiliser la recherche des anticorps de cette protéine dans le sang comme un test de diagnostic des différents stades de la maladie ».

Tous les patients développent une réaction immunitaire

Les chercheurs ont découvert que les anticorps IgM, qui se développent au début des infections virales, apparaissent dès les premières stades de la maladie, mais uniquement contre la protéine RBD, qui est le site de la liaison du virus avec les cellules humaines, et pas contre la protéine nucléaire du virus. Cet anticorps est resté élevé dans la circulation sanguine des patients au cours des deux premiers mois suivant l'infection, ce qui peut indiquer la possibilité d'une mémoire immunitaire.

« Une autre constatation, encore plus intéressante, est que les patients définis comme gravement malades ont développé des anticorps plus rapidement que ceux atteints d'affections légères ; mais en fin de compte, tous les patients ont présenté une réaction immunitaire similaire », explique le Prof. Munitz. « Autrement dit, quel que soit le degré de gravité de la maladie, les patients développent un même niveau d’anticorps ». C'est une constatation importante, car on aurait pu penser que les malades gravement atteints sont arrivés à cette situation parce qu’ils n'avaient pas développé d'anticorps, et que leur organisme n'avait aucun moyen efficace de se défendre contre le virus. A notre avis, le développement rapide des anticorps est révélateur de la suractivité du système immunitaire chez ces patients, mais il s’agit d’une hypothèse qui doit être vérifiée ».

Gerlic Munitz 2« Nous avons examiné les niveaux d'anticorps dans le sang des malades lors de l'hospitalisation, pendant, et après », ajoute le Prof. Gerlitz. « Nous avons essayé de comprendre s'il existe un lien entre la gravité de la maladie et le niveau des anticorps, s'ils se développent de la même manière chez tous les patients et s’ils restent dans le sang pendant une longue durée, donnée importante pour le phénomène souhaité ‘d'immunisation de masse'. Nous avons constaté une baisse importante des anticorps de type IgM et IgA, sans lien avec la gravité de la maladie, à un stade avancé de la maladie, environ 50 jours après l'apparition des symptômes. En revanche, les anticorps de type IgG, très importants sur le plan immunitaire, car ils sont capables de neutraliser la protéine de liaison du virus (celle qui lui permet de contaminer nos cellules), et ainsi d'empêcher l'entrée du virus dans les cellules, n’ont diminué que très légèrement, et ce, même chez les patients présentant des symptômes légers ».

Une mémoire immunitaire

« Bien que nous n'ayons pas vérifié l'action de cet anticorps et nous ne savons pas s'il neutralise ou non le virus, dans la mesure où il se forme rapidement chez tous les patients, et de plus reste longtemps dans la circulation sanguine, nous supposons qu'il confère un certain degré d'immunité. Pour le moment nous parlons d'une période de quelques mois, mais nous allons continuer de suivre les patients pendant l'année à venir, et par la suite nous pourrons savoir pendant combien de temps ces anticorps sont restés dans leur organisme, en espérant qu'une mémoire immunitaire se sera également formée ».

Pour réaliser cette étude, les chercheurs de l'Université de Tel-Aviv ont utilisé un nouveau test sérologique, mis au point par les Prof. Munitz et Gerlitz, déjà employé par le Corps médical de Tsahal pour détecter les anticorps contre le coronavirus chez les soldats, et qui sera probablement utilisé pour la population civile après validation par le ministère de la Santé.

« En plus de ces constatations intéressantes, nous voulions également montrer que notre méthode est mieux adaptée et plus efficace que la méthode conventionnelle pour tester les anticorps contre les protéines virales », explique le Prof. Munitz. « Nous avons donc analysé les anticorps à la fois dans des échantillons de sang des patients atteints du covid19 et dans celui de 200 personnes saines, collectés avant 2019, et nous avons montré que nous étions capables de distinguer les personnes malades des personnes saines avec une sensibilité et une spécificité extrêmement élevées. Une des raisons de ce succès est que nous ciblons trois anticorps différents : l’IgM qui apparait tôt dans la maladie et diminue rapidement, l’IgA présent dans les muqueuses comme celles des poumons et l’IgG, que nous voulons suivre sur une longue période, car c'est celui qui pourra conduire à une immunisation au virus. Au cours des prochains jours, nous transmettrons nos conclusions au ministère de la Santé pour validation, dans l'espoir que la méthode sera utilisée pour mener des enquêtes sérologiques sur la population, voire même comme outil de diagnostic ».

 

Sur les photos, de gauche à droite: Le Prof. Motti Gerlic et le Prof. Ariel Munitz (Crédit: Université de Tel-Aviv)

 

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Bayer va tester ses nouveaux médicaments pour le cœur sur des tissus cardiaques humains imprimés en 3D à l'Université de Tel-Aviv

Le géant pharmaceutique international Bayer va collaborer avec le laboratoire du Prof. Tal Dvir de la Faculté des sciences de la vie, de la Faculté d'ingénierie et du Centre de biotechnologie régénérative de l'Université de Tel-Aviv, pour tester l'efficacité de ses nouveaux médicaments sur des tissus cardiaques humains imprimés en 3D en laboratoire, dans le but d'éliminer les traitements toxiques ou inefficaces plus rapidement et à moindre coût. Les partenaires ont pour objectif de parvenir dans les années à venir à tester les nouveaux médicaments sur des cœurs humains artificiels entiers. L’accord a été signé par Ramot, la société de commercialisation de technologie de l'Université de Tel-Aviv.

CoeurDvir3En avril de l'année dernière, le Prof. Tal Dvir et son équipe ont réalisé une percée mondiale en imprimant un cœur humain vivant en laboratoire, à partir de tissus prélevés sur un patient. Les chercheurs estiment que d'ici 10 à 15 ans, la technologie qu'ils ont développée permettra d'imprimer des organes ou des tissus personnalisés pour chaque patient en ayant besoin, sans qu’il soit nécessaire de recourir aux dons d'organes et sans crainte de rejet de l'implant par l’organisme. Mais dès aujourd'hui, les tissus imprimés en 3D du Prof. Dvir ont le potentiel de révolutionner un autre domaine : le développement de médicaments.

Vers des organes entiers imprimés en 3D

En règle générale, les nouveaux médicaments subissent plusieurs phases d'essais avant d'atteindre les pharmacies. Dans la première, le composé chimique est testé en laboratoire sur des cultures de cellules humaines dans des boîtes de Pétri. Dans la deuxième étape, le médicament est expérimenté sur des petits animaux, généralement des souris. Ce n'est que dans la troisième phase, après l'obtention de toutes les autorisations, que l'on peut procéder aux essais cliniques sur des humains. Les tissus imprimés en 3D du Prof. Dvir vont permettre des tests plus rapides, peu coûteux et surtout beaucoup plus efficaces que les essais en boîtes de Pétri, car ils sont plus semblables aux tissus humains.

« Dans une boîte de Pétri, les cellules s'alignent en deux dimensions sur une plaque », explique le Prof. Dvir. « Il s'agit d'une culture d'un seul type de cellule. En revanche, nos tissus artificiels sont imprimés sur des imprimantes 3D et simulent ainsi mieux les tissus cardiaques véritables. Ils contiennent du tissu myocardique, des vaisseaux sanguins et la substance qui relie les cellules sur le plan biochimique, mécanique et électrique. Le passage des plaques de Petri aux tissus cellulaires imprimés en 3D permettra d’optimiser considérablement le développement des médicaments : un traitement qui ne fonctionnera pas sur le tissu ou qui deviendra toxique, sera directement éliminé dès la première phase. Ainsi notre technologie va-t-elle économiser des expériences et un temps couteux et permettra de développer davantage de médicaments efficaces et surs pour les humains ».

Tal Dvir CharlesSelon le Prof. Dvir, l'objectif de cette première collaboration avec Bayer est d'avancer vers des essais précliniques sur des organes entiers imprimés en 3D. « L'accord signé entre mon laboratoire et la société Bayer est une étude de faisabilité préliminaire pour un projet beaucoup plus vaste », explique-t-il. « En fin de compte, notre objectif est de concevoir des cœurs humains entiers, qui seront imprimés avec tous leurs différents tissus : les ventricules, les atriums et les vaisseaux sanguins ; les imprimantes 3D nous permettant de reconstituer l'architecture complexe du cœur humain. Nous pourrons ensuite tester l'effet des nouveaux médicaments sur ce cœur artificiel ».

Des médicaments efficaces et sûrs pour les humains

L’an dernier avait déjà été fondée la société Matricelf, utilisant la même technologie développée dans le laboratoire du Prof. Dvir, pour concevoir des tissus humains à partir de matériaux et de cellules du patient lui-même à des fins médicales. L’objectif premier de Matricelf est de produire des implants de moelle épinière humaine pour traiter les humains paralysés, et elle a récemment achevée une nouvelle levée de fonds.

« La plate-forme révolutionnaire du Prof. Dvir est très prometteuse », a déclaré Keren Primor-Cohen, PDG de Ramot. « Nous pensons que cette collaboration avec Bayer va favoriser l’évaluation et le développement de nouveaux médicaments et qu'il s'agit d'une autre étape dans l'établissement de relations à long terme avec cette société, qui donnera en fin de compte les meilleurs résultats possibles pour les patients ».

Eckhard von Keutz, Directeur de la recherche translationnelle chez Bayer, a déclaré : « Nous sommes ravis d'entamer cette nouvelle collaboration avec l'Université de Tel-Aviv dans le domaine de l'évaluation préalable de la sécurité et de la durabilité des médicaments chez Bayer. Nous avons déjà un réseau mondial de partenaires et ce nouveau projet nous permettra de développer nos activités d'innovation vers Israël, qui présente un écosystème dynamique pour l'innovation dans les biotechnologies et la recherche médicale ».

 

Photos:

1. Le coeur imprimé en 3D dans les laboratoires de l'Université de tel-Aviv (Crédit: Université de Tel-Aviv)

2. Le Prof. Tal Dvir présente son étude au Prince Charles à Tel-Aviv en janvier dernier (Crédit: British Embassy in Israel)  

 

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Des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv parviennent à détruire des cellules cancéreuses grâce à un traitement par ultrasons

Une équipe de recherche internationale dirigée par le Dr. Tali Ilovitsh du Département de génie biomédical de l’Université de Tel-Aviv a développé une plateforme technologique non invasive révolutionnaire, combinant l’application d’ultrasons et de microbulles ciblant les tumeurs, pour délivrer des traitements génétiques dans les cellules cancéreuses du sein. Une fois les ultrasons activés, les microbulles se fixent aux cellules cancéreuses et explosent comme des missiles intelligents et ciblés, créant des trous dans la membrane cellulaire et permettant ainsi la délivrance du médicament. Testée en laboratoire, la méthode est parvenue à détruire 80% des cellules tumorales.

biomedical 580 15L’étude, menée pendant deux ans, a été récemment publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Le Dr. Ilovitsh a développé cette technologie révolutionnaire au cours de ses recherches postdoctorales au laboratoire du Prof. Katherine Ferrara à l'Université de Stanford. La technique utilise des ultrasons à basse fréquence (250 kHz) pour faire exploser des bulles microscopiques ciblées sur les tumeurs.

Détruire la totalité des cellules cancéreuses

« Les microbulles sont des bulles microscopiques remplies de gaz, dont le diamètre équivaut au dixième de celui d'un vaisseau sanguin », explique le Dr. Ilovitsh. « Exposées à des ondes sonores à certaines fréquences et pressions, elles agissent comme des ballons, se dilatant et se contractant alternativement. Ce processus augmente le transfert des substances des vaisseaux sanguins vers les tissus environnants. Nous avons découvert qu'à certaines fréquences, les microbulles peuvent se dilater considérablement, jusqu'à exploser violemment. Nous avons alors réalisé que cette découverte pouvait être utilisée comme plate-forme pour le traitement du cancer, et avons commencé à injecter des microbulles directement dans les tumeurs in vitro ».

Tali IlovitshPour tester cette hypothèse in vivo, le Dr. Ilovitsh et son équipe ont utilisé des microbulles qui s’étaient liées aux membranes des cellules tumorales au moment de l'explosion, et les ont injectées directement dans des tumeurs de souris. « Environ 80% des cellules tumorales ont été détruites dans l'explosion, ce qui était positif en soi », explique le Dr. Ilovitsh. « Le traitement ciblé par microbulles, qui est sûr et rentable, a donc réussi à détruire la majeure partie de la tumeur. Cependant, ce n'est pas suffisant. Pour empêcher les cellules cancéreuses restantes de se propager, nous devions les détruire toutes. C'est pourquoi nous avons injecté avec les microbulles un gène immunothérapique, qui a agit comme un cheval de Troie, en signalant au système immunitaire d'attaquer la cellule cancéreuse ».

Les tumeurs cérébrales aussi

L’effet du gène est de renforcer le système immunitaire. Cependant, à lui seul il n’est pas capable de pénétrer dans la tumeur, c’est pourquoi il a été co-injecté avec les microbulles. Des pores se sont formés dans la membrane des quelque 20% des cellules cancéreuses ayant survécu à l'explosion initiale, permettant l'entrée du gène dans les cellules, et le déclenchement de la réaction immunitaire qui a détruit la tumeur : « La majorité des cellules cancéreuses ont été détruites par l'explosion, et les cellules restantes ont ‘consommé’ le gène immunothérapique à travers les trous qui se sont créés dans leurs membranes. Le gène a fait produire aux cellules une substance qui a déclenché l’attaque de la cellule cancéreuse par le système immunitaire. En plus, le traitement, qui n’a été effectué que d’un seul côté du corps, a également déclenché le système immunitaire de l’autre côté », conclut la chercheuse.

ultrasound 225x225Dans un proche avenir, les chercheurs ont l'intention d'expérimenter cette technologie comme traitement non invasif des maladies liées au cerveau telles que les tumeurs cérébrales et autres pathologies neurodégénératives comme l'Alzheimer et le Parkinson. « Dans le cas de ces maladies, la barrière hémato-encéphalique empêche les médicaments de pénétrer dans le cerveau. Les microbulles pourront y créer une brèche temporaire, permettant l'entrée du traitement dans la zone ciblée sans avoir besoin d'une intervention chirurgicale invasive », explique-t-elle.

 

 

Photo 1 : crédit TAU Engineering

Photo 2: Dr. Tali Ilovitsh (crédit Université de Tel-Aviv)

Photo 3: crédit AFTAU.

 

 

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On souffrait déjà d’otites il y a 15 000 ans, selon une étude de l’Université de Tel-Aviv

D’après une étude menée sous la direction du Dr. Hila May du Département d'anatomie et d'anthropologie de la Faculté de médecine et du Centre Dan David pour l’étude de l'évolution humaine et de la biohistoire de l’Université de Tel-Aviv, l’homme souffrait déjà d’otite il y a quinze millénaires. L’étude réalisée sur des crânes provenant de fouilles en Israël sur une période allant de 14 900 avant le présent jusqu’en 1917, apporte un éclairage sur l’évolution de la santé humaine dans le pays. Selon les chercheurs : « Comprendre comment les maladies se propagent et disparaissent à travers l'histoire peut aider à prévenir les maladies contemporaines ou leur apporter des solutions ».

Hila MayL’étude, à laquelle ont également participé les Dr. Katarina Floreanova, Ilan Koren et la doctorante Efrat Gilat, a été récemment publiée dans la revue The International Journal of Osteoarchaeology.

« La présence d’otites chroniques chez les anciennes populations peut être étudiée de manière précise car il s’agit d’une maladie qui laisse des signes très spécifiques dans les os de l'oreille moyenne », explique le Dr. May. «Cependant, jusqu’à il y a encore quelques années, pour pouvoir examiner ces séquelles dans les vestiges d’un crâne humain, on devait l’ouvrir, et donc l’endommager. Les nouvelles technologies dont nous disposons dans nos laboratoires nous permettent d’éviter de tels dégâts».

Infections et promiscuité

Pour réaliser l’étude, les chercheurs ont utilisé un vidéoscope comportant un tube flexible équipé d'une micro-caméra, permettant d’explorer le conduit auditif et l'oreille moyenne. Les crânes ont également été scannés au moyen d’un scanner micro-CT à haute résolution, permettant une modélisation des résultats par images informatiques.

Le groupe a examiné 229 crânes provenant de sites archéologiques en Israël à six périodes différentes sur une durée de 15 000 ans. «L'étude d'ossements provenant tous de fouilles menées en Israël présente un gros avantage, car toutes ces anciennes populations vivaient dans des conditions similaires puisque nous parlons d'une région peu étendue, même si les conditions climatiques ont changé au fil du temps », relève le Dr. May, qui ajoute que tous les crânes examinés provenaient d'adultes, mais que les marques laissées par l'infection de l'oreille moyenne n'auraient pas disparues même si l'individu avait développé la maladie pendant l’enfance, comme c’est courant jusqu'à ce jour, la découverte d'antibiotiques, en ayant cependant largement modéré les conséquences.

Oreille interne PokhojqevLes chercheurs ont découvert que la fréquence des otites chroniques a diminué lors du passage à un mode de vie sédentaire : en effet, la morbidité d'environ 70%, parmi les chasseurs-cueilleurs de la période préhistorique dite natoufienne (entre 15 000 et 11 500 ans avant le présent), est tombée à 55% chez les premiers agriculteurs (période néolithique précéramique, il y a 12 000 à 10 000 ans). Cependant, un nouveau pic a été enregistré quelques milliers d’années plus tard, il y a environ 6 000 ans, à l’époque dite chalcolithique, où la prévalence de la maladie est montée à 80% selon les ossements examinés. Puis, le taux d'infection a de nouveau diminué à la période romaine pour se stabiliser à environ 50%, taux qui est resté le même jusqu’à aujourd'hui.

Selon les chercheurs, l'incidence de la maladie est liée aux conditions de vie à chacune de ces périodes. Ainsi les chasseurs-cueilleurs de la période natoufienne qui vivaient dans des grottes, étaient entassés en grand nombre dans un petit espace, avec leurs animaux et le foyer au cœur de la grotte, conditions propices aux infections. De plus, les otites résultent généralement de maladies des voies respiratoires supérieures telles que le rhume ou la grippe, qui se propagent facilement dans les espaces surpeuplés.

Otites et produits laitiers

Avec la révolution agricole, les conditions de vie sont devenues plus stables : les habitations se sont peu à peu agrandies, les animaux placés à l’extérieur dans une cour ou un enclos, de même que le feu, provoquant une baisse des infections.

Pourquoi l’étonnant pic de recrudescence des otites à la période chalcolithique ? Le Dr. May suggère deux explications possibles. La première est le changement du climat, devenu plus froid et plus humide à cette période : « la période chalcolithique présente des conditions atmosphériques plus difficiles, qui pourraient justifier en partie une morbidité plus élevée à ce moment-là », a déclaré la chercheuse.

La deuxième serait liée au début de la consommation des produits laitiers. En effet, selon des études antérieures, la production laitière a commencé généralement des centaines, voire des milliers d'années après la domestication des animaux appropriés tels que la chèvre, le mouton et la vache; cependant, la lactase, enzyme qui permet la digestion du lait, ne s’est développée chez les humains qu’à l’âge du bronze, il y a environ 5 000 ans. Donc, lorsque les produits laitiers sont entrés pour la première fois dans le régime de nos ancêtres, il est possible qu’ils aient pu causer, non seulement des perturbations du système digestif, mais qu’ils aient stimulé les processus d’infections.

«Découvrir l’histoire des pathologies et leur comportement dans le passé nous aide à comprendre comment les maladies se développent, apparaissent ou disparaissent», conclut le Dr. May. « L’homme a toujours souffert d’otites pour des raisons anatomiques. Comprendre comment les populations anciennes vivaient avec et quels facteurs les influençaient le plus est pertinent jusqu’à nos jours. Comprendre comment les maladies se propagent et disparaissent à travers l'histoire peut aider à prévenir les maladies contemporaines ou leur apporter des solutions ».

 

Photos: 

1. Le Dr. Hila May (Crédit; Université de Tel-Aviv)

2. Coupe longitudinale de l'oreille interne (Crédit illustration: Ariel Pokhojaev, Faculté de médecine, Université de Tel-Aviv)

 

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