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Ce qu’il faut savoir sur le Coronavirus, par les spécialistes de l’Université de Tel-Aviv

La préparation mondiale contre le Coronavirus est-elle suffisante? Les chauve-souris ont-elles vraiment contribué à sa diffusion ? Comment le réchauffement climatique contribue-t-il à la propagation de maladies telles que le Corona et le SRAS? Quel est le lien entre le processus d'urbanisation et la diffusion des virus ? Et comment construit-on deux hôpitaux en dix jours? Les chercheurs de l'Université de Tel-Aviv répondent à nos interrogations.

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Tout le monde cherche un bouc émissaire à blâmer pour expliquer l'éruption et la propagation du virus mortel du Corona, et une fois encore, comme lors de celles de l'Ebola et du SRAS il y a quelques années, les principales suspectes sont les chauves-souris.

Le Dr. Maya Weinberg de l'École de zoologie de l’UTA, membre du groupe de recherche du Prof. Yossi Yovel, prend leur défense: "Il est vrai qu'il existe une correspondance de 96% entre le génome du Coronavirus trouvé chez les premiers patients touchés et celui des chauves-souris. Mais cela ne suffit pas. Tout d'abord, pour établir ce type de relation, nous préférons travailler avec des taux de correspondance d’au moins 99%. Deuxièmement, le Corona est un virus à multiples facettes, et je ne serais pas surprise si aujourd'hui, plusieurs semaines après le déclenchement du virus, les virus détectés chez les patients hospitalisés présentent une autre séquence génétique ".

Le suspect immédiat

Se pourrait-il que l'infection ait été causée par la consommation de chauves-souris malades?: " La réponse est oui. Une chauve-souris malade peut être contagieuse. Bien sûr il est fortement déconseillé de manger des animaux malades, que ce soit des chauves-souris, des rats ou des poulets. Il faut consommer uniquement la viande des animaux après inspection des services vétérinaires sanitaires", explique le Dr. Weinberg.

Corona 2Bien qu’elle soit souvent désignée d’un doigt accusateur, la chauves-souris n’est pas considérée comme un animal capable de provoquer une infection. "Un ‘animal propagateur’, doit remplir deux conditions: la première, c’est qu’il ne meurt pas du virus qu'il transporte, et la seconde, que le virus se reproduise dans les fluides et les organes de son corps. C’est ainsi que se crée l'ADN viral capable de se propager. Les chauves-souris ne présentent pas ces deux conditions", explique-t-elle. "Leur système immunitaire s'ajuste et se corrige en permanence. Par exemple, lorsqu'elles volent la nuit pour chercher leur nourriture, leur température corporelle monte à 42 degrés, ce qui nettoie naturellement leur organisme et diminue les agents pathogènes. De plus, elles ont la capacité de combattre l'ADN étranger ou en décomposition, et possèdent également des protéines antivirales que notre corps n'exprime qu'en temps de maladie, mais qui se trouve dans leur sang de manière permanente".

Le gouvernement qui a construit deux hôpitaux en une semaine

Pour faire face au fardeau croissant de l'hospitalisation, le gouvernement chinois a entrepris une tâche qui semble à priori impossible : mettre en place deux hôpitaux en dix jours (et dix nuits) pour prodiguer des soins aux patients atteints du Corona. Plus de 10 000 travailleurs travaillant 24 heures sur 24, ont pu mettre sur pied deux hôpitaux capables d’absorber environ 1500 patients chacun dans la ville de Wuhan, où le virus est apparu pour la première fois.

Pour le Prof. Asaf Goldschmidt, du Département des études de l'Asie de l'Est, cela n’est pas surprenant. Dans un article récent, il montre comment, sous la dynastie Song aux XIe et XIIe siècles, le gouvernement chinois s'était organisé pour lutter contre le déclenchement des épidémies.

Corona hospital wuhan580"L'État chinois est organisé en administrations, dont certaines s'occupent de santé publique, d'aide médicale et de distribution de la nourriture. Une telle organisation était déjà sur pied en chine, bien avant la bureaucratie occidentalisée, avec pour objectif principal la collecte efficace des impôts. Et les Chinois avaient déjà compris alors ce que les défenseurs de l'État Providence disent aujourd'hui : pour pouvoir collecter des impôts, l'État doit être capable de rendre quelque chose à ses citoyens", explique le Prof. Goldschmidt.

Une partie du statut de l’Empereur de Chine dérivait de sa volonté d'aider son peuple en temps de détresse. Lorsque des catastrophes naturelles ou des épidémies se produisaient, les Chinois voyaient cela comme un signe donnés par les dieux à l'Empereur pour qu'il améliore son comportement, notamment sa préoccupation du bien-être de son peuple. Aujourd'hui encore, la légitimité du Parti communiste est dérivée en partie de son souci pour la population ", conclut-il.

De l'Extrême-Orient au Moyen-Orient

Mais le Coronavirus, s’est rapidement propagé en dehors des frontières de la Chine. Le Dr. Bruria Adini est Directrice du Département de la gestion des urgences et de la médecine des catastrophes de l'École de santé publique de l’UTA, où les étudiants sont exposés aux divers risques auxquels est confrontée la société en Israël et dans le monde, discutent de leurs implications et contribuent à l’accumulation des connaissances grâce à des activités d'apprentissage et de recherche.

Corona4"Être capable de se confronter aux maladies transmissibles est un défi mondial, et l'État d'Israël, en tant que membre de la communauté internationale, est déterminé à travailler efficacement dans ce but", explique le Dr. Adini. "Cette préparation comprend la formulation d'une plate-forme et de procédures, l'entretien de stocks d'équipement, de médicaments et de vaccins (si disponibles pour les différents cas), et la préparation quotidienne afin qu'en cas d'urgence les mesures vitales, telles que l'analyse épidémiologique, la mise en quarantaine, et les soins médicaux puissent être prises rapidement.

Le système de santé en particulier, et les systèmes d'urgence d'Israël en général, se préparent depuis plusieurs décennies à une variété de dangers, y compris ceux résultant de la propagation d'agents pathogènes tels que les virus ou les bactéries (par éruption naturelle ou par suite d'actes de terreur biologique). Lorsqu'un événement a un impact potentiel sur la société en Israël, comme c’est le cas actuellement du Conavirus, défini par l'Organisation mondiale de la santé comme un événement d'urgence, il est bien sûr du devoir de l'État de prendre des précautions et de réduire la gravité de son impact sur la société en Israël".

Le réchauffement climatique nuit à la santé

"Il est important de savoir qu'avec le réchauffement climatique, de plus en plus de nouvelles épidémies comme la Corona et le SRAS vont se produire", note le Dr. Adini. "Cela s’explique par le fait que la déforestation et l'expansion de l'urbanisation ou de terres agricoles rapprochent les humains de la nature sauvage (animaux et végétation), ce qui les rend plus sensibles aux virus naturels. Au fil des siècles, de nombreux virus ont survécu chez les animaux sauvages et se sont développés de manière à ne pas nuire à leur hôte naturel, mais lorsqu'ils passent des animaux aux humains, ils peuvent rapidement causer de gros dégâts. Le temps peut également affecter la propagation du virus. Par exemple, le degré d'humidité de l'air peut lui permettre de survivre plus longtemps (par exemple, lorsque la personne éternue) par rapport à un air plus sec, ce qui contribue également au processus de transmission du virus.

Les dispositions prises jusqu'à présent sont-elles suffisantes pour empêcher la propagation du virus ?

"Un des problèmes majeurs réside dans le fait que dans un nombre important de pays dans le monde, il n'existe pas de système suffisamment bien développé pour surveiller l'ensemble de la population affectée, y compris l'identification précoce de la population exposée et infectée. Par conséquent, le nombre total de porteurs et ou de malades peut être inconnu, ce qui nécessite que tous les pays se préparent à un schéma qui pourrait être plus sévère que celui connu jusqu'à présent.

Faire face à une maladie infectieuse, dans laquelle les personnes sont contagieuses avant même de présenter des symptômes visibles, est un défi important, même pour les grands pays. Étant donné que la maladie n'a pas de vaccin ni de traitement médicamenteux, il est important de prendre des mesures pour contenir l'événement, telles que la protection des personnes à risque, la mise en quarantaine des personnes ayant été exposées au virus, l’isolation des malades et la restriction des mouvements de populations, pour empêcher la propagation du virus et minimiser ses effets néfastes. Des mesures appropriées sont en train d'être prises, mais il n'est pas certain qu’au début de l'épidémie en Chine, ces mesures aient été prises aussi rapidement qu’il aurait fallu.

L'État d'Israël prend des mesures de précaution, notamment en distribuant des vêtements de protection aux équipes médicales et aux autres intervenants, en adoptant une politique d'isolement des malades et de mise en quarantaine systématique des personnes susceptibles d'avoir été exposées au virus, et ce jusqu'à la négation du développement effectif de la maladie. L'État d'Israël a également une très bonne capacité à fournir des soins de soutien aux patients".

Pensez-vous qu'on puisse se reposer sur les informations actuellement diffusées sur le Coronavirus ?

"Il faut se baser uniquement sur les rapports et les directives des responsables, et considérer les rapports informels avec circonspection. La peur est un état de fait naturel dans ces situations, et la connaissance réduit l'anxiété. Dans une situation de peur et de grande incertitude, les réseaux sociaux répandent de nombreuses rumeurs et "fake news", qui déforment la réalité et provoquent des tensions et de l'anxiété au-delà de ce qui est nécessaire. Il est important de veiller à suivre les directives de prudence et d’hygiène du ministère de la Santé".

 

Photos : Université de Tel-Aviv.

Chauve-souris (Photo 2 : crédit Jonathan Ben Simon).

Le changement climatique pourrait réduire la durée de vie de centaines d'espèces, d’après une étude de l’Université de Tel-Aviv

Selon une recherche réalisée par le doctorant Gavin Stark du Département de Zoologie de l’Université de Tel-Aviv sous la direction du Prof. Shai Meiri, en collaboration avec le Dr. Daniel Pincheira-Donoso, de l’Ecole des Sciences biologiques de l’Université Queens de Belfast en Irlande, le réchauffement climatique pourrait avoir un impact énorme sur l'espérance de vie des espèces à sang froid, c'est-à-dire les reptiles et les amphibiens. Les résultats de l’étude, l’une des plus complètes réalisées à ce jour pour mieux comprendre les facteurs qui affectent l’espérance de vie de tous les vertébrés vivants dans le monde, remettent également en cause la théorie actuelle selon laquelle la durée de vie serait liée à la vitesse du métabolisme.

Elle a été publiée le 14 février 2020 dans la revue Global Ecology and Biogeography.

La théorie du "taux de vie" a longtemps été acceptée pour expliquer pourquoi les organismes vieillissent. Selon cette théorie, plus le taux métabolique est rapide, plus la durée de vie est courte. En effet, les facteurs qui accélèrent les taux métaboliques, tels qu’une température corporelle élevée et la recherche active de nourriture, conduisent à une ‘usure’ organique, et donc à une réduction de la durée de vie, par le biais d’une accumulation d'erreurs biochimiques et de sous-produits métaboliques toxiques. En d'autres termes, la rapidité des fonctions internes de l’organisme et notamment l'âge auquel il commence à se reproduire, ou bien la lenteur de ces mêmes fonctions et du taux de reproduction, détermineront la durée de vie de l’espèce. Ceci explique pourquoi certains vertébrés, comme les grenouilles, ne peuvent vivre que quelques mois, tandis que d'autres, comme les baleines et les tortues, peuvent vivre pendant des siècles.

Le lien entre la biodiversité et le changement climatique

Ancienne de plus de 100 ans, cette théorie n'avait jusqu'à présent été testée que sur des gammes limitées d’espèces, et non sur l’ensemble des vertébrés à l'échelle mondiale. Partant d'un ensemble de données sur la durée de vie de 4 100 espèces de vertébrés terrestres, les chercheurs de l’université de Tel-Aviv et de l’Université Queen de Belfast ont effectué le test le plus complet à ce jour pour vérifier cette théorie du taux de vie.

Les résultats de leur étude les ont amenés à constater que le "taux de vie" n'affectait pas le taux de vieillissement, et donc à rejeter le lien précédemment établi entre métabolisme et longévité.

Gavin StarkEn revanche, l’étude a révélé que les taux de vieillissement des organismes à sang froid, notamment les amphibiens et les reptiles, étaient associés à des températures environnementales élevées. Ils en ont conclu que l’espérance de vie est déterminée par des facteurs de mortalité extrinsèques. De là découle que le potentiel de réchauffement rapide, résultant de l'augmentation actuelle des températures mondiales, peut conduire à des taux accélérés de vieillissement des organismes à sang froid (ectothermes).

" La relation simple entre les taux métaboliques, les dommages oxydatifs et la durée de vie n'a pas été vérifiée״, explique Gavin Stark. ״Mais surtout, nos résultats mettent en évidence que le lien entre la durée de vie des animaux à sang froid (amphibiens et reptiles) et les températures ambiantes pourrait signifier que ceux-ci sont particulièrement vulnérables au réchauffement global sans précédent que la planète connaît actuellement. En effet, si l'augmentation des températures ambiantes réduit la longévité, cela peut rendre ces espèces plus sujettes à la disparition à mesure que le climat se réchauffe".

D’après les chercheurs, ces résultats peuvent avoir des implications cruciales pour la compréhension des facteurs qui contribuent à l’extinction des espèces, en particulier à notre époque moderne où nous sommes confrontés à un déclin mondial de la biodiversité, les animaux à sang froid étant particulièrement menacés. En effet, selon la Liste rouge des espèces menacées publiée par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, sur les 10 000 espèces d’amphibiens recensées dans le monde (lézards, serpents, tortues, crocodiles et autres reptiles), près d’une sur cinq sont menacées d’extinction.

״Ce n’est qu’en approfondissant notre compréhension de ce lien entre la biodiversité et le changement climatique que nous pourrons établir de futures politiques adaptées susceptibles d’empêcher de nouveaux dommages à l'écosystème״, concluent les chercheurs.

 

Sur la photo du bas: Gavin Stark, Département de Zoologie, Université de Tel-Aviv.

Annonce des lauréats 2020 du Prix Dan David pour contribution exceptionnelle à l’humanité, remis à l’Université de Tel-Aviv

Les lauréats du 19e Prix international Dan David pour contribution exceptionnelle à l’humanité dans les domaines de la science, de la culture et de la société ont été annoncés le 12 février par le Prof. Ariel Porat, Président de l’Université de Tel-Aviv, et le Prof. Itamar Rabinovich, Président de la fondation Dan David.
Le prestigieux prix, décerné pour contribution exceptionnelle à l'humanité, sera remis cette année dans les domaines de la préservation et la renaissance des cultures, l'égalité des sexes et l'intelligence artificielle. Les gagnants de chaque catégorie se partageront un prix d'un million de dollars.
Parmi les lauréats du prix 2020 : le Prof. Amnon Shashua, fondateur et PDG de Mobileye et diplômé des Ecoles de mathématiques et d'informatique de l'Université de Tel-Aviv, la conservatrice en chef du Musée juif polonais à Varsovie, et le fondateur du Musée national de l’histoire et de la culture afro-américaine à Washington.
La cérémonie de remise des prix aura lieu à l'Université de Tel Aviv le 17 mai 2020.

Dan David 2020Le prix d’un total de trois millions de dollars, est décerné chaque année dans les trois dimensions du passé, du présent et du futur.

 

 

 

 

 

 

 

Voici les lauréats pour l’année 2020 :

Préservation et renaissances des cultures (Dimension du Passé)

LonnieBunchSmithsonianInstitutionLonnie Bunch, historien américain, a été le directeur fondateur du Musée national de l’histoire et de la culture afro-américaine de l’Institut Smithsonian à Washington, qui représente l’initiative la plus importante et la plus complète pour la préservation de l'histoire afro-américaine et de son impact sur l’histoire des Etats-Unis et du monde. Avec plus de 40 000 expositions, le musée a été salué par la critique pour sa présentation claire et exhaustive de l'expérience afro-américaine. Également auteur prolifique, Lonnie Bunch est aujourd'hui le 14e secrétaire de l’Institut Smithsonian, et le premier afro-américain à avoir été nommé à ce poste.

Barbara Kirshenblatt Gimblett Photo credit Marta KusmierLe Prof. Barbara Kirshenblatt-Gimblett est une éminente chercheuse canadienne dans les domaines des Etudes des Arts de la scène et des Etudes juives à l'Université de New York. Elle a dirigé la mise en place de l'exposition principale du musée POLIN de l'histoire des Juifs polonais à Varsovie, qui a remporté le prix du Musée européen en 2016. Centre de la préservation de l'histoire juive en Pologne, le musée retrace plus de 1000 ans de l’histoire des Juifs dans ce pays, réanimant sur place un monde vivant et d’une grande richesse culturelle à présent disparu, qu'elle a passé toute sa vie à explorer.

Égalité des sexes (Dimension du Présent)

DeboraDiniz no creditLe Prof. Debora Diniz est une anthropologue et juriste brésilienne, directrice adjointe de l'Unité des Droits et de la Justice de la Fédération internationale pour la planification familiale / Région de l'hémisphère occidental, où elle supervise les stratégies visant à promouvoir et à protéger l'égalité des sexes et les droits de la santé sexuelle et reproductive, et à éliminer la violence à l'égard des femmes et des jeunes filles en Amérique latine et aux Caraïbes. Elle œuvre continuellement en faveur des droits pour la santé sexuelle et reproductive, la protection sociale et notamment le recentrage du virus Zika mis en relation avec les inégalités sociales et raciales.

Gita Sen no creditLe Prof. Gita Sen est une universitaire, chercheuse et militante pionnière indienne. Active depuis des décennies dans les domaines des politiques démographiques, de la santé sexuelle et reproductive, des droits des femmes, de la pauvreté, des marchés du travail et de la gouvernance mondiale, elle combine carrière universitaire et activisme politique. Ses recherches innovantes sur les populations défavorisées des milieux ruraux à faible revenu, ainsi que son aide aux jeunes chercheurs et militants, ont eu un impact significatif sur le terrain.

Intelligence artificielle (Dimension du Futur)

Demis Hassabis no creditLe Dr. Demis Hassabis est un neuroscientifique britannique, pionnier de l'intelligence artificielle. Il est le co-fondateur et PDG de DeepMind, l'une des principales sociétés de recherche en IA au monde, qui cherche à combiner les connaissances dans le domaine des neurosciences et de l'apprentissage automatique avec les développements de pointe en informatique, pour construire un mécanisme d'apprentissage à usage général, dit ‘intelligence artificielle générale’. À ce jour, DeepMind a publié près de 1000 articles, dont plusieurs dans les revues Nature et Science, et obtenu des résultats révolutionnaires dans des domaines complexes de l’intelligence artificielle, allant d'algorithmes d'auto-apprentissage fonctionnant sur des jeux de stratégie à un niveau ‘surhumain’ (DQN et AlphaGo), au repliement des protéines et aux applications médicales.

AmnonShashua Heinz Troll European Patent OfficeLe Prof. Amnon Shashua est un chercheur israélien en apprentissage automatique et en vision par ordinateur de l'Université hébraïque de Jérusalem. Son travail et ses connaissances ont été à la base du développement de plusieurs startups qu'il a cofondées au fil des ans, notamment Mobileye (acquise par Intel Corp. en 2017), qui développe des systèmes anticollisions et d’assistance à la conduite de véhicules basés sur l'IA de même que des véhicules autonomes; et OrCam, qui exploite la vision par ordinateur et le traitement du langage naturel pour aider les malvoyants et les malentendants. A à ce jour, plus de 55 millions de voitures dans le monde sont équipées de systèmes Mobileye.

 

 À propos du prix Dan David

Le prix Dan David a été créé par le regretté Dan David, homme d'affaires et philanthrope international, dans le but de récompenser les personnes ou les organisations ayant eu un impact durable sur la société, et d'aider les jeunes étudiants et entrepreneurs à devenir les universitaires et les leaders de l'avenir.

Parmi les précédents lauréats du prix, on compte le violoncelliste Yo-Yo Ma (2006), l’ancien vice-président américain Al Gore (2008), la romancière Margaret Atwood (2010), les cinéastes Ethan et Joel Coen (2011), l’éminente économiste et récente lauréate du prix Nobel, Esther Duflo (2013), et le Prof. Mary-Claire King qui a découvert le gène du cancer du sein (2018).

 Les lauréats doivent verser 10% de leur prix pour des bourses attribuées à de jeunes chercheurs dans leurs domaines respectifs.

Ariel David, directeur de la Fondation Dan David et fils du fondateur du prix, a déclaré : "Nous sommes très fiers du modèle unique que représente le prix Dan David qui met en lumière des entreprises qui ne relèvent généralement pas des catégories des prix traditionnels mais représentent pourtant des contributions exceptionnelles à l'humanité, définissant qui nous sommes et façonnant notre avenir". Le modèle particulier et unique du Prix met en œuvre une formule ‘mobile’ qui récompense les réalisations dans tous les domaines de l'activité humaine, et non pour un ensemble fixe de catégories, et chaque année un nouveau thème est sélectionné pour chacune des trois dimensions du temps, passé, présent et futur.

Le prix sera remis aux lauréats lors d’une cérémonie qui se tiendra à l’Université de Tel-Aviv en mai 2020.

 

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Le co-fondateur de Wikipedia parmi les lauréats du Prix Dan David 2015

Université de Tel-Aviv : trois spécialistes de la pauvreté et trois femmes parmi les lauréats du Prix Dan David 2016

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Deux Professeurs de l’Université de Tel-Aviv lauréats du Prix Israël 2020

Le Prof. Joseph Klafter, Président sortant de l’Université de Tel-Aviv, et le Prof. Vered Noam, Directrice du Département d’Etudes juives de l’université, sont parmi les lauréats du Prix Israël 2020, qui sera décerné le jour de la fête de l’indépendance de l’Etat, l’un dans le domaine de la physique et de la chimie, l’autre dans celui des études talmudiques. Le Prof. Noam sera la première femme à se voir attribuer le Prix, récompense la plus prestigieuse accordée par l’Etat d’Israël, dans ce domaine.

Le Prof. Joseph Klafter, lauréat du Prix Israël en chimie

Le prix a été attribué au Prof. Klafter "pour sa contribution révolutionnaire à l’étude de la dynamique du mouvement anormal dans des systèmes divers et variés dans les domaines de la chimie, la physique et la biologie. Le Prof. Klafter a développé l'infrastructure théorique de la description du mouvement accéléré ou ralenti par rapport à la loi de diffusion d'Einstein. Au fil des ans, l'importance immense et universelle de ses travaux s’est avérée, car de plus en plus de systèmes peuvent être décrits de manière exhaustive par les méthodes qu'il a développées".

klafter NoamLe Prof. Klafter est né à Tel-Aviv et a grandi à Rishon Lezion. Il a commencé ses études à l'Université Bar Ilan, en même temps que son service militaire (Progamme ‘Atuda’ de l’armée israélienne), au cours duquel il a été blessé lors de la guerre des Six jours. À sa démobilisation de Tsahal, il a entrepris des études de doctorat à l'École de chimie de l'Université de Tel Aviv, puis un post-doctorat au Département de chimie du MIT, où il s'est dirigé vers l'étude des systèmes complexes. Suite à ses recherche il a été invité à rejoindre le Centre de recherche de la société EXXON où il a travaillé pendant sept ans. De retour en Israël avec sa famille en 1987, il intègre alors l'École de chimie de l'Université de Tel Aviv.

En 1996, il est nommé membre du conseil d'administration de la Fondation nationale de la Science et de la recherche, qu’il présidera entre 2002 et 2009. Au cours de la présidence, un accord de coopération est signé entre la Fondation nationale de la Science et son équivalent chinois. En 2009, le Prof. Klafter est élu huitième Président de l'Université de Tel-Aviv. Selon le comité de remise du Prix, "au cours des 10 années de sa présidence l'université est arrivée à des records de réalisations. L'accent a été mis, entre autres, sur l'avancement de la recherche et l’apport de nouvelles ressources, l’élargissement de la collaboration internationale (notamment avec l'Extrême-Orient), la réduction des barrières interdisciplinaires et la promotion de l'innovation dans l'apprentissage et l'entrepreneuriat".

Prix Israël dans le domaine de la recherche talmudique au Prof. Vered Noam

Le Prof. Vered Noam, Directrice de l'Ecole d'études juives de l'Université de Tel Aviv, sera la première femme à remporter le Prix Israël dans le domaine des études talmudiques. Le comité de remise du Prix, présidé par le Prof. Daniel Schafer, avec la participation des Prof. Moshe Benowitz et Michal Bar Asher Siegal, lui a attribué le Prix pour "ses nombreuses réalisations, qui démontrent avant tout de l’excellence impressionnante de ses recherches, exprimée dans ses publications de premier ordre. En particulier, on peut signaler l'ampleur de son champ académique qui recouvre des domaines variés allant de la littérature du Second Temple à celle du Talmud, en passant par les traditions anciennes enracinées dans la littérature des Sages, et les premières versions talmudiques telles qu’elles s’expriment au travers des commentaires des Rishonim. Chercheuse de renommée internationale et hautement reconnue pour l'importance de ses recherches, elle consitue en particulier une figure exemplaire pour sa contribution à la communauté scientifique et publique en général, qui a permis l’accès à la littérature rabbinique et au Talmud au grand public et à tous les étudiants en Israël".

Vered NoamLe Prof. Noam a déjà reçu de nombreux prix tout au long de sa carrière universitaire : Prix du Conseil de l'enseignement supérieur pour les doctorants, Prix Kennedy-Lee du meilleur doctorat de l'Université hébraïque, bourse postdoctorale Ephraim Urbach du Fond pour la mémoire de la culture juive, prix Rosenthal de l’Institut du Talmud de Jérusalem, Prix Michael Bruno pour les jeunes chercheurs en Israël. Elle a également obtenu de nombreuses subventions de recherche de la Fondation nationale de la Science et de la recherche en Israël, témoignant de la reconnaissance accordée à ses travaux.

L'engagement du Prof. Noam envers ses étudiants lui a valu une solide réputation de mentor. Elle a dirigé neuf doctorants, et été reconnue comme professeur exceptionnel, recevant le Prix du recteur de l'Université de Tel-Aviv pour l'excellence dans l'enseignement en 2014.

Une de ses initiatives marquantes est la création du groupe Facebook "Yomi", qui compte actuellement près de 1 700 membres, forum sur lequel se déroule un débat intellectuel honnête, impressionnant et plein de vie, autour de la page quotidienne du Talmud étudiée le même jour, en mettant l'accent sur la recherche. On peut y suivre des discussions fructueuses sur le processus d'édition littéraire, les manuscrits et le contexte historique et archéologique des questions soulevées par le Talmud babylonien. Au-delà de la présentation au public d’articles et de chapitres d’ouvrages par les chercheurs, de nombreux universitaires témoignent du fait que les discussions menées sur ce forum ont constitué la base d'une série impressionnante de nouvelles recherches et collaborations universitaires. Faisant preuve d’un leadership naturel, le Prof. Noam, qui contribue plusieurs fois par semaine aux débats sur la page, a su identifier le pouvoir de la technologie pour fournir une nouvelle plate-forme permettant l’accès du grand public à la connaissance et l’enseignement.

Rendre le sourire aux populations défavorisées : les projets sociaux de l’Ecole dentaire de l’Université de Tel-Aviv

Fondée sur le principe de l'accessibilité à l'excellence des soins pour tous, l’Ecole dentaire de l’Université de Tel-Aviv mène de front de nombreux projets qui ont pour but de faire bénéficier des soins dentaires à la pointe du progrès les populations qui en sont exclues. Du Centre de médecine dentaire pour personnes en situation de handicap au programme de soins pour la jeunesse à risque en passant par le traitement des élèves des villes de la périphérie israélienne, voici quelques-unes des initiatives de l’Ecole au bénéfice de la communauté.

Le Centre de médecine dentaire pour personnes en situation de handicap

Inauguré en mai 2017 et officiellement ouvert en septembre en présence du Ministre de la Santé Yaakov Litzman, le Centre de médecine dentaire pour les personnes en situation de handicap ou souffrant de phobie dentaire (Special Care Center) apporte une réponse thérapeutique à des centaines de milliers d'Israéliens comptant parmi les personnes les plus vulnérables de la population.

Give peace a smile 5Destiné aux patients de tous âges, le centre fournit des soins bucodentaires professionnels de haut niveau aux personnes présentant des handicaps aussi bien physiques, qu’intellectuels, médicaux, ou psychologiques - retard mental, paralysie cérébrale, autisme, trisomie, déficiences auditive et visuelle etc. – personnes qui ne bénéficient pas de solution adaptée dans les centres de santé publics ou les cliniques privées en raison de la pénurie de personnel qualifié capable de répondre à leurs besoins particuliers (Environ 3% de la population israélienne).

Anxiété dentaire

Le Centre offre notamment des soins dentaires aux patients atteints de maladies systémiques, souffrant de douleurs orofaciales chroniques, ou présentant des problèmes comportementaux  tels que phobie dentaire (état  d'anxiété extrême qui empêche le patient de se faire traiter) ou réflexe laryngé exagéré.

Le centre est composé de deux sections: la première comprend neuf unités dentaires modernes destinées au traitement des adultes et des enfants présentant des besoins spécifiques. La seconde inclue un service de chirurgie buccale avec deux salles d'opération modernes, équipées pour traiter les patients sous anesthésie générale.

Inauguration Special CareLes patients sont soignés par une équipe hautement qualifiée possédant de nombreuses années d’expérience dans le traitement des personnes à besoins spécifiques. Ils sont exposés graduellement à l’environnement dentaire. Le processus, qui prend parfois plusieurs sessions et a pour but de construire une relation de confiance et de collaboration avec le patient afin de créer une expérience positive autour des soins dentaires. La plupart des patients arrivent au centre avec des membres de leur famille qui les accompagnent pendant tous le traitement.

Les soins proposés s’étendent de l’examen général à la rééducation, en passant par le traitement des caries, le traitement de racine, la reconstruction dentaire, l’entrainement à l’hygiène buccale etc.

Le centre sert également à l'enseignement pour les internes en dentisterie pédiatrique et en médecine buccale, propose des cours avancés de troisième cycle en soins spéciaux et fournit des connaissances aux dentistes israéliens dans ce domaine.  

La construction du centre, à la pointe de la technologie, a été rendue possible grâce aux généreux dons de nombreux Chapitres Alpha Omega à travers le monde et au soutien de la société Henry Schein.

1 120 patients ont déjà été traités par le Centre depuis son ouverture.

Opération Give Peace A Smile 

Lancée en 1995, l’Opération Give Peace A Smile a pour but le depistage et la prevention dentaire dans des ecoles des kibboutzs et des localités de la périphérie en Israël. Depuis son lancement, plus de de 10 000 enfants ont été visités.

Give peace a smile 1Lors du Conseil des Gouverneurs de l’Université en mai dernier, une nouvelle opération a été planifiée dans les villes du sud d’Israël, Sderot et Askelon, qui sont continuellement sous le feu des missiles lancés de la Bande de Gaza, ainsi qu’au kibboutz Naan. "Ces localites ont beaucoup souffert et nous pensons apporter aux élèves un peu de chaleur et d’amitie fraternelle", a déclaré le Dr. André Amiach, initiateur du projet.

 

Rendre le sourire aux défavorisés

 

Un des objectifs de l‘Ecole est d’apporter la santé dentaire aux villes de la périphérie d’Israël et aux familles défavorisées. Un des moyens est la prévention et l’éducation à l’hygiène dentaire dans les écoles.

L’une des dernières missions réalisées dans ce cadre a été la visite à l’école Keshet dans le sud de Tel-Aviv, le 10 décembre 2019, au cours de laquelle 35 étudiants de 6e année (dernière année du diplôme de DMD) et 10 internes en spécialisation dentaire pédiatrique, accompagnés des Dr. Sigalit Blumer, Directrice du Département de dentisterie pédiatrique et Moran Robenko, coordinatrice de la 6e année des cours, ont rencontré 372 élèves des classes de 10e, 9e et 8e.

Give peace a smile 6Chaque enfant a reçu un kit cadeau sponsorisé par les sociétés Orbitol, Colgate et CZT, comprenant entre autres des brosses à dents et du dentifrice. Les étudiants sont intervenus dans les classes pour présenter de manière vivante et adaptée à chaque âge les thèmes d’une nutrition saine et de la santé et l’hygiène buccale. Les élèves ont ensuite été divisé en groupes de 3 à 4 enfants de manière à recevoir une démonstration personnalisée. De nombreuses activités éducatives d’illustration leurs ont également été proposées. Les enfants, un peu effrayés au début, ont ensuite fait montre d’une grande curiosité et participé avec joie à l’évènement.

Par ailleurs, les enfants de l’école Keshet ont également été suivis à l’Ecole dentaire au cours de l’année écoulée au rythme d’une fois par semaine, l’Ecole affrétant elle-même les autobus destinés à leur transport. Les enfants de l’école Keshet proviennent de milieux socio-économiques défavorisés, et pour la plupart d’entre eux, il s’agissait de leur première rencontre avec la médecine dentaire. Beaucoup présentent de nombreuses caries et ont véritablement besoin de ces traitements. Le programme leur donne l’occasion de bénéficier de soins gratuits réalisés par des étudiants de dernière année et sous la supervision de spécialistes en dentisterie pédiatrique.

La fée des dents

La Fée des dents est un projet établi en coopération avec l’association ‘Change a World’, initiative socio-professionnelle d’étudiants pour la promotion de l’égalité dans la santé, qui a pour but de fournir des soins dentaires à la jeunesse à risque, notamment aux jeunes tombés dans la prostitution. Le programme a été établi pour répondre aux besoins médicaux et psychologiques de cette population, et tient compte des obstacles particuliers du contexte dans lequel elle se trouve. Les traitements sont menés par des étudiants et des membres du corps professoral des clinqiues dentaires de l'UTA, en collaboration avec des dentistes volontaires de l’organisation l'Alpha Omega. Les soins sont doublés pour les jeunes intéressés d'une formation d'assistant dentaire, leur permettant de sortir du cercle vicieux de la prostitution, et d'aider les personnes dans le même cas qu'eux.

Lors de la dernière rencontre résumant les réalisations annuelles du projet, a été présentée l’expérience d’une des patientes, kidnappée d’Ukraine en Israël pour y pratiquer la prostitution, et l’incroyable histoire de sa réhabilitation, Elle travaille actuellement comme volontaire dans le cadre du projet.

A noter également la signature récente d’un protocole d’accord avec le Jaffa Institute (Institut pour l’avancement de l’éducation à Jaffa), agence à but non lucratif, lauréat du Prix du Président de l’Etat de la meilleure organisation de volontariat en 2001, pour fournir des soins dentaires à 10 enfants de Jaffa en 2020 et 50 en 2021 ; de même qu’un protocole d’entente avec la Faculté des Sciences biomédicales et de la santé de l’Université Européenne de Madrid.

"500 000 personnes en Israël ne bénéficient pas encore de soins dentaires. Nous essayons de les aider ", avait déclaré le Dr. Amiach, Gouverneur de l'université et Directeur régional d'Alpha-Omega France, lors de l’inauguration du Fonds pour le traitement des populations à besoins spéciaux en mai dernier. "C'est notre façon de participer au 'Tikoun Olam', la 'réparation du monde', en accord avec la conception judaïque de la justice sociale. C'est l'une des règles de notre identité".

 

Potos fournies par le Dr. André Amiach. 

Photo de groupe: Cérémonie d’inauguration du Centre Special Care (de gauche à droite): le Dr. Sigalit Blumer, Directrice du Département de médecine dentaire pédiatrique, le Prof. Erwin Weiss, ancien Directeur de l'École dentaire, Yaakov Litzman, Ministre de la Santé, le Prof. Joseph Klafter, ancien Président de l'UTA, le Dr. André Amiah (Alpha Omega France), le Prof. Ehud Grosman, Doyen de la Faculté de médecine et le Dr. Mervyn Druian, Président international d'Alpha Omega (Crédit Université de Tel-Aviv)