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Médecine

Traitement de l'anxiété dentaire par hypnose dans les cliniques de dentisterie de l'Université de Tel-Aviv

L'Ecole dentaire de l'Université de Tel-Aviv est l'une des seules cliniques au monde spécialisées dans le traitement par hypnose médicale des patients souffrant d'anxiété dentaire ou phobie du dentiste.

Phobie dentairePersonne n'aime les soins dentaires, mais certains souffrent d'une réelle anxiété au point de les empêcher de se faire soigner, même au péril de leur santé bucco-dentaire, préférant parfois souffrir de maux de dents graves plutôt que d'aller chez le dentiste. Une des solutions proposée par la médecine dans ce cas est l'hypnose médicale qui, malgré les craintes qu'elle éveille parfois, est considérée comme parfaitement sûre lorsqu'elle est pratiquée par des professionnels qualifiés. En Israël, seuls les dentistes, médecins et psychologues de profession sont autorisés à traiter sous hypnose.

L'hypnose est un pont vers le monde intérieur de l'individu. Elle permet de communiquer avec et d’examiner comment le subconscient peut nous servir et nous aider. C'est un moyen efficace de surmonter les obstacles et les défenses naturelles qui nous bloquent dans différents domaines. L'hypnose permet de surmonter ces défenses, et de privilégier les idées et les comportements souhaités pour nous engager dans la voie du changement désiré.

La pratique d'une relation humaine et empathique entre le dentiste et le patient 

L’hypnose médicale peut aider les patients souffrant de phobie dentaire de diverses manières, notamment: en leur fournissant des outils de relaxation personnelle, par l'imagination d’une expérience réussie, par le traitement du souvenir des expériences négatives, en se reliant aux capacités personnelles du patient etc. Associée à d'autres méthodes, telles que l’exposition progressive ou l'utilisation de gaz hilarant, elle permet d'aider les patients à bénéficier de soins dentaires dans le plus grand confort possible et avec un sentiment de contrôle. En effet, contrairement à la croyance populaire, le patient sous hypnose médicale apprend à contrôler et à réguler ses sensations, ses pensées et ses réactions physiologiques; de même, après le traitement, il lui restera un souvenir de son expérience thérapeutique.

Dans le cadre de la formation fournie à l'Ecole de médecine dentaire de l'Université de Tel-Aviv, les étudiants apprennent les principes de la thérapie comportementale, du traitement par l'hypnose médicale et du traitement de l'anxiété, et surtout la pratique d'une relation humaine et empathique entre le dentiste et le patient.

Ecole dentaire BuildingLa clinique d'anxiété dentaire de l'Ecole de dentisterie de l'UTA est l'une des seules dans le monde spécialisées dans le traitement des patients angoissés par les soins dentaires. Son personnel comprend des dentistes et des psychologues médicaux autorisés à pratiquer l'hypnose. Des médecins formés en sciences du comportement aident les patients à faire face aux réactions cliniques dues à l'angoisse telles que réflexes de vomissement accrus, suffocation, évanouissements pendant le traitement et anxiété générale.

Tous les thérapeutes travaillant à la clinique sont qualifiés pour pratiquer un traitement sous hypnose médicale qui, associé à une approche humaine et empathique, aide de nombreux patients, qui n'avaient jusqu'à présent pu être traités nulle part ailleurs, à le faire avec succès. L'objectif est en fait de permettre au patient de poursuivre son traitement dans des conditions normales et n'importe quel cadre de son choix. Contrairement au traitement sous anesthésie générale, les patients sont ici exposés à des méthodes leur permettant de continuer de prendre soin et de préserver leurs dents de manière routinière.

La clinique, en activité depuis plus de 30 ans, a aidé de nombreux patients au fil des ans, y compris des personnes qui avaient complètement négligé leurs soins dentaires et pensaient que rien ne pourrait les aider. Elle est ouverte à tous ceux qui craignent d'aller chez le dentiste et leur permet de retrouver le sourire, à la fois grâce à des dents saines, et parce qu'ils ont réussi à surmonter leur peur.

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Une étude de l'Université de Tel-Aviv ouvre la voie à un nouveau traitement de l'épilepsie

Les chercheurs du laboratoire du Prof. Inna Slutsky, de la Faculté de médecine et de l'École des neurosciences de l'Université de Tel-Aviv ont découvert qu'un médicament existant pour la sclérose en plaques pourra également aider les patients épileptiques, dont 30 à 40% sont actuellement sans traitement, y compris les enfants souffrant du syndrome de Dravet, forme rare et particulièrement grave d'épilepsie infantile. Cette découvert importante découle d'une autre percée scientifique: le déchiffrement du mécanisme qui régule l'activité cérébrale et maintient sa stabilité. Selon les chercheurs, ces résultats sont susceptibles de constituer la base du développement de médicaments pour toute une série de maladies neurologiques et neurodégénératives comme le Parkinson et l'Alzheimer qui se caractérisent, comme l'épilepsie, par un déséquilibre de l'activité cérébrale.

Boaz Nir Daniel Inna 28.04.2019L'étude a été publiée hier soir, 29/04/19 dans la revue scientifique Neuron.

Elle a été menée par les doctorants Boaz Styr, Nir Gonen et Daniel Zarhin du laboratoire du Prof. Slutsky, en collaboration avec le Prof. Eytan Ruppin des Instituts Américains de la Santé (NIH). Y ont également participé les laboratoires du Prof. Tamar Geiger et du Dr. Moran Rubenstein de l'Université de Tel-Aviv, du Prof. Dori Derdikman du Technion, et les Dr. Antonella Ruggiero, Rafaela Atsmon, Neta Gazit, Gabriella Braun, Samuel Perera, Irena Ortkin, Shapira Ilana, Lior Lavie et Maxim Katsenelson du laboratoire du Prof. Slutsky.

Un "thermostat" du système nerveux

"Dès la fin du 19ème siècle, les scientifiques ont commencé à rechercher le mécanisme responsable de l'homéostasie, la capacité du corps à maintenir un équilibre interne stable, malgré les changements qui se déroulent dans son environnement extérieur", explique le Prof. Slutsky; "et depuis 25 ans la science se préoccupe de ce phénomène en particulier dans les réseaux nerveux. Il s'agit d'un dispositif de stabilisation homéostatique qui constitue une sorte de 'thermostat' de l'activité du système nerveux, et prend soin de le ramener à son point d'équilibre de départ après tout événement qui en augmente ou en diminue l'activité. Mais malgré tous les efforts déployés à ce sujet depuis si longtemps, personne jusqu'à aujourd'hui n'a découvert le mécanisme qui régule cet équilibre. Or, on sait que le déséquilibre de certaines régions du cerveau constitue un facteur central pour un grand nombre de maladies du cerveau, y compris l'épilepsie, le Parkinson et l'Alzheimer. Cependant, la plupart des études réalisées jusqu'à présent ont porté sur les failles du processus de régulation. Nous avons cherché à tester une autre hypothèse: serait-il possible que la maladie provienne du fait que le point d'équilibre lui-même dévie de la norme ? En d'autres termes: est-ce qu'une partie du processus de la maladie est due à un défaut qui provoque le maintien du point d'équilibre à un niveau trop faible ou trop élevé? Pour trouver la réponse à cette question, nous nous sommes concentrés sur l'épilepsie, qui se caractérise par une activité excessive des réseaux de neurones dans la région de l'hippocampe du cerveau ".

Un gène responsable de l'activité accrue du cerveau

Dans la mesure où il existe un lien étroit entre les processus métaboliques et l'activité neuronale, et sachant que l'épilepsie s'accompagne de changements importants de l'activité métabolique du cerveau, les chercheurs ont utilisé un modèle informatique mis au point dans le laboratoire du Prof. Eytan Ruppin pour cartographier les processus métaboliques dans les cellules. Le doctorant Nir Gonen a fourni à ce modèle des données provenant de bases de données internationales concentrant des informations génétiques sur des patients souffrant d'épilepsie, et a ensuite "éteint" l'activité de chacun des gènes séparément, pour examiner son impact. En particulier, on a cherché à vérifier quel est le gène dont l'extinction rapproche les cellules d'une situation épileptique à une situation normale.

Le modèle a montré qu'un gène spécifique, le DHODH, qui produit une enzyme du même nom, joue probablement un rôle clé dans l'épilepsie et dans l'activité cérébrale accrue qui lui est associée. "Nous savons qu'un médicament existant pour la sclérose en plaques, la Tériflunomide supprime l'activité de cet enzyme dans les cellules sanguines du système immunitaire. Nous avons donc choisi d'examiner l'effet de ce même médicament sur les cellules du cerveau", explique le Prof. Slutsky. Le doctorant Boaz Styr a donc ajouté ce médicament in vitro à des cellules saines du cerveau, et a constaté qu'il inhibe en effet de manière significative l'activité neuronale. Il s'est ensuite aperçu que si ce même médicament restait in vitro pendant longtemps, cette inhibition devenait permanente. Ceci contrairement à la plupart des médicaments, qui inhibent l'activité des cellules pour un temps limité seulement en raison de la compensation homéostatique qui ramène l'activité à son point de départ, c'est-à-dire autour du point d'équilibre initial.

Sur la voie d'une nouveau médicament pour le traitement de l'épilepsie

"Ces résultats suggèrent qu'il est possible que le DHODH ait une influence sur le point d'équilibre lui-même", poursuit le Prof. Slutsky. Et en effet, un examen in vitro de la réaction de cellules traitées par le médicament à une variété de stimuli a montré que leur activité revenait toujours au nouveau point d'équilibre, devenu permanent sous l'influence du médicament. C'est-à-dire que le médicament qui agit sur le DHODH peut "réparer" le point d'équilibre qui a dévié de la norme, et le ramener à la normale. Le Prof. Slutsky compare ce processus à celui du thermostat d'un climatiseur, qui ramène la température au niveau souhaité ".

A l'étape suivante, le doctorant Daniel Zarchin a examiné l'effet du médicament sur des souris de laboratoire, dans deux cas: celui de la crise d'épilepsie aiguë et immédiate, et celui du syndrome chronique de Darvet, forme grave d'épilepsie infantile, généralement insensible aux médicaments antiépileptiques actuellement disponibles. L'injection du médicament a conduit à des résultats très encourageants: dans les deux cas on a observé un retour à une activité cérébrale à la normale, et une diminution spectaculaire de la gravité des crises. Cependant, il est important de noter que le Tériflunomide doit subir un développement supplémentaire avant de pouvoir être utilisé chez les patients souffrant d'épilepsie.

"Nous avons découvert un nouveau mécanisme responsable de la régulation de l'activité du cerveau dans l'hippocampe, qui peut servir de base pour le développement de futurs médicaments efficaces contre l'épilepsie", conclu le Prof. Slutsky. "Les médicaments basés sur ce nouveau principe peuvent donner de l'espoir aux 30% à 40% d'épileptiques qui ne réagissent pas aux traitements existants, y compris les enfants atteints du syndrome de Dravet, dont environ 20% meurent des suites de la maladie. Nous supposons également que ce même mécanisme d’absence de régulation du point d’équilibre est présent également dans d’autres maladies neurologiques et neurodégénératives, telles que la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson, qui se caractérisent également par une activité anormale de différentes régions du cerveau. Dans une nouvelle étude, nous examinons maintenant l'efficacité de notre approche pour le traitement de la maladie d'Alzheimer".

 

Sur la photo, de droite à gauche: Daniel Zarhin, Boaz styr, le Prof. Inna Slutski et Nir Gonen.

Crédit: Rachel Slutsky.

 

Important :

Les articles publiés par l’Association française de l’Université de Tel-Aviv portent sur des recherches en cours. Sauf indication contraire, le chemin est encore long jusqu’au passage à l’industrie qui permettra de mettre les traitements à la portée du grand public.

Vous pouvez soutenir la recherche à l’Université de Tel-Aviv en vous adressant à nos bureaux à Paris : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  Tél: 01 40 70 18 40 ou à Tel-Aviv : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Tél: 03 640 67 80

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Cancer de l'ovaire: un nouveau test de détection précoce plus sensible mis au point à l'Université de Tel-Aviv

Une étude menée sous la direction du Prof. Tamar Geiger de la Faculté de Médecine de l'Université de Tel-Aviv, en coopération avec le Dr. Keren Levanon médecin-chercheur au Centre médical Sheba-Tel-Hashomer, a abouti à la mise au point d'un nouveau test de détection précoce du cancer de l'ovaire, d'une précision supérieure aux tests existants, qui permettra de dépister la maladie chez les femmes qui y sont génétiquement prédisposées. Selon les chercheurs la méthode utilisée est également prometteuse pour dépister d'autres types de cancer difficiles à détecter.

tamar geigerL'étude a été récemment publiée dans la revue Molecular & Cellular Proteomics.

Dans plus de cinquante pour cent des cas, la chance de survie des patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire est de cinq ans après le diagnostic. Selon l'Association américaine de lutte contre le cancer, ceci s'explique par le fait qu'environ un cinquième seulement des cas sont dépistés suffisamment tôt, lorsque les chances de succès du traitement et de guérison sont maximales. "Si nous pouvions changer cette réalité en détectant le cancer de l'ovaire à un stade curable, nous pourrions sauver de nombreuses vies", ont déclaré les chercheurs.

 Isoler les microvésicules

"Les fluides corporels contiennent de nombreuses protéines. Certaines d'entre elles, les plus courantes, produisent des signaux puissants qui peuvent masquer ceux de plus petites quantités émis par les protéines liées au cancer, les rendant plus difficiles à détecter, notamment dans le sang". Pour surmonter cette difficulté, les chercheurs ont recherché les "signatures" du cancer dans les microvésicules du liquide utérin. Les microvésicules sont des vésicules libérées par les cellules, qui agissent comme des vecteurs d'information en transmettant leur contenu à des cellules cibles. Elles ne contiennent presque pas de protéines plasmatiques susceptibles de masquer les signaux cancéreux.

Les chercheurs ont donc comparé des milliers de protéines provenant de microvésicules utérines chez 12 volontaires en bonne santé et 12 patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire. Utilisant des algorithmes d'apprentissage automatique pour rechercher des modèles permettant de distinguer les échantillons, ils ont développé un ensemble diagnostique de neuf protéines qui dissocient les femmes atteintes du cancer de l'ovaire des femmes en bonne santé.

Ils ont ensuite testé la précision de cet ensemble sur 152 femmes, dont 37 atteintes d'un cancer ovarien. Le test s'est avéré d'une sensibilité diagnostique de 70% (détectant le cancer de 25 participantes sur 37); à l'inverse, il a identifié trois volontaires non atteintes sur quatre (soit un taux dit de spécificité de 76%), surpassant ainsi les tests existants, d'une sensibilité inférieure à 60%.

Selon les chercheurs, le test mis au point pourrait être utile pour dépister la maladie chez les femmes présentant un risque élevé de développer un cancer de l'ovaire. De plus, ajoutent-ils, la méthode d'isolation des microvésicules des liquides corporels pour détecter des signaux du cancer plus faibles que ceux des protéines courantes est prometteuse pour dépister d'autres types de cancer difficiles à détecter.

 

Important :

Les articles publiés par l’Association française de l’Université de Tel-Aviv portent sur des recherches en cours. Sauf indication contraire, le chemin est encore long jusqu’au passage à l’industrie qui permettra de mettre les traitements à la portée du grand public.

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Les chercheurs de l'Université de Tel-Aviv découvrent un traitement potentiel de la leucémie

Une étude dirigée par le Dr. Milyavsky de la Faculté de médecine de l'Université de Tel-Aviv a permis de mettre au point une méthode pour identifier les cellules souches cancéreuses résistantes à la chimiothérapie qui déclenchent la leucémie, et ont trouvé un médicament potentiel efficace pour lutter contre ces cellules dangereuses. Selon les chercheurs, l'étude représente une étape importante pour l’élimination des cellules leucémiques et la prévention des récidives chez les patients apparemment guéris.

Michael MilyavskyElle a été menée par le doctorant Muhammad Yassin dans le laboratoire du Dr. Milyavsky, en collaboration avec l’Université de Toronto et l’Université Harvard, et a été récemment publiée dans la revue scientifique Leukemia.

"Nous savons que les tumeurs cancéreuses en général sont constituées d'un mélange de différents types de cellules", explique le Dr. Milyavsky. "La plupart de ces cellules ne sont pas dangereuses, mais certaines ont des propriétés de cellules souches dont le rôle est de produire d'autres cellules et sont en fait celles qui causent la maladie. Il est important de noter que, même dans le sang d'une personne en bonne santé, on trouve des cellules souches qui produisent une quantité énorme de cellules sanguines normales (10 puissance 11 cellules par jour) pour remplacer les cellules mortes et reconstituer le stock. Mais les cellules souches cancéreuses, sont des cellules rares qui résistent à la chimiothérapie conventionnelle et peuvent donc survivre même lorsque le patient est apparemment guéri, recréant la maladie. Dans notre étude, nous avons cherché une manière d'identifier les cellules souches du cancer du sang et de les mettre en évidence afin de les isoler et d'étudier leurs mécanismes d'action, dans la perspective de mettre au point des traitements efficaces".

Un "capteur génétique"

Les chercheurs ont d'abord analysé le génome humain et y ont découvert certains fragments d'ADN actifs dans des cellules souches sanguines saines. Puis ils ont examiné ces mêmes segments dans les cellules leucémiques et ont remarqué une activité accrue de l'un d'entre eux. Ils ont donc isolé ce même segment d'ADN cancéreux et découvert qu'il s'agissait d'un segment du type appelé "amplificateur" : un fragment d'ADN qui se lie à des protéines spécifiques particulièrement actives dans les cellules souches. Ils ont alors attaché à ce segment d'ADN une protéine fluorescente ayant la propriété d'émettre de la lumière lorsqu'elle se fixe à l'amplificateur en question. De cette manière, ils ont en fait fabriqué un capteur génétique capable d'identifier les cellules souches du cancer, les seules contenant le segment en question à l'état actif.

"Nous avons inséré ce capteur fluorescent dans plusieurs échantillons de cellules leucémiques prélevées sur des patients et avons constaté qu'il brillait dans un certain groupe de cellules", explique le Dr. Milyavsky. "Nous avons alors isolé ces cellules et les avons comparées à d'autres cellules des échantillons pour identifier ce qui les différencie. Les résultats ont montré que ces cellules devenues fluorescentes, donc les cellules souches cancéreuses, étaient plus résistantes à la chimiothérapie et produisaient même la maladie de manière beaucoup plus efficace".

Les chercheurs ne se sont pas contentés de ces résultats et ont décidé d'examiner l'effet sur ces cellules souches leucémiques de plusieurs molécules considérées comme des médicaments anticancéreux potentiels. Ils ont découvert qu'une molécule spécifique appelée Fenrétinide, peu nocive pour les cellules saines, détruisait de manière particulièrement efficace les cellules souches du cancer du sang.

"Nos résultats pourraient servir de base à la mise au point d'un médicament efficace et ciblé contre les cellules souches leucémiques, qui survivent souvent à une chimiothérapie conventionnelle", conclut le Dr. Milyavsky. "La destruction de ces cellules réduira considérablement les risques de récidive de la maladie. La méthode que nous avons développée pour isoler les cellules souches de la leucémie pourrait favoriser dans l'avenir des approches médicales personnalisées: notre capteur fluorescent pourra isoler les cellules souches cancéreuses dans le sang d'un patient et on pourra alors, en déterminant leurs caractéristiques, adapter un traitement plus efficace pour ce patient".

 

Sur la photo (de droite à gauche): le doctorant Muhammad Yassin et le Dr. Michael Milyavsky.

 

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Des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv ont mis au point un test sanguin permettant de détecter des milliers de maladies génétiques

Des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv sous la direction du Prof. Noam Shomron de la Faculté de médecine, ont mis au point une méthode révolutionnaire permettant de détecter avec précision les maladies graves du fœtus grâce à une simple prise de sang en début de grossesse. Selon eux, la nouvelle technologie, basée sur un algorithme capable de reconstituer le génome fœtal et de détecter les mutations génétiques à partir du sang de la mère, avec une précision des dizaines de fois supérieure à celle des tests existants, pourra à l'avenir être utilisée pour le dépistage préventif des maladies graves entraînant une mortalité infantile pour toutes les mères qui le souhaitent.

Shomron RabinowitzL'étude menée par le doctorant Tom Rabinowitz avec la participation du Dr. Reut Matar et du Prof. Lina Basel du Centre médical Rabin de Petah Tikva, ainsi que du Dr. David Golan du Technion, a été publiée ce soir 20.2.19, dans Genome Research, principale revue de génomique mondiale.

"Nous connaissons actuellement environ 7 000 gènes du génome humain dont les mutations spécifiques sont responsables de maladies génétiques, certaines ayant des conséquences graves pour la santé du fœtus", explique le Prof. Shomron. "Ces maladies sont dites 'monogéniques', car elles sont causées par l'anomalie d'un seul gène. On peut citer comme exemples connus la maladie de Tay-Sachs ou la mucoviscidose (fibrose kystique). La plupart des maladies monogéniques sont très rares; cependant elles représentent des milliers de mutations, dont l'ensemble constitue un danger important de mettre au monde un enfant malade. Les tests de grossesse courants aujourd'hui comme l'amniocentèse ou le séquençage ChIP ne sont pas capables de repérer les anomalies au niveau de gènes isolés, mais seulement à celui de chromosomes complets ou de sous-régions du chromosome comprenant des millions de nucléotides de l’ADN fœtal. Une difficulté supplémentaire réside dans le fait qu'il s'agit de tests invasifs, pouvant mettre en danger le fœtus et donc beaucoup de femmes refusent de s'y soumettre, en particulier lorsqu'il s'agit d'une grossesse obtenue par des traitements de fertilité longs et coûteux".

"Ces dernières années, une nouvelle technologie non invasive appelée DPNI (Diagnostic prénatal non invasif) a été introduite pour diagnostiquer les syndromes génétiques chez le fœtus par le biais d'un test sanguin de la mère dès les semaines 10 à 12 de gestation. Mais même cette méthode n'est capable de repérer que les anomalies au niveau des chromosomes. Nous avons donc cherché à mettre au point une approche permettant de détecter des mutations au niveau d'un gène isolé. Notre nouvelle méthode permet une précision des dizaines de fois supérieure à celle des tests existants".

Une adéquation totale

L'objectif des chercheurs était de développer un algorithme capable de reproduire avec une très grande précision le génome du fœtus à partir du mélange d'ADN maternel et fœtal se trouvant dans le sang de la mère. "Dans le plasma du sang maternel, il y a des fragments d'ADN libres, et certains d'entre eux - environ 10% - appartiennent au fœtus", explique le Prof. Shomron. "Nous avons compris que si, en séquençant l'ADN de ce sang, nous étions capables de distinguer celui de la mère et celui du fœtus, nous pourrions obtenir un tableau complet de la structure du génome fœtal et y rechercher des mutations ponctuelles de gènes spécifiques. Pour cela, nous avons développé une méthode de calcul probabiliste qui distingue entre les segments d'ADN séquencés venant de la mère et ceux provenant du fœtus, en fonction de propriétés physiques spécifiques - par exemple, la taille des fragments d’ADN".

L'algorithme a été testé à l'aide d'échantillons prélevés sur 7 familles présentant des antécédents de maladie génétique grave, et qui avaient subi des traitements de fécondation in vitro dans le but de sélectionner des embryons sains avant de les replacer dans l'utérus. Trois de ces familles avaient été traitées au Centre médical Rabin et les données des 4 autres ont été extraites de bases de données internationales. Pour chaque famille, 4 échantillons d'ADN ont été examinés: un échantillon prélevé dans la cavité buccale du père, des globules blancs de la mère ne contenant que son ADN, du plasma de la mère incluant un mélange d'ADN de la mère et du fœtus, et du sang du bébé après la naissance. Les chercheurs ont réalisé un séquençage de tous ces échantillons d'ADN, utilisant ceux du père et la mère pour identifier le génome de l'embryon par le séquençage profond du mélange d'ADN contenu dans le plasma. Les résultats ont été comparés au test de choriocentèse - test invasif effectué à la onzième semaine lorsque le fœtus est suspecté d’anomalie. Puis, après la naissance, le génome fœtal reconstitué à l'aide de la nouvelle méthode a été comparé à celui du bébé. L'adéquation c'est avérée totale".

"Au vu de ces résultats impressionnants, nous cherchons à présent à faire passer notre technologie au stade commercial, pour permettre des essais sur un nombre beaucoup plus grand de femmes enceintes et par la suite de développer des tests de dépistage préventif pour toutes les mères intéressées", conclut le Prof. Shomron. "Nous pensons qu'à l'avenir, chaque femme enceinte pourra se soumettre à un examen simple et accessible basé sur cette méthode innovante, dès les premières étapes de la grossesse. Cela aidera les parents et les médecins pour les décisions d'interruption prématurée de la grossesse, dans le cas où le fœtus est touché".

 

Les recherches du Prof. Noam Shomron sont sponsorisées par la Fondation ADELIS.

 

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