Slide background
Slide background
Slide background

nov1

A LA UNE

Les dernières nouvelles de l'Université de Tel-Aviv


events

EVENEMENTS

Aucun événement

video

VIDEOS

vid1

semel uni2

SOUTENIR L’UNIVERSITÉ

Soutenez la recherche et les étudiants


4 sur 10 des percées technologiques de la décennie du journal Times of Israel viennent de diplômés de l'Université de Tel-Aviv

Du Dôme du fer inauguré en 2010, à l'impression d'un cœur en 3 D, en passant par l'application Waze et le satellite Bereshit lancé vers la lune en 2019, 4 des 10 percées technologiques de la décennie 2010-2020 sélectionnées par le magazine Times of Israël ont été réalisées par des diplômés et professeurs de l'Université de Tel-Aviv.

Waze: une révolution dans la conduite automobile

Application mobile gratuite de navigation GPS pour Smartphone mondialement connue s'appuyant sur une cartographie élaborée par ses propres utilisateurs, Waze a sans aucun doute révolutionné la conduite automobile.

Waze RamniceanuCréée par Noam Bardin, Uri Levine, diplômé de l'Ecole d'économie de l'UTA, Ehud Shabtai, diplômé de l'Ecole d'informatique et du Département de philosophie et Amir Shinar, la société possède aujourd'hui des bureaux en Israël, à Hong Kong, en Chine, à Paris et aux Etats-Unis, et a été rachetée par Google en 2013 pour plus d'un milliard de dollars.

Les fondateurs de Waze ont reçu le prix d’économie Hugo Ramniceanu en 2014 pour leur vision, leur créativité et leur influence marquante dans le développement économique et technologique d'Israël. "Vous représentez le meilleur de ce que nous faisons à l'Université", avait déclaré le Prof. Frenkel, alors Président du Conseil des Gouverneurs de l'UTA. "Waze a fixé les standards de la branche du High-Tech en Israël", avait relevé l'ancien Président de l'Université de Tel-Aviv, le Prof. Joseph Klafter. Noam Bardin avait pour sa part expliqué que la motivation des fondateurs avait eté "d'avoir un impact et de changer quelque chose dans le monde". Il avait par ailleurs relevé l'importance de l'UTA dans la création de la startup, comme pépinière de jeunes professionnels à la fois talentueux et possédant un esprit d'équipe.

Le Dôme de fer: des millions d'Israéliens protégés

Le Dôme de fer, système de haute technologie de défense aérienne mobile, déployé en 2010 pour faire face aux attaques de roquettes lancées depuis la bande de Gaza et le Liban en direction des villes israéliennes, a été conçu par le Général de brigade de réserve de l'armée israélienne, le Dr. Danny Gold, titulaire de quatre diplômes de l'Université de Tel-Aviv, dont deux doctorats, l'un en génie électrique, l'autre en gestion. Il a depuis été commercialisé auprès de neuf pays, dont le Canada et l'Inde, pour un total d’environ 2 milliards de dollars.

Honoriscausa2015IronDomeDans une interview pour le Huffington Post en 2015, Danny Gold, "père" du Dôme de fer qu'il a développé avec Natan Barak, Yossi Drucker, et Eyal Shapira, avait déclaré que la formation intense qu’il avait reçu à l'Université de Tel-Aviv et son approche multidisciplinaire qui lui a donné l'occasion de combiner son travail en ingénie électrique avec la gestion d'entreprise, ont joué un rôle crucial dans le développement des capacités qui lui ont permis de développer le système salvateur. Il ajoute que ses mentors à l’Université de Tel-Aviv ont été ses deux directeurs de thèse, les Prof. Hanoch Ur en génie électrique et Shlomo Globerson en gestion.  

Les créateurs du "Dôme de Fer" ont reçu en 2015 le titre de membres d’honneur de l’Université de Tel-Aviv, pour leur contribution sans précédent à la sécurité de l'Etat d'Israël et de ses citoyens, leur vision et leur détermination dans le développement du système de défense aérienne face aux nombreux obstacles et difficultés, et leur contribution au renforcement de la réputation  technologique d'Israël, source de fierté pour les communautés juives à travers le monde.

Bereshit: quand le ciel n'est plus une limite

A la fin de l'année 2010 Yariv Bash, alors étudiant de maîtrise en ingénierie électronique à l'Université de Tel-Aviv annonça sur Facebook sa décision de s'inscrire à une compétition organisée par Google, ayant pour but le lancement d'un satellite non-habité sur la lune. Il a été rejoint par Kfir Damari, ingénieur en communication, ancien enseignant de l'UTA et Yonatan Winetraub, diplômé de l'Ecole d'ingénierie. Ensemble, les trois jeunes ont fondé SpaceIL, organisation à but non lucratif qui a développé Bereshit, première sonde spatiale privée au monde, lancée vers la lune le 21 février 2019. Grâce à eux l'État d'Israël a rejoint la liste des pays leaders dans le monde à avoir lancé un satellite vers la lune.

SpaceIL4Les trois fondateurs de SpaceIL ont reçu en mai 2019 la médaille du Président de l'Université de Tel-Aviv en reconnaissance de leur succès à placer Israël sur la carte de l’exploration de l’espace et de la fierté qu’ils ont suscitée chez des millions de personnes; pour leurs programmes éducatifs encourageant les jeunes Israéliens à se tourner vers la science et la technologie; et pour leur contribution à placer Israël comme centre mondial exceptionnel de l'innovation.

Un cœur humain en 3D

Enfin, les chercheurs du laboratoire du Prof. Tal Dvir, affilié à trois unités de recherche de l'Université de Tel-Aviv : l'Ecole de biologie cellulaire moléculaire et de biotechnologie de la Faculté des sciences de la vie, le Département de génie des matériaux de la Faculté d'ingénierie et le Centre de recherche pour la biotechnologie régénérative, ont réussi, pour la première fois au monde, à utiliser une imprimante 3D pour imprimer un cœur vivant à partir de tissus prélevés sur un patient. 

Pour réaliser l'étude, ils ont séparé les cellules graisseuses du collagène extracellulaire qui soutient le tissu, puis, ils les ont transformées en cellules souches, à partir desquelles ils ont fabriqué des cellules du muscle cardiaque et des cellules vasculaires. En parallèle, ils ont créé à partir du collagène une sorte ‘d’encre’ pour permettre l’impression. Ils ont ensuite alimenté avec tous ces matériaux une imprimante en 3D, qui a reproduit un cœur humain conformément à des images obtenues par IRM et par tomographie.

Les chercheurs travaillent à présent à la maturation de ce cœur jusqu'à ce que les cellules deviennent adultes, capables de communiquer entre elles par des signaux électriques et de fonctionner avec une efficacité maximale. Produit à partir des propres tissus du patient, ce cœur imprimé ne risquera pas d'être rejeté par son système immunitaire. D'après les chercheurs, la méthode convient pour tous les organes susceptibles d’être greffés, et ouvre la voie à des technologies futures qui permettront de remplacer totalement les dons d'organes.

 

Coeur2

 

Voir l'article du Times of Israel

 

Photos: Université de Tel-Aviv et SpaceIL

Les diplômés de l'Université de Tel-Aviv à la conquête de l'économie israélienne en 2019

Au cours d'une réunion exceptionnelle, le Prof. Ariel Porat, Président de l'Université de Tel-Aviv a réuni les diplômé(e)s de l'UTA nommés à des postes clé de l'économie israélienne en 2019. A la réunion, ont participé Sigalit Ben Hayoun, Directrice de l'Organisation des Diplômés de l'UTA, le Vice-président de l'université pour les relations extérieures, Amos Elad, ainsi que Me Avi Himi, nouveau Président du Barreau israélien, Omer Unger, PDG de MasterCard Israel, Michael Meisner, nouveau PDG de la société des chemins de fer d'Israël et une quinzaine d'autres diplômés de l'UTA qui ont réalisé une percée fulgurante dans leur carrière en 2019.

Forum 2019Le Président de l'Université de Tel-Aviv, le Prof. Ariel Porat, a accueilli le 31 décembre 2019 dans son bureau des hauts dirigeants de l'économie israélienne nommés en 2019, tous diplômés de l'UTA pour la première rencontre de ce type.

"2019 a été une année particulièrement fructueuse, et nous a fourni toute une gamme de diplômé(e)s dans tous les secteurs de l'économie, de la banque aux services publics, en passant par les associations à but non lucratif, la haute technologie, la culture et l'art", a noté Sigalit Ben Hayoun.

Des défis importants

Le Prof. Porat, lui-même diplômé de la Faculté de droit, qui est entré en fonction l'année dernière, a déclaré que l’université souhaitait par cette réunion exprimer son estime et son appréciation pour les succès de ses anciens étudiants. Il a relevé l'importance des postes qu'ils occupent, et a déclaré que la diversité des fonctions représentées dans ce forum reflétait l'un des objectifs de l'université : la multidisciplinarité: "Nous verrons de plus en plus éclore des centres multidisciplinaires qui relient des disciplines que, par le passé, nous ne pensions pas pouvoir se connecter les unes aux autres". Il a également évoqué la diversité des 2 500 membres du personnel académique de l'UTA, notant que, même si seuls trois d'entre eux sont issus de la communauté arabe, il s'efforcera désormais de rectifier cette situation.

Certains participants au forum ont relevé l'importance des défis auxquels ils se trouvent confrontés dans le cadre de leurs nouvelles fonctions, au cœur du discours public et médiatique.

Me Avi Himi, nouveau Président du Barreau, a relevé que: "les défis auxquels est aujourd'hui confronté le Barreau israélien sont énormes. Nous devons stabiliser le système, restaurer la confiance que lui porte les avocats, de même que changer l'ADN de la profession, et faire le tout humblement. Nous devons également faire face à des questions juridiques délicates: la question de l'État de droit est liée à celle de la démocratie et nous devons donc agir avec retenue. La situation est très complexe et problématique". S'adressant au Président de l'université, il a relevé que : " Nous n'entendons pas assez la voix de l'Académie. Il y a des problèmes sur lesquels elle doit exprimer son point de vue".

Le nouveau directeur des chemins de fer israélien, Michael Meissner, a relevé qu'il assume à présent un rôle stimulant sur plusieurs fronts clés: relations de travail, forte augmentation de la demande et mise en œuvre de nouvelles technologies.

Le PDG de la Bank Massad, Gabriel Teitel a expliqué que sa banque dessert principalement les enseignants et étudiants des écoles de formation des maitres, essentiellement des femmes, a-t-il relevé. Il a révélé qu'au cours de ses nombreuses visites sur le terrain, il a été impressionné par le statut problématique des enseignants dans les écoles israéliennes: "Dans le secteur arabe, l'enseignant est considéré comme un demi-dieu. Il est impossible de comparer son statut à celui des enseignants à Tel-Aviv".

Liad Agmon, fondateur de la société Dynamic Yield, qui a été vendue à McDonald's pour 300 millions de dollars, est à présent CEO de la société, devenue une filiale du géant du hamburger. Il rappelle avec grand plaisir qu'il a commencé ses études à la Faculté des sciences exactes, puis à l'Ecole de Film et télévision Steve Tish de l'UTA, où il a rencontré le réalisateur Avi Nesher, avec qui il a réalisé le film Au bout du monde à gauche (Sof HaOlam smola).

 

Voici la liste des diplômés de l'UTA ayant participé au forum:

 

Me Avi Himi - Président du Barreau, diplômé de la Faculté de droit.

Me Romy Knebel – Directrice du Barreau pour le secteur centre du pays, diplômée de la Faculté de droit.

Ran Hailpern – chef de la municipalité de Hod Hasharon, diplômé des Facultés de gestion, de droit et Lettres et sciences humaines.

Le Général de Brigade Ifat Yerushalmi Tomer - Conseillère du chef d'Etat-major de Tsahal pour les questions d'équité entre les sexes, diplômée de la Faculté de droit

Moti Elmaliach - PDG de Telrad, diplômé des Facultés des Lettres et sciences humaines et gestion

Omer Unger - PDG de MasterCard Israël, diplômé de la Faculté de gestion.

Michael Meisner - PDG des Chemins de fer d'Israël, diplômé de la Faculté de gestion

Liad Agmon - Fondateur de Dynamic Yield vendue à McDonalds, diplômé de la Faculté des sciences exactes et de l'École de cinéma de la Faculté des Arts.

Udi Carmeli - Ingénieur municipal de la ville de Tel Aviv-Jaffa, diplômé de l'École d'architecture de la Faculté des Arts.

Shir Goldberg - Directrice artistique du Théâtre de Beer Sheva, diplômée de la Faculté des Arts.

Chaim Mesilati - Président de l'Association des évaluateurs immobiliers d'Israël, diplômé des Facultés des sciences humaines et des sciences sociales

Ora Korazim - Présidente de WIZO Israël, diplômée de la Faculté des sciences sociales.

Gabriel Teitel - PDG de la Bank Massad, diplômé de la Faculté des sciences sociales.

Dr. Dganit Pikovsky-Haberman - Vice-présidente de la Fédération mondiale d'astronautique, diplômée de l'École de science politique, service public et relations internationales de la Faculté des sciences sociales.

Dr. Ziv Rosenbaum - Directeur du Centre médical Emek, diplômé de la Faculté de médecine.

Dr. Hagi Amir, Directeur Général de l’hôpital Levinstein, diplômé des Facultés de médecine et de gestion.

Noga Albalach, Directrice Générale des éditions HaKibboutz Hameouhad, diplômée des Facultés des Sciences exactes, sciences sociales, et Lettres et sciences humaines.

 

Photo: Yael Tzur

Inauguration d'un centre innovant pour la protection des cultures à l'Université de Tel-Aviv

L'Université de Tel-Aviv et la société Adama, l'une des principales entreprises mondiales dans le domaine de la protection des cultures ont lancé le 29.12.2019 un programme commun pour la recherche et l'enseignement dans le domaine du contrôle et de la prévention des maladies des plantes et la lutte contre les parasites. Dans ce cadre, Adama fera don de 12 millions de shekels à l'UTA pour la création d'un centre qui constituera un moteur de croissance et d'innovation dans les domaines de l'alimentation, l'agriculture et la protection des plantes et formera la prochaine génération d'experts.

Porat AdamaLe programme d'étude innovant, premier en son genre, servira au développement de technologies avancées pour la formulation, le transport et l'application des substances de lutte contre les bio-agresseurs et la protection des végétaux, et accueillera des étudiants de deuxième et troisième cycles israéliens et étrangers en chimie, sciences de la vie, médecine et ingénierie pour les former dans ce domaine. Il se déroulera au Centre Adama pour le développement de systèmes de transport avancés des produits phytopharmaceutiques, situé à l'École de chimie de l'UTA, en collaboration avec l'École des sciences végétales et la Faculté de médecine.

Répondre aux défis de l'agriculture mondiale

Développé par l'Université de Tel-Aviv et l'équipe de recherche et de développement d'Adama, le programme associera le monde de l'industrie et l'université, et mettra les étudiants en contact avec la branche du développement et de la distribution des produits dans le but de former la prochaine génération d'experts dans ce domaine. De plus, Adama investira dans un laboratoire de recherche de classe mondiale, installé à l'École de chimie de l'UTA, où seront menées des études et des expériences dans le cadre du programme d'études. L'entreprise offrira près de 25 bourses à des étudiants de disciplines diverses telles que la chimie, l'ingénierie des matériaux, la science des plantes etc…pour qu'ils acquièrent des diplômes de deuxième et troisième cycle dans le domaine. Les étudiants auront accès aux laboratoires avancés et suivront une formation pratique fournie par des chercheurs de l'entreprise.

Adama est l'une des principales sociétés mondiale dans le domaine de la protection des végétaux. Elle offre aux agriculteurs des solutions et des services efficaces pour lutter contre les pertes de récoltes dues à l'activité des bio-agresseurs et améliorer leurs cultures. Il y a environ un an, elle a inauguré un centre de recherche et développement innovant à Neot Hovav, qui abrite plus de 100 chercheurs, et où sont menés des dizaines de partenariats avec des spécialistes dans les domaines de la chimie, l'agronomie, l'agriculture et autres.

Lors de la cérémonie de signature de l'accord entre l'UTA et Adama, qui s'est tenue au centre de recherche et développement de l'entreprise à Neot Hovav, son PDG Chen Lichtenstein a déclaré que sa société "se rend compte que son succès sur le marché mondial concurrentiel repose sur ses capacités de R&D qui constituent son moteur de croissance stratégique. Le Centre international de recherche sur le transport et la formulation des produits, que nous inaugurons à l'Université de Tel-Aviv, nous permettra de former ensemble les meilleurs chercheurs dans ce domaine et de les préparer à l'entrée dans l'industrie agrochimique, pour développer des produits qui répondent aux défis de l'agriculture mondiale".

Former la prochaine génération d'experts

Le Prof. Ariel Porat, Président de l'Université de Tel-Aviv, a déclaré pour sa part que: "L'UTA attache une grande importance au développement de la recherche appliquée, aux côtés de la recherche fondamentale. À cette fin, elle collabore avec l'industrie dans divers domaines. La coopération avec Adama, dont nous sommes très heureux, contribuera grandement à l'avancement de la recherche et de l'enseignement dans les domaines de la chimie, de l'alimentation, de l'agriculture et de la protection des végétaux, et bénéficiera à l'État d'Israël".

Le Dr. Elad Shabtai, Vice-président pour l'innovation, la R&D et les brevets d'Adama, a expliqué que : "jusqu'à présent, l'expertise dans le domaine du transport, de l'application et de la formulation de produits phytopharmaceutiques n'était généralement acquise qu'en travaillant dans l'industrie elle-même, et il était impossible de l'étudier ni d'acquérir de l'expérience dans les universités dans le monde, ce qui a créé une pénurie croissante d'experts dans le domaine. Le lien entre le monde universitaire et l'industrie est important et central dans le contexte de la recherche et du développement. Nous devons travailler à former et à renforcer les scientifiques dans ce domaine, et ce dès le stade de l'université, pour pouvoir inventer et développer des produits innovants qui répondront aux besoins spécifiques de l'industrie agrochimique".

Selon le Prof. Roy Amir, de l'École de chimie, Directeur du Centre Adama pour le développement de systèmes de transport avancés des produits phytopharmaceutiques de l'Université de Tel-Aviv : "Il y a ces dernières années une demande pour le développement d'une agriculture intelligente, qui minimisera la quantité de pesticides tout en améliorant leur efficacité par des systèmes d'application avancés comme on le fait dans la recherche biomédicale. L'ouverture du centre nous permettra de travailler avec l'entreprise Adama pour former la future génération de scientifiques qui dirigera ce domaine en Israël et dans le monde".

 

Sur la photo, de droite à gauche: le président de l'Université de Tel-Aviv, le Prof. Ariel Porat et le PDG d'Adama Chen Lichtenstein, lors du lancement du centre (Photo: Diego Mitelberg)

Une chercheuse de l'Université de Tel-Aviv choisie pour diriger la branche israélienne du Baromètre de l'espoir

Le Dr. Dorit Redlich-Amirav, spécialiste en ergothérapie à la Faculté de médecine de l'Université de Tel-Aviv, a été choisie pour diriger en Israël le projet international annuel du Baromètre de l'espoir, actuellement mis en œuvre dans 15 pays européen. Le premier indice sera publié l'an prochain.

L'indice de l'espoir a été développé par un groupe de chercheurs européens de différentes disciplines, parvenus à la conclusion que la société occidentale avait tendance à se concentrer davantage sur les dangers, les préoccupations, les peurs et les problèmes immédiats et moins sur les éventualités positives pour l'avenir.

Le premier indice a été lancé en 2011 en Europe, sous le parrainage de plusieurs organisations, entre autre l'Institut hollandais pour la recherche sur l'espoir et la Société suisse pour les études prospectives, et est publié chaque année dans le monde en novembre. Les éléments sont obtenus au moyen d'un questionnaire en ligne qui demande aux enquêtés d'indiquer leur degré d'optimisme ou de pessimisme quant à leur vie personnelle, la situation politique et économique, le changement climatique et l'environnement. Il leur est ensuite demandé de décrire leurs espoirs et leurs inquiétudes concernant l'année à venir.

La nécessité de l'espoir

"Les études ont montré que l'espoir est bénéfique pour la santé et le bien-être dans de nombreux domaines de la vie", explique le Dr. Redlich-Amirav. "Les chercheurs en ont donc déduit qu'il fallait tenter de révéler l'élément d'espoir à la fois chez les individus et dans la société".

Dorit RedlichLe baromètre de l'espoir a jusqu'à présent été évalué dans 15 pays, dont l'Australie, la Suisse, la France, l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni. Israël y participera pour la première fois cette année, et selon le Dr. Redlich Amirav, il est probable qu'il y obtienne un score élevé. "Nous vivons à une époque de stress, d'inquiétudes et d'incertitude pour l'avenir, et c'est précisément là que l'espoir entre en jeu. On ne pense à l'espoir que lorsqu'on en a besoin, et je crois que nous vivons à une époque où l'espoir est nécessaire tant au niveau personnel que communautaire et sociétal. Etudier l'espoir c'est établir les bases d'un discours de l'espoir".

"Le questionnaire est ouvert à tous en Israël jusque début novembre. Il ne faut que 10 minutes pour le remplir, et nous encourageons tous les Israéliens à le faire et à le diffuser à l'échelle nationale. Nous analyserons les résultats au cours des prochains mois".

Une chercheuse de l'Université de Tel-Aviv sur la liste des 40 jeunes prometteurs du magazine Globes.

Emily Elhacham, 28 ans, doctorante et chercheuse multidisciplinaire à l'Université de Tel-Aviv, a été inclue sur la liste des 40 jeunes prometteurs du magazine Globes en 2019, pour ses recherches dans le domaine du contrôle de l'environnement, qui utilisent des technologies avancées pour développer des solutions vertes, telles que des capteurs avertissant de la pollution de l'eau en temps réel. L'an dernier, elle a figuré sur la liste des 25 jeunes chercheurs prometteurs dans le domaine de l'environnement établie par le gouvernement allemand.

Emily ElhachamEmily Elhacham a commencé sa carrière de chercheuse à l'âge de 15 ans, auprès du Prof. Gil Markowitz de l'Ecole de chimie de l'UTA. "Je me suis adressée à lui car je cherchais quelqu'un à l'université qui s'occupe de nanotechnologie", raconte-t-elle. "Il a répondu avec beaucoup de patience, et m'a donné à lire des articles scientifiques. En peu de temps, je me suis retrouvée à travailler avec son équipe et ses étudiants m'ont aidé à comprendre les bases du raisonnement scientifique".

L'équipe du Prof. Markowitz a développé des capteurs qui détectent les polluants organiques même en quantités très faibles, et Emily a été envoyée à l'âge de 18 ans pour présenter ce projet lors de compétitions et de conférences à travers le monde, notamment au Prix de l'Eau de Stockholm, le plus grand concours mondial sur ce sujet, parrainé par la maison royale suédoise, où son équipe a remporté la deuxième place.

Dubaï comme étude de cas

Après son service militaire elle a rejoint le prestigieux programme multidisciplinaire de l'Université de Tel-Aviv, dans le cadre duquel elle a continué de travailler sur des systèmes sensoriels conçus pour détecter et traiter la pollution. Elle a entre autre collaboré avec la NASA pour la recherche sur la pollution atmosphérique dans les villes, étude qui a pour but d'examiner les tendances de cette pollution dans les 200 plus grandes villes du monde sur une période de 20 ans. Elle a de même travaillé avec le Prof. Pinchas Alpert, l'un des plus grands spécialistes israéliens dans le domaine des sciences de la terre, sur l'impact de la désertification du climat sur les villes.

Comme étude de cas, elle s'est intéressée à la ville de Dubaï, qui s'est caractérisée par une construction massive au cours des deux dernières décennies, conduisant à une augmentation marquée de la température dans les zones d'urbanisation. "Dubaï est un exemple extrême de la tendance de l'urbanisation accélérée de ces dernières années, avec l'impact environnemental qui en résulte. Son taux de croissance urbaine est l'un des plus élevés au monde, et l'urbanisation y est si massive que même depuis l'espace, on peut observer sa croissance et son développement", explique-t-elle. Les chercheurs ont également observé le progrès de la ville à travers des capteurs satellites et sa transformation sidérante d'une petite bande à un îlot urbain massif.

Globes 2019"Le long de la côte, nous avons pu observer une augmentation de la température de 2 degrés en 15 ans dans les zones de construction massive", explique Emily Elhacham. Elle a également examiné la quantité de rayonnement solaire réfléchi, et constaté que les zones urbaines réfléchissaient moins de rayonnement, ce qui contribue au réchauffement local. Le sable du désert réfléchit davantage la lumière qu'une route qui, elle absorbe plus de lumière, et la chaleur urbaine générée est visible. Les températures sont plus élevées dans les régions urbaines, et dans les zones de développement rapide on assiste à une montée nette des températures et à une diminution de la réflexion du rayonnement solaire.

Les conséquences de ce que nous faisons

Dans la région des îles de Dubaï, contrairement au phénomène habituel de l'absorption du soleil par l'eau, le développement de la construction fait que davantage de rayonnement solaire est réfléchi par la mer et non absorbé. "Cette zone est un précédent", explique Emily. "Elle nous donne l'exemple de ce qui pourrait se passer dans le monde entier. Nous assistons de plus à plus à cette tendance de construction massive et de développement urbain, et ici, nous pouvons voir les résultats d'un développement urbain accéléré. Ce sont les conséquences de ce que nous faisons".

"De même, il devient de plus en plus difficile de vivre dans les villes car la chaleur et l'humidité augmentent. A Doha, au Qatar, on commence même à refroidir les rues, et à mettre des climatiseurs dans les espaces ouverts, même dans les stades. Or il s'agit d'un cercle vicieux, car plus on utilise l'air conditionné, plus on contribue au réchauffement global. Le but de notre étude est de montrer le véritable impact de ce que nous faisons et de sensibiliser à la crise, ainsi que d'amener les urbanistes et les décideurs politiques à améliorer la situation en prenant en compte le climat urbain local. Nous nous intéressons non seulement à l'environnement mais aussi aux domaines sanitaire et économique".

Emily Elhacham, qui a été sélectionnée l'an dernier dans la liste des 25 jeunes chercheurs prometteurs dans le domaine de l'environnement établie par le gouvernement allemand, ne se contente pas de son travail universitaire. En 2010, elle a lancé avec le maire de Ramat-Gan, un programme d'éducation aux nanotechnologies pour les écoles, qui fonctionne encore aujourd'hui. Actuellement son objectif principal, en tant que jeune chercheuse universitaire, est de faire découvrir aux filles le domaine des sciences. Aussi a-t-elle commencé à développer avec Intel, Google, IBM, l'Institut Weizmann et d'autres institutions, des programmes ayant pour but d'attirer les filles vers les sciences et de rendre les contenus scientifiques accessibles aux adolescents.