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Une étude pionnière de l'Université de Tel-Aviv révèle les origines des populations préhistoriques de Galilée

Selon une étude internationale pionnière menée sous la direction du Prof. Israël Hershkovitz et du Dr. Hila May du Département d'anatomie et d'anthropologie de l'Université de Tel-Aviv, analysant l'ADN de 22 squelettes vieux de 6500 ans retrouvés dans une grotte funéraire en Haute-Galilée, la population de la région à cette époque résultait d'un mélange entre les habitants locaux et une population venue de la zone actuelle de la Turquie et de l'Iran, aux yeux bleus et à la peau claire.

Pekiin cave 2L'étude, conduite en collaboration avec le Dr. Dina Shalem de l'Institut Kinneret d'archéologie de la Galilée et de l'Autorité israélienne des Antiquités, le Prof. David Reich et le chercheur Eadaoin Harney de l'Université Harvard, a été publiée aujourd'hui dans la prestigieuse revue Nature Communications.

"Il s'agit d'un site funéraire unique en son genre, située dans une grotte de stalactites naturelle, découverte en 1995 lors de l'élargissement de la route qui mène vers le village de Peqi'in en Haute Galilée", explique le Dr. Shalem de l'Institut Kinneret. "On y a retrouvé les restes de plus de 600 personnes de la période dite chalcolithique, ou période du cuivre, environ 6500 ans avant notre ère. Les ossements y ont été enterrés selon un rite d'inhumation secondaire qui consiste à regrouper les os du mort dans des urnes ou des coffrets funéraires en argile (ossuaires), sculptés sous forme de traits humains, avec des yeux, des oreilles, et parfois une barbe, des bras ou des seins. A côté de ces urnes funéraires ont été retrouvés de nombreux autres objets et ustensiles, dont certains sont caractéristiques de cette période dans la région, et d'autres indiquent un lien culturel avec des contrées éloignées". Pendant plus de 20 ans, les chercheurs se sont demandé si la population qui avait enterré ses morts dans la grotte avait immigré d'une autre région, apportant avec elle des éléments culturels nouveaux ou bien s'il s'agissait d'une population locale qui avait adopté des pratiques venues de cultures voisines par le biais de relations commerciales.

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" Dès le départ, il était clair que seule une analyse génétique pourrait apporter une réponse à cette question, mais les chances étaient minces", commente le Dr. Hila May de l'Université de Tel-Aviv. " Pour créer le profil génétique d'individus qui ont vécu il y a des milliers d'années, il fait extraire le matériel génétique conservé dans les os. La plupart des tests génétiques effectués sur les populations préhistoriques en Israël ont échoué ou fourni peu d'informations, en raison des conditions climatiques du pays qui provoquent la destruction du matériel génétique au fil du temps. Par chance, des séquences de l'ADN (le matériel génétique) des os de 22 humains enterrés dans la grotte, ce qui représente un grand nombre pour un même site en termes de recherche génétique sur des populations préhistoriques, ont été conservées, bien que partiellement". Selon le Prof. Hershkovitz, cette conservation exceptionnelle du matériel génétique s'explique apparemment par les conditions climatiques particulières qui prévalent dans la caverne ainsi que par le revêtement crayeux qui s'est formé sur les os à la suite de l'égouttement de l'eau à travers le plafond de la grotte, et les a isolés de l'environnement.

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"L'analyse génétique indique qu'il s'agit d'une population homogène différente des habitants précédents de la région", précise le Prof. Reich de l'Université de Harvard. "La population de Peqi'in à la période chalcolithique est un mélange de la population locale avec des humains venus du nord de la Mésopotamie (actuelles régions de Turquie et d'Iran). Le mélange des populations a conduit à la pénétration de gènes qui n'existaient pas chez les populations locales, comme celui des yeux bleus et celui la couleur claire de la peau".

Le Dr. May relève également que l'on n'a pas trouvé de continuité génétique entre la population de Peqi'in à la période chalcolithique et les populations plus tardives, ce qui montre selon elle un changement démographique supplémentaire qui a conduit à la disparition de la culture chalcolithique dans la région, et à son remplacement par la civilisation du bronze ancien.

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