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Camus dans le débat public israélien : journée d’hommage à l’Université de Tel-Aviv

En quoi Camus est-il pertinent dans le débat public israélien ? Telle est la question soulevée par la séance d’hommage à Albert Camus organisée le mardi 12 novembre 2013 par la Faculté de Droit de l’Université de Tel-Aviv, en collaboration avec le Prof. Denis Charbit de l’Université ouverte, à l’occasion du 100ième anniversaire de sa naissance.

Si le pan méditerranéen de la pensée de Camus a été évoqué à plusieurs reprises, c’est surtout l’importance de ses positions pour un monde bouleversé par les guerres et la violence qui a été mise en valeur. Ilana Hammerman, la traductrice de Camus en hébreu, a rappelé son engagement politique et son courage qui devraient, selon elle, servir aujourd’hui de modèle. Denis Charbit a commenté sa réponse «  Entre la justice et ma mère, je choisis ma mère », pour souligner que Camus a condamné le terrorisme du FLN contre les civils, quelle que soit par ailleurs la justice de sa cause, et qu’il a prévu le sort de victimes des pieds-noirs voués à l’exil, pour lesquels il a rassemblé ses articles sur la guerre d'Algérie dans Actuelles 3 et écrit son roman posthume Le Premier homme. Celui-ci peut être entendu comme un véritable requiem destine a accompagner l'agonie d'une Algérie moribonde et la mort en couches d'une Algérie nouvelle, fraternelle et solidaire qu'il appelait de ses voeux.

Benjamin storaMeddebLes invités d'honneur de cette journée, venus de France a cette occasion, Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora ont souligné, chacun dans son registre, ce qu'ils doivent a Camus. Le philosophe de l'Islam éclairé a rendu hommage a l'exigence morale et esthétique qui parcourt l'oeuvre romanesque tandis que l'historien Stora a rappelé que Camus fut politiquement proche de la gauche libertaire et trotskyste, farouchement opposé a la peine de mort, réclamant discrètement la grâce présidentielle pour ceux dont il désapprouvait les idées et les actes.

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