Slide background
Slide background
Slide background

nov1

A LA UNE

Les dernières nouvelles de l'Université de Tel-Aviv


events

EVENEMENTS

Aucun événement

video

VIDEOS

vid1

semel uni2

SOUTENIR L’UNIVERSITÉ

Soutenez la recherche et les étudiants


Université de Tel-Aviv : une innovation capitale pour la lutte contre le cancer

Le Prof. Dan Peer du Département de recherche cellulaire et d'immunologie de l'Université de Tel-Aviv et ses doctorants Shira Weinstein et Itai Toker ont développé une méthode pour traiter une forme incurable du cancer du sang dit  "lymphome du manteau"  en transportant un médicament à base d'ARN directement vers la cellule malade grâce à un "nano-sous-marin"  muni d'un système de commande qui active le produit uniquement dans les cellules atteintes. La nouvelle thérapie innovante pourra également être appliquée dans l'avenir à d'autres formes plus courantes du cancer du sang, comme la leucémie.

DanPeer580-330 0L'étude, réalisée en collaboration avec le Prof. Pia Raanani du Département d'Hématologie du Centre médical Rabin et le Prof. Arnon Nagler du Département d'hématologie du Centre médical Sheba a été publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

« Le lymphome du manteau est une maladie rare, considérée comme la plus grave des cancers du sang », explique le Prof. Peer. « Les patients qui en sont atteints ont une espérance de vie maximale de 5 à 7 ans ». En réalisant un séquençage génétique des cellules cancéreuses, le Prof. Peer et son équipe ont découvert l'existence d'une mutation du gène cycline D1, responsable de la division cellulaire, chez près de 85% des patients atteints de la maladie. « Nous avions déjà publié un article en 2012 prouvant qu'il était  possible de supprimer l'expression de ce gène en utilisant le processus d'interférence ARN pour inhiber la division des cellules cancéreuses. Nous possédions donc le remède, mais nous devions comprendre comment l'utiliser, le conduire vers les cellules atteintes».

L'interférence ARN, ou en abrégé ARNi, est un phénomène génétique qui annule l'expression de gènes spécifiques dans une cellule. Deux chercheurs américains, Andrew Fire et Craig Mello, on reçu le prix Nobel de médecine en 2006 pour la découverte de ce mécanisme, qui comporte de grandes promesses pour la médecine dans le domaine des thérapies génétiques spécifiquement adaptées  aux maladies. Le problème est à présent comme transporter les bobines d'ARNi vers les cellules voulues.

Vers une médecine personnalisée, adaptée au patient et à la maladie

« Si nous nous contentons d'injecter l'ARNi dans le sang, il ne parviendra pas aux cellules malades », explique le Prof. Peer. «Nous avons donc créé une sorte de sous-marin miniature, qui sache comment se frayer un chemin à l'intérieur du corps. Notre système comporte trois éléments: le médicament lui-même, à savoir l'ARNi porteur d'une séquence appropriée pour inhiber l'expression du gène de la cycline D1, une nanoparticule de graisse qui l'enveloppe, dans les parois de laquelle se trouve "GPS", une protéine active contre un récepteur appelé CD38. Cette protéine est un anticorps qui fait que le médicament se localise sur les cellules qu'il faut. Et si, par mégarde, le médicament injecté atteint des cellules non visées, nous avons mis dans nos nano-sous-marins un autre élément, un système de commande qui active le médicament uniquement à l'intérieur des cellules cancéreuses ».

nano-missiles-pour-cibler-les-tumeursLes nouveaux nano-sous-marins munis du produit ont été testé en laboratoire. Des souris sur lesquelles avaient été introduites des cellules cancéreuses de patients ont vu leur durée de vie augmenter en moyenne de 30 jours à 55 jours. « Nous avons presque doublé l'espérance de vie de ces souris, et nous aurions pu continuer », commente le Prof. Peer. « Après que les ARNi aient fini d'inhiber la mutation génétique, les cellules cancéreuses, en particulier celles qui ne sont pas mortes, peuvent de nouveau se diviser. Mais si nous parvenons à inhiber d'autres gènes pertinents, nous pourrons prolonger encore davantage la durée de la vie, avec une meilleure qualité de vie. Il s'agit d'un travail d'entretien quotidien ».

« Nous nous dirigeons aujourd'hui vers une médecine personnalisée et adaptée, non seulement au patient, mais aussi à la maladie Nous approchons du point où nous obtiendrons l'information des gènes des patients eux-mêmes et nous préparerons pour eux un stock d'ARNi personnalisé. Mais ce jeu avec les gènes n'a aucun sens si nous ne pouvons pas le traduire en méthodes de thérapies cliniques. Voilà donc l'objectif. Le nouveau système que nous avons développé convient non seulement à cette maladie rare, le lymphome du manteau, mais aussi pour toute sorte de cancers du sang, comme la leucémie, le myélome multiple et le lymphome. Nous n'en sommes pas encore aux essais cliniques, et on ne guérira pas le cancer demain matin. Mais il existe à présent une nouvelle technologie et il est fortement recommandé de la développer ».

L'étude a été financée conjointement par le Centre Dotan de l'Université de Tel-Aviv, l'Association israélienne pour la lutte contre le cancer, la Fondation Helmsley, la Fondation Nationale pour la Science en Israël et le Centre National pour la Santé aux Etats-Unis.

 

Photo: le Prof. Peer dans son laboratoire de l'UTA (Crédit: Jonathan Blum)

Cet article est paru sur siliconwadi sour le titre: "Cancer: une technologie prometteuse en Israël"

 

 

j'aime: