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Des chercheurs de l'Université de Tel Aviv ont découvert dans un fossile de dinosaure, une maladie rare qui existe jusqu'à ce jour chez l'homme

Des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv, sous la direction du Dr. Hila May, du Département d'anatomie et d'anthropologie de la Faculté de médecine et du Centre Dan David d’histoire de l’homme de l’Université de Tel-Aviv, ont identifié une tumeur bénigne du nom de LCH (histiocytose à cellules de Langerhans) dans les vertèbres fossilisées de la queue d'un jeune dinosaure qui vivait dans les prairies du Canada il y a plus de 60 millions d'années. Il s’agit d’une maladie rare qui survient encore aujourd'hui chez l'homme, en particulier chez les enfants de moins de 10 ans, et peut causer des douleurs considérables et de longue durée. Selon les chercheurs, ce type d’étude peut apporter une contribution importante à la médecine évolutive, qui étudie le développement des maladies au long de l’histoire humaine pour mieux les traiter aujourd'hui.

hila mayL’étude, à laquelle ont également participé le Prof. Bruce Rothschild de l'Université de l'Indiana aux Etats-Unis, le Prof. Frank Rühli de l'Université de Zurich en Suisse et Darren Tanke du Musée royal de paléontologie du Canada, a été publiée aujourd’hui 10 février dans la revue Scientific Reports.

"Des chercheurs américains spécialisés dans la recherche sur les restes de dinosaures, ont détecté un phénomène inhabituel dans les vertèbres de la queue d'un jeune dinosaure trouvé dans le sud de la province de l'Alberta au Canada, appartenant à un groupe connu sous le nom de ‘dinosaures au bec de canard’ (hadrosauridae), herbivores qui étaient communs dans le monde il y a 66 à 80 millions d'années", explique le Dr. May. "Dans deux des vertèbres, ils ont remarqué de grandes cavités, qui d’après leur forme, ont été créées par une tumeur". La forme spécifique de ces cavités a attiré l'attention des chercheurs, car elle était très similaire à celle produite par une tumeur rare du nom de LCH qui existe jusqu'à ce jour chez l'homme. Il s'agit d'une tumeur bénigne qui apparait généralement dans les os des enfants de 2 à 10 ans, et peut causer des douleurs intenses, mais dans de nombreux cas, disparaît d'elle-même.

Des dinosaures jusqu'à nous

Les chercheurs américains ont envoyé ces vertèbres caudales (de la queue) de dinosaures à l'Institut d’Anthropologie Shmunis du Centre Dan David pour l’étude de l’évolution humaine et la recherche bio-historique de la Faculté de médecine de l’Université de Tel-Aviv, situé au Musée Steinhardt d’Histoire Naturelle de l’université, pour être numérisées sur un appareil de micro-tomographie (micro-CT) avancé qui s'y trouve. "La micro-tomographie produit une imagerie à très haute résolution, de l’ordre de quelques microns", explique le Dr. May. "Dans la présente étude, nous avons scanné les vertèbres des dinosaures et produit une reconstruction en 3D informatisée de la tumeur et des vaisseaux sanguins qui l'alimentaient".

dino4L'imagerie a confirmé qu'il s'agissait bien de la maladie LCH, détectée pour la première fois chez un dinosaure. Ces résultats surprenants indiquent donc que cette maladie n'est pas spécifique aux humains et qu'elle a survécu tout au long de l'évolution, des dinosaures jusqu’à nous, pendant plus de 60 millions d'années".

Le Prof. Israel Hershkowitz, de l'École de médecine et du Centre Dan David, qui a précédemment étudié les tumeurs malignes chez des dinosaures de l'ère jurassique, et a aidé les chercheurs à identifier la maladie, conclut : "Ce type d'études, qui sont désormais possibles grâce à des technologies de pointe, apportent une contribution importante à la médecine évolutive, domaine de recherche relativement récent qui étudie le développement et le comportement des maladies à travers le temps. Les spécialistes de ce domaine tentent de comprendre pourquoi certaines maladies survivent tout au long de l'évolution, pour déchiffrer leurs causes et développer de nouvelles manières efficaces de les traiter aujourd'hui".

 

Photos :

1. Dr. Hila May (Crédit : Université de Tel-Aviv)

2. Emplacement des vertèbres caudales pathologiques sur le squelette du dinosaure (Crédit : Ariel Pokhojaev, Département d’Anatomie et d’Anthropologie, et Centre Dan David pour l’étude de l’Evolution humaine la bio-histoire, Université de Tel-Aviv)