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L’ambassadrice de France en Israël sur le campus de l’Université de Tel-Aviv

Hélène Le Gal, Ambassadrice de France en Israël, s’est rendue sur le campus de l’Université de Tel-Aviv, ce jeudi 15 décembre 2016. Elle y a été reçue par le Président de l’Université, le Prof. Joseph Klafter, le Vice-président chargé de la coopération internationale, le Prof. Raanan Rein, et Amos Elad, Vice-président pour le développement des ressources. Au cours de la visite, organisée à l’initiative de l’Association des amis francophones de l’Université et de sa déléguée générale, Agnès Goldman,  Mme Le Gal a rencontré des étudiants du programme d’échanges internationaux de l’Université, ainsi que les responsables du programme de culture française. La visite a pris fin sur une rencontre avec le Dr. Carmit Lévy de la Faculté de médecine, dont les récentes découvertes sur la manière d’arrêter la propagation du cancer de la peau ont été réalisées en partenariat avec des chercheurs français.

VisiteAmbassadriceklafter2Participaient également à la visite, Barbara Wolffer, conseillère culturelle de l’ambassade de France, Sébastien Linden, attaché de coopération scientifique et universitaire, Philippe Guillien, attaché de coopération pour le français, Pierre Granjouan, conseiller économique, Sophie Lagoutte, conseillère pour la presse et Marc Azuelos, expert en innovation.

Le Prof. Klafter a présenté l’Université de Tel-Aviv, mettant l’accent sur la multidisciplinarité, l’innovation, et les liens avec l’industrie. L’UTA est à la 9e place dans le monde pour le nombre de ses anciens étudiants devenus entrepreneurs et vient de collaborer avec cinq géants internationaux de l’industrie pour la création d’un incubateur multinational sur son campus. Il a relevé la qualité des relations de l’Université avec la France qui s’est manifestée notamment par la visite de l’ancien Premier ministre Manuel Valls sur le campus en mai dernier : « Notre première mission est bien sûr l’excellence de la recherche, mais c’est aussi sa transformation concrète au bénéfice de l’humanité, et toutes ces idées peuvent entrer en résonnance avec la vision française ».

D'un intérêt mutuel commun à une véritable collaboration

Le Prof. Raaanan Rein a rappelé que l’Université de Tel-Aviv est la plus internationale du pays soulignant qu’à  « une époque de montée des nationalismes et de la xénophobie dans le monde, il est très important de préserver ce caractère international  et ce rôle de pont entre les diverses cultures dans une atmosphère d’humanisme et de tolérance ». Rappelant la longue liste d’institutions académiques françaises qui coopèrent avec l’Université, il a insisté sur le fait que l’UTA promeut actuellement une politique de diplômes communs au niveau de la maitrise et du doctorat avec les institutions universitaires dans le monde. « Nous avons récemment signé un tel accord avec l’ESPCI et souhaitons multiplier ce type de partenariats ».

VisiteAmbassadriceGroupe

Amos Elad a souligné le rôle des Amis français de l’Université dans la promotion des relations avec la France et la multiplication des évènements francophones sur le campus depuis la création de la nouvelle association « locale » des Amis francophones.

Hélène Le Gal a émis le souhait de stimuler encore ces bonnes relations, surtout au niveau des échanges d’étudiants : « Nous souhaitons que cet intérêt mutuel commun conduise à une véritable collaboration. La France est le troisième pays du monde pour le nombre des étudiants étrangers accueillis dans ses institutions académiques, et nous souhaitons recevoir davantage d’étudiants israéliens, qui ne sont pas toujours conscients des possibilités existantes en France, notamment des nombreux cours qui y sont dispensés en anglais. De même, nous voudrions développer les partenariats scientifiques structurés au niveau de la recherche, au-delà des collaborations sur une base personnelle  ».

Elle a souligné que l’Université de Tel-Aviv est également un bon partenaire pour le débat d’idées France-Israël qui trouve son expression notamment dans la Nuit de la philosophie organisée chaque année par l’Institut français, et a rappelé que l’année 2018 sera celle d’une année croisée entre la France et Israël.

Aucun écart culturel

VisiteAmbassadriceetudiantsMme Le Gal a ensuite rencontré des étudiants français et israéliens participant au programme international d’échanges de l’Université, et au cours d’un débat enrichissant et animé, les a questionnés sur les obstacles qui, à leurs yeux, freinent les échanges d’étudiants entre les deux pays. Les étudiants, parmi lesquels deux de la Sorbonne et trois de Sciences Po ont partagé avec l'Ambassadrice leurs opinions et leurs expériences, globalement positive : « C’est une expérience culturelle formidable, et j’en repars avec une plus grande ouverture d’esprit » a conclu l’un des étudiants.

VisiteAmbassadriceDptfrL’Ambassadrice a ensuite rencontré les responsables du programme de Culture française de l’Université de Tel-Aviv, Yves Wahl, directeur, le Prof. Nadine Kuperty-Tsur, responsable du MA et le Prof. Ruth Amossy, coordinatrice du groupe doctoral ADARR (analyse du discours, argumentation, rhétorique), dans cadre duquel les étudiants peuvent déposer leur thèse en français. Le Département, l’un des plus anciens de l’Université, propose actuellement une filière complète couvrant licence, maitrise, doctorat et licence d’enseignement du français. Il s’est donné pour but cette d’année d’aider les nouveaux immigrants à leur intégration. Yves Wahl a chaleureusement remercié les équipes de l’ambassade et de l’Institut français pour leur soutien et leur proche collaboration permanents avec le Département.

VisteAmbassadriceCarmitLa visite s’est terminée par une passionnante visite au laboratoire du Prof. Carmit Lévy, de l’Ecole de médecine, qui a présenté sa récente découverte pour arrêter la propagation du cancer de la peau, réalisée en collaboration avec des chercheurs français, notamment de l’Institut Gustave Roussy à Villejuif , avec qui elle est en rapport constant. Le Dr. Carmit Lévy, qui dit avoir « une longue romance avec la France », a souligné le caractère fructueux de ses échanges scientifiques: « Nous avons la même manière de pensée. La communication est extrêmement facile, rapide, précise et créative, parfois même amusante. Nous sommes totalement sur la même longueur d’onde, sans aucun écart culturel ». L’Ambassadrice s’est déclarée ravie de cette collaboration franco-israélienne réussie : « C’est une très belle histoire car elle va déboucher à terme sur un traitement médical ». 

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Visite de l'Ambassadeur de Belgique sur le campus de l'Université de Tel-Aviv

M. Olivier Belle, nouvel ambassadeur de Belgique en poste en Israël, s'est rendu à l'université de Tel-Aviv le lundi 12 décembre 2016. Il été accueilli par le professeur Joseph Klafter, président de l'Université de Tel-Aviv, et le professeur Raanan Rein, vice-président en charge de la coopération internationale, qui lui ont présenté l'état présent des relations académiques entre l'Université de Tel-Aviv et les institutions de recherche et d’enseignement belges, en vue d’explorer les possibilités de les développer.

AmbassadeurBelgiqueM. Belle a ensuite rencontré les responsables du programme de Culture française, M. Yves Wahl et le professeur Nadine Kuperty-Tsur, et a écouté avec intérêt leurs propositions de collaboration concernant la venue de conférenciers belges sur le campus, la possibilité de relancer les conférences sur la culture belge francophone dans le secondaire, l’envoi de lectrices belges qui donnent des cours de conversation aux étudiants, ou encore l’octroi de bourses à des étudiants de Tel-Aviv qui perfectionnent en Belgique leur apprentissage du français. Le Prof. Ruth Amossy, présente lors de cette visite, lui a présenté les activités de recherche du groupe ADARR (analyse du discours, argumentation, rhétorique) qu’elle coordonne, et les liens que les membres du groupe entretenaient avec d’éminents chercheurs belges, notamment de l’ULB, de Liège et de l’Université de Louvain.

Mme Agnès Goldman, déléguée générale de la nouvelle association francophone de l’Université de Tel-Aviv, a proposé de lancer des manifestations centrées sur la Belgique comme des projections en avant-première de nouveaux films belges, ou des rencontres avec les amis belges de l’Association sous l’égide de l’ambassadeur. Divers projets ont été discutés et seront mis à exécution dans un proche avenir.

Ces rencontres ont été suivies d'une visite du  Blavatnik Center for Drug discovery, Centre de développement innovant ayant pour but de constituer le chaînon manquant entre le laboratoire et l’industrie afin d’accélérer le processus de transformation des découvertes scientifique en médicaments. Dans l’ensemble, des rencontres stimulantes dans une ambiance chaleureuse, qui vont permettre de relancer et de développer les liens qui se sont d’ores et déjà tissés entre l’Université de Tel-Aviv et la Belgique.

 

Sur la photo, de gauche à droite: Agnès Goldman, déléguée générale de l'Association des amis francophones de l'UTA, le Prof. Klafter, président, l'ambassadeur de Belgique, Olivier Belle, le Prof. Raanan Rein, et Ilana Papo, responsable des relations publiques avec les pays francophones de l'UTA. (Crédit: Michal Ben-Ami)

 

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L’Université de Tel-Aviv créé un Fonds de bourses pour les soldats isolés démobilisés au nom du soldat Sean Carmeli, tombé pendant la guerre de Gaza

L’Université de Tel-Aviv, en coopération avec la famille Carmeli, met en place un fonds de bourses destinés aux soldats isolés démobilisés désirant faire leurs études à l’Université, au nom de Sean Carmeli, soldat isolé tombé pendant la guerre de Gaza en juillet 2014. Les bourses, d'un montant de 16 000 shekels chacune, seront attribués cette année à 13 soldats isolés démobilisés venant des États-Unis, de Russie, d'Argentine, de France et du Mexique. Le Fonds, premier du genre, financé par des dons et par l'aide de l'Université, a réussi à recruter jusqu'ici plus d'un million de shekels.

sean carmeli 580Parmi les bénéficiaires de la bourse Joshua August, soldat isolé démobilisé immigré des États-Unis, qui a servi dans le même bataillon que Sean, au sein du Régiment 13 de la Brigade Golani. «Ce fonds, au nom d'un ami cher, a été créé juste lorsque que j'avais besoin d'une aide financière au début de mes études. La bourse me permettra de me concentrer sur mes études, bien  que ma famille ne se trouve pas dans le pays, plutôt que de me soucier de la manière de payer mon loyer » a-t-il écrit dans sa lettre de remerciement.

Le fonds a été créé en collaboration avec l'École des sciences politiques, d'administration et de relations internationales de l’Université, sous la conduite de son directeur, le Prof. Yossi Shain et à l'initiative de Justin Jalil, directeur du développement international de l'Ecole. Jalil, qui a immigré en Israël en provenance des États-Unis, a également servi avec Sean Carmeli comme soldat isolé: «Cette initiative est la réalisation la plus importante de ma vie » a-t-il déclaré, « faire partie de son héritage me remplit d'un grand sentiment de fierté».

Sont considérés comme soldats isolés dans l’armée israélienne ceux dont les parents vivent à l’étranger (comme les nouveaux immigrants venus sans leur famille), les orphelins, et les soldats n’ayant plus de contact avec leur famille. On estime à près de 6000 les soldats isolés servant dans Tsahal.

 

Sur la photo: le sergent-chef Sean Carmeli

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Un professeur de l'Université de Tel-Aviv à l'UNESCO pour promouvoir la lutte contre l'antisémitisme dans le monde

Le Prof. Dina Porat, professeur émérite du département d’histoire du peuple juif de l'Université deTel-Aviv, Directrice du Centre Kantor pour l'étude du judaïsme contemporain de l'Université et historienne principale du Yad Vashem a participé à une table ronde de haut niveau sur le thème "Comment prévenir l'antisémitisme par l'éducation, la culture et la communication", le 6 décembre 2016 au siège de l'Unesco à Paris. Organisée en collaboration avec l’Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste, la conférence a réuni des experts du monde entier, en la présence de Robert Badinter, ancien Garde des sceaux et ancien Président du Conseil constitutionnel en France et de la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova.

Dina Porat2016Partant du constat selon lequel, malgré les efforts déployés depuis des années pour tenter de faire reculer les violences visant des lieux ou des personnes juives, l’antisémitisme continue de prospérer, cette table ronde au sommet avait pour but de se pencher sur les racines de la haine antisémite, la définition que l’on peut en donner, son évolution et sur ses manifestations contemporaines, ainsi que sur les meilleurs moyens de mettre à profit l’éducation, la communication et la culture pour combattre ce phénomène.

Au cours de son intervention, le Prof. Dina Porat a mis l'accent sur la complexité de l’antisémitisme contemporain, ainsi que sur les déformations historiques qu'il génère, et a insisté sur l’importance d'une reconnaissance de la richesse de la culture juive et de son apport à l’histoire de l’humanité, ainsi sur que la nécessité d’agir pour mieux faire comprendre ce phénomène.

Dans son discours liminaire, Robert Badinter a donné un aperçu historique de l’antisémitisme, de ses origines religieuses jusqu'aux dimensions nationales et raciales qu’il a revêtues aux XIXeet XXe siècles, atteignant son paroxysme avec l’Holocauste. " Ni l’éducation, ni la culture, ni l’art en soi ne constituent par nature une défense suffisante contre la fureur du racisme et de l’antisémitisme. Il faut en tirer les enseignements ", a-t-il prévenu, ajoutant que la complaisance nourrissait les préjugés, qui engendrent à leur tour la haine, et ont déjà abouti à l’Holocauste ainsi qu'à d’autres formes pernicieuses d'antisémitisme aujourd’hui.

"La lutte contre l'antisémitisme est au coeur du rôle et de la mission de l'UNESCO"

"La lutte contre l’antisémitisme nous ramène au cœur du rôle et de la mission de l’UNESCO consistant à édifier la paix dans le monde par l’éducation et la promotion du respect d’autrui", a déclaré Irina Bokova, rappelant que la haine des juifs est ancienne et n'a cessé d’évoluer au fil des siècles, adoptant chaque fois de nouveaux masques pour aboutir à la destruction quasi‑totale des juifs d’Europe. "Il faut une éducation qui transmette véritablement la connaissance des faits historiques, du patrimoine et de la culture, pour protéger et respecter la dignité de chacun, ainsi que ses croyances et traditions, en se fondant sur le respect des droits de l’homme ", a-t-elle déclaré.

Elle a salué l’adoption, par l’Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste, d’une définition concrète de l’antisémitisme, qui représente " une avancée considérable pour aider à mettre des mots précis sur un sujet qui demande beaucoup de constance et de fermeté".

Les autres participants à cette manifestation étaient le diplomate Mihnea Constantinescu, Président de l’Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste, qui rassemble 31 pays membres, Cristina Finch, de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui a présenté les initiatives en cours pour former les services de police et les procureurs aux crimes inspirés par la haine, mettre en place des coalitions avec différentes communautés, et élaborer des directives à l’intention des éducateurs, en coopération avec l’UNESCO. Katharina von Schnurbein, Coordinatrice de l’Union européenne chargée de la lutte contre l’antisémitisme, a souligné l’importance d’une approche globale, d’un arsenal juridique solide et de la compréhension de la contribution positive des juifs à l’histoire.

Ont également participé à la rencontre Dervis Hizarci, de l’Initiative Kreuzberg contre l’antisémitisme (Allemagne), et le Prof. Steven Katz, professeur d'études juives et d'histoire de l'Holocauste à l'Université de Boston.

Source: Unesco.

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Accélération de la coopération entre l'Université de Tel-Aviv et les universités françaises

Deux importantes délégations de hauts représentants des grandes universités françaises se sont rendues récemment sur le campus de l'Université de Tel-Aviv, les 24 et 28 novembre 2016. La première était organisée par Campus France, l'Agence nationale française pour la promotion de l'Education supérieure française à l'étranger, et accompagnée par Sébastien Linden, attaché de coopération scientifique et universitaire de l'Ambassade de France en Israël; la seconde par le Département économique et scientifique de l'ambassade d'Israël en France et le ministère israélien de la science et des technologies, en coopération avec la Conférence des Présidents d'Universités en France (CPU). 

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La délégation du 28 novembre était composée d'un nombre impressionnant de présidents et vice-présidents des plus grandes institutions universitaires françaises, parmi lesquels: les Prof. Georges Haddad, Président de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Jean-Pierre Vinel, Président de l'Université Toulouse III, Estelle Lacona Vice-président exécutif à la recherche et à l'éducation de Centrale-Supélec, Jean-Luc Clément, conseiller pour la recherche au ministère de l'Education nationale, Marie-Caroline Saglioyatzimirsky, Vice-président du conseil scientifique de l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales, Edouard Husson, Vice-président pour la recherche de l'Université Paris Sciences et Lettres, Lionel Montagne, Vice-président pour la recherche de l'Université de Lille, Sciences and Technologies, Paul-Antoine Hervieux, Vice-président pour la recherche de l'Université de Strasbourg, Peter Wirtz, Vice-président pour la recherche de l'Université Jean Moulin Lyon III, Alexis Valentin, Vice-président pour la recherche de l'Université Toulouse III, et les Dr. Pierre-Olivier Couraud, Vice-président pour la recherche de l'Université de Parsi Descartes et directeur de recherche à l'INSERM et à l'Institut Cochin et Daniel Riveline, directeur de Recherche au CNRS et à l'Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire de l'Université de Strasbourg, ainsi que Débora Lévy, chargée de mission à la CPU.

La délégation était accompagnée par Dina Sorek, Ministre-Chef du département des affaires économiques et scientifiques à l'Ambassade d'Israël à Paris, en la présence du Dr. David Harari, Président du Haut Conseil pour la Coopération scientifique et technologique France-Israël.

Elle a rencontré le Prof. Yoav Henis, Vice-président de l'Université de Tel-Aviv pour la R  &D et le Prof. Yaron Oz, recteur.

Un énorme potentiel de coopération

"L'Université de Tel-Aviv est la plus grande université de recherche du pays" a déclaré le Prof Henis." La moitié de ses 30 000 étudiants sont inscrits en 2e et 3e cycle. C'est également la plus complète puisqu'elle comprend 9 facultés qui recouvrent tous les domaines de la connaissance et permettent la recherche interdisciplinaire. Un des meilleurs exemples en est celui de l'Ecole des Neurosciences qui emploient des professeurs venant de 7 facultés différentes, permettant aux étudiants toutes les combinaisons possible pour leurs programmes d'études et aux chercheurs de toutes les facultés de collaborer". Le centre des nanosciences fonctionne sur le même modèle multidisciplinaire et offre de plus des services à l'industrie. Le Prof. Henis rappelle également que l'UTA est la première en Europe pour le nombre de bourses jeunes chercheurs de l'ERC, et à la 9e place mondiale pour le nombre de ses diplômés de premier cycle devenus créateurs de startups.

Le Prof. Yaron Oz insiste sur le désir prioritaire de l'UTA d'établir des programmes conjoints de doctorats avec des institutions étrangères. "Nous pouvons décider d'un domaine d'intérêt commun et investir un capital d'amorçage, comme nous le faisons avec les universités américaines ou avec l'Allemagne".

Le Dr. Harari indique que le Haut conseil France-Israël pour la science et la technologie, seul organisme gouvernemental qui finance actuellement la coopération universitaire France-Israël, met l'accent cette année sur les smart-cities, thème particulièrement bien adapté à la coopération avec l'Université de Tel-Aviv, qui possède un centre de recherche dans ce domaine.

Le Prof. Georges Haddad, qui fut pendant plusieurs années président de la division de l'enseignement supérieur de l'UNESCO, a manifesté le souhait de voir la création d'une plateforme universitaire d'intérêt général France-Israël en faveur de la coopération avec le Tiers-Monde.

Physicsteaching labs 580X330Les participants ont ensuite visité le Centre de Nanosciences et nanotechnologie de l'UTA avec le Prof. Roy Beck-Barkai ainsi que l'Ecole de Physique et d'Astronomie avec le Prof. Haim Sukowski et le Dr. Michael Mrejen, en compagnie du Dr. Dovi Poznansky; puis l'Ecole des sciences mathématiques, où ils ont rencontré le directeur du Département des mathématiques appliquées, le Prof. Nir Sochen, ainsi que le Prof. Marc Teboulle. Des échanges d'étudiants ont été envisagés, notamment avec l'Ecole d'ingénieurs CentraleSupélec.

L'ensemble des participants s'est déclaré heureux de la visite, relevé l'énorme potentiel de coopération existant avec leurs universités respectives et ont affirmé être très intéressés par des échanges.

Dépasser la barrière de la langue 

La délégation du 24 novembre était composée de Laurence Frabolot, directrice de la recherche et des relations internationales de l'EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes), Stefan Seiler, directeur des relations internationales de l'Ecole d'Ingénieurs EPF, Abdeslam Mamoune, vice-président pour la formation de l'Université de Bretagne occidentale, le Prof. Franck Marmoz, doyen de la Faculté de Droit de l'Université Jean Moulin (Lyon III), Alida Sahli, directrice des relations internationales de l'Université Jean Moulin, Robert Sheratt, Université Jean Moulin, Gabrielle Costa, directrice des relations internationales de l'Université Sorbonne Paris Cité et Amy Greene, assistante du doyen de Sciences Po Paris chargée des relations internationales. Elle était accompagnée par Claire Jeannet, coordinatrice de Campus France, et ses membres ont rencontré Maureen Meyer Adiri, directrice de TAU International, l'école internationale de l'Université de Tel-Aviv et le recteur de l'Université, le Prof. Yaron Oz,

InternationalTAUMaureen Meyer a tout d'abord présenté aux participants l'Ecole Internationale de l'UTA, et les différents programmes en anglais qu'elle propose pour les étudiants du monde entier. "L'UTA est l'université la plus internationale d'Israël" a-t-elle expliqué. "Nous accueillons en moyenne 2000 étudiants étrangers par an, y compris des doctorants et des post-doctorants, soit la moitié des étudiants internationaux qui arrivent dans le pays. Bien que les études de BA s'effectuent en hébreu, les diverses facultés offrent généralement des options en anglais, en particulier celles de Droit et de Gestion, le MBA de l'UTA étant entièrement en anglais. Les étudiants qui maitrisent mal cette langue, ce qui est souvent le cas des francophones, peuvent prendre des cours d'été d'anglais d'un mois et demi avant de commencer le semestre".

Une expérience inédite pour les étudiants

"Dans les facultés scientifiques à partir du MA, les cours se déroulent an anglais dès qu'un participant le demande. De même, tous les PhD scientifiques sont écrits en anglais", poursuit le Prof. Yaron Oz, qui détaille ensuite les nouvelles orientations de l'université: science des données, neurosciences, villes intelligentes (Smart cities), en particulier dans le domaine de la cyber-sécurité, sciences de l'environnement et des transports intelligents, intégration de programmes de lettres dans les sections scientifiques etc. De plus l'UTA travaille directement avec les entreprises, sous la forme notamment d'incubateurs et d'accélérateurs de startups présents sur le campus, encourage les cotutelles avec les institutions étrangères (un programme commun existe déjà avec l'ESPCI en France), et cherche à augmenter au maximum le nombre de post-doctorats. "Nous sommes intéressés par tous les domaines que vous représentez et serons très heureux de collaborer" a-t-il déclaré aux participants.

La délégation s'est ensuite séparée en 3 groupes, dont l'un a visité l'Ecole Porter d'études environnementales, le second STARTAU, le centre d'entreprenariat de l'Université, et le troisième la Faculté de Droit Buchman, en compagnie de Dorit Koskas, adjointe du Doyen de la Faculté.

FacdedroitLe Prof. Franck Marmoz, Doyen de la faculté de Droit de l'Université de Lyon III a manifesté son intention de collaborer avec l'UTA: "Nous collaborons beaucoup avec les pays arabes, l'Asie du sud-est et l'Arménie, et je voudrais à présent m'implanter en Israël" a-t-il déclaré. La Faculté de Droit de l'Université Jean Moulin compte 8500 étudiants, dont 300 doctorants et 47 parcours de MA. Elle comprend de plus deux campus délocalisés, en Arménie et à la Faculté du Caire en Egypte et possède un dispositif unique en France de programmes incluant des cours en anglais, permettant de dépasser la barrière de la langue dans les partenariats internationaux.

Pour sa part, la Faculté de Droit de l'Université de Tel-Aviv, la plus ancienne faculté du campus compte actuellement 1500 étudiants, dont 1000 en BA, 70 en MA et le reste en PhD, 40 professeurs. Une évaluation récente la place au niveau des meilleures institutions d'enseignement du droit dans le monde. Elle publie 5 revues scientifiques et possède 8 centres de recherche, propose un programme d'intégration pour les Arabes israéliens et un pour les ultra-orthodoxes. Ses étudiants ont un taux de réussite de 78 à 80% aux examens du Barreau et parviennent à des postes-clé de la société.

Très axées sur la coopération internationale, elle propose 45 cours en anglais: "50 étudiants de premier cycle partent tous les ans dans le monde, dont 3 par an à sciences Po Paris, avec qui nous échangeons également des professeurs" explique Dorit Koskas. "Nous avons trois programmes de MA: un programme commun avec la Northwestern Chicago University, un avec l'université de Berkeley et le troisième ouvert aux étudiants du monde entier, qui accueille actuellement 30 étudiants de tous les pays du monde. Les étudiants qui viennent ici vivent une expérience inédite et ne restent pas insensibles".

La grande particularité de la Faculté de Droit de l'UTA par rapport à la France est l'existence de cliniques juridiques, qui donnent aux étudiants la possibilité d'acquérir une expérience pratique, notamment par des ateliers et des cours avec des professeurs du monde entier. L'idée de ces cliniques est double: permettre aux étudiants de toucher à la pratique et de construire de vrais dossiers, mais également d'offrir des services juridiques aux populations qui n'y ont pas accès, et de sensibiliser les étudiants aux questions sociales. "Nous avons actuellement 8 cliniques juridiques, dirigées par 12 avocats, qui traitent de cas Pro bono (pour le bien public à titre gracieux), et accueillent 140 étudiants par an, autour de questions comme les demandes d'asile politique, le droit au logement, les Droits de l'Homme, les droits des survivants de l'Holocauste, ou les recours collectifs" explique le Prof. Issi Rosen-Zvi, directeur des cliniques. "Les étudiants vont au tribunal, écrivent des ébauches de documents, et font tout le travail d'un avocat sous la supervision de leur professeur. C'est une excellence façon d'apprendre le droit, qui leur rappelle son lien avec la justice sociale, et leur donne un sens de la responsabilité professionnelle".

Les relations entre les deux universités seront coordonnées par une maitre de conférence honoraire de la faculté de Droit de l'Université Jean Moulin, à présent installée à Jérusalem.

Ces délégations faisaient suite à la visite sur le campus de l'Université, la semaine dernière, du Président de l'Université Pierre et Marie Curie, première université de France, en passe d'être regroupée avec l'Université Paris-Sorbonne, dans le but également d'initier des coopérations entre les deux universités 

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