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Des étudiants de l’Université de Tel-Aviv développent des pots de fleurs intelligents à partir de bouteilles en plastique

Gabriel Godley, étudiant du Département de génie électrique de l’Université de Tel-Aviv, Petr Pessov, étudiant de maitrise en médiation et résolution des conflits, et Jalal Massalha, étudiant en comptabilité et gestion, ont monté ensemble une start-up qui produit des pots de fleurs intelligents à arrosage autonome à partir de bouteilles en plastique. Ils auto-financent leur entreprise en vendant des plantes par l’intermédiaire d’une boutique en ligne. Leur but : améliorer la qualité de l’environnement dans le monde en trouvant des solutions économiques innovantes pour en résoudre les défis majeurs.

Gabriel Godley 1Beaucoup d'entre nous se sont laissé prendre par la nouvelle tendance de l'année écoulée: faire pousser et cultiver des plantes chez soi. Trois étudiants de l’Université de Tel-Aviv, passionnés d’environnement, ont transformé leur passe-temps en une entreprise écologique révolutionnaire. Leur startup, PotsFarms, propose des pots de fleurs munis d’un système d'irrigation autonome, fabriqués à partir de bouteilles plastiques. Les matériaux et le coût de production de ces dispositifs intelligentes sont financés par un magasin de plantes en ligne, et les entrepreneurs ont l'intention de livrer leur marchandise en utilisant un moyen de transport particulièrement vert: le vélo.

Un système de recyclage intelligent à Tel-Aviv

« Notre objectif principal est de réduire la pollution atmosphérique et celle due au plastique dans les villes, et de trouver une solution à la faim dans le monde », déclare Gabriel. «Pour commencer, nous avons créé un système de recyclage intelligent à Tel-Aviv, en transformant des déchets de plastique en modules hydroponiques d'auto-irrigation intelligents et esthétiques. Avec les données que nous collectons, nous avons l'intention de créer un système d'irrigation autonome basé sur l'intelligence artificielle, pour gérer la végétation en milieu urbain, afin de faire de Tel-Aviv, dans l’avenir, un producteur indépendant de céréales et de produits alimentaires ».

L’activité de la startup consiste à collecter des bouteilles en plastique auprès de particuliers dans toute la ville, les découper, les décorer, les peindre et en confectionner des pots de fleurs. Ensuite, les développeurs installent à l'intérieur un système d'irrigation basé sur une mèche qui s'enroule autour des racines et simule l'activité des vaisseaux capillaires en drainant l'eau vers le haut, la gravité l’attirant vers les racines pour que les plantes puissent boire.

Les matériaux utilisés par PotsFarms évitent le processus coûteux et déplaisant du recyclage, consistant à désassembler, traiter, broyer et aplatir le produit recyclé pour le transformer en matière première. Les produits sont simplement réutilisés, faisant l’objet de ce qu’on appelle un processus de surcyclage, dont le principe est de donner une nouvelle vie davantage haut de gamme à un objet, souvent très loin de la première. L'un des avantages de ce pot intelligent est qu'il n’a besoin d’être rempli qu'une fois tous les trois mois et qu'il régule lui-même le débit d'eau vers la plante.

Pots de fleurs intelligents580« Ce n'est que la première étape de notre projet, qui vise à rendre la culture des plantes plus facile et plus accessible. Grâce à notre nouvelle manière de générer des profits à partir du recyclage, nous avons créé une méthode d'incitation économique pour le grand public qui l’aidera à devenir plus conscient de l'environnement, et c'est la magie de notre entreprise : trouver des solutions nouvelles et originales pour résoudre les défis majeurs de l’environnement dans le monde », déclare Gabriel.

Selon les initiateurs du projet, depuis son lancement début janvier 2021, les nouveaux équipements qu'ils ont créés ont rajouté 15,4 mètres carrés de végétation nouvelle à la surface de la ville. «Ces nouveaux espaces verts apportent 6,8 kg supplémentaires d'oxygène à l'air de Tel-Aviv. Et grâce aux vélos, que nous utilisons pour livrer les plantes à leurs nouveaux propriétaires, nous avons économisé 13,65 kg d'émission de gaz carbonique dangereux dans l’atmosphère. Aussi sommes-nous très heureux d’envisager ce que l'avenir nous réserve ».

Comment participer au projet?

Les pots de fleurs révolutionnaires, qui en sont à un stade avancé de production, seront bientôt disponibles à un prix d'environ 25 shekels, y compris la plante et les nutriments. Entretemps, la mobilisation des fonds bat son plein et les jeunes entrepreneurs prévoient de collecter encore 100 000 shekels supplémentaires jusqu'au lancement de ce dispositif unique.

Si vous habitez en Israël, vous pouvez soutenir leur entreprise en achetant divers produits dans leur boutique en ligne, allant des plantes d'intérieur dans des pots en terre cuite aux kits personnels de jardinage, en passant par les fleurs de saison, les herbes aromatiques, les plantes succulentes et même les plants de café.

 

Photos: 

1. Gabriel Godley (Crédit: Université de Tel-Aviv)

2. Les pots de fleurs intelligents de Pots Farms (Crédit: Université de Tel-Aviv)

 

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Des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv créent un robot qui entend par une oreille biologique

Le Prof. Yossi Yovel, de l'École de zoologie, de l'École d’ingénierie mécanique et Directeur de l'École des neurosciences de l’Université de Tel-Aviv, le Prof. Amir Ayali, et le Dr. Ben Maoz de la Faculté d'ingénierie et de l'Ecole des Neurosciences, se sont réunis pour créer un robot doté d’une véritable oreille sur puce, qui entend et réagit aux sons. Le projet, qui avait pour but de vérifier la faisabilité d’un système bio-hybride intégrant un dispositif biologique dans un robot, éveille déjà l’intérêt de nombreux organismes, notamment l’industrie de la défense.

Robot oreilleL’étude a été réalisée en près de deux ans par Idan Fishel, étudiante de maîtrise sous la direction des trois chercheurs, avec la participation de Neta Shvil, Yoni Amit, et du Dr. Anton Sheinin. Elle a été récemment publiée dans la revue Sensors.

«Nous voulions montrer qu'on peut combiner un système biologique et un système électronique », explique le Dr. Maoz. « Le système auditif, qui comporte des capteurs électriques, semblait bien adapté à cette tâche ». Pour réaliser cette expérience révolutionnaire, les chercheurs ont choisi l’oreille de la sauterelle, insecte possédant des organes vocaux et auditifs particulièrement développés et très proches de ceux des mammifères. «Les insectes ont des systèmes auditifs structurellement simples, mais qui réalisent un traitement de données complexe. En même temps, il est adaptatif, d’un poids léger et de petite dimension, et donc plus facile à utiliser que l'oreille d'un mammifère, par exemple. L’oreille de la sauterelle est composée d’une structure en trois parties remplie d’un liquide jouant le même rôle que la cochlée. C’est la plus petite oreille de son genre dans la nature, et elle est capable d’entendre des sons d’une fréquence beaucoup plus élevée que les humains », ajoute Idan Fishel.

Une oreille de sauterelle

Pour réaliser l’étude, les chercheurs ont tout d’abord isolé une oreille de sauterelle. Ils ont ensuite construit une plate-forme ‘d'oreille-sur-puce’, capable de capter les signaux sonores qui atteignent l’organe et de réaliser un enregistrement électro-physiologique de son activité, et l'ont connecté au robot. Résultat: lorsqu'un son est émis, l'oreille biologique sur puce entend, tout comme cela se passe dans un corps humain ; le signal vocal est ensuite transformé en signal électrique parvenant au robot, qui sait comment réagir en conséquence.

idan fishel«Les ondes sonores font vibrer le tympan de la sauterelle, activant ses mécanorécepteurs, semblables aux cellules ciliées de notre oreille, qui savent transformer la vibration mécanique en signal électrique, transmis au cerveau par le biais du nerf auditif », explique Idan. « Après avoir vérifié que le système fonctionne correctement, nous l'avons mis sur une puce, et placé sur le robot ».

La puce portant l'oreille a été construite par une équipe de chercheurs en utilisant un logiciel et une imprimante 3D. « J'ai dû concevoir une puce modulaire, qui puisse être placée sur le robot, détecter l'activité électrique du système auditif, et capable de s’adapter physiologiquement et structurellement au système auditif de la sauterelle, c’est-à-dire qu'elle permette à la fois un environnement aquatique, et l'entrée d'air et d'ondes sonores, similaire à la façon dont cela se passe chez l'insecte », précise Idan.

Un défi énorme

Le robot a été conçu et construit par Yoni Amit, avec l'aide du Dr. Anton Sheinin, également de manière modulaire pour qu’il puisse facilement être programmé et réagir à différents sons.

« Le principal défi était de transformer le système existant en un élément modulaire. La plate-forme est très petite et l'idée était qu'elle puisse être intégrée à un dispositif de la taille d'un téléphone portable», expliquent les chercheurs. « Par ailleurs, la collaboration entre nous a permis de combler les ‘écarts linguistiques’ entre nos différents domaines de recherche et d’intéresser de nombreux étudiants qui ont accepté de participer à l’étude et de s’ouvrir à de nouvelles ‘folies’ », ajoute le Prof. Ayali avec un sourire.

« Il est important de se rappeler que le défi est énorme. Aussi nous avons choisi de commencer par quelque chose de facilement comparable à des systèmes existants, comme par exemple un microphone ou un haut-parleur. Mais nous sommes certains que le projet peut être adapté à d'autres terrains, comme par exemple des organes auditifs d'autres insectes, ou bien l'odorat et la vision, autres sens pour lesquels les insectes ont d'énormes avantages », explique le Dr. Maoz.

Un domaine très prometteur

Le domaine de l’hybridité étant très prometteur, de nombreux organismes s'intéressent à la recherche. « La prochaine étape comprendra l'intégration de l'apprentissage automatique, à la fois du côté du déchiffrage des capteurs biologiques et du côté électronique. C'est-à-dire que nous imiterons également la nature au moyen d’algorithmes», annonce le Prof. Yovel. « Dans l'avenir, un tel robot pourra détecter des explosifs ou des personnes perdues. Il y aura peut-être des nuées de robots, qui se parleront entre eux, chacun étant équipé de capteurs », imagine le Prof. Ayali.

«Nous avons construit un système bio-hybride, qui comporte à la fois des composants biologiques et électriques. On peut envisager des applications futuristes, comme par exemple de connecter deux oreilles à une puce pour une meilleure géolocalisation, de créer des robots avec plusieurs sens, par exemple, un système auditif et un système visuel sur le même robot. Lorsque ce concept d'intégration fonctionne, les possibilités deviennent pratiquement illimitées », conclut Idan.

 

Photo 2: La doctorante Idan Fishel préparant la puce électronique pur accueillir l'oreille (Crédit: Université de Tel-Aviv)

 

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Important : Les articles publiés par l’Association française de l’Université de Tel-Aviv portent sur des recherches en cours. Sauf indication contraire, le chemin est encore long jusqu’au passage à l’industrie qui permettra de mettre les traitements à la portée du grand public.

Vous pouvez soutenir la recherche à l’Université de Tel-Aviv en vous adressant à nos bureaux à Paris : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  ou à Tel-Aviv : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv produisent du lait de vache à partir de levure

Le Prof. Tamir Tuller du Département de génie biomédical de l'Université de Tel- Aviv, travaille en collaboration avec le Dr. Eyal Iffergan, entrepreneur en technologie alimentaire, à produire du lait à partir de levures, possédant toutes les valeurs nutritionnelles du lait de vache, de même que son goût, son arôme et sa texture. Les chercheurs, qui ont fondé ensemble la start-up Imagindairy (‘Lait imaginaire’), estiment que dans un avenir relativement proche, on pourra trouver dans les supermarchés des produits laitiers au goût et à la couleur identiques à nos produits habituels, sans causer de souffrance animale et sans dommages pour l'environnement. 

tuller iffargan580Un nouveau développement technologique de l'Université de Tel-Aviv pourrait-il bientôt révolutionner notre consommation de produits laitiers? Ces dernières années, les sociétés de biotechnologie du monde entier recherchent des substituts du lait, en raison d'une prise de conscience accrue des dommages causés par l'industrie laitière à l'environnement et à la santé humaine, de même que des dilemmes éthiques posés par l'élevage. Selon le Prof. Tuller, l'objectif d'Imagindairy est de produire du lait possédant toutes les valeurs nutritionnelles du lait animal, et avec le goût, l’arôme et la texture que nous connaissons tous, mais en économisant les souffrances endurées par les vaches, et les dommages causés à l'environnement. Le lait et les produits laitiers d'Imagindairy seront même beaucoup plus sains que le lait animal, car ils ne contiendront ni cholestérol, ni lactose ni cellules somatiques.

Une future révolution de l'industrie laitière

«Notre startup compte également des ingénieurs et des experts en alimentation de la société Strauss, qui essaient actuellement d’extraire les protéines de la levure pour en produire du fromage » explique le Prof. Tuller. « Il s’agit d’un long processus visant à améliorer la productivité, le goût et, bien sûr, le prix de cette technologie. Il faut comprendre qu’il ne s’agit pas d’un substitut du lait comme le lait d'amande ou de soja. Mais en fin de compte, nous prévoyons de parvenir à la fabrication de produits laitiers qui soient identiques aux produits d'origine animale, en introduisant dans le génome de la levure les gènes encodant le développement du lait chez les vaches ».

Imaginedairy travaille en collaboration avec l'Université de Tel-Aviv via Ramot, la société de transfert de technologie de l'UTA, pour développer et fabriquer des protéines identiques à celles du lait. « La technologie du Prof. Tuller pourrait révolutionner l'industrie laitière telle que nous la connaissons », a déclaré Keren Primor Cohen, PDG de Ramot.

Model of Gene Expression EngineeringDepuis environ une décennie, le laboratoire du Prof. Tuller s'est spécialisé dans la modélisation et l’ingénierie de l'expression génique, entre autres à l'aide de simulations biophysiques de processus intra-cellulaires, de la modélisation informatique de l'évolution moléculaire et du développement d’algorithmes spécifiques. Ces modèles sont, entre autres, utilisés pour rendre plus efficace et donc moins chère la production de protéines hétérologues (protéines codées par des gènes provenant d'un autre organisme). La technologie du Prof. Tuller a déjà été testée avec succès dans le passé pour produire des vaccins, des anticorps, des biocapteurs et de l'énergie verte à partir de divers organismes tels que des levures, des bactéries, des micro-algues et même des virus. Le Prof. Tuller et ses collègues se sont désormais fixé un nouvel objectif: la production du lait de vache.

«Le génome de toute créature vivante contient des gènes qui encodent la ‘recette’ de fabrication des chaînes d'acides aminés composant les protéines », explique le Prof. Tuller. « Mais il contient également des informations qui encodent le processus compliqué appelé « expression génique ». L'expression génique est le processus de transformation des informations stockées dans l'ADN inanimé (la séquence d’ADN) en protéines qui sont ‘l'essence de la vie’ et constituent l’ingrédient majeur de toute chose vivante, des êtres humains au lait de vache en passant par le coronavirus. Depuis de nombreuses années, les entreprises de biotechnologie exploitent ce processus afin de produire des protéines à un prix abordable. L’idée est de prélever un gène sur un organisme vivant et de l'implanter dans le génome d'un autre organisme qui servira d'’usine’ pour produire la protéine encodée dans ce gène. Cette technologie sert depuis de nombreuses années pour fabriquer des médicaments, des vaccins et de l'énergie, et elle est également utilisée dans l'industrie alimentaire ».

Introduire dans le génome de la levure les gènes encodant le développement du lait chez les vaches

« Théoriquement, nous pourrons parvenir à une situation telle qu’il ne sera pas possible de faire la différence entre le lait qui provient d'une vache et le lait qui provient de la levure », ajoute le Prof. Tuller. « Mais pour que cela soit rentable sur le plan économique, on doit transformer les cellules de levure en « usines » de production des protéines de lait, ce qui n’est pas un défi facile à résoudre. Même si nous savons quels sont les gènes qui encodent les protéines du lait de vache, ceux-ci sont écrits dans le « langage » des cellules des vaches. Il faut donc les réécrire dans la «langue» de la levure, ce qui permettra de produire des protéines de lait d'une manière appropriée, abordable et efficace dans les «usines» que constituent les cellules de la levure. Avec l'aide des modèles que nous avons développés en laboratoire, nous pensons que dans un délai assez court, nous réussirons à faire en sorte que la levure produise des protéines de lait d'une manière efficace, ce qui permettra une production abordable et de qualité à l'échelle industrielle ».

« Il y a déjà eu des tentatives pour produire du lait à partir de la microflore », poursuit-il. « Mais pour parvenir à un véritable changement au niveau industriel, il faut que le prix de production de ce lait devienne compétitif. Je crois que nous sommes sur la bonne voie, et que dans un délai assez court, nous pourrons préparer chez nous des toasts avec du fromage qui aura été fabriqué à partir de levure et non de lait de vache, sans avoir à payer plus cher ».

 

Photos:

1. Le Prof. Tuller et le Dr. Iffergan

2. Illustration du modèle d'ingénierie de l'expression génique.

(Crédit photo: Université de Tel Aviv).

 

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Les étudiants de l’Université de Tel-Aviv fabriquent le premier robot voilier autonome israélien pour participer à une compétition internationale

Quinze étudiants et étudiantes des écoles de génie électrique, génie mécanique et informatique de l’Université de Tel-Aviv se sont associés pour réaliser ensemble leur projet de fin d'étude : la création du premier voilier autonome israélien, depuis sa planification jusqu'au produit final. Le bateau prendra part à la compétition RoboBoat qui se déroulera en juillet 2021 en Floride. L’équipe de l’UTA deviendra ainsi le premier groupe israélien à participer au prestigieux concours international.

Roboboat 1Après avoir construit une voiture de course de Formule 1 pour participer à la compétition internationale de design automobile Formula SAE-ATA en Italie, et mis en place des systèmes de collecte d'eau dans des villages éloignés d'Afrique, les étudiants de la Faculté d'ingénierie sont en train de réaliser le premier voilier autonome israélien, qui sera en concurrence avec des bateaux de dizaines d'universités du monde entier. Les critères de la compétition portent notamment sur la conception, la construction et le fonctionnement du bateau, qui effectuera diverses missions sur un circuit d'obstacles conçu pour tester ses capacités.

Naviguer à travers les obstacles

Shovel Ben-Shushan et Nadav Sholev, à la tête du projet, ont participé ensemble à divers projets depuis le début de leurs études, notamment à plusieurs hackathons, et ont même remporté, avec Jordan Peer, celui de l'Université. Tous trois cherchaient comment combiner leurs études avec un défi pratique.

Pour Nadav, qui a fait son service militaire comme lieutenant dans la Marine israélienne, un projet comportant des défis hors des murs de l'Université constituait une suite naturelle dans son domaine d'intérêt. « La Faculté tente de plus en plus de promouvoir des projets interdisciplinaires, qui simulent la collaboration existant dans le monde professionnel », dit-il. « Ce concours nous a donné l'opportunité de monter un projet final qui met en prise des étudiants ingénieurs de plusieurs domaines avec un défi du monde réel ».

Roboboat NadavPour remporter le concours, le groupe devra naviguer à travers les obstacles, comme le recrutement de mentors du monde de la robotique et de la voile, la consultation d'experts et d'entreprises leaders de l'économie, l'étude de logiciels et de systèmes d'exploitation. Plus tard, les membres de l’équipe devront faire face à des défis de planification, d'assemblage et de développement, mener des expériences en situation réelle et se préparer au vol pour la Floride. « Tout cela comprend des difficultés telles que la commande de matériaux, l’établissement d’un calendrier serré, le respect des délais, ainsi que des attentes angoissantes du matériel commandé et même la conception du bateau, qui n'est pas simple du tout », explique Jordan Peer, qui prépare un double diplôme en ingénierie mécanique et géophysique, et est chargé de l'intégration de système dans le cadre de Sail-IL, nom du projet.

Gagner la compétition

« Nous pensons que la mise en œuvre d’une approche multidisciplinaire, ainsi qu'une planification commune, entre les membres de notre groupe provenant de différents domaines pratique, nous permettra de concevoir un bateau autonome capable de répondre aux divers défis et tâches assignés, et en même temps de devenir des professionnels dans notre domaine en apprenant à interagir avec d'autres disciplines et en améliorant notre flexibilité mentale. Et peut-être même de constituer une source d'inspiration pour les ingénieurs, montrant comment résoudre des défis d'ingénierie complexes et réaliser un produit du début à la fin », ajoute-t-il.

Pour une raison peu claire, la plupart des participants à des projets de ce type sont encore des hommes. « Il existe encore probablement une mentalité qui fait que les filles pensent que c'est trop dur et sisyphéen, mais je ne suis évidemment pas d'accord avec cela », a déclaré Lin Harrush, membre du groupe et de l'équipe de communication du bateau. « Dans mon cas, c'est un peu différent, car j’ai fait une section de spécialisation en électricité au lycée, et j'étais technicienne à l'armée. Donc toutes mes amies du lycée et de l'armée ont continué leurs études en ingénierie », dit-elle.

Roboboat Team

La compétition annuelle RoboBoat est organisée depuis 12 ans par l’association RoboNAtion située à Daytona, en Floride, et inclue des équipes d'universités du monde entier. Le défi consiste à concevoir, assembler et faire fonctionner un bateau autonome en un an. Chaque année, de nouveaux défis et tâches sont rajoutés, comme la localisation et la caractérisation d'obstacles, la planification d’un itinéraire optimal, le chargement et le déchargement d'une cargaison, l'amarrage acoustique etc. L’équipe israélienne y participera cette année pour la première fois.

« Notre vision est bien sûr d'être le premier groupe de l'université à participer à la compétition, mais pas le dernier », affirme Shovel. « Nous recherchons déjà des étudiants qui se joignent à nous, et pourront diriger le projet eux-mêmes l'année prochaine », ajoute-t-il. L'équipe recherche également de nouveaux sponsors, désireux de prendre part à cette aventure et d’aider les jeunes ingénieurs à participer à la compétition aux États-Unis et à gagner ».

 

Photos:

1. de droite à gauche: Ziv Yosef, Omri Drori et Jordan Peer.

2. Nadav sholev, responsable du projet.

3. Toute l'équipe de SAIL-IL

(Crédit photos: Université de Tel-Aviv)

 

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Les lampes LED à lumière ultraviolette peuvent détruire le coronavirus, d’après les chercheurs de l’Université de Tel-Aviv

Vers une révolution dans le domaine de la désinfection ? Le Prof. Hadas Mamane, Directrice du programme d'ingénierie environnementale de la Faculté d'ingénierie et chercheuse au Centre de nanosciences et nanotechnologies de l'Université de Tel-Aviv, a prouvé que le coronavirus peut être éliminé efficacement, rapidement et à faible coût par l’utilisation de diodes électroluminescentes (LED) à ultraviolets (UV). C’est la première étude au monde utilisant les lampes LED à rayonnement ultraviolet pour la désinfection des surfaces infectées par le coronavirus.

Hadas Mamane cropped 2L'étude a été menée en collaboration avec le Prof. Yoram Gerchman du Collège Oranim, le Dr. Michal Mandelboim, Directrice du Centre national pour la recherche sur la grippe et les virus respiratoires de Tel Hashomer, et Nehemya Friedman de Tel Hashomer.

Elle a été publiée dans la revue Journal of Photochemistry and Photobiology B : Biology.

« Le monde entier est maintenant à la recherche de solutions antiseptiques efficaces contre le coronavirus », dit le Prof. Mamane. « Le problème est que la désinfection par pulvérisation chimique des lieux publics comme les bus, les trains, les avions ou les salles de sport, nécessite de la main-d’œuvre physique. De plus, pour que la pulvérisation soit efficace, il faut laisser au produit chimique le temps d’agir sur les surfaces. Nous savons, par exemple, que les équipes médicales n'ont pas le temps de désinfecter manuellement les claviers d’ordinateurs des hôpitaux et autres surfaces, et le résultat est la contamination et le confinement qui en découle. Un système de désinfection basé sur des ampoules LED pourrait pallier tous ces inconvénients. Il pourrait, par exemple, être installé dans les systèmes de ventilation et de climatisation, afin qu'ils désinfectent l'air qu’ils aspirent qui serait rejeté vers l'espace de la pièce après purification ».

99,9% des germes tués en moins de 30 secondes

Les rayons ultraviolets sont utilisés depuis longtemps pour combattre les bactéries et les virus. La plupart d'entre nous connaissons ces ampoules germicides dans les purificateurs d'eau potable, tels que le Tami4 en Israël. Le rayonnement UV vient détruire les acides nucléiques des micro-organismes.

Dans le cadre de l'étude, les chercheurs ont décidé de tester la longueur d'onde des rayons ultraviolets optimale pour éliminer le coronavirus, et ils ont constaté que l’efficacité de la destruction des germes était similaire entre 265 et 285 nanomètres. Dans les deux cas, il a fallu moins d'une demi-minute aux rayons ultraviolets pour tuer plus de 99,9% des germes du corona. Ceci est important car le coût des ampoules LED émettant une longueur d’onde de 285 nm est inférieur d’environ 30% à celui des ampoules LED de 265 nm, et elles sont également davantage disponibles sur le marché.

« Nous avons découvert qu'il était beaucoup plus simple que nous ne l’imaginions d’utiliser les ampoules LED à rayonnement ultraviolet pour désinfecter les surfaces et tuer le coronavirus », explique le Prof. Mamane. « Mais, ce qui est non moins important, nous avons obtenu ce résultat en utilisant les ampoules les moins chères, qui consomment peu d'énergie et ne contiennent pas de mercure comme les ampoules ordinaires. Notre étude a des implications commerciales et sociétales, étant donné la possibilité d’utiliser de telles ampoules LED dans tous les domaines de nos vies, rapidement et en toute sécurité ».

Une solution simple et bon marché

La technologie de nettoyage par ultraviolet pourrait ainsi, après les ajustements nécessaires, être installée plus facilement dans les systèmes robotiques ou de climatisation, les systèmes d'aspiration de la poussière et les systèmes d'eau, désinfectant ainsi efficacement de grandes surfaces et de grands espaces. Le Prof. Mamane estime que cette technologie pourra être disponible dans un avenir proche.

« Bien sûr, comme pour toutes les utilisations qui font appel aux rayons ultraviolet, il est important de comprendre qu’ils peuvent être dangereux pour les êtres humains et ne sont pas adaptés à la désinfection de surfaces ménagères. Il faut savoir comment programmer ces systèmes et comment travailler avec, sans être directement exposé aux rayons », précise-telle.

L'an dernier, une équipe de chercheurs dirigée par les Prof. Mamane et Gerchman a fait breveter une technologie combinant plusieurs fréquences de rayons UV, qui attaque la charge génétique et les protéines des bactéries et des virus de différentes parts, et ne leur permettent pas de récupérer. « Nous voulons tester ce système intégré de destruction des bactéries et des virus sur différentes surfaces, exposées à l'air ou dans l'eau ».

 

Photo: Le Prof. Hadas Mamane (Crédit: Université de Tel-Aviv)

 

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