Slide background
Slide background
Slide background

nov1

A LA UNE

Les dernières nouvelles de l'Université de Tel-Aviv


events

EVENEMENTS

Aucun événement

video

VIDEOS

vid1

semel uni2

SOUTENIR L’UNIVERSITÉ

Soutenez la recherche et les étudiants


Inauguration du Fonds pour le traitement des populations à besoins spéciaux à l'Ecole dentaire de l'Université de Tel-Aviv

Un Fonds pour le traitement des populations à besoins spécifiques a été inauguré à l'Ecole dentaire de l'Université de Tel-Aviv en mai dernier à l'occasion des évènements du Conseil des Gouverneurs de l'Université, en présence du directeur de l'Ecole, le Prof. Erwin Weiss, du Dr. Yves-André Amiach, Gouverneur de l'université et Directeur régional d'Alpha-Omega France, de Marc Haddad, trésorier de l'Association des Amis de l'UTA, et des donateurs. Le Centre de médecine dentaire pour les populations en situation de handicap ou souffrant de phobie dentaire avait été inauguré à l'Ecole il y a deux ans en présence du ministre de la Santé, le rabbin Yaakov Litzman.

Plaque groupeLe Prof. Weiss rappelle que l'Ecole a été fermée pendant près de quinze ans et qu'elle a rouvert et été rénovée à la pointe de l'équipe professionnelle dans le domaine pour le bénéfice de la population israélienne, grâce au soutien de certains Gouverneurs de l'Université, dont le Dr. Amiach, ainsi que de l'association Alpha-Omega : "Il y a vingt ans, 75% des dentistes israéliens avaient fait leurs études en dehors du pays. Aujourd'hui les étudiants étrangers viennent étudier dans notre Ecole", a-t-il déclaré. "Nous devons continuer de développer la recherche pour pouvoir poursuivre dans cette voie. Je remercie tous ceux qui ont su sortir de leur zone de confort pour que l'Ecole puisse parvenir à l'excellence".

Le Dr. Amiach remet des certificats de reconnaissance aux donateurs présents, Sydney Boublil et Elise Corrin et remercie Agnès Goldman, déléguée générale de l'Association des Amis francophones de l'Université de Tel-Aviv de ses efforts pour élargir le cercle des donateurs à l'Association locale. Marc Haddad a remercié à son tour le Dr. Amiach: "qui a littéralement sauvé l'Ecole dentaire".

Le certificat a été remis aux donateurs pour la création du Fonds "qui permet l'accès à des soins dentaires de qualité internationale aux populations les plus vulnérables, fortifiant l'engagement de l'Université de Tel-Aviv envers sa responsabilité sociale et renforçant plus encore le profond engagement des Amis français en faveur du développement continu et de l'essor de l'Université".

"Je suis très heureux de voir cette école bien vivante", a déclaré le Dr. Amiach, qui annonce l'organisation de la visite prochaine de groupes d'étudiants dentistes français, ainsi que l'acquisition dans un avenir proche d'une unité dentaire mobile pour assister les soldats et les populations de la périphérie : "500 000 personnes en Israël ne bénéficient pas encore de soins dentaires. Nous essayons de les aider", a-t-il dit, indiquant également le projet de l'Association d'apporter des soins dentaires aux groupes défavorisés à Paris par le biais de l'Université de Tel-Aviv: "C'est notre façon de participer au 'Tikoun Olam', la 'réparation du monde', en accord avec la conception judaïque de la justice sociale. C'est l'une des règles de notre identité, et cela contribue à renforcer l'image d'Israël dans le monde".

j'aime:

Remise des bourses des Amis de l'Université de Tel-Aviv pour 2019

La remise des bourses des Amis français de l'Université de Tel-Aviv a eu lieu en mai dernier lors du Conseil des Gouverneurs de l'Université. Comme chaque année, les donateurs ont eu l'occasion de rencontrer les étudiants qu'ils soutiennent lors d'une émouvante cérémonie, qui s'est déroulée en présence du Président de l'Association, le Prof. François Heilbronn, de son trésorier Marc Haddad et de nombreux de ses membres. Cette année deux bourses ont également été remises par l'Association locale francophone.

francois woolf marc noami prof psychoA cette occasion, le Prof. Heilbronn a annoncé le départ du Prof. Klafter, Président sortant de l'UTA, remplacé par le Prof. Ariel Porat :"Au cours de son double mandat, le Prof. Klafter a fait passer les fonds levés par l'Université de 40 à plus de 100 millions de dollars", a-t-il déclaré. " De plus, la 'Global Campaign', campagne mondiale de l'université, lancée il y a deux ans, a déjà réussi à lever près de 600 millions de dollars. Par ailleurs, l'UTA est la 4e  université en Europe pour les bourses Jeunes chercheurs accordées par l'ERC. Quant à l'Association française, elle arrive au 5e rang des associations d'amis de l'université, derrière les Etats-Unis, Israël, la Grande-Bretagne et l'Italie. Au cours des cinq dernières années, l'Association française a fourni à l'Université 18,5 millions de dollars".

"Nous vous remercions du fond du coeur"

La cérémonie elle-même comportait l'attribution d'un certificat aux donateurs au nom de l'Université par le Président de l'Association, et la remise de la bourse aux étudiants.

La bourse d'André et Michelle Amiach a été remise par Marc Haddad à une étudiant de l'Ecole dentaire, Ben Lavi.

HarariThérèse et André Harari, qui ont créé un fonds de bourses pour étudiants d'origine éthiopienne, renouvelables jusqu'à la fin de leurs études, ont remis deux bourses à des étudiantes de l'Ecole des Sciences sociales, Wudnesh Wolde Giorgis et Lidor Pikado. "Nous sommes très fiers d'avoir établi ce fonds", a déclaré André Harari. "Nous souhaitons soutenir ces étudiants depuis le moment où ils commencent leurs études jusqu'à l'instant où ils nous quittent". "Ces bourses nous procurent une sécurité et nous permettent de nous consacrer à nos études. Cela ne va pas de soi ", a répondu Wudnesh. "D'autant plus qu'il revient très cher de financer des études en Israël", a ajouté Lidor. "Je ferai de mon mieux pour réussir et en être digne. Nous vous remercions du fond du cœur".

Francois Nitzan

François Heilbronn a remis la bourse de l'acteur Gilles Cohen en mémoire de sa mère Daisy Cohen à l'étudiante du Département de théâtre Nitzan Savgi.

 

Colette Kerber

La bourse de Colette Kerber à la mémoire de son fils Fabian Cyril Boisson a été remise à Claudine Gindi, étudiante de première année en sciences politiques et communication.

  

 

Hommage à Woolf Marmot, 99 ans, doyen de l'Association

francois natan mika

François Heilbronn a remis deux bourses en son nom et au nom de son épouse Ariane, l'une destinée à un étudiant-soldat Natan Ben Zvi, 28 ans, qui est également capitaine de l'équipe de course à pied de l'UTA, et la seconde à Mika Nachaller, étudiante en histoire de l'art. "Grâce à cette bourse, nous pourrons faire un voyage à Paris qui nous permettra de découvrir de nombreux sites artistiques", a déclaré Mika. François Heilbronn précise que chaque année, le Directeur du Département d'histoire de l'art, Sefy Hendler, organise un voyage d'étude à l'étranger pour ses étudiants grâce à l'argent collecté par l'AFAUTA.

 

Stella yaniv efratLe Prof. Ruth Stella Amossy a décerné deux bourses en mémoire de son père Leopold Brenes, attribuées cette année à deux étudiants de la Faculté de gestion, Yaniv Alkobe, en MA de finances, et Efrat Birodker. "Stella est un bel exemple d'une personne qui à la fois enseigne, organise des évènements et est également donatrice", relève le Prof. Heilbronn. "Nous sommes reconnaissants qu'il y ait dans le monde des personnes comme vous, qui donnent", a déclaré Yaniv. "Lorsque vous aurez terminé vos études de gestion et gagnerez beaucoup d'argent, vous penserez à nous et ferez pour les autres ce que nous avons fait pour vous", a répondu François Heilbronn avec un sourire.

Marc Haddad a remis deux bourses, l'une en histoire de l'art à l'étudiante Noa Weisberg, la seconde à Lia Shur, qui réalise Marc noa liaun doctorat à l'Ecole de psychologie sur les enfants vivant dans le sud d'Israël, exposés de manière permanente à des évènements traumatisants. "Sans cette bourse je n'aurais pas pu m'engager dans cette étude à grande échelle", a-t-elle déclaré.

Un moment très émouvant de la cérémonie a eu lieu lorsque Woolf Marmot, l'un des piliers de l'Association française de l'université, âgé de 99 ans, a remis sa bourse à l'étudiante en psychologie Naomi Fine, qui travaille sur les troubles post-Woolfnaomitraumatiques après abus sexuel. "Woolf a combattu dans les rangs de l'armée britannique pendant la deuxième guerre mondiale", a raconté François Heilbronn. "Il a rencontré sa femme en Palestine en 1947. Son expérience de la guerre l'a sensibilisé au phénomène de TSPT (Trouble de stress post-traumatique), et cela fait 25 ans qu'il soutient le Département de psychologie de l'UTA". "Aussi longtemps que je pourrais je continuerai", a déclaré pour sa part Woolf Marmot. Le Prof. Galit Yovel, Directrice de l'Ecole de psychologie de l'Université de Tel-Aviv, a présenté son département. "Notre acquis le plus important est que Woolf nous ait rejoint il y a 25 ans. Nous vous aimons de tout notre cœur".

"L'une des trois seules femmes sur 60 doctorants en physique"

 

Barel19Monique Barel, fille d'Hugo Ramniceanu qui fut le premier Président de l'AFAUTA en 1972, et son époux Sylvain, ont remis une bourse en histoire de l'art à l'étudiante Nitzan Band.

 

VisanCatherine et Jean-Pierre Visan ont remis leur bourse à Simon Lamberski, 23 ans, étudiant de troisième année de l'Ecole de musique, qui a pu jouer grâce à elle avec l'Orchestre de musique de chambre de Paris lors d'un évènement organisé au Théâtre des Champs-Elysées. François Heilbronn remercie Catherine et Jean-Pierre Visan pour la réussite de cet évènement.

 

 

Lyne GuyLyne Gelrubin a remis la bourse de Dominique Romano à Guy Ezrad, en deuxième année de neurosciences. Cette bourse est destinée aux étudiants réservistes des unités de combat, appelés sous les drapeaux au milieu de leurs études.

 

 

Stemmer UrielRonit et Armand Stemmer ont remis leur bourse à Uriel Kasparki, 26 ans, étudiant en troisième année à l'Ecole dentaire.

 

 "Merci d'investir dans mon avenir"

princ schusterLa bourse de Ginette Princ été décernée à Adi Shuster, étudiante en histoire de l'art.

 

 

Marc RaheliMarc Haddad a remis la bourse de Joel Bennaroch à Racheli Breakstone Roth, étudiante en gestion.

 

 

VarditAnnie Kenane remet la bourse de Vidal Benchimol pour étudiant handicapé à Vardit Sinai, étudiante de troisième année en thérapie occupationnelle.

 

 

Hadar AgnesAgnes Goldman, Déléguée générale de l'Association francophone de l'Université de Tel-Aviv, remet la bourse de Thierry Jabes à Hadar Grieeer, en troisième année de son doctorat de physique, "l'une des trois seules femmes sur 60 doctorants dans ce domaine", précise-t-elle.

 

 

AlmaLa bourse de Nadine Ways pour une étudiante mère célibataire a été attribuée par son cousin à Alma Ellaz, mère d'une fille de 10 ans et étudiante de BA en philosophie et histoire. La bourse de Nadine Ways est décernée en mémoire de sa fille Sandra, "jeune avocate au brillant avenir disparue trop tôt. Puisse cette bourse pérenniser son esprit", a déclaré son cousin.

 

 

Agnes VictorAgnès Goldman remet la bourse de Gérard Galibert pour un étudiant réserviste à Victor Roktiko, 24 ans, étudiant de première année en sciences sociales, et soldat isolé. "Merci d'investir dans mon avenir", a déclaré Victor.

 

 

Marc francois lyne galFrançois Heilbronn remet ensuite deux bourses au nom de Bernard Murat, grâce à la générosité duquel les archives théâtrales israéliennes situées à l'Université de Tel-Aviv ont pu être restaurées il y a deux ans, à deux étudiants du Département de théâtre, Gal Greenberg et Lynn Volovic Rosine. "Le théâtre est très important pour l'image d'Israël dans le monde", a relevé François Heilbronn. En remerciement, les deux étudiantes ont exécuté un mini-spectacle de music-hall grâce auquel les assistants ont pu apprécier l'étendue de leur talent.

Les bourses de l'Association francophone

L'Association francophone de l'Université de Tel-Aviv a à son tour décerné deux bourses, l'une à une étudiante du Département de cinéma, Noa Dulberg et la seconde à une étudiante en archéologie, Naama Walzer. "Grâce à cette bourse, je vais pouvoir réaliser mon film de fin d'études qui sera un documentaire sur mon propre processus d'adoption", a annoncé Noa. Agnès Goldman a présenté et remercié l'équipe de volontaires qui l'aide à soutenir l'Association et à organiser des évènements Assoc franco naamaqui permettent de financer ces bourses. Elle précise que la bourse de Naama a été financée par une visite des fouilles de Megiddo organisée par l'Association. Naama elle-même prépare son PhD. en archéologie avec le Prof. Israël Finkelstein, qui dirige le chantier de fouilles de Megiddo. "Cette année nous travaillons également à Kiryat Yéarim avec le Collège de France", précise-t-elle. François Heilbronn remet un certificat de remerciement à Agnès Goldman au nom de l'Université : "Je tiens à remercier Agnès personnellement pour son action pour le développement de cette association. C'est un début, mais nous espérons qu'elle prendra de l'ampleur dans l'avenir".

 

RepelskiJean Louis Repelski a décerné sa bourse à une étudiante du Département de culture française. "Je suis impressionné par cet évènement, à la fois réservé et en même temps très ouvert et d'une générosité extraordinaire", a-t-il déclaré. "Nous avons beaucoup de chance de faire partie de cela".

 

 

Danielle JuliaEnfin, dernier moment particulièrement émouvant de la cérémonie, Danielle Schemoul, Déléguée générale de l'Association française de l'Université, a remis une bourse à la mémoire de sa sœur Brigitte décédée il y a quelques mois. "Une terrible perte pour l'Association et pour nous tous", a-t-elle déclaré d'une voix émue. La bourse a été attribuée à une étudiante en médecine, Julia Havkin.

j'aime:

Le Collège de France (créé en 1530) à l'Université de Tel-Aviv

A l'occasion de la signature de la convention entre les deux institutions en juin dernier, le Collège de France a tenu récemment un prestigieux symposium interdisciplinaire à l'Université de Tel-Aviv, dans le cadre du Conseil des Gouverneurs 2019 de l'université, en présence de son Vice-Président, le Prof. Raanan Rein, du Président de l'Association française de l’UTA, le Prof. François Heilbronn, et de l'Ambassadrice de France en Israël Hélène Le Gal.

GroupeLes Prof. Alain Fischer (Chaire de médecine expérimentale), Antoine Compagnon (Chaire de Littérature moderne et contemporaine), François Héran (Chaire Migrations et sociétés) et Philippe Aghion (Chaire d'Economie des Institutions, de l'Innovation et de la Croissance) y ont tenu de passionnantes conférences sur leurs domaines d'étude respectifs.

Le symposium s'est déroulé le jeudi 16 mai.

"Nous sommes fiers de notre collaboration avec cette grande institution", a déclaré le Prof. Rein. "En plus d’être une institution de recherche de premier plan et un vivier pour les jeunes entrepreneurs et l'innovation, l’UTA met l’accent sur l’internationalisme ; c’est l’université israélienne qui a développé le plus de partenariats avec des institutions académiques dans le monde. Merci au Prof. Amossy pour son rôle primordial dans le développement de la collaboration avec le Collège de France. À une époque où le racisme et l’antisémitisme font rage, nous nous devons de promouvoir les valeurs de solidarité et de tolérance. Des évènements comme celui d’aujourd’hui sont la meilleure réponse ".

"Le Collège de France est une institution prestigieuse et unique. En signant une convention avec l'Université de Tel-Aviv en juin 2018, lors d'une journée d'études à Paris dans le cadre de la Saison croisée France-Israël, il a renoué avec une tradition de plus de 500 ans: l'hébreu était en effet l'une de ses trois premières chaires, avec le grec et les mathématiques", a rappelé le Prof. Heilbronn.

"La médecine est-elle en train de bloquer l'espèce humaine ?"

Le Prof. Bernard Attali, du Département de physiologie et pharmacologie de l'Ecole de Médecine de l'Université de Tel-Aviv a ensuite présenté le Prof. Alain Fischer, ancien professeur d'immunologie pédiatrique à l'Université Paris Descartes et ex-chef de clinique à l'hôpital Necker, membre de l'Académie des Sciences et de l'Académie nationale de médecine, et titulaire de la chaire de médecine expérimentale du Collège de France, qui a initié le public aux mystères de notre système immunitaire.

Fischer"Notre système immunitaire est le système de défense de notre organisme, la manière dont nous cohabitons avec les microbes de notre environnement. Il est soumis à de nombreux défis. A titre d'exemple notre intestin contient 300 000 milliards de bactéries, qui ont besoin de nous comme nous avons besoin d'elles. Ce système possède deux fonctions opposées : résistance et tolérance. En effet, il doit à la fois combattre les pathogènes, et savoir ignorer ses propres composants pour ne pas les attaquer. On distingue l'immunité innée, dont les éléments sont des détecteurs qui captent des signaux et envoient des réactions, et l'immunité adaptative, acquise au cours de l'évolution. En 300 000 ans d'histoire, l'homme moderne a été mis en contact avec des microbes capables de tuer (paludisme, peste etc). Son organisme a évolué et a façonné de nouvelles capacités de réactions; mais les microbes se sont eux aussi adaptés. Par exemple, la maladie qui tue le plus actuellement est la tuberculose. L'histoire de son bacille est celle de l'homme: nous avons co-évolué ensemble. Un million de personnes sont morts de la tuberculose lors des deux derniers siècles, mais neuf sur dix résistent, car notre génome évolue.

9% de nos gènes sont impliqués dans notre réponse immunitaire, et notre ADN enregistre 70 modifications, délétères ou bénéfiques, par génération. Comme l'a découvert Darwin, ce sont ces mutations qui permettent la sélection. Par exemple, l'évolution a permis de sélectionner les sujets moins sensibles au paludisme. La sélection permet la protection de l'espèce. Mais ces évolutions sont aussi à l'origine de nouvelles maladies. Notre santé est tributaire de trois variables interdépendantes dont les variations sont asynchroniques : notre génome dont la variation se mesure en milliers d'années, notre environnement (qui évolue en quelques dizaines d'années) et notre comportement (variation en années). Le déséquilibre entre ces trois variables a créé deux grands ensembles de maladies modernes : d'une part le diabète et l'obésité, de l'autre les allergies et l'asthme. Nous vivons aujourd'hui dans un environnement propre mais caractérisé par une augmentation des maladies auto-immunes. La dérégulation de notre système immunitaire est née de la modification de notre environnement microbien (par exemple les enfants élevés en milieu urbain ont des risques beaucoup plus élevés de souffrir d'asthme ou de maladies de la peau que ceux élevés à la ferme). Notre système immunitaire est programmé pour développer des défenses, mais peut lui-même provoquer des allergies s'il n'est pas mis en contact avec les allergènes. Notre état de santé, surtout nos allergies, est déterminée par les conséquences d'une adaptation à un environnement qui était différent du notre. La compréhension de ce mécanisme peut permettre d'apporter des solutions thérapeutiques. En soignant des réactions à des phénomènes d'adaptation à un environnement passé, la médecine est-elle en train de bloquer l'espèce humaine ?".

"Les écrivains sont des innovateurs malgré eux"

Le Prof. Ruth Amossy a ensuite présenté le deuxième intervenant, le Prof. Antoine Compagnon, titulaire de la chaire de Littérature moderne et contemporaine du Collège de France, qu'elle remercie de sa collaboration fidèle avec l'Université de Tel-Aviv. Issu de Polytechnique, le Prof. Compagnon s'est néanmoins dirigé vers la littérature et est devenu un spécialiste mondialement connu, notamment de Proust et de Baudelaire. Sa communication était centrée sur la littérature comme accélérateur de l'innovation.

compagnon"Il semblerait à priori qu'il y ait antinomie entre littérature et innovation. Dans le monde numérique et néolibéral d'aujourd'hui, si l'on n'innove pas, on meurt. La littérature, elle, a pendant des années été régie sur le mode de l'imitation. L'invention était considérée comme une simple variation d'un socle stable. Depuis, on est sorti de cette idée. A partir de Baudelaire, l'art se rapproche de la mode dans une nécessité de renouvellement permanent. Pendant longtemps, l'art a suivi cette application de la notion de progrès relevant de la technique et de la science, caractéristique de la modernité et impliquant la nécessité d'être toujours plus avancé. Paradoxalement, la révolution numérique, troisième révolution industrielle après le moteur et l'électricité, n'a pas produit la même croissance que les deux précédentes, mais au contraire accru les coûts, ce qui a fait dire à certains que les périodes de croissances induites par les deux révolutions précédentes n'étaient finalement que des parenthèses, et que nous sommes sortis de l'ère de la croissance élevée.

De même, la culture coûte de plus en plus cher car c'est un secteur qui n'induit pas de gain de productivité. Il faut toujours autant de temps pour répéter une symphonie de Beethoven, ou pour apprendre à lire, à écrire et à compter à un enfant. Les MOOCS, sur lesquels on comptait pour rendre l'enseignement moins cher et plus efficace, n'ont pas permis de faire l'économie des universités. La limite à tout gain de productivité en littérature est la lecture. Nous ne pouvons pas lire plus vite. C'est ce qui explique le relatif échec du livre numérique, car le livre papier reste un objet idéal et parfait. La littérature elle-même innove-t-elle encore ? Pendant un siècle et demi la littérature a cru à l'innovation: poème en prose, vers libre, le flot de conscience ou monologue intérieur, l'écriture automatique, le nouveau roman etc. Il semble cependant que nous soyons sortis de ce mouvement. La littérature, alors, contribue-t-elle à l'innovation ? Selon Bourdieu la littérature connait un phénomène d'autonomisation: elle devient de moins en moins accessible, et se restreint aux littéraires eux-mêmes. Il n'y a que les poètes qui lisent la poésie. On est passé de la littérature qui instruit (Voltaire) à celle qui libère (Sartre), puis à la méfiance envers la littérature qui renforce les préjugés et dont il faut se méfier. Pour contribuer à l'innovation, la littérature doit innover hors de son propre champ. Les écrivains auxquels je me suis intéressé ont toujours eu cette efficacité: Montaigne, inventeur du sujet moderne, Baudelaire, inventeur de la modernité esthétique, Proust, inventeur de l'analyse de la complexité et de la subjectivité dans le roman. Souvent conservateurs, ils ont été des inventeurs malgré eux, des innovateurs techniques mais aussi moraux, des accélérateurs d'innovation".

Migrations : "Le débat politique sur l’immigration est en complet décalage avec les chiffres"

Le conférencier suivant, le Prof. François Héran, a été présenté par le Prof. Noah Lewin-Epstein, ex-Doyen de la Faculté des Sciences sociales de l’UTA. Ancien directeur de l’INED (Institut national d’études démographiques) où il est toujours directeur de recherche, lauréat du prix Descartes-Huygens, le Prof. Héran est titulaire de la chaire de Migrations et Sociétés du Collège de France. Son intervention a porté sur les différences de comportement en Europe lors de la récente crise de l’immigration.

HeranDepuis 2014, l’Union Européenne accueille en proportion plus de migrants que les Etats-Unis (4,7 pour 1000 habitants contre 3,4 pour mille). En nombre absolu de demandes d’asile et de décisions positives accordées en 2016, l’Allemagne vient largement en tête (755 000 dossiers dont 445 000 se soldent par une décision positive). La France est loin derrière, au 2e rang par le nombre de dossier, au 4e pour les décisions positives. L’Allemagne a enregistré cinq fois plus de demandeurs que la France et en a accepté dix fois plus. Si l’on raisonne en proportion, en retenant le critère du nombre de demandeurs d’asile pour un million d’habitants, la Suède passe en tête avec 7000 décisions positives pour un million d’habitants, suivie de l’Autriche, alors que la France rétrograde au 16e rang, très en dessous de la moyenne (530 contre 1400). La Belgique, l’Irlande, le Danemark, les Pays-Bas, ont accordé deux fois plus de protection que la France. On entrevoit la diversité des facteurs qui dispersent les comportements. Les deux extrêmes, la Suède et la Pologne, sont dans un rapport de 1 à 700. Même si l’on pondère ces données par le PIB, les données restent sensiblement les mêmes. La France dont le PIB dépasse légèrement la moyenne européenne reste au 16e rang, alors que Chypre et Malte se haussent dans les premiers rangs du tableau, car ils se situent en première ligne sur la trajectoire des migrants. Il leur est difficile d’échapper au Règlement de Dublin 2 qui assigne le traitement de la zone d’asile au premier pays de la zone Schengen où la demande a été enregistrée. Le Royaume-Uni accentue son retrait, tirant partie de sa position périphérique, ce qui rend d’autant plus remarquable l’hospitalité des pays scandinaves. Les pays d’Europe centrale sont hermétiquement fermés à toute demande d’asile, sous l’effet de trois facteurs : l’isolement persistant sous l’ère communiste, l’absence de passé colonial et l’entretien d’un récit national qui brandit le catholicisme comme étendard contre l’islam.

Les statistiques de l’OCDE sur le titre de séjour par motif révèlent un système de pratiques et de préférences qui varient selon les pays. L’Allemagne mobilise sa force caritative pour accueillir les exilés dans l’urgence alors que la France met l’accent sur le regroupement familial, tendance qui est également celle des Etats-Unis où 65% des migrations relèvent de ce motif. Le Canada applique une politique d’immigration choisie sur concours. La Suède arrive à la première place pour l’accueil humanitaire (36%). Il faut noter que le débat politique sur l’immigration est en complet décalage avec les chiffres.

Quant à Israël ; c’est une terre d’immigration qui présente une capacité d’absorption impressionnante de vagues d’alyah continues. Elle enregistre de même un taux de naissances constant par rapport aux décès. Par contre, sur 14 800 demandes d’asile reçues en 2017, 736 ont été traitées et une accordée.

Les entreprises superstars sont à l’origine de la baisse de la croissance

Dernier intervenant du colloque, le Prof. Philippe Aghion est titulaire de la chaire Economie des institutions, de l’innovation et de la croissance du Collège de France. Co-auteur de plusieurs rapports économiques internationaux, il a enseigné à Havard et à la London School of Economics, et est également co-auteur d’une nouvelle théorie de la croissance basée sur l’innovation, qui a fait l’objet de son intervention.

4e intervenant"J’ai été très influencé par la théorie de Schumpeter selon laquelle la croissance à long terme est basée sur l’innovation. Celle-ci dépend d’un processus de destruction créatrice continuellement à l’œuvre dans l’économie qui voit la disparition d’anciennes technologies remplacées par de nouvelles. Au cœur du système se trouve l’entrepreneur qui va fabriquer de nouveaux produits, adopter des procédés et des techniques inédits, ouvrir de nouveaux débouchés etc. La croissance est un processus conflictuel entre le vieux et le neuf, qui se retrouve dans les politiques économiques, dont le but est de gérer ce processus.

Cependant, l’économiste se trouve devant un certain nombre d’énigmes. La compétition est-elle ou non positive ? Quels sont donc les effets de l’innovation sur les inégalités ? A côté de ceux qui ont su innover et s’adapter aux révolutions technologiques (Technologies de l’information et de la communication, intelligence artificielle), il y a les laissés pour compte qui ne profitent pas pleinement de ces évolutions, ce qui donne lieu à des mouvements comme celui des Gilets jaunes en France. Enfin, on peut citer l’actuel débat sur la baisse de la croissance. Comment l’expliquer ? La raison la plus plausible semble être le phénomène des entreprises superstars à haute productivité, créatrices d’innovation, mais qui découragent les petites entreprises. La solution est mettre en place des garde-fous légaux qui réduisent les fusions de grandes entreprises, de favoriser la mobilité sociale grâce à l’éducation et d’adapter les institutions aux révolutions technologiques".

HeleneLe symposium a été clôturé par Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, qui a annoncé son départ : " Je suis très heureuse de clôturer ce symposium qui symbolise la coopération scientifique entre nos deux pays et je souhaite qu’il y ait encore de très nombreux évènements de ce type dans l’avenir", a-t-elle déclaré. " Je remercie l’UTA pour sa collaboration fidèle au cours de mon mandat, notamment dans le cadre de la Saison croisée France-Israël dont elle a été un acteur majeur, et je suis très fière du travail que nous avons réalisé en commun pour développer la coopération entre nos deux pays".

j'aime:

Inauguration du Fonds de bourses Regina Brenes pour les étudiants réservistes de l’Université de Tel-Aviv

Une émouvante cérémonie d’inauguration du Fonds de bourses à la mémoire de Régina Brenes, mère du Prof. Ruth Amossy, destinée aux étudiants soldats ou réservistes de l’Université de Tel-Aviv, s’est déroulée le 15 mai dans le cadre du Conseil des Gouverneurs 2019 de l’Université, en présence du Prof. Amossy et de sa famille, du Prof. François Heilbronn, Président des Amis français de l'UTA, et de deux Vice-présidents de l’Université, Amos Elad et le Prof. Raanan Rein. La cérémonie a été suivie d’une conférence de l’artiste contemporain de renommée mondiale Eyal Gever, fils du Prof. Amossy, sur le thème: "Faire de l’Art à l’âge de l’intelligence artificielle".

amos stella raanan francois photo chen galili 15.5.19 267"L'Université de Tel-Aviv est une institution de recherche de premier plan, mais elle a également un rôle d'engagement social important à jouer, et met de plus l'accent sur la diversification de ses étudiants, reflet de la mosaïque ethnique et socio-économique israélienne", a rappelé le Prof. Rein. "Régina Brenes et son époux Léopold ont vécu leur jeunesse pendant la deuxième guerre mondiale, et n'ont pas eu l'occasion de poursuivre des études; c'est pourquoi ils ont cherché à aider les étudiants israéliens. Nous leur exprimons ici notre reconnaissance, ainsi qu'à leur fille, le Prof. Amossy, pour son action dans le cadre de l'Association des amis français de l'université et en faveur du rapprochement avec les grandes institutions académiques françaises, comme Sciences Po et le Collège de France".

"Un exemple de continuité et d'attachement à cette grande université"

"Le Prof. Ruth-Stella Amossy est l’un des piliers de l’Université de Tel-Aviv, et sa famille constitue un exemple de continuité et d’attachement à cette grande université", a déclaré Amos Elad, ajoutant que "le travail d’équipe de l’Association des Amis français est un modèle pour les autres organisations d’amis de l’université dans le monde".

Yossi Amossi"Stella est un grand professeur, une grande militante et une grande donatrice", a déclaré le Prof. François Heilbronn. "Sa mère Régina était une grande dame, rescapée de la Shoah, qui fut un bel exemple pour sa famille mais aussi pour nous, et souhaitait aider les étudiants dans le besoin. Je vous remercie, et votre mère à travers vous".

Un certificat de reconnaissance au nom de l'Université de Tel-Aviv pour l'inauguration du Fonds de bourses Régina Brenes a ensuite été remis au Prof. Amossy, par le Prof. Raanan Rein, Amos Elad et le Prof. François Heilbronn.

"C’est une journée très émouvante pour moi", a déclaré le Prof. Amossy. "Ma mère est décédée à l’âge de 95 ans en 2017. Elle avait appris l’hébreu à l’oulpan à l’âge de 60 ans, le parlait parfaitement, et lisait HaHaretz et les romans d’Amos Oz. Elle ne cherchait pas les honneurs et n’avait pas le goût des cérémonies officielles, mais elle m’a demandé de créer une bourse pour aider les étudiants servant dans les Forces de défense de l’armée d’Israël, à la suite de celle qu’elle avait elle-même établie pour son époux en 2012, qui est attribuée alternativement à un étudiant en gestion et à un étudiant d’origine éthiopienne".

"Un symbole d'espoir"

Yossi Amossy, fils du Prof. Stella Amossy, a ensuite présenté un émouvant portrait de sa grand-mère Regina. Celle-ci est née en 1922 dans une petite bourgade de Galicie orientale du nom de Turka, dans une famille de petits commerçants. Cette petite ville traditionnelle de l’empire austro-hongrois passée sous domination polonaise comptait 10 000 Juifs à la veille de la guerre. Regina avait quatre sœurs et un frère. "Ses deux sœurs ainées ont immigré en Israël à ce moment-là, ce qui les a sauvées. Regina est restée". La conquête nazie en 1941 se marque pour la petite ville par des pogroms et exécutions en masse. Le 4 août, tous les Juifs encore vivants sont évacués vers le camp d'extermination de Belzec. Regina et son futur mari Léopold parviennent à s'échapper de la gare ; aucun autre membre de la famille ne survivra. Ils réussissent à s'enfuir à pied vers la Hongrie, où ils se cachent sous une fausse identité de réfugiés polonais.

Eyal geverPar la suite, ils parcourront l'Europe, de la Hongrie vers Prague, puis vers Paris et enfin à Bruxelles, où ils s'établissent et où ils élèveront leurs deux enfants, Stella et Henri. Celle-ci immigrera en Israël où elle entreprendra une brillante carrière à l'Université de Tel-Aviv ; ses parents la rejoindront beaucoup plus tard. "Regina Brenes était une femme d'une grande noblesse qui n'a pas eu l'occasion de faire d'études supérieures : qu'elle soit bienvenue à présent à l'Université de Tel-Aviv", conclut-il.

La cérémonie d'inauguration s'est poursuivie par la conférence d'Eyal Gever, artiste contemporain de renommée internationale dont les œuvres fusionnent art et technologie, qui a présenté certains de ses travaux, dont Cleansing, impressionnante simulation de masses d'eau sur la façade du château de Karlsruhe ; Waterdancer, projection lumineuse sur un mur d'eau, et Laugh in Space, première œuvre d'art créée dans l'espace, en collaboration avec la NASA. "Pour moi Regina est un symbole d'espoir, et je lui dédie cette présentation, a-t-il déclaré.

La première bourse du Fonds a été attribuée aux étudiants Elishav Lotem et Oleg Borovsky.

 

elishav lotem

 

Photos:

  1. De gauche à droite: Amos Elad, le Prof. Ruth Amossy, le Prof. Raanan Rein et le Prof. François Heilbronn.
  2. Yossi Amossy
  3. L'artiste Eyal Gever
  4. Le Prof. Amossy et l'étudiant boursier Elishav Lotem.

Crédit : Chen Galili.

j'aime:

Remise des Prix d'architecture Michel Gelrubin de l'Université de Tel-Aviv pour la conception d'une résidence 'co-dividuelle'

Le Prix d'architecture Michel Gelrubin de l'Université de Tel-Aviv 2019 a été remis le 17 mai dans le cadre du Conseil des Gouverneurs à trois groupes d'étudiantes, en présence du Vice-Président de l'Université Amos Elad, du président du jury, l'architecte Jean-Michel Wilmotte, d'une délégation des Amis français de l'université de Tel-Aviv et de trois générations de la famille Birène- Gelrubin, parmi les donateurs les plus fidèles de l'UTA. La compétition portait cette année sur la conception d'une résidence universitaire "co-dividuelle", et était également ouverte aux écoles d'architecture de pays étrangers.

samuel kobi ephrat leslie wilmotte ito"C'est un grand honneur pour moi que d'assister à cette remise de prix", a déclaré Amos Elad. "Il s'agit d'une initiative formidable fruit d'une passion pour l'architecture et d'un merveilleux parrainage intergénérationnel. Merci à la famille Gelrubin pour son soutien à notre Ecole d'architecture".

Marc Haddad, trésorier de l'Association, a également remercié la famille Birène- Gelrubin et salué les représentants de ses trois générations présents: David Birène, Lyne Gelrubin, Samuel Gelrubin et Leslie Gelrubin Benitah, soulignant que la transmission fait partie des valeurs du judaïsme.

Offrir une opportunité de reconnaissance internationale aux étudiants talentueux

Leslie Gelrubin a rappelé que le Prix a été fondé en 2013, par son frère Samuel et elle-même, à la mémoire de leur père, pour encourager les étudiants en architecture talentueux et leur offrir une opportunité de reconnaissance internationale : "C'est la sixième année du prix, les membres de notre jury comptent parmi les architectes les plus renommés, et cette fois 11 pays différents ont participé".

L'architecte Kobi Karp, membre du jury, a présenté la compétition de cette année: "Il s'agit d'un prix très important, unique et spécial. Le thème de la 'co-dividualité', aptitude à mélanger espaces de rencontre, de partage et zones d’intimité, va devenir central dans l'architecture actuelle et anticipe notre mode de vie des années à venir. Israël en a eu une première expérience avec le kibboutz. Aujourd'hui, les architectes travaillent sur la manière dont nous allons vivre la cohabitation du futur, en conciliant fonctionnalité et qualité de la vie : comment vivre ensemble et séparément en assurant une qualité 'co-dividuelle'".

1er prix

Le premier prix a été remis par Jean-Michel Wilmotte à deux étudiantes de l'Ecole d'architecture de l'Université de Tel-Aviv, Danielle Ella et Mymoona Masarwi pour leur projet "Tagore Farm Student home", réalisé sous la direction de l'architecte Guy Re Moor, enseignant de l'Ecole. Le projet porte sur la rénovation d'un bâtiment existant de Ramat-Aviv, en une résidence universitaire - "ferme urbaine", expérience d'habitation holistique dans le cadre de laquelle les habitants font pousser leur propre nourriture. Le complexe comporte des unités d'habitation et des espaces communs pour l'étude, les repas et la socialisation. Le rez-de-chaussée comprend des espaces de stockage de la production et un marché fermier.

Le deuxième prix a été attribué par le designer Ora Ito, également membre du jury, a une étudiante de l'Université de Beer Sheva, pour la transformation d'un bâtiment existant de la fin des années cinquante.

 2e prix

 

 Enfin, le troisième prix a été attribué par l'architecte Kobi Karp aux étudiantes Sapir Pais et Nofar Haberman de l'Université de Haifa.

3e prix

j'aime:

Page 1 sur 10