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Remise des bourses des Amis français de l'Université de Tel-Aviv 2016 : "Aider les étudiants pour construire l'Etat d'Israël"

Les bourses des Amis français de l'Université de Tel-Aviv ont été remises le 20 mai dernier dans la salle Claudia Birène de la Faculté de Droit, au cours d'une émouvante cérémonie dans le cadre du Conseil des Gouverneurs, en présence du Président de l'Association, le Prof. François Heilbronn, d'Annie Lévy, responsable de l'attribution des bourses auprès du Doyen des Etudiants et de la délégation des Amis français. La cérémonie a été précédée par une intervention de Frédéric Encel, maître de conférences à Sciences Po Paris et l'ENA, lauréat du Grand Prix de la Société de Géographie pour l'année 2015.

GroupeFrançois Heilbronn remercie les donateurs de leur générosité, sans laquelle les étudiants ne pourraient bien des fois pas terminer leurs études. Cette année 70 millions de dollars ont été rassemblés par les 20 associations d'Amis de l'Université dans le monde, soit 20% de son budget. L'Association des Amis américains à elle seule a collecté 25 millions de dollars; l'Association des Amis français arrive en deuxième place avec 8 millions de dons à l'UTA, en particulier grâce à la donation de la regrettée Claire Maratier, qui a légué l'an dernier un tiers de sa fortune à l'Université.

"Israël a développé sa puissance sur l'intelligence de ses étudiants"

"On n'épargne pas grand-chose aux étudiants israéliens" a relevé le Prof. Frédéric Encel. "Ils sont soumis à une pression sociale, économique, sécuritaire et militaire, car bien souvent ils sont en âge de se porter au front. Le minimum que nous puissions faire est de les aider, car les études sont chères. Israël a développé sa puissance sur l'intelligence de ses étudiants. En les aidant vous contribuez à construire l'Etat d'Israël, qui est un peu l'assurance-vie du peuple juif".

Les bourses ont ensuite été remises individuellement par chaque donateur aux étudiants bénéficiaires. Un certificat a été remis à chacun des donateurs en remerciement de sa "grande générosité qui donne aux étudiants l'opportunité d'acquérir une éducation supérieure, d'accéder au savoir et d'être davantage à même de réussir leur vie professionnelle".

AvivaFelberYonathan HefetzLa bourse Aviva Felber a été remise à Yonathan Hefetz de l'Ecole de Musique. Le Prof. François Heilbronn remercie Aviva Felber pour sa contribution à l'Ecole de Musique de l'UTA, qui a permis notamment la réalisation d'un partenariat avec l'orchestre de chambre de Paris pour l'accomplissement d'un projet de sensibilisation à la musique classique dans les écoles élémentaires à Tel-Aviv et dans la région d'Emek Israël.

MadarLa bourse Jean, Catherine, Julia et Teshale Madar a été remise  à Aviel Elyahu, 20 ans, né en Israël de parents immigrés d'Ethiopie, qui combine son service militaire avec ses études d'ingénierie bio-médicale à l'Université. C'est la 5e bourse au nom de Teshale Madar, enfant adopté par la famille Madar. Le Fond de bourses Victor Teshale Madar pour les étudiants d'origine éthiopienne  a été lancé il y a une dizaine d'années par la famille Madar. Aujourd'hui plus de 130 étudiants éthiopiens étudient à l'Université de Tel-Aviv.

Adva levyOdileRivkaOdile Cohen a remis une bourse à Rivka Traïber, étudiante de Natanya en première année de théâtre à la mémoire de Jacqueline et Raoul Madar, parents de Jean Madar, décédés, la première l'an dernier, le second il y a un mois "militants sionistes enthousiastes qui ont transmis leur amour des autres et leur générosité".

"Grâce à vous j'y travaille 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7"

Elle a ensuite remis une bourse au nom de son mari Michel Cohen à Adva Lévi, étudiante en deuxième année de théâtre. Le Département de Théâtre de l'Université de Tel-Aviv est considéré comme le meilleur du pays.

WoolfWoolf Marmot (96 ans), a décerné une bourse à Adva Segal, en deuxième année de doctorat en psychologie sur l'aide d'urgence après les troubles de stress post-traumatiques (TSPT) suite aux attaques terroristes ou aux accidents. "Grâce à vous j'y travaille 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7" a-t-elle déclaré. Le Prof. François Heilbronn a remercié Woolf Marmot pour ses 25 ans de soutien indéfectible à l'Ecole de psychologie de l'UTA.

BarelMonique et Sylvain Barel ont remis leur bourse à Caterina Scaccia, étudiante d'origine italienne qui vient de commencer un doctorat en français en analyse du discours sur l'humour, sous la direction du Prof. Ruth Amossy. Le Prof. Heilbronn a remercié Monique, fille d'Hugo Ramniceanu, ancien président de l'Association des Amis français de l'UTA, pour sa générosité et sa fidélité. "Cette bourse me permettra de continuer mon travail avec Ruth Amossy dans un groupe de recherche exceptionnel, ADARR", a dit Caterina.

ColetteHadarColette Kerber remet la bourse à la mémoire de son fils Fabian Cyril Boisson à Hadar Ben Yaacov, en première année de sciences politiques.

DemozeLyne Gelrubin décerne pour son frère Dominique Romano la bourse Federe Akloum à Demoze Abro, 26 ans, du Département d'assistance sociale. Fédéré Akloum fut le premier juif éthiopien arrivé en Israël grâce à Mossad pendant l'opération Moïse.

AriqneIrina"Les personnes comme vous changent notre vie et la rendent meilleure"

Ariane Bois-Heilbronn remet sa bourse destinée aux mères célibataires à Irina Cohen, mère d'un enfant à besoins spéciaux de onze ans, étudiante en  infirmerie.

Francois tal2Le Prof. François Heilbronn remet une première bourse à Tal Yagzao, 19 ans, étudiant en droit. Tal remercie les Amis français au nom de tous les étudiants du programme ADMAS, programme d'aide aux étudiants éthiopiens de l'Université qu'ils financent: "Les personnes comme vous changent notre vie et la rendent meilleure" a-t-il déclaré.

francois nicolasFrançois Heilbronn a remis une deuxième bourse à Nicolas Francos, 28 ans, originaire du Chili et sans famille en Israël, actuellement formé pour être intégré au corps des infirmiers de l'armée. 1200 des 30000 étudiants de l'Université combinent leurs études avec l'armée. Les autres sont réservistes appelés à être mobilisés en cas de conflit armé, comme ce fut le cas en 2014 lors de l'opération Bordure protectrice. Les Amis français ont prévu un programme de bourses pour aider leur financement.

beatrice saritBéatrice Bellahem remet sa bourse à Sarit Wagman, 23 ans, étudiante en théâtre et cinéma.

StellaEldar RivkaLe Prof. Ruth-Stella Amossy et son fils Yossi remettent les deux bourses Régina Brenes, leur mère et grand-mère à la mémoire de Léopold Brenes, père de Stella  à deux étudiants de gestion, Eldar Adjami et Rivka Yacobovitch. François Heilbronn la remercie particulièrement pour ses 25 années de soutien indéfectible à l'AFAUTA,  ses efforts pour faire perdurer le Département de français et maintenir la culture française à l'Université de Tel-Aviv et en Israël et son énergie pour surmonter les obstacles et faire aboutir tous les projets qu'elle entreprend. La bourse Léopold Brener est remise alternativement d'une année sur l'autre à un étudiant éthiopien ou un étudiant de gestion. Eldar Adjami est étudiant de MBA section finance, et habite un petit kibboutz près de Gaza. Rivka Yacobovitch, également étudiante en MBA financier, dit être originaire d'un milieu religieux strict. "Merci aux personnes qui s'inquiètent de notre succès" a-t-elle ajouté.

Stemmer"Grâce à vous ilis peuvent travailler moins et étudier plus"

Armand et Ronit Stemmer ont remis leur bourse à Michal Zena, étudiante en droit. Le certificat a été reçu par la coordinatrice du programme  ADMAS au nom de Michal.

AmiachAndré Amiach, gouverneur de l'Université et Michelle Amiach ont remis la leur à Yariv Shimon, 38 ans, en 4e année d'étude à l'Ecole dentaire, marié à une étudiante de 2e année, et père d'un bébé de deux ans. François Heilbronn remercie André Amiach "pour ses 30 années de soutien et d'activité en faveur de l'Ecole dentaire qui existe aujourd'hui grâce à lui".

JqbesGinette Princ  a attribué une bourse en histoire de l'art à Hemda Kislev, remise au cours d'une cérémonie dans le cadre du Département d'histoire de l'art. François Heilbronn la remercie pour son aide au Département.

Thierry et Claire Jabès ont remis une bourse  à la mémoire de Moise Jabès à Shahar Gold, étudiant en 2e année de chimie.

aimPhilippe et Jessie Aim ont attribué une bourse à la mémoire d'Edmond et Judith Blum à Maya Messer, étudiante en mathématiques, philosophie et économie.

JennyferAlain et Elisabeth Krzentowsky ont remis une bourse à Jennyfer Pastor qui fait un MA en neurobiologie sur l'utilisation des cellules souches pour le traitement des maladies neurodégénératives.

TimsitLa bourse de Simon Timsit a été remise par Frédéric Encel à Emmanuel Cohen, qui réalise un mémoire de MA  sur l'antisémitisme et islamophobie dans les talk-show sur les média français au Département de communication, sous la direction du Prof. Jérôme Bourdon.

Jacaues et LyneJacques Birène et Lyne Gelrubin ont remis une bourse à Katerina Stoldine, étudiante au Département de Cinéma et télévision.

David Ermacora remet une bourse à Rose, étudiante en deuxième année de biologie.

RoseLa Bourse Ramniceanu a été remise plus tard par Monique et Sylvain Barel dans le cadre de la cérémonie de remise du Prix  Ramniceanu, à Anna Lerman, étudiante du Département d'économie.

La responsable de l'attribution des bourses auprès du Doyen des Etudiants, Annie Lévy, remercie de tout cœur l'AFAUTA, soulignant que sur 3000 étudiants demandeurs de bourses 1200 seulement sont accordées, dont 200 par les amis français: "car il y a encore des milliers d'étudiants qui ont besoin de bourses. Grâce à vous ils peuvent travailler moins et étudier plus".

 

Photos: Michal Roche Ben Ami

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Un producteur de cinéma, un ancien grand Rabbin et une scientifique éthiopienne parmi les Docteurs honoris causa de l'Université de Tel-Aviv pour 2016

Le Rabbin Jonathan Sacks, ancien Grand Rabbin du Royaume Uni, le producteur américain Steve Tisch, l'artiste israélienne Michal Rovner, la scientifique éthiopienne Segenet Kelemu et l'entrepreneur et philantrope Boaz Dotan ont reçu le titre de Docteur honoris causa de l'Université de Tel-Aviv pour l'année 2016, lors d'une impressionnante cérémonie qui s'est déroulée le 19 mai dans l'auditorium Smolarz, en présence du président de l'Université, le Prof. Joseph Klafter, du président du Conseil des Gouverneurs, le Prof. Jacob Frenkel, du recteur, le Prof. Yaron Oz, ainsi que des doyens de toutes les Facultés. Au cours de la cérémonie, le titre de membre d'honneur de l'Université a été attribué au Dr. Boris Mintz, et la médaille Georges Wize, premier président de l'Université, à Mortimer Zuckerman.

13235271 1177190565667031 1692611889672853040 oLe Rabbin Lord Jonathan Sacks a été Grand Rabbin des Communautés hébraïques unies du Commonwealth britannique entre les années 1991 et 2013. Son statut proéminent de penseur et de philosophe de même que ses efforts pour favoriser le dialogue inter-religieux lui ont valu d'être sacré Chevalier par la Reine d'Angleterre en 2005 et l'obtention d'une pairie à vie en 2009. Auteur de 25 ouvrages, il a revivifié la communauté juive de Grande-Bretagne et œuvré à la sensibilisation au judaïsme dans le monde entier. Il a le titre de Global Distinguished Professor de pensée juive à l'Université de New York, et enseigne le droit, l'éthique et l'histoire juive au King's College de Londres.

464Promouvoir l'amitié et le respect mutuel entre les religions

Le titre de Docteur honoris causa de l'Université de Tel-Aviv lui a été conféré pour son statut de leader religieux, philosophe, écrivain et penseur mondialement reconnu, son engagement inébranlable à promouvoir l'amitié et le respect mutuel entre les religions, sa capacité à transmettre le patrimoine, l'histoire et les valeurs du judaïsme et sa foi et son soutien indéfectibles pour l'État d'Israël et le peuple juif.

RovnerMichal Rovner est une artiste multimédia israélienne à la réputation mondiale. Ses œuvres, qui ont été exposées entre autre, au Musée du Louvre et à celui du Jeu de Paume à Paris combinent des éléments de vidéo, de sculpture, d'illustration, de photographie, de son et d'architecture ainsi que l'utilisation des médias numériques. Diplômée en art de Bezalel, en philosophie et en cinéma de l'Université de Tel Aviv, elle est l'un des fondateurs de l'école Camera Obscura. Elle a créé en 2006 une série de constructions monumentales dont les pierres provenaient de maisons israéliennes et palestiniennes détruites, et en 2013, l'exposition, «Traces de vie» au Musée d'Auschwitz-Birkenau commémorant les 1,5 million d'enfants juifs assassinés pendant l'Holocauste.

Le titre lui a été conféré pour son influence culturelle profonde et sa réussite remarquable en tant qu'artiste israélienne, l'abondance de ses œuvres d'avant-garde originales, qui lui ont valu une reconnaissance internationale et ont été exposés sur les sites les plus prestigieux du monde entier; son audace dans la combinaison de divers médias et conceptions philosophiques aboutissant à une œuvre artistique inspirante et stimulante et ses relations étroites avec la communauté universitaire israélienne dans le domaine de l'art.

Oscar et Super Bowl

Steve Tisch est un homme d'affaires et un producteur américain mondialement connu, ainsi que le président, vice-président exécutif et copropriétaire de l'équipe de football new-yorkaise Giants. C'est la seule personne dans le monde à avoir remporté à la fois un Oscar, pour son célèbre film Forrest Gump, et le Super Bowl. Il siège au conseil d'administration du Musée d'art de Los Angeles et à celui du Centre de recherche sur le cancer du cerveau de l'Université Duke. Il est le sponsor du centre sportif de l'Université Tufts et du programme Brainsport de l'Université de Californie (UCLA), premier programme au monde de diagnostic et de traitement des jeunes souffrant de lésions cérébrales.

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Le titre lui a été décerné pour ses réalisations extraordinaires comme producteur de films, homme d'affaires et figure de premier plan dans le monde du sport, sa carrière fertile de 40 ans dans l'industrie du cinéma, à l'origine des films parmi les plus originaux et aimés de notre temps, ses nombreuses activités philanthropiques dans les domaines de la recherche médicale, des arts, du spectacle, de la culture et des sports; et son partenariat avec l'Université de Tel-Aviv, comme sponsor de l'École de cinéma et de télévision qui porte son nom.

Née en Ethiopie, le Dr. Segenet Kelemu est spécialiste de pathologie moléculaire des plantes, directrice générale du Centre pour l'écologie et la physiologie des insectes au Kenya et du Centre des sciences de la vie d'Afrique orientale et centrale. Son travail à la fois sur le terrain et dans des laboratoires internationaux lui a valu des récompenses telles que le Prix L'Oréal-UNESCO pour les  femmes dans la science en 2014. Elle a été choisie comme l'une des 100 femmes les plus influentes d'Afrique par le magazine Forbes Afrique. Le Dr. Kelemu a fait son post-doctorat à l'Université Cornell en 1992 est aujourd'hui membre du comité scientifique international du programme pour la sécurité alimentaire du Centre Mana pour les plantes de l'Université de Tel-Aviv.

Développement agricole et sécurité alimentaire en Afrique

Le titre lui a été décerné pour son travail remarquable comme scientifique, leader, professeur et mentor dans le domaine de la pathologie végétale moléculaire; sa vision et son travail en faveur de solutions innovantes et écologiques pour la croissance des cultures vivrières; son engagement pour le développement agricole de l'Afrique, et pour ses liens étroits, fructueux et précieux avec le programme pour la sécurité alimentaire du Centre Mana de l'Université.

DotanBoaz Dotan est né dans un kibboutz en Israël. Diplômé de l'Université de Tel-Aviv en mathématiques, il fut l'un et l'un des premiers informaticiens du pays. Dans les années quatre-vingt, il créé Amdocs, la première société de logiciels israélienne exportant ses produits à grande échelle vers les marchés internationaux, qu'il a dirigé pendant plus d'une décennie et emploie aujourd'hui environ 25 000 personnes. Il a par ailleurs fait don de sommes importantes au système de santé israélien et consacre à présent une bonne partie de son activité au troisième secteur.

Le titre lui a été conféré pour ses nombreuses réalisations comme leader israélien du monde de l'entreprise, sa participation à de nombreuses initiatives technologiques qui renforcent le statut d'Israël comme centre d'innovation mondial, son action au service de la jeunesse en Israël, et son soutien sans faille, en collaboration avec sa femme, Varda, à la médecine et la recherche sur le cancer, qui s'est manifesté récemment par la création d'un centre de recherche en hémato-oncologie à l'Université de Tel-Aviv.

Innovation, lutte contre le cancer et défis stratégiques

Le titre de membre d'honneur de l'Université de Tel-Aviv a été conféré au Dr. Boris Mintz. Le Dr. Mintz est le fondateur et président du Groupe 01, holding privé dans le domaine de l'immobilier, l'industrie et la finance. Titulaire d'un doctorat en sciences de l'ingénierie, il a servi une dizaine d'années dans plusieurs postes au sein du gouvernement russe. Il a par ailleurs occupé les fonctions de Président du Conseil de la Conférence des Rabbins européens, et de membre du Conseil d'administration de l'Union des industriels et des entrepreneurs russes. Il a récemment fait don d'une collection personnelle unique d'art moderne au nouveau musée d'impressionnisme russe de Moscou.

MintzLe titre lui a été décerné pour ses réalisations exceptionnelles dans les domaines universitaires, des affaires et de la philanthropie; pour son leadership dans le milieu juif et non-juif en Russie et dans les pays européens; son esprit d'humanité incarné dans son soutien à une variété d'organismes juifs, et en faveur du bien-être des enfants en Russie et en Israël; son amitié avec Israël; et sa vision qui a conduit à la fondation de l'Institut Boris Mintz de l'Université de Tel-Aviv pour les solutions stratégiques aux défis mondiaux, qui regroupera les forces créatrices du pays dans le but de créer un changement positif dans le monde.

Coopération scientifique Israël-Etats-Unis

Enfin, la médaille George Wise a été décernée à Mortimer B. Zuckerman, président et rédacteur en chef du magazine américain US News & World Report, président et éditeur du quotidien New York Daily News, co-fondateur et président de la société immobilière Boston Properties Incorporated, administrateur du Centre Sloan-Kettering de recherche sur le cancer, vice-président et trésorier de l'Institut international pour la paix, et membre de divers comités et organismes dont la Commission de gestion du capital de la Bank of America, l'Institut de Washington pour les études sur le Moyen-Orient et l'École d'études supérieures de journalisme de l'Université de la ville de New York. Il a également servi comme président de la Conférence des présidents des principales organisations juives des États-Unis, et président de la Ligue d'Amitié America-Israel. Il est titulaire d'un MBA de la Wharton School et d'une maîtrise en droit de l'Université Harvard.

ZuckemanLa médaille lui a été décernée pour son rôle de chef de file dans le monde des affaires et dans le domaine de l'immobilier et des médias, son profil de self-made-man, ses articles influents sur les questions morales auxquelles sont confrontés les États-Unis, Israël et la communauté internationale, son œuvre philanthropique étendue dans des domaines allant du bien-être de l'enfant à la recherche médicale avancée, y compris le programme Zuckerman pour le renforcement de la coopération scientifique entre les États-Unis et Israël, et pour son engagement, son dévouement et sa loyauté indéfectibles envers Israël.

Les interludes musicaux de cette soirée exceptionnelle ont été assurés par les élèves de l'Ecole de musique Buchmann-Metha de l'Université de Tel-Aviv, la chanteuse Mika Sade et le violoniste de renommée internationale Sanya Kroitor.

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Photos: Israel Bardugo/Israel Hadari.

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Le Président Rivlin reçoit une délégation de 240 représentants de l'Université de Tel-Aviv dans sa résidence privée

Une délégation de 240 représentants et Gouverneurs de l'Université de Tel-Aviv a été reçue à la résidence privée du Président de l'Etat d'Israël, Reuven Rivlin, à Jérusalem, le lundi 22 mai, à l'occasion du 60e anniversaire de l'Université.

RivlinKlafterfrenkel"L'éducation ne concerne pas seulement l'apprentissage et l'enseignement"  a déclaré le Président Rivlin "C'est un mode de vie qui pousse l'ensemble du pays vers l' avant. "C'est le cœur battant d'un Etat moderne".

Selon lui, les universités israéliennes ont un rôle fondamental dans le débat critique en Israël. Elles sont «un lieu où se font entendre le soutien et la critique de la politique israélienne. Elles sont la preuve que la critique de la politique ou des différentes politiques fait partie du sionisme au même titre que le soutien à Israël. Aussi, à ceux qui  veulent boycotter les étudiants, les professeurs et les universités israéliens, nous disons très clairement: nous ne permettrons pas à la haine de faire taire le débat. Le boycott universitaire est une menace majeure non seulement pour Israël, mais aussi pour l'ensemble du monde scientifique, et nous devons le combattre et le stopper ".

Ont également pris la parole lors de la cérémonie le Président du Conseil des gouverneurs de l'Université de Tel-Aviv, le Prof. Jacob Frenkel, le président de l'Université, le Prof. Joseph Klafter, le président de l'Association des Amis français de l'Université, le Prof. François Heilbronn et la représentante italienne du Conseil des Gouverneurs, Mme Selina Goren Komeran.

La partie musicale était assurée par Jonathan Leibowitz et Tomer Sharon, lauréats de la compétition 2016 de l'Ecole de musique Buchmann-Mehta de l'Université de Tel-Aviv.

 

Sur la photo du haut, de gauche à droite: le Prof. Jacob Frenkel, président du Conseil des Gouverneurs de l'Université de Tel-Aviv, Reuven Rubi Rivlin, Président de l'Etat d'Israel et le Prof. Jacob Frenkel, président de l'Université.

Sur la photo du bas, de gauche à droite: Lady Shirley Porter, Reuven Rubi Rivlin, Président de l'Etat d'Israel, Richard Sincere, ancien président des Amis américains de l'UTA, le Prof. Jacob Frenkel, président du Conseil des Gouverneurs, le Prof. Joseph Klafter, président de l'Université, Adolfo Smolarz, Guillermo Strauss, le recteur de l'UTA, le Prof. Yaron Oz, et le président des Amis français de l'Université, le Prof. Francois Heilbronn (Crédit: Moshik Brin) 

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Remise du Prix d'architecture Michel Gelrubin 2016 à l'Université de Tel-Aviv

Le Prix d'architecture Michel Gelrubin pour 2016 a été décerné comme chaque année par son fils Samuel aux étudiants les plus talentueux du Département d'architecture de l'Université de Tel-Aviv, dans le cadre des cérémonies du Conseil des Gouverneurs, en présence du Prof. François Heilbronn, président des Amis français de l'Université, du Dr. Eran Neuman, directeur du Département d'architecture, des membres de la famille Gelrubin et de l'architecte parisien Philippe Maidenberg. Le défi de cette année, "Design for a designer", portait sur la conception d'une boutique de mode.

A01A4775Le Dr. Eran Neuman a remercié la famille Gelrubin-Birène-Benitah qui aide le Département d'architecture de l'Université de Tel-Aviv depuis quatre générations, relevant que ce Prix, qui permet de faire concourir les étudiants, est également une forme de financement du Département. Cette année, 4 groupes d'étudiants, soit 80 en tout, ont pu participer à la compétition, sous la direction de quatre professeurs.

L'aide financière au Département a également permis l'achat d'une machine de découpe au laser 3D, don de la famille Maidenberg en mémoire de Paul Maidenberg, père de l'architecte décédé il y a deux mois. La machine, qui facilite le travail créatif des étudiants en leur permettant de tester différentes formes, a été inaugurée à la fin de la cérémonie par Philippe Maidenberg et sa mère Violette.

Cette année 44 étudiants ont également pu participer à des voyages d'études à Montréal et à Venise.

A01A4685L'étudiante Nadya Raiter présente le voyage à Montréal réalisé en novembre 2015 qui a notamment inclue un atelier d'architecture digitale centré sur le style brutaliste à l'Ecole d'architecture de l'Université Mc Gill. Les étudiants ont de même pu découvrir la ville sur le plan architectural, en autre visiter le site de la fameuse Expo 67 de Montréal, l'ensemble architectural Habitat 67 et la ville souterraine. Au cours de ce voyage ils ont réalisés des films vidéo, dont l'un d'entre eux a été visionné durant la cérémonie, présentant leur vision de l'architecture brutaliste entrevue dans la ville.

Un second groupe d'étudiants s'est récemment rendu à Venise pour effectuer un voyage ayant pour thème la combinaison de l’ancien et du nouveau dans la restauration architecturale. A travers la visite des différentes places et monuments de la ville, ils ont pu appréhender le style de restauration italienne qui s'efforce de rendre aux édifices leur caractère d'origine, en prêtant attention aux détails, à la préservation de l'atmosphère etc.

Le projet "Design for a Designer" consistait pour les étudiants à concevoir le design d'une boutique de mode, après avoir rencontré les stylistes, pour s'inspirer de l'esprit de leur collection dans la réalisation de leur travail.

A01A4725Le 3e Prix a été remis à deux projets. Le premier, "Kid me not" de Ronen Porat et Dan Horowicz, dirigés par Amit Mandelkern, était consacré au design d'une boutique de vêtements pour enfants. Les étudiants se sont inspirés des esquisses et des tissus du styliste, qui base sa collection sur des histoires pour enfants et crée des vêtements aux couleurs douces, et ont imaginé un magasin sur deux étages dans lesquels les enfants peuvent découvrir différents "mondes".

La 3e place ex-aequo a été obtenue par Daniel Simantov et Dina Epstein, sous la direction de Guy Re Moor, pour leur projet "Cutting Edge".

La seconde place a été attribuée à Eedo Zigelboim , Aviv Amiel et Esther Carmon qui ont choisi de présenter un projet de boutique pour la styliste Rimma Romano, inspiré de sa ligne minimaliste, des contrastes blanc/noir, jouant sur divers niveaux de transparence et estompant les frontières entre intérieur et extérieur.

Le 1er prix est revenu à Nadya Raiter et Shaked Tamir sous la direction d'Ester Ramon pour la conception d'un atelier de robes de mariées pour le styliste Ran Zuriel, inspiré de sa conception proche de la nature, et de son exigence d'intimité avec le client auquel il accorde une place importante dans le processus de création. Les étudiants ont tenté de combiner éléments naturels et industriels, manipulant le bois pour le "tisser" avec des fils de métal, et utilisant le terrazo, matériau constitué de fragments de pierre naturelle agglomérés à du ciment.

"C'est un grand honneur pour moi d'être ici pour la 3e année. Je suis sûr que mon père serait très fier de nous tous" a conclu Samuel Gelrubin.

Le prix Gelrubin 2015 avait été attribué pour la conception d'un loft, et celui de 2014 pour le design d'un hôtel parisien.

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Honorer les héros juifs – "Les Combattants juifs de la Seconde guerre mondiale" à l'Université de Tel-Aviv

Beau succès pour le colloque sur les combattants juifs de la Seconde guerre mondiale, qui s'est déroulé à l'Université de Tel-Aviv le jeudi 19 mai, dans le cadre des évènements du Conseil des gouverneurs. Organisé par le Centre Goren-Goldstein de recherche sur la Diaspora, les Associations des Amis français et des Amis francophones de l'Université et le groupe de recherche ADARR, en collaboration avec l'Institut français en Israël, il a rendu hommage au million et demi de soldats juifs qui ont combattu contre les nazis dans les armées alliées, aspect de la seconde guerre mondiale jusque-là quasi-inconnu. Mêlant conférences, litérature et témoignages, il a été dédié au sous-lieutenant Hadar Goldin, tombé au combat pendant la guerre de Gaza en aout 2014 à l'âge de 23 ans, dont le père, le Dr. Simha Goldin, directeur du Centre Goren-Goldstein, est lui-même le fils d’un soldat juif ayant servi dans l’armée polonaise.

A01A3294"Partout et toujours les Juifs ont combattu contre les nazis. Mais cette vérité n'est que partiellement connue" a souligné le Prof. François Heilbronn, président de l'Association des Amis français de l'Université de Tel-Aviv, en ouverture du colloque. Remerciant le Dr. Goldin pour avoir initié ce projet de recherche essentiel, il rappelle que les Juifs de toutes nationalités se sont battus sous l'uniforme de leurs armées respectives sur tous les fronts, entre autre  plus de 70 000 dans l'armée française, dont 10 000 prisonniers dans les camps allemands, et 35 000 dans l'armée britannique (sur les 300 000 qui composaient la communauté juive anglaise en 1939). Les Juifs se sont soulevés dans les camps de la mort (à Treblinka, Sobibor etc.) et ont été nombreux dans les mouvements de la Résistance.

Le Prof. Ruth Amossy, coordinatrice du groupe de recherche ADARR a pour sa part  remercié la famille Heilbronn dont la générosité a permis de financer une première recherche sur les prisonniers juifs dans l'armée française.

Un projet historique important en Israël

Avant de présenter le projet du Centre, le Dr. Goldin a tout d'abord rappelé que le corps de son fils Hadar, est toujours détenu par le Hamas, de même que celui du sergent-chef Oron Shaul et que les familles font tous les efforts possibles pour les faire rapatrier.

Le projet du Centre Goren-Goldstein a pris forme après un premier colloque international fin 2014, à la suite duquel le Centre a reçu de nombreux fonds d'archives. Son but est de rassembler, préserver et étudier les lettres et autres documents d’origine personnelle retrouvés dans les archives familiales de ceux qui ont participé à la guerre et de leurs descendants, et de les organiser en une base de données accessible aux étudiants et au grand public. Selon le Dr. Goldin, il s'agit d'un projet historique important en Israël, où l'on connait généralement l'histoire de la Shoah et des révoltes des ghettos, mais pas cet aspect de la lutte des soldats juifs au front.

A01A3364Le Dr. Leonid Smilovitsky a ensuite présenté la collection d'archives des correspondances de la Seconde guerre mondiale du Centre, en particulier celle provenant des soldats de l'Armée rouge. Pendant les 4 années de guerre (1941-1945), entre 490 000 et 520 000 Juifs soviétiques se sont portés volontaires, ou ont été mobilisés dans l’Armée rouge. Pas moins de 200 000 sont tombés en servant sur le front, dans le détachement des partisans, et en captivité. Selon le Dr. Smilovitsky, cette mission d'archivage est urgente, car "sous nos yeux, la dernière génération des témoins et participants à la guerre est en train de disparaître, et plus personne ne sera en mesure de commenter les documents". La collection comprend en tout quelques 5 000 éléments, notamment des centaines de lettres récoltées auprès des familles, représentant une correspondance presque quotidienne entre le front et l’arrière, qui donne une idées des expériences émotionnelles, des sentiments, projets, espoir et de la vie quotidienne des deux côtés, y compris les réactions aux nouvelles venues du front, des récit sur le travail et la vie de tous les jours etc. Une des questions qui émerge est celle de l'auto-identification des Juifs. "Un Juif pendant la guerre éprouvait des sentiments différents de ceux d'un non-Juif. Il devait prouver sans cesse son «utilité» comme patriote et combattant intrépide. Si un Juif faisait preuve de lâcheté, de malhonnêteté, de mauvaise conduite, ou volait, ses défauts étaient immédiatement attribués à tous ses coreligionnaires. Privés de tradition, détachés de la religion, ne connaissant pas le Yiddish (ou y ayant consciemment renoncé), nombreux se considéraient sincèrement comme une partie du peuple soviétique. Cependant leur environnement et l'Etat lui-même continuaient de les considérer comme des Juifs. L'antisémitisme étatique croissant en URSS, soutenu par un antisémitisme intérieur (à l'arrière comme au front), a rendu la population juive soviétique largement vulnérable, sinon sans défense".

"Etre un soldat juif britannique en Palestine n'étati pas agréable"

Selon le Dr. Smilovitsky, malgré la censure (chaque lettre portait le tampon "Vu. Censure militaire n° .... "), ces documents constituent également une source d'information sur la Shoah: "Les lettres contiennent des renseignements sur les crimes nazis, les meurtres de civils et la destruction massive des Juifs, qui apparaissent aussi bien dans celles en provenance du profond arrière-pays soviétique (Oural, Sibérie, Asie centrale, Extrême-Orient), que dans celles des soldats de l'armée combattante qui décrivaient ce qu'ils voyaient. On peut trouver de nombreux détails dans les lettres des anciens prisonniers des ghettos qui ont survécu et ont été mobilisés dans l'Armée rouge, ou l'on rejoint volontairement. Les Juifs soviétiques écrivaient à leurs parents et amis à l'étranger à propos de la tragédie qu'ils vivaient. Les nouvelles tragiques sur le sort des Juifs restés en territoires occupés (qui ne pouvaient pas, ne réussirent pas, ou ne voulurent pas quitter leur terre natale) étaient partagées par leurs voisins non-juifs etc.

A01A3434La session suivante fut consacrée aux témoignages. Le Prof. Ruth Amossy présente l'ouvrage de Georges Brandstatter, Les Combattants juifs dans les armées de la Libération[1], somme de 50 témoignages classés et commentés de combattants engagés dans la lutte contre les nazis, en présence de l'auteur. Georges Brandstatter a été caché pendant la guerre dans une famille chrétienne dans le village d'Andoins, où il fut enfant de chœur dans la chorale de l'Eglise du village. Vers l’âge de 12 ans, il découvre les récits que se racontent les rescapés de la Shoah, puis décide de recueillir leurs témoignages. On lui doit un premier recueil de témoignages sur la Résistance juive en Europe.

Woolf Marmot, combattant juif dans l'armée britannique durant la Seconde guerre mondiale, parmi les 4% de Juifs encore en vie ayant combattu dans les armées alliées, fit ensuite une intervention colorée et teintée d'humour. Né à Londres de parents originaires d'Ukraine, il fut enrôlé dans le contingent britannique et fit partie de la première vague des soldats qui débarquèrent à Anzio, en Italie en 1943. Blessé, il est opéré à Naples, où il y participe à un grand Seder de Pessah organisé pour les combattants juifs. Il prend ensuite part à la campagne de Sicile et à la prise de Rome en juin 1944, et assiste au premier service religieux officiel dans la synagogue de Rome libérée. Atteint de la diphtérie, il est soigné dans un hôpital militaire à Florence et termine la guerre dans un camp de convalescence. "Bien que Juif, j'ai rarement ressenti l'antisémitisme pendant mon service" dit-il. Son régiment est alors envoyé en Palestine. "Le fait d'être un soldat juif britannique en Palestine n'était pas agréable ". Dans le cadre de la politique des Livres blancs du mandat britannique, qui visait à restreindre l'immigration juive, on lui demande d'empêcher un bateau de rescapés de l'Holocauste d'accoster et il refuse. Son commandant se contente cependant de demander son transfert. Néanmoins, c'est aussi pendant cette période qu'il rencontre sa femme française Hélène, avec qui il finira par aller vivre définitivement en France: "Nous étions de très heureuses victimes de guerre" conclue-t-il.

A01A3510Les combattants français juifs dans les camps de prisonniers en Allemagne

Le Dr. Galit Hadad du Centre Goldstein-Goren a ensuite présenté l’expérience de captivité des combattants français d’origine juive dans les camps de prisonniers de guerre en Allemagne, à travers l'histoire tragique du Prof. Georges Ascoli, "dont le destin fait ressortir avec acuité, la répercussion de l’Histoire dans l'homme". Né en 1882 à Paris dans une famille juive d’origine italienne assimilée, Ascoli entame des études littéraires à l’ENS et obtient l’agrégation. Mobilisé en 1914, il est blessé trois fois, et décoré de la Légion d’honneur. Après la guerre, il est nommé Président d’une Association d'Anciens combattants et obtient une chaire d’Histoire de la littérature française à la Sorbonne. En 1939, âgé de 53 ans, il endosse à nouveau l’uniforme. Fait prisonnier à la veille de l’armistice, il est interné à Nuremberg. Protégé à l’instar de ses camarades non juifs, par la Convention de Genève, il fonde l’université de captivité dont il est recteur au début, mais, cible de certains prisonniers français, il en est rapidement éjecté. Il forme alors autour de lui un cercle académique rassemblant des anciens normaliens et universitaires. Dénoncé, et suspecté d'être gaulliste, il se retrouve interné dans un baraquement réservée aux juifs.

Libéré en août 1941, à titre d'ancien combattant de la Grande Guerre, il apprend que son deuxième fils est fait prisonnier de guerre, et ne retrouve plus son poste à la Sorbonne puisque son statut de juif lui interdit d’exercer son métier dans l'Éducation Nationale. Invité par le Maire de Sèvres, à l'automne 1943, à titre de Président de l’Association locale des anciens combattants, il est dénoncé, arrêté par la Gestapo et transféré à Drancy avec sa femme, puis déporté à Auschwitz le 10 mars 44. "Le tragique paradoxe du destin d’Ascoli, c’est que sa liberté retrouvée a permis son arrestation. Dès qu’il n’est plus captif, son identité se résume à son origine et il n’échappe plus au destin génocidaire réservé aux juifs de France. L’Histoire des deux guerres mondiales est inscrite dans son parcours et son destin : libéré grâce à son titre d’ancien combattant il est dénoncé lors d'une cérémonie où il est invité au même titre".

A01A3301Douze destins héroïques

François Heilbronn, professeur à Sciences Po Paris, présenté par Sébastien Linden, attaché de coopération scientifique et universitaire auprès de l'ambassade de France, comme "un homme de multiple talents qui se bat en permanence pour les valeurs de la république française et s'exprime chaque fois qu'elles sont menacées", a consacré sa communication à la présentation de douze destins héroïques, six parachutistes juifs de la France libre et six autres d'espions israélites dans les services de renseignements alliés. Il l'a débuté en faisant entendre le chant de la prière des parachutistes, écrit par André Zirnheld, Juif d'origine alsacienne, aspirant du commando des forces spéciales de l'armée britannique (SAS), premier officier parachutiste de la France libre tombé sur le champ de bataille, en 1942 dans le désert de Cyrénaïque. Le texte de la prière a été retrouvé sur lui. Les cinq autres parachutistes étaient le commandant René-Georges Weill, capitaine de la première compagnie d'infanterie de l'armée de l'Air, tombé en captivité et décédé par suicide en mai 1942; Jean-Salomon Simon, commandant du 3e régiment de chasseurs, parachuté en Belgique en avril 45 et mort au combat. Didier Heilbronn, oncle de François Heilbronn, volontaire dans le 1er bataillon parachutiste de choc, blessé à la jambe. Maurice Rheims, membre de l'Académie française, commandant en second du premier groupe de commandos parachutistes en Algérie. Norbert Beyrard (Benchemoul), parachuté au Pays-Bas, fait prisonnier et évadé. Sur 400 parachutistes, près de 100 étaient juifs, dont 15 officiers.

Combattre contre l'effacement de l'identité juive

La deuxième partie de l'intervention était un hommage aux espions et saboteurs juifs des services secrets alliés. Jean Rosenthal, du Bureau central de renseignement et d'action de la France libre (BCRA), héros de La Vallée des rubis de Joseph Kessel; le lieutenant Bernard Bermond (Benjamin Benezra), du Bureau des services stratégiques des Etats-Unis (OSS), le commandant François Klotz, du SPOC américain, torturé à plusieurs reprises et disparu en juillet 44, grand-oncle de François Heilbronn à l'origine de son prénom et de son désir de servir dans le régiment des parachutistes. Jean Worms, agent secret français du SOE britannique, arrêté, torturé et exécuté à Flossenburg en 1945. Philippe Koenigswerther du BCRA, exécuté en Alsace au camp de Stuttoff. Denise Bloch du SOE, parachutée en France en 1942, torturée et abattue par la Gestapo en janvier 1945. Enfin Nahum Ben Shemoul, qui s'enrôla comme volontaire étranger vers la Palestine, et sera à l'origine de la première unité de parachutistes de l'armée israélienne. Le Prof. Heilbronn estime la participation des Juifs de France à plus de 10% de l'ensemble des services secrets alliés, alors qu'ils ne représentaient que 1% de l'ensemble de la population française.

A01A3660Introduisant la conférencière suivante, Yves Wahl, directeur du nouveau programme de Culture française de l'Université de Tel-Aviv, remercie au passage l'AFAUTA pour avoir a permis la réouverture du programme de culture française de l'Université et rappelle que son père, Henri Wahl, était également chef d'un réseau de résistance juive. Le Dr. Françoise Ouzan, du Centre Goldstein-Goren présente l'itinéraire du  résistant Otto (Toto) Giniewski, militant sioniste et dirigeant de l'Armée juive et du Mouvement de la jeunesse sioniste en France (MJS). Né à Vienne en 1920, Otto Giniewski (devenu Eytan Guinat) quitte l'Autriche pour la Belgique en 1935, où il devient militant sioniste actif. Il y poursuit ses études à Bruxelles où il devient président de l'organisation étudiante. Après l'invasion allemande de la Belgique, il est envoyé dans le sud de la France, où il devient l'un des co-fondateurs et des principaux dirigeants de l'Armée juive, organisation derésistance qui permit le passage enEspagnede centaines deJuifs. En parallèle, il poursuit un doctorat en chimie, et son laboratoire à l'Université de Grenoble devient rapidement le quartier général de la fabrication de faux papiers. En juillet 1945 il immigre en Palestine. "L'itinéraire de Toto montre le double combat des membres du mouvement de la jeunesse sioniste, résistants mais aussi combattants contre l'effacement de l'identité juive et pour sa réactivation par l'intermédiaire du sionisme".

A01A3680Le Gardien de nos Frères

Enfin, la dernière session fut consacrée à la romancière Ariane Bois[2], qui présenta son 5e et nouveau roman sur la résistance juive en France, Le gardien de nos frères. Histoire d'un jeune homme, Simon Mandel, de la bourgeoisie juive parisienne, patriote, dreyfusarde, laïque, au père franc-maçon, dont le monde s'est fracassé avec la guerre. La famille est séparée, il prend le maquis et rejoint la résistance juive. Après la guerre il rencontre Lena, une jeune fille d'un milieu de petits commerçants polonais qui a réussi à survivre au Ghetto de Varsovie. Tous deux se vouent à la cause des enfants juifs cachés pendant la guerre. "Dans mon livre, j'ai voulu rendre hommage à ces combattants de l'ombre, et tordre le cou au cliché selon lequel les Juifs ne furent que des victimes. J'ai voulu rappeler les héros, tous ces hommes courageux qui ont aussi préparé les jeunes pour leur alyah vers la Palestine".

Ce très riche après-midi s'est terminée par une dédicace de livres.

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[1]Georges Brandstatter, Combattants juifs dans les armées de Libération (1939-1948), Ed. Ouest-France, 2015.

[2] "Et le jour pour eux sera comme la nuit" (Ramsay, 2009; J'ai Lu, 2010), prix du premier roman de la ville de Dijon, et le Prix de Combs-la-Ville "Le Monde d'Hannah" (Robert Laffont, 2011; J'ai Lu, 2014), "Le monde d'Hannah" (Belfond, 2011) et "Sans oublier" (Belfond, 2014).

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