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Deux films d'étudiants de l'Université de Tel-Aviv sélectionnés au prestigieux Festival de Locarno

"The Dive" ("Le plongeon"), premier long métrage de Yona Rozenkier et "Out", court-métrage de fin d'études d'Alon Sahar de l'Ecole de cinéma et télévision Steve Tisch de l'Université de Tel-Aviv ont été sélectionnés pour participer à la compétition officielle du 71e Festival du Film de Locarno en Suisse, le plus ancien festival de cinéma du monde, l'un dans la catégorie "Cinéastes du Présent" réservée aux premiers et deuxièmes films de jeunes créateurs, l'autre dans la section des courts et moyens métrages. Le Festival se déroulera du 1er au 11 aout 2018.

the dive580Le premier long métrage de Yona Rozenkier, diplômé de l'Ecole de cinéma de l'UTA, "The Dive" ("Hatzlila" en hébreu) s'est fait remarquer dès les premières étapes de sa production. Il a été le premier film pris en charge par le Fonds Steve Tisch destiné à la production d'un premier film de long métrage en 2017. Produit par Gaudeamus, la société de production de l'Ecole de cinéma Steve Tisch, il a également obtenu le soutien de la Fondation Rabinovich pour les Arts, du Ministère israélien de la Culture et des Sports et du Conseil de la loterie nationale d'Israël (Mifal Hapais) pour la Culture et les Arts. Dès la fin de sa production, il a participé à l'atelier 'Produire au Sud' du Festival des 3 Continents et au Pitch Point du Festival de Jérusalem. Il a de même pris part cette année au laboratoire Work-In-Progress du Festival de Seattle, et sera projeté en première au prochain Festival du Film de Jérusalem dans le cadre de la compétition des films israéliens.

"The Dive" raconte l'histoire de Yoav, qui revient au kibboutz de son enfance à la frontière libanaise après une année de séparation d'avec sa famille, pour enterrer son père. Il retrouve ses deux frères, le cadet, Avishai, qui fait son service et doit être mobilisé sur le front libanais, et l'aîné Itai. Alors que la guerre fait rage autour d'eux, les deux frères aînés commencent une formation rituelle de leur cadet dans l'esprit des méthodes violentes de leur père décédé. Le kibboutz désert devient le terrain de jeux surréaliste des trois frères, et l'entraînement se fait de plus en plus violent jusqu'à ce que finalement, après un tournant tragique, il devienne incontrôlable.

"Out", le court-métrage d'Alon Sahar, sera projeté dans le cadre de la compétition "Pardo di Domani", compétition de courts et moyens métrages dédiée à la future génération de cinéastes dans le monde. Le film est un autoportrait de Guy, jeune soldat démobilisé qui utilise sa caméra comme une arme psychologique pour retranscrire à la fois son passé comme soldat dans les territoires, et son présent comme "taupe" dans une organisation pour les droits de l'homme.

Ce n'est pas la première fois qu'un film produit à l'École de cinéma et de télévision de l'UTA est accepté dans le cadre du prestigieux festival suisse. Ce fut le cas en 2016 du premier long métrage de Hadas Ben-Aroya, "Les gens qui ne sont pas moi", son film de fin d'étude produit dans le cadre de l'Ecole. Ce fut le cas également dans le passé celui de "The Pit" ("Le puits") d'Itamar Lapid, de "Srak" ("Reality Check") de Michal Vinik, " Nuit noire" ("Laila Afel") de Leonid Prudovsky, "Zohar" de Yasmine Novak et d'autres.

Créé en 1946, le Festival du film de Locarno est l’un des plus anciens festivals de cinéma au monde. Consacré au cinéma d'auteur, il se déroule chaque été dans la ville suisse italienne de Locarno. Il est inclus dans la liste des treize "festivals compétitifs" à l'instar du Festival de Cannes et de la Mostra de Venise. La récompense principale décernée par son jury est le Léopard d'or (Pardo d'oro).

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Masterclass du grand violoniste français Renaud Capuçon pour les étudiants de l'Ecole de Musique de l'Université de Tel-Aviv

Le célèbre violoniste classique français Renaud Capuçon a tenu le 20 juin 2018 une masterclass exceptionnelle pour les étudiants de l'Ecole de Musique Buchman-Metha de l'Université de Tel-Aviv. Le cours, qui s'est déroulé à l'Auditorium Fredric Mann de Tel-Aviv, siège de l'Orchestre philarmonique d'Israël,  a été l'occasion pour trois étudiants parmi les plus doués de l'Ecole de bénéficier des critiques et des conseils du violoniste de réputation internationale qui s'est consacré entièrement à eux pendant plusieurs heures.

capucon4Au cours de la masterclass, Yuval Shem-Tov, élève du Prof. Hagai Shaham, accompagné au piano par Alona Milner, a interprété la sonate en sol majeur pour violon et piano de Maurice Ravel. Li Wangping, étudiant d'Eyal Kless, a joué le concerto en ré majeur pour violon (op.35) de Piotr Ilitch Tchaïkovski, accompagné au piano par Yulia Gurwitz, qui a également accompagné Galina Korenitz, étudiante de Janna Gendelman, dans son interprétation du concerto en ré majeur pour violon, op. 77 de Johann Brahms.

"Oubliez que vous êtes un violoniste"

Les étudiants ont tous trois fait preuve d'une grande maîtrise de leur art et de virtuosité, grandement appréciés par le musicien qui n'a cependant pas ménagé ses remarques et ses enseignements avec vie et humour, démontrant ses recommandations par sa propre interprétation, pour le grand bonheur du public présent dans la salle. Au-delà de la technique, il a essayé de leur faire vivre la musique corps et âme. "La musique française a la réputation de n'avoir qu'une seule 'couleur'. C'est faux. Elle a une infinité de tonalités. Il faut contraster votre interprétation", a-t-il indiqué au premier étudiant, à qui il a également conseillé de jouer en marchant pour se décontracter, de moins intellectualiser son jeu et de le libérer. "Il ne faut pas seulement jouer 'correct', il faut utiliser son imagination, sentir le 'blues' du compositeur, jouer plus énigmatique".

Capucon2"Lorsque vous êtes sur scène vous ne devez pas montrer votre travail mais seulement faire entendre l'œuvre", a-t-il expliqué à l'étudiant suivant, utilisant pour expliciter son propos la métaphore du cuisinier dans un restaurant: "Vous ne voulez pas savoir comment le cuisinier a préparé le poisson, mais seulement le déguster". "Oubliez que vous êtes un violoniste", a-t-il encore conseillé. "Qu'il ne reste que la musique". Il a également recommandé aux jeunes musiciens de ne pas 'forcer' pour obtenir de la puissance: "Plus on force plus on rapetisse le son au lieu de lui donner de l'amplitude".

Le travail avec la troisième étudiante est entré encore davantage dans les nuances d'une interprétation presque parfaite. "La musique de Brahms - vous devez rester 'à l'intérieur' et en explorer chaque recoin", lui a-t-il recommandé. Une fête et pour le public et une passionnante et inspirante expérience pour les étudiants.

La prochaine génération de musiciens

Né en 1976 à Chambéry, Renaud Capuçon a intégré le Conservatoire de musique de Paris à l'âge de 14 ans. Durant les années qui suivent il gagne de nombreux prix, étudie avec les violonistes allemands Thomas Brandis et Isaac Stern et obtient le Prix de l'Académie des Arts de Berlin. En 1997 il est invité par Claudio Abbado comme premier violon dans l'Orchestre des Jeunes Gustav Mahler où il reste pendant trois saisons. Puis il entreprend une brillante carrière de soliste, jouant entre autre avec l'Orchestre philarmonique de Berlin, l'Orchestre symphonique de Boston, l'Orchestre de Paris, l'Orchestre philarmonique de Radio France, l'Orchestre philarmonique de La Scala, l'Orchestre national de France, et l'Orchestre philarmonique d'Israël. En tant que chambriste il a joué entre autre avec Daniel Barenboïm, Hélène Grimaud, Nicholas Angelich, ainsi qu'avec son frère Gautier Capuçon. Renaud Capuçon a participé à de nombreux Festivals (Edimbourg, Salzbourg, Berlin, San Sébastian…) et est directeur artistique du Festival d'Aix-en Provence. Après avoir joué sur un Vuillaume, un Guadagnini, puis sur un Stradivarius, il s'est vu prêter par la Banque de Suisse Italienne BSI un Guarnerius, le « Panette » datant de 1737 et ayant appartenu à Isaac Stern. Il est depuis 2016 Chevalier de la légion d'honneur. En 2017 il a obtenu un disque d'or. Le 24 avril dernier, il rend un Prix prestigieux en Allemagne pour protester contre l'attribution de cette même récompense à des rappeurs aux textes antisémites.

Capucon1L'Ecole de musique Buchmann-Mehta qui a remplacé l'ancienne Académie de musique de l'UTA est une initiative conjointe de l'Université de Tel-Aviv et de l'Orchestre symphonique d'Israël. Elle forme la prochaine génération de musiciens israéliens et œuvre à leur promotion en Israël et dans le monde. Elle a entre autre développé un programme d'excellence qui comprend une centaine d'étudiants qui bénéficient d'une subvention entière de leurs études. Les principaux musiciens de l'orchestre philarmonique y enseignent et Zubin Mehta en est le président d'honneur. Sa création a été financée par la généreuse donation de l'homme d'affaires et philanthrope Joseph Buchmann, ami de longue date de l'Orchestre philarmonique et président adjoint du Conseil des Gouverneurs de l'Université de Tel-Aviv.

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Masterclass du grand réalisateur français Jacques Audiard pour les étudiants de l'Université de Tel-Aviv

Dans le cadre du 20e Festival International du Film d'étudiants qui s'est tenu à Tel-Aviv du 10 au 16 juin 2018, le réalisateur et scénariste français Jacques Audiard, invité à l'initiative de l'Association francophone de l'Université de Tel-Aviv et de sa déléguée générale Agnès Goldman, a donné une masterclass pour les étudiants de l'Ecole de cinéma de l'UTA, le 12 juin à la Cinémathèque de Tel-Aviv. L'entretien, qui s'est déroulé devant une salle comble, a été mené par le Dr. Avner Shavit, journaliste et chargé de cours à l'UTA. Le cinéaste a ensuite répondu aux nombreuses questions des étudiants sur ses films, ses méthodes de travail et ses motivations.

Audiard1Jacques Audiard, qui a réalisé son premier film à 42 ans, a tout d'abord étudié la philosophie et les Lettres, et avoue regretter ne pas avoir fait d'études de cinéma :"Je n'ai pas eu assez d'imagination pour ça", dit-il. "J'étais en fait un adolescent très ennuyeux. De plus faire une école de cinéma permet de réaliser des alliances avec les créateurs de films de sa génération. J'avais dix ans de plus que tous les jeunes cinéastes des années 90 lorsque j'ai commencé à faire des films". De ses études de lettres, il a gardé un goût particulier pour le cinéma de genre: "Mais je me suis servi du genre comme d'un cheval de Troie qui me permettait de me mettre à l'intérieur de quelque chose qui n'est pas forcément moi. C'est une enveloppe par l'intermédiaire de laquelle je peux faire du cinéma d'auteur, développer mes films personnels. Le genre permet au public de s'identifier, et de là on peut l'emmener dans la direction que l'on souhaite".

"Ce sont les conflits qui font avancer le scénario"

La plupart de ses films sont basés sur des livres: "C'est plus facile comme point de départ", explique-t-il. "Mais je vais tout d'un coup voir quelque chose dans cet objet littéraire qui va me permettre de le transformer en 'machine à images'". Au cours de l'entretien a été projeté un extrait d'Un héros très discret, adapté du roman homonyme de Jean-François Deniaux, avec l'acteur Mathieu Kassovitz dans le rôle principal, sorti en 1996, qui raconte l'histoire d'un falsificateur qui, à la Libération, se fait passer pour un héros de la Résistance. "Le sujet était considéré comme un peu insolent en France, et la réception a été mitigée", raconte-t-il. Le film a cependant reçu le prix du scénario du Festival de Cannes la même année. "J'ai traité ce film comme une comédie musicale", dit-il. "La forme narrative, dramaturgique est toujours première".

Audiard4Répondant à une question sur son processus d'écriture et ses méthodes de travail, Jacques Audiard dit travailler toujours en collaboration avec un autre scénariste: "Nous avons un dialogue presque ininterrompu et il finit toujours par en émerger un sujet qui va cristalliser le projet du film. C'est un processus qui peut prendre plusieurs mois". Reprenant une citation de Claude Sautet, il précise que pour lui le processus d'écriture de scénario à deux phases: "debout et assis. Le matin, on dialogue, on construit; l'après-midi, on écrit. Le plus difficile est le moment où l'on doit passer de l'idée à la création. Ce sont les conflits qui font avancer le scénario, sinon on n'obtient qu'une chronologie d'évènements sans drame. L'écriture des scènes vient plus tard. Avec mon coscénariste, nous écrivons chacun des scènes, puis chacun repasse sur les scènes de l'autre, ce qui fait qu'à la fin on ne sait plus qui a fait quoi. Nous sommes chacun le 'juge de paix', le critique de l'autre".

"Le tournage doit rester très poreux et plastique"

Sur son travail de mise en scène et ses relations avec les acteurs: "J'ai beaucoup changé. Je suis moins directif qu'avant. Aujourd'hui je suis plus à l'écoute, je cherche à exister sur le moment. Je suis davantage les 'instincts' du tournage". Il donne l'exemple de Sur mes lèvres, romance entre une secrétaire et un petit voyou avec Emmanuelle Devos, qui a obtenu trois césars en 2002. "J'avais une idée très précise du personnage, mais en une scène, l'actrice l'a transformé, car elle a eu un instinct différent. Le tournage doit rester très poreux et plastique. Il doit se passer quelque chose qu'on ne sait pas à l'avance. Si cela restait uniquement le scénario écrit à l'avance, cela deviendrait très ennuyeux pour moi. C'est exactement comme pour la question du genre: j'utilise une structure solide, et j'essaie de la dynamiter de l'intérieur par le jeu des acteurs".

Audiard3Interrogé sur son goût pour le cinéma américain, Avner Shavit relevant que son prochain film, Les Frères Sisters est même un western réalisé en anglais, il répond qu'il s'agit d'un film commandé, qui a d'ailleurs été tourné en Espagne et en Roumanie : " D'une manière générale, j'ai essayé d'échapper à la nouvelle vague des années 60 (Truffaut etc…) très pesante en France. Ma culture cinématographique vient des années 70-80, période bien sûr de l'âge d'or du cinéma américain, mais aussi de la nouvelle vague allemande, ou des films de Besson en France ou de Buñuel en Italie. Je n'avais pas envie de tourner aux Etats-Unis, à cause de la lourdeur de la machine de production américaine. Par contre je voulais tourner avec des acteurs américains, et j'ai effectivement eu beaucoup de plaisir avec eux. La différence avec les acteurs français est que les acteurs américains se considèrent comme responsables de leur personnage. Ils font des recherches avant le tournage. Jai trouvé ça très excitant car le résultat n'était pas figé, et il y avait beaucoup de 'boutons' sur lesquels je pouvais pousser".

"Mon grand regret est que mon père n'ai pas vu mes films et qu'il n'ait pas connu mes enfants"

Le scénariste a déclaré ne pas avoir d'acteurs fétiches, mais a cependant travaillé deux fois avec Emmanuelle Devos (Sur mes lèvres, De battre mon cœur s'est arrêté en 2005), Jean-Louis Trintigant ( Regarde les hommes tomber – son premier film - , Un héros très discret) et Mathieu Kassovitz (mêmes films). "Je savais que je voulais travailler avec Trintignant avant même d'avoir écrit pour le cinéma", dit-il. "Il me charme et m'inspire, c'est le type de personnage que j'aurais voulu être".

Questionné sur ses relations professionnelles avec son père, le célèbre dialoguiste Michel Audiard, il raconte n'avoir eu le temps de faire avec lui qu'un seul film: "Mon père est décédé avant que je commence à réaliser des films. Je n'ai pu travailler avec lui qu'une seule fois. J'ai adoré le faire, mais ça a été trop court. Mon grand regret est que mon père n'ai pas vu mes films et qu'il n'ait pas connu mes enfants". Il avoue cependant que le fait d'être "le fils de son père" lui a facilité le travail d'écriture: "J'ai toujours vu mon père écrire. C'est pour ça que je n'ai pas voulu le faire au début. Ca me semblait trop facile", dit-il en souriant.

Audiard5Les étudiants ont posés énormément de questions sur ses films, dont De rouille et d'os, mélodrame adapté de nouvelles de l'auteur canadien Craig Davidson, avec Marion Cotillard (quatre césars en 2013), notamment la scène où, se réveillant à l'hôpital, elle se découvre amputée des deux jambes ("La difficulté pour moi a été de mesurer l'intensité que l'actrice mettait dans le personnage, de régler son émotion"). Autre film dont le tournage a éveillé la curiosité des étudiants: Le prophète, roman d'apprentissage filmé qui raconte l'ascension d'un jeune délinquant d'origine maghrébine dans une prison (neuf césars en 2010) ("Mes protagonistes sont toujours en train d'apprendre. Ce qui m'intéresse le plus, c'est l'idée d'une seconde vie. Y-a-t-il une seconde vie, et si oui, que coûte-t-elle, que doit-on abandonner ? Et à quoi sert la première?")

Jacques Audiard avoue mal connaitre le cinéma israélien : "Mais je sais que lorsqu'il se met à être brillant, il est très brillant", dit-il. "Si je ne devais donner qu'un nom ce serait celui de Nadav Lapid". A une question d'une étudiante lui demandant s'il aimerait réaliser un film avec des Israéliens, il répond: "Faites des propositions et je serais très heureux de le faire".

Le Festival international du film étudiant a été créé en 1986 au Département de cinéma et télévision de l'Université de Tel-Aviv, devenu depuis Ecole Steve Tisch de cinéma et télévision, à l'initiative des étudiants du département, dans le but de promouvoir la créativité des étudiants en Israël et dans le monde. Institution à but non lucratif, il est entièrement produit et géré par des étudiants passionnés par l'art du cinéma ce qui lui donne une énergie particulière.

Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand de son genre dans le monde et l'un des trois plus importants dans son domaine. Environ 200 films et 70 écoles de cinéma à travers le monde y participent, et il est devenu le plus grand lieu de rencontre pour les étudiants en cinéma du monde entier. Le Festival international du film d'étudiant de Tel-Aviv se distingue par le nombre de productions présentées et celui des écoles participantes, ainsi que les cinéastes célèbres qui viennent pour profiter de son atmosphère originale. Il est considéré comme un évènement particulièrement important dans l'industrie cinématographique israélienne.

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Un film d'un étudiant de l'Ecole de cinéma de l'Université de Tel-Aviv sélectionné au Festival de Cannes

"Rubber Dolphin" ("Dauphin en caoutchouc" ou "Dolphin Megoumi" en hébreu), film de fin d'étude d'Ori Aharon, étudiant de l'Ecole de cinéma et de télévision Steve Tisch de l'Université de Tel-Aviv a été sélectionné dans le cadre de la compétition du court-métrage de la Cinéfondation du 71e Festival de Cannes qui se déroulera du 8 au 19 mai 2018, où il sera projeté en première mondiale.

DOLFIN MEGUMI ORI AHARON 580Créée au Festival de Cannes en 1998, la compétition Cinéfondation vise à découvrir la prochaine génération de grands cinéastes, leur donner une plateforme et encourager leur travail original et innovant.

17 films ont été choisis cette année parmi les 2426 soumis à la compétition par les écoles de cinéma du monde entier. 14 pays de quatre continents seront représentés dans la sélection. "Rubber Dolphin" est le seul film israélien nominé.

D'une durée de 28 minutes, le court-métrage a été produit en partenariat avec le "Projet Cinéma" de la Fondation Rabinowitz, et raconte une nuit intime dans un appartement tel-avivien entre deux hommes (Chen Chefetz et Omri Laron) qui viennent de se rencontrer. Leur affinité physique est immédiate et passionnée, et à mesure que la nuit s'approche de sa fin, ils tombent sous le charme l'un de l'autre, jusqu'à ce que la soif d'amour fasse son apparition.

Ori Aaron, qui a produit et monté le film, a déjà géré de nombreux projets dans le domaine du cinéma. Il dirige actuellement le Festival international du film d'étudiants de Tel-Aviv, dont la 20e édition se déroulera du 10 au 16 juin 2018. En 2017, il a réalisé un projet spécial dans le cadre du Festival de Jérusalem, et a auparavant coproduit et codirigé la gestion artistique du Festival international du film gay de Tel-Aviv (2016). Aaron est en train de développer le scénario d'un long métrage autour de la quête semée de déceptions du héros de Rubber Dolphin après "l'étincelle" de son existence.

C'est le 14e film produit par l'Ecole de cinéma et de télévision Steve Tisch de l'Université de Tel-Aviv sélectionné pour le concours de la Cinéfondation du prestigieux Festival de Cannes. Ce fut le cas l'an dernier de "Ben Mamshich" ("Héritage")  de Yuval Aharoni, et dans le passé des films d'étudiants de Dover Koshashvili, Maya Dreyfus, Haim Tabakman, Hadar Morag et d'autres.

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Un film d'une étudiante de l'Ecole de cinéma de l'Université de Tel-Aviv sélectionné pour le festival de Tribeca

"La lettre d'amour", film d'Atara Frish, étudiante de l'Ecole de cinéma Steve Tisch de l'Université de Tel-Aviv a été sélectionné pour participer à la compétition officielle du court-métrage du festival du film de Tribeca, l'un des festivals les plus importants et les plus prestigieux dans le monde, qui se déroule chaque année dans le quartier de Manhattan à New-York. Il y sera projeté en première mondiale.

The Love Letter 58055 courts-métrages, dont 40% réalisés par des femmes, ont été sélectionnés pour participer à la compétition, parmi les 4754 soumis. "La lettre d'amour"  (dont le titre en hébreu est "Lettre d'amour à ma commandante de peloton") sera le seul film israélien en concurrence cette année.                                        

Le festival du film de Tribeca a été fondé en 2002 à l'initiative de l'acteur Robert De Niro, qui voulait faire revivre la partie sud du quartier de Manhattan après la catastrophe des Tours jumelles. Le festival, qui depuis sa création a attiré plus de trois millions de spectateurs, vise à promouvoir le cinéma indépendant tout en faisant valoir la ville de New York comme centre cinématographique. Il se déroulera cette année du 18 au 29 avril.

Une mystérieuse lettre d'amour 

"La lettre d'amour", court-métrage de 22 minutes, raconte l'histoire de Noah (Gili Beit Halahmi), commandante de recrues dévouée de Tsahal, qui reçoit une mystérieuse lettre d'amour de l'une de ses soldates. Doutant de l'authenticité de la lettre, elle se trouve cependant confrontée à un dilemme entre son adhésion aux règles de la discipline militaire, et son désir de se sentir aimée, ne serait-ce que pour un instant.

Le film a été produit dans le cadre du projet "Héroïne", réunissant cinq courts-métrages créés par cinq réalisatrices différentes, conçu dans le cadre de l'École de cinéma et de télévision Steve Tisch, sous la direction artistique de Michal Vinik et Maya Dreyfus. Le projet, produit par Efrat Cohen (Gaudeamus Productions), a été projeté dans le monde entier.

"La lettre d'amour" est le deuxième court métrage d'Atara Frish, après "Ma ravissante sœur" (avec Moran Rosenblatt dans le rôle principal), qui a été projeté dans divers festivals à travers le monde. Au cours de ces quatre dernières années, elle a également produit une série de courts métrages, y compris "The dog leash" ("La laisse"), qui a participé à la compétition Cinéfondation du Festival de Cannes en 2012, et "Humour", qui pris part au festival du film indépendant de Rome en 2014. Elle a ensuite été directrice du Festival international du film d'étudiant de Tel-Aviv, où elle a lancé le projet T-Port, première plate-forme en ligne du monde pour la promotion et la distribution de films d'étudiants. Elle travaille actuellement à une série télévisée basée sur "La lettre d'amour" et écrit un scénario pour son premier long métrage.

Entièrement réalisé par les étudiants de l'Ecole 

A l'exception de Gili Beit-Lahmi , Ravit Dor et Shir Abramov actrices professionnelles qui ont participé au film bénévolement, le court-métrage a été réalisé par les étudiants et étudiantes de l'Ecole de cinéma et de télévision Steve Tisch de l'Université de Tel-Aviv: produit par Erez Arbel et Shir Cohen, il a été filmé par Matan Balalty et monté par Niv Fux.

Ce n'est pas le premier court-métrage de l'Ecole de cinéma Steve Tisch sélectionné pour participer à la compétition officielle du festival de New York. En 2011 en effet, le film "Eva" de Dor Fadlon, également étudiant de l'Ecole, y a obtenu une mention honorable. En 2012 "points de suture", un film d'Adia Emery Or, a remporté le prix du meilleur court métrage qui lui a été décerné par l'actrice Susan Sarandon et en 2016, "Operator", film de l'étudiant Ben Hakim a également été sélectionné pour le concours.

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