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Les heures de travail prolongées sont néfastes pour la santé, d'après une étude de l'Université de Tel-Aviv

Une étude, menée par le Dr. Ofer Atad de la Faculté de gestion de l'Université de Tel-Aviv, sous la direction du Dr. Sharon Toker, directrice du programme de comportement organisationnel de la Faculté montre que les heures de travail prolongées augmentent les chances de souffrir du syndrome métabolique, menant aux maladies cardiaques et au diabète. De plus, les employés présentent plus de risques que les cadres supérieurs.

שעות עבודהL'étude a été présentée la semaine dernière lors de la Conférence de l'Association internationale pour la recherche sur le stress, l'anxiété et la résilience qui s'est tenue à l'Université de Tel-Aviv.

Le syndrome métabolique est une accumulation de facteurs de risque liés à un mauvais fonctionnement métabolique du corps qui multiplie par trois les risques de diabète et de maladies cardiaques, principales causes de décès dans le monde. Sont considérées comme souffrant du syndrome métabolique les personnes présentant trois des cinq caractéristiques suivantes: obésité abdominale, hypertension artérielle, faible taux de "bon cholestérol" (HDL), glycémie élevée et hauts niveaux de triglycérides sanguins.

Dans une étude innovante dans son domaine, le Dr. Atad a examiné la relation entre la charge de travail et l'apparition du "syndrome métabolique", en prenant en compte l'influence des caractéristiques personnelles des travailleurs et leur statut professionnel. L'étude a été menée pendant 7 ans, de 2002 à 2009, sur près de 3000 employés et cadres dirigeants, qui ont subi des bilans de santé complets tous les dix-huit mois.

Ceux qui se plaignent ne sont pas les plus en danger

Première constatation de l'étude : les heures de travail prolongées ont un impact direct sur la santé. Mais, chose surprenante, ceux qui se plaignent d'avoir trop de travail (charge subjective) résistent précisément à la maladie alors que ceux qui travaillent en silence pendant des heures, sans se plaindre et sans interruption sont susceptibles de le payer de leur santé. Cette constatation est à mettre en corrélation avec le fait que les chercheurs ont échoué à prouver leur hypothèse, selon laquelle les états émotionnels négatifs (comme le fait de se plaindre d'un état d'épuisement professionnel ou de dépression) indiquent le lien entre charge de travail et état de santé.

Autre constatation importante : les employés sont davantage susceptibles que les cadres de subir le syndrome métabolique en cas d'heures de travail prolongées. Ce constat non plus ne va pas de soi, car les cadres dirigeants ont tendance à travailler davantage d'heures que leurs employés et possèdent de plus grandes responsabilités. Le Dr. Atad explique: "Dans la mesure où il existe un lien entre un mode de vie sain et la maladie, les cadres, au statut socio-économique plus élevé, sont plus conscients de l'importance d'une alimentation saine et ont tendance à faire beaucoup plus d'exercice que leurs employés".

Pour vérifier comment faire face à cette question inquiétante de l'influence des heures de travail sur la santé, les chercheurs ont examiné cinq paramètres chez les sujets suivis, en comparant cadres et employés: l'auto-efficacité, l'activité physique, le sentiment de contrôle au travail, le soutien social de ses supérieurs et le celui de ses collègues.

Le premier constat est que l'un des facteurs qui exacerbent l'impact des longues heures de travail chez les employés (mais pas chez les cadres) est le faible sentiment d'auto-efficacité: les travailleurs ayant un faible sentiment d'auto-efficacité et travaillant pendant des heures prolongées auront tendance à être déprimés et à voir augmenter leur nombre de caractéristiques du syndrome métabolique. Le constat n'est pas pertinent chez les cadres dirigeants, car leur sentiment d'auto-efficacité est élevé de toute façon.

Le soutien de ses supérieurs pour les employés, de ses collègues pour les cadres

De même, le manque de soutien social des supérieurs est néfaste pour la santé des employés travaillant de longues heures. Ainsi, à l'attention des dirigeants, le soutien social des employés est crucial pour leur santé. Par contre, les cadres dirigeants ont plutôt besoin du soutien de leurs collègues, qui sont les seuls à pouvoir le leur fournir; "Un cadre ne peut pas demander un tel soutien à son patron ou à ses employés: il reste seul dans sa tour," dit le Dr. Atad. "L'étude a révélé que les cadres qui perçoivent ce soutien de leurs collègues comme faible souffrent davantage du syndrome métabolique"

Le sentiment de contrôle exercé sur les évènements constitue une variable déterminante du bien-être de l'individu, mais 'contrôle' implique également 'responsabilité', et la forte conscience de leurs responsabilités qui pèse sur les cadres nuit à leur santé. En cas de charge de travail élevée ( et ici il s'agit d'une charge subjective plutôt que d'heures effectives), le sentiment de responsabilité surpasse alors celui de contrôle et casse son effet protecteur. Dans une telle situation, les cadres supérieurs qui connaissent une lourde charge de travail et un fort sentiment de contrôle tombent malades, en particulier de dépression.

Le Dr. Atad souligne que l'échantillon représentait une population bien portante : "Généralement les personnes qui se portent volontaires pour de telles études, sont en meilleure santé et plus conscientes de la nécessité de surveiller et de traiter leur condition médicale. Le fait que les résultats aient été significatifs même pour cet échantillon souligne d'autant plus la gravité du problème pour l'ensemble de la population".

Alors, que faire ? Chez les cadres, l'exercice physique s'avère très utile, selon l'étude, pour réduire l'impact des longues heures de travail sur la santé; les cadres qui ne pratiquent pas d'activité physique ont tendance à être davantage malades. Parmi les employés, par contre, ce même effet bénéfique n'a pas été constaté. Selon le Dr. Atad, la raison pourrait en être que pour avoir un effet protecteur, l'activité physique doit atteindre un certain niveau de base. Il est possible que les employés ayant participé à l'étude n'ait pas atteint ce niveau de base et par conséquent, cet élément n'a pas été significatif pour eux.

 

Cet article a été publié dans  http://www.israelscienceinfo.com/ sous le titre: "Université de Tel-Aviv: les heures de travail prolongées sont néfastes pour la santé

http://www.israelscienceinfo.com/medecine/universite-de-tel-aviv-les-heures-de-travail-prolongees-sont-nefastes-pour-la-sante/

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MEFIEZ-VOUS DES APPARENCES !

Selon une étude menée par le Dr. Roy Zuckerman de la Faculté de gestion de l'Université de Tel-Aviv, les gestionnaires de fonds alternatifs qui « paraissent fiables » sur les photos attirent plus d’investisseurs que leurs homologues qui « inspirent moins confiance », mais leurs clients voient des rendements plus faibles de leurs investissements.

hEDGELa recherche, menée en collaboration avec le Dr. Ankur Pareek de l'Université Rutgers aux Etats-Unis, a été publiée dans la revue Social Science Research Network.

« Il n’existe aucune preuve que la fiabilité perçue annonce des compétences de gestion réelles » déclare le Dr. Zuckerman. « Au contraire, nous avons constaté que les gestionnaires réputés « dignes de confiance » avaient tendance à faire moins d'argent pour les investisseurs et plus pour eux-mêmes en s’appuyant sur leur apparence et leur présentation. Il s’avère que les gestionnaires « non fiables »  facturent des frais inférieurs et générèrent plus de revenu pour les investisseurs et moins pour eux-mêmes ».

Selon le Dr Zuckerman, l’apparence personnelle joue un rôle prépondérant dans l'établissement de la fiabilité perçue d'un gestionnaire de fonds. Le faciès est un élément important dans la détermination de la fiabilité des individus, et les réunions en face-à-face avec les gestionnaires de fonds alternatifs représentent un critère important dans les  décisions d'investissement des institutions ou des individus.

Pour les besoins de l’étude, les chercheurs ont utilisé des dizaines de photographies de gestionnaires de fonds alternatifs en accès libre trouvés sur Google. Les photos ont été classées selon les caractéristiques personnelles, comme l'âge et la séduction, par un groupe de 25 à 30 sujets dans une plate-forme de sondage en ligne. Dans le cadre de l'enquête, les répondants étaient également invités à évaluer la fiabilité des gestionnaires sur une échelle de 1 à 10 sur la base sur leurs photos uniquement.

« En utilisant cette mesure de fiabilité, nous avons tenté de répondre à deux questions: la fiabilité perçue d’un gestionnaire a-t-elle un effet sur le comportement des investisseurs, et cet effet est-il rationnel, c’est-à-dire, étayé par les résultats » explique le Dr. Zuckerman.

L'étude a révélé que les gestionnaires caractérisés comme «moins dignes de confiance » par l'enquête avaient en fait de bien meilleurs résultats que leurs collègues réputés « honnêtes» grâce à leur apparence. « Lorsque que la gestion commence à avoir de mauvais résultats, les gens sont moins susceptibles de retirer leurs investissements si leurs gestionnaires semblent dignes de confiance » affirme le Dr Zuckerman. « Mais cela ne devrait tout simplement pas être le cas. Tous les éléments prouvent que l'apparence ne doit pas entrer en ligne de compte dans les décisions des investisseurs. Malheureusement, dans cette étude, nous avons constaté que c’est le cas ».

Selon le Dr. Zuckerman, les investisseurs devraient éviter l’erreur simple qui consiste à « se fier à l’apparence » physique de leur gestionnaire. «Les investisseurs en fonds alternatifs sont généralement considérés comme hautement sophistiqués, qu’il s’agisse de grandes institutions ou d’individus privés, et même eux font cette erreur simple de se baser sur l’apparence de leurs gestionnaires de fonds d’investissement » a déclaré le Dr. Zuckerman. « Mon conseil serait d'ignorer la physionomie de la personne lors de la recherche d’opportunités d'investissement. Ignorez votre intuition. Concentrez-vous uniquement sur les chiffres, regardez les rapports comptables. L'idée est de se concentrer sur les données pures, et d'ignorer les données subjectives »

Dr. Zuckerman étudie actuellement les délits d’initiés récidivistes.

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Comment les enseignants découragent les filles d’étudier les maths

Une étude réalisée par le Dr. Edith Sand, de l’Ecole Berglas d’économie de l’Université de Tel-Aviv et le Prof. Victor Lavy, du Département d’économie de l’Université de Warwick en Angleterre montre que les biais induits par les stéréotypes des enseignants sur les aptitudes cognitives des filles et des garçons à l'égard des mathématiques et des sciences ont des conséquences sur leurs performances scolaires respectives, ainsi que sur leur attitude envers ces matières et leurs choix professionnels à long terme.

Maths boys and girlsL’étude a été publiée ce mois-ci par le National Bureau of Economic Research aux Etats-Unis.

Les chercheurs ont suivi les résultats de trois groupes d'étudiants israéliens depuis 2002, en anglais, mathématiques et hébreu, à partir de la classe de 6e jusqu'à la fin de leurs études secondaires. Ils ont examiné la différence entre les examens internes (notés par des enseignants disposant du nom des élèves) et les examens externes  (notés par des enseignants qui ne connaissent pas leur identité).

 Il s’est avéré qu’en classe de 6e, les filles dépassaient les garçons en mathématiques dans l'examen noté anonymement, mais les garçons dépassaient les filles dans ceux notés par des enseignants qui avaient connaissance de leurs noms. L'effet n’a pas été le même pour les autres matières, anglais et hébreu.

Un biais contre les filles

Les chercheurs en ont conclu que, dans le cas des mathématiques et des sciences, les enseignants surestimaient les capacités cognitives des garçons et sous-estimaient celles des filles. Ce biais a eu des effets à long terme car, en classe de 4e, les résultats étaient inversés, et les garçons qui avaient été encouragés quand ils étaient plus jeunes ont nettement mieux réussi. Les effets ont été similaires dans le choix des cours avancés en mathématiques et en sciences par les élèves des lycées. Après avoir contrôlé les autres facteurs susceptibles d’influencer leurs choix, ils ont conclu que les filles qui avaient été découragées par leurs professeurs en classe de 6e étaient beaucoup moins susceptibles que les garçons de s’inscrire à des cours avancés par la suite.

Edith Sand« Nos résultats suggèrent que les préjugés des enseignants en faveur des garçons ont un effet asymétrique selon le sexe : positif sur les réalisations des garçons et négatif sur ceux des filles » écrivent les chercheurs. « Ceci laisse présumer que le comportement biaisé des enseignants au début de la scolarité a des implications à long terme dans les choix et dans les écarts professionnels entre les sexes à l'âge adulte, dans la mesure où la participation à des cours avancés en mathématiques et en sciences au lycée [équivalent au choix d’une section scientifique dans les lycées français] est une condition préalable pour la scolarisation postsecondaire dans l'ingénierie, l'informatique et ainsi de suite ».

L'impact des différences socio-économiques

Les chercheurs soulignent également que l’impact de ce biais est hétérogène, plus important pour les enfants issus de familles où le père est plus scolarisé que la mère et sur les filles de milieu socio-économique défavorisé. Ils ont également constaté que le biais décourageant part des enseignants en mathématiques ou en sciences diminuait également la confiance en soi des élèves dans d'autres matières étudiées, montrant une fois de plus l’importance potentielle de l’encouragement pour la réussite scolaire.

Les chercheurs signalent que des études similaires à celle réalisée en Israël ont été menées dans plusieurs pays européens.

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Les conséquences surprenantes des attaques terroristes

Une étude menée par le Dr. Sharon Toker de la Faculté de gestion de l'Université de Tel-Aviv, en collaboration avec les Dr. Gregory A. Laurence de l'Université du Michigan et Yitzhak Fried des universités de Syracuse et Texas Tech aux Etats-Unis, examine comment l’anxiété induite par les attaques terroristes est liée au fil du temps à une incidence accrue de l'épuisement professionnel (burnout), notamment par le biais de l’insomnie. Les chercheurs soulignent cependant l’importance de la contribution des collègues sur le lieu de travail pour renverser cette tendance inquiétante.

TerrorismL’étude a été publiée dans la revue Journal of Organizational Behavior.

Selon les chercheurs l’état d’inquiétude généré par la terreur doit être considéré comme un facteur majeur de stress au travail. « La terreur fait émerger la conscience de la mort », explique le Dr. Toker. «Nous avons tendance à ne pas nous rappeler quotidiennement de l’existence de la mort, mais le terrorisme nous ramène chaque jour à l'idée que nous pouvons mourir à tout moment. Nous ne pouvons rien faire contre une attaque terroriste, et c’est ce qui est véritablement effrayant ».

sharon toker2 1Insommnie, sentiment d'insécurité personnel

L'étude a été menée en Israël, à partir des années 2003-2004, au summum de la deuxième Intifada, qui a entraîné la mort de 880 civils au cours de 550 tentatives d'attentats terroristes. Pour les besoins de l’enquête, les chercheurs ont défini  le terrorisme comme « un événement soudain, exceptionnel, violent et destructeur capable de cibler n'importe qui à n'importe quel moment», et l'épuisement professionnel (burnout) comme une fatigue physique et cognitive doublée d’une léthargie émotionnelle.

Au cours de la recherche, un échantillon aléatoire de 670 employés israéliens a subi des examens de routine au centre médical Sourasky à Tel-Aviv, dans le cadre de l'Enquête nationale sur les phénomènes inflammatoires, dirigée par les Prof. Itzhak Shapira et Shlomo Berliner. Les sujets ont également rempli des questionnaires pour évaluer l'incidence de l'insomnie, la crainte de la terreur, le sentiment d’insécurité personnelle, la tension éprouvée dans les lieux publics, le niveau de soutien en milieu de travail, et les signes de l'épuisement professionnel. Les employés ont été suivis de 2003 à 2009, et ont rempli deux questionnaires supplémentaires pendant toute la durée de l'étude. Cette période de suivi prolongé a pu donner un aperçu de l'amélioration et / ou la détérioration de leur état.

Soutien sur le lieu de travail

Recherche-Terrorisme-Burnout

« Nous avons constaté que plus le niveau de crainte de la terreur est élevé au départ, plus le risque de développement de l'insomnie est grand, les personnes les plus enclines à l'insomnie étant également les plus susceptibles de connaître un épuisement professionnel à long terme », dit le Dr. Toker. « Le burnout est le résultat direct de l'épuisement des ressources individuelles, de sorte que les personnes qui souffrent d’un manque de sommeil de manière permanente sont plus enclines à l’épuisement professionnel. Fait intéressant, nous avons constaté que les sujets qui ont déclaré bénéficier du soutien affectif et pratique de leurs collègues souffraient nettement moins d’insomnie et présentaient une faible incidence d'épuisement professionnel au bout de plusieurs années. Par contre, il s’avère que le soutien venant de la direction n'aide pas particulièrement à apaiser les craintes de la terreur chez les travailleurs ».

Cependant, souligne le Dr. Toker : «un environnement de travail propice à un réseau de soutien social a le pouvoir d'atténuer sensiblement les effets de la crainte de la terreur. Les entrepreneurs peuvent donc promouvoir des interventions en faveur de saines habitudes de sommeil, prévoir des abris, et lancer des programmes d'assistance aux employés, en particulier dans les périodes de pointe du terrorisme. Nous pensons que ces mesures sont très productives pour soulager les symptômes de l'épuisement professionnel ».

Le Dr. Toker travaille actuellement au développement d'interventions visant à réduire l'épuisement professionnel et à améliorer le bien-être des travailleurs, ainsi qu’à l'identification des obstacles à la participation à de telles interventions.

 

http://siliconwadi.fr/16601/recherche-comment-le-terrorisme-provoque-le-burnout-professionnel

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ sous le titre : « Recherche : comment le terrorisme provoque la burnout professionnel », le 12.1.2015.

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Départ à la retraite et pratiques addictives

Selon une étude approfondie menée sur dix ans par les Prof. Peter A. Bamberger de la Faculté de gestion de l'Université de Tel-Aviv et Samuel B. Bacharach de l'Université Cornell aux Etats-Unis, le départ à la retraite, y compris les circonstances dans lesquelles il s'effectue et les évènements douloureux éventuels comme le décès d'un conjoint ou d'amis proches, qui l'accompagnent parfois, peuvent conduire à l'abus de substances nocives chez les personnes âgées.

alcool3 1L'étude, financée par les Instituts américains de la santé (NIH), a été publiée dans le numéro inaugural de la revue Journal of Work, Aging and Retirement, et a également fait l'objet d'un ouvrage de vulgarisation scientifique paru aux Presses de l'Université d'Oxford (Retirement and the Hidden Epidemic, Oxford University Press, 2014).

bamberger 1Difficultés financières et stress conjugal

Selon les chercheurs, les personnes âgées n'ont souvent pas les moyens de faire face au vide soudain  produit  par le départ à la retraite et les événements concomitants courants à cette période de  la vie, comme la détérioration de la santé ou la mort de conjoints ou d'amis. Les chercheurs ont également souligné l'impact des circonstances et des conditions de départ à la retraite, susceptibles de créer des sentiments de dépression, d'inutilité et de stress financier, connus pour conduire aux diverses formes de toxicomanie.

« Nous avons constaté que les conditions dans lesquelles les individus partent à la retraite, qu'ils y aient été poussés ou bien qu'il s'agisse d'un évènement  attendu, auquel ils se sont préparés, ont une influence remarquable sur les habitudes de consommation  d'alcool et de psychotropes» explique le Prof. Bamberger. «La pire combinaison à laquelle nous nous sommes heurtés concernait les personnes ayant quitté un emploi qu'ils aimaient par anticipation, craignant la faillite de leur entreprise. Parmi tous les groupes étudiés, celui-ci présente la plus forte incidence de toxicomanie».

Fournir les moyens de faire face aux pressions causées par le départ à la retraite

«Notre deuxième conclusion majeure concerne les conditions suivant  le départ à la retraite » poursuit le Prof. Bamberger. « Même si  la personne à prévu des plans pour  sa retraite, elle a pu ne pas saisir pleinement les modifications qui doivent être apportées à  son style de vie. Par conséquent, beaucoup de gens éprouvent de graves difficultés financières. Se sentant instables, solitaires et déprimés, il n’est pas  surprenant, bien que regrettable,  que de nombreux retraités se tournent vers l'alcool ou la drogue en réconfort ".

L'enquête, menée par téléphone sur une base annuelle auprès de 1 200 travailleurs des services, de la  construction et de l'industrie âgés de 52 à 75 ans, a de même constaté que la retraite peut entraîner un stress conjugal, également susceptible de précipiter ou d'aggraver le mauvais usage et l'abus de substances nocives. « Les difficultés financières et conjugales, conséquences potentielles de la retraite,  suscitent  des problèmes de sommeil. Ceci en particulier explique une grande partie de l'abus d'alcool chez les hommes»  explique le professeur.

Pourtant, selon les chercheurs, on peut beaucoup faire pour empêcher les retraités de tomber dans le creux de la vague, y compris le dépistage et des interventions mêmes brèves visant à identifier les changements de comportement susceptibles  de conduire à la toxicomanie. «Parfois  la sensibilisation suffit à apporter des changements positifs» dit le Prof. Bamberger.  «Même de brefs appels téléphoniques ou une courte rétroaction sur Internet peuvent être utiles. L'autre manière d'inverser cette tendance est de fournir  aux individus des moyens de faire face aux pressions causées par la retraite. Les groupes de soutien sont souvent un bon moyen de repérer les signes de détérioration avant qu'ils ne deviennent problématiques ".

Le Prof. Bamberger travaille actuellement à une nouvelle étude parrainée par les Instituts américains de la santé visant à examiner les conséquences liées à l'alcool de la transition études-travail chez les jeunes.

 

http://siliconwadi.fr/16588/etude-de-luta-sur-les-dangers-du-depart-a-la-retraite

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ sous le titre « Etude de l’UTA sur les dangers du départ à la retraite », le 9.01.2015

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