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Un jeu développé à l’Université de Tel-Aviv rend le sourire aux enfants atteints du cancer

La thèse de doctorat du Dr. Irit Schwartz Atias, réalisée sous la direction des Prof. Tamar Krulik du Département des sciences infirmières de l'Université de Tel-Aviv et Tami Ronen, doyenne sortante de la Faculté des sciences sociales, en collaboration avec l’Hôpital pour enfants Schneider de Tel-Aviv, a abouti au développement d’un jeu de société interactif qui aide les enfants atteints du cancer âgés de 6 ans et plus et leurs parents, à exprimer leurs sentiments et à développer des émotions positives même face à la maladie, à l'anxiété et aux traitements difficiles.

robobos 580En période de crise et de maladie, il est très difficile de trouver les forces et les ressources mentales pour transcender les émotions négatives dominantes et ressentir des émotions positives, jusqu'à ce que l'équilibre se déplace dans le sens positif. Cela nécessite souvent un environnement favorable et des aides externes. C’est ce que tente de faire le jeu « Roboboss », développé sur la base d’une étude approfondie réalisée à l'Université de Tel Aviv.

« Le jeu permet un dialogue sur des émotions dont il n'est pas toujours facile de parler, renforçant ainsi considérablement les liens entre les membres de la famille », explique le Prof. Tami Ronen, spécialiste dans le domaine de la psychologie positive, axée sur le bonheur des enfants et des adolescents. « Même les personnes qui ont du mal à s'ouvrir apprennent à mener des conversations approfondies avec ceux qui leur sont le plus chers, et parfois même en font la connaissance comme ils ne l'avaient jamais fait auparavant ».

Les célébrités se mobilisent

«Roboboss» se déroule dans une réalité fictive en l’an 2080, la terre étant alors dirigée par des robots à intelligence artificielle. Les participants doivent effectuer diverses tâches pour enseigner à Roboboss, le chef des robots qui fait montre d’une grande curiosité, ce que sont les émotions humaines : comment être heureux ? Comment faire face aux difficultés ? Comment se faire des amis ? Qu'est-ce qu'un lien familial ? Qu’est-ce qui me rend reconnaissant ? Qu'est-ce qui est difficile pour moi ? Qui est-ce que j'aime ? Qu'est-ce qu’une vexation ou un affront et comment les pardonner ? Et autres.

En plus des éléments de jeu de société traditionnels, tels qu'un tableau, des dés et des cartes à tirer, le jeu comprend également une application : les participants scannent des codes via un smartphone et peuvent regarder des vidéos sur YouTube, où des célébrités parlent de la manière dont ils sont parvenus à gérer leurs difficultés émotionnelles. Parmi elles, Gal Gadot, l’actrice israélienne qui a interprété Wonder Woman, et de nombreuses autres personnalités médiatiques connues en Israël.

Tami ronenRécemment lancé pour la première fois dans le service d'oncologie de l’Hôpital Schneider pour enfants, Roboboss a connu un succès immédiat. La mère d'un enfant de 8 ans hospitalisé raconte avec enthousiasme : « Mon fils a subi une chimiothérapie et ses cheveux sont tombés. Il avait honte et portait un chapeau qu’il refusait d’enlever pour cacher. Jusqu'à ce qu’il regarde pendant le jeu la vidéo de l’acteur-clown pour enfant chauve « Youval Hameboulbal » [Youval le confus] qui racontait comment il avait eu honte de sa calvitie, jusqu'à ce qu'il ait compris qu'elle faisait partie de lui et qu'il ait appris à s'accepter. Depuis mon fils se promène fièrement sans chapeau ».

Sur la trace des émotions positives

« C'est un jeu charmant et divertissant qui permet à l'enfant d’énoncer des sentiments et des sensations qu'il a beaucoup de mal à exprimer dans une conversation ordinaire en raison de la maladie », raconte une autre maman. « Nous avons reçu le jeu un matin particulièrement dur  pour Jonathan et juste après avoir commencé à jouer, son humeur a changé du tout au tout. Il a commencé à rire et à s'amuser, surtout quand il a découvert que les célébrités qu’il connaissait traversaient aussi des difficultés et des crises tout comme lui».

« Roboboss» est basé sur une étude approfondie menée à l'Université de Tel-Aviv qui avait pour but d’examiner si les enfants atteints de cancer et leurs parents sont capables de ressentir des émotions positives pendant la période difficile de la maladie et des traitements. L'étude a été rédigée sous forme de thèse de doctorat par le Dr. Irit Schwartz Atias, ancienne directrice des soins infirmiers au Département d'hémato-oncologie de l’hôpital Schneider, actuellement directrice adjointe de l'Ecole d'infirmières du Centre médical Meir de Kfar Saba. Il a été développé avec l'aide d'Or Barnett, partenaire de la société de conseil organisationnel Entropy.

gal gadot« L’étude portait sur les enfants atteints du cancer et leurs parents, et examinait s’ils étaient en capacité de ressentir des émotions positives pendant la période difficile de la maladie et des traitements, et quelles ressources, personnelles et environnementales, pouvaient les aider à ressentir et à exprimer ces émotions », explique le Prof. Ronen. « Nous avons constaté que les principales ressources qui réduisent l'anxiété face à une maladie aussi grave sont l'espoir et le soutien, et qu'il existe un lien fondamental entre les émotions positives chez les parents et celles de leurs enfants malades ».

« J'ai travaillé dans le département d'oncologie du Centre Schneider pendant 20 ans», raconte le Dr. Schwartz Atias. « Contrairement son image habituelle, qui veut qu’il s’agisse d'un lieu difficile à vivre et sombre, nous avons vécu notre Département comme un endroit plein de lumière, d'espoir et même de bonheur. Dans ma thèse de doctorat, j'ai cherché à examiner ce phénomène. J'ai interviewé 108 couples enfant- (âgés de 19 à 7 ans) parent - soit un total de 216 personnes, dans les services d'oncologie pédiatrique de trois hôpitaux : Schneider et Ichilov à Tel-Aviv, et Hadassah Ein Karem à Jérusalem ».

"Les enfants atteints du cancer éprouvent deux fois plus d'émotions positives que d'émotions négatives"

« Les résultats ont été fascinants : nous avons constaté que les enfants atteints du cancer et leurs parents éprouvaient deux fois plus d'émotions positives, comme la joie, l'excitation, la curiosité et la fierté, que d’émotions négatives, comme la tristesse, la colère, la frustration et la peur. Personnellement, j'explique cela par le fait que la maladie redonne le sens des proportions et nous apprend, patients comme soignants, à être reconnaissants de ce que nous avons. D'où l'idée de développer un jeu de société familial, accessible et amusant, qui susciterait des émotions positives et aiderait à faire face aux émotions difficiles ».

«Le jeu a un certain nombre d'objectifs définis sur un plan émotionnel », explique le Prof. Ronen : « fournir des outils et pratiquer la pensée positive et l'optimisme chez les enfants et leurs familles; identifier les sources de force et de pouvoir comme outil de soutien en général et pour faire face à la maladie; création d'un discours positif de soutien entre le membre de la famille et l'enfant, et développement d'un sens, d'un sentiment d'auto-efficacité et d’acceptation de soi ».

« Nous sommes extrêmement satisfaits d'avoir pu transférer notre recherche théorique vers la pratique d’un jeu qui aide vraiment les enfants et les familles », conclut le Dr. Schwartz-Atias. « Nous sommes déjà submergés de demandes d'autres départements d'hôpitaux à travers le pays et de thérapistes dans divers domaines. Tout le monde reconnaît dans le potentiel de ce jeu pour aider les patients. Je pense que ce jeu peut également convenir aux écoles ordinaires et aux enfants en bonne santé en général. Qui parmi nous n'a pas de difficultés et ne doit pas faire face à des défis émotionnels ? J'espère qu'à l'avenir, nous serons en mesure de fournir le jeu à quiconque en fera la demande et pourra y trouver un apport ».

 

Photos:

1. Le jeu Roboboss (Crédit: Université de Tel-Aviv)

2. Le Prof. Tami Ronen présentant le jeu sur la chaine de télévision israélienne 12 (capture d'écran)

3. L'actrice Gal gadot interviewée sur sa participation sur la chaine de télévision israélienne 12 (capture d'écran).

 

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Fierté israélienne : Un chercheur de l’Université de Tel-Aviv nommé membre senior de l’Académie Nationale des Inventeurs des Etats-Unis

Le Prof. Noam Eliaz du Département de science et génie des matériaux de l'Université de Tel- Aviv fait partie des 38 nouveaux membres seniors récemment élus par l’Académie Nationale des Inventeurs des Etats-Unis (NAI) en reconnaissance de leurs réalisations révolutionnaires pour le développement de brevets et de technologies ayant un impact majeur sur la société et l'industrie dans le monde. C’est le premier chercheur israélien, et en fait le seul chercheur en dehors des États-Unis sélectionné à ce titre par l’Académie américaine, qui compte 189 membres possédant ce statut.

Noam Eliaz1Signalons par ailleurs que l'Académie compte plus de 1 000 membres associés, y compris hors des États-Unis possédant le statut de fellows, dont trois Israéliens.

« C'est un grand honneur pour moi d'être membre de la communauté universitaire des inventeurs aux États-Unis », a déclaré le Prof. Eliaz. « En tant qu'inventeurs et entrepreneurs, notre travail consiste à rechercher constamment le prochain défi professionnel et à développer de nouvelles inventions révolutionnaires, au profit de l’avancement de la société et de la technologie. C'est la première fois qu'un Israélien est élu membre senior de l'Académie, et j'espère que ceci ouvrira la porte à d’autres chercheurs israéliens qui s'intégreront dans ce statut ».

Spécialiste mondial de la physique des matériaux

Le Prof. Eliaz est le fondateur du Département de science et génie des matériaux de la Faculté d’ingénierie de l'Université de Tel-Aviv. Il affirme que les étudiants et étudiantes de son groupe de recherche ainsi que ses collègues du Département ont une part importante dans cette réussite, qui vient s'ajouter aux réalisations et à la reconnaissance internationale du jeune département.

La National Academy of Inventors a été fondée en 2010 dans le but d'encourager les inventeurs titulaires de brevets déposés aux États-Unis à promouvoir la visibilité de l'innovation et de la technologie universitaire, de sensibiliser le grand public sur l’impact des différentes formes de la propriété intellectuelle, d'éduquer et de guider les étudiants et étudiantes dans un esprit d'innovation et de traduire les inventions de ses membres en contribution pour la société. Plus de 4 000 inventeurs et membres du corps professoral appartenant à environ 250 institutions à travers le monde sont membres de l'Académie.

Noam Eliaz3Le Prof. Eliaz a été élu en 2015 à la Jeune Académie israélienne. En 2017, il a été nommé par le ministre des Sciences comme membre du Conseil des Gouverneurs de la Fondation Allemagne-Israël pour la recherche scientifique et le développement (GIF), et en 2018, il a été nommé par la présidente de l'Académie nationale israélienne des sciences comme membre du comité de rédaction du troisième rapport sur la situation de la science.

Les recherches du Prof. Eliaz se caractérisent par leur caractère multidisciplinaire et apportent une contribution importante à la science fondamentale et appliquée. Parmi ses réalisations figurent le développement de revêtements électrochimiques d'hydroxyapatite pour les implants dentaires. Il est en outre considéré comme le principal spécialiste mondial dans le domaine du développement des capacités de séparation magnétique bio-ferrographique des particules d'usure et des cellules pour la surveillance de l'usure des articulations biologiques et artificielles, et le diagnostic précoce du cancer. Le Prof. Eliaz excelle également dans le domaine de la recherche sur la corrosion dans divers environnements (allant de l’aérospatiale aux réacteurs nucléaires, en passant par le corps humain), ainsi que dans le développement de revêtements électrochimiques fonctionnels (tels que les revêtements de rhénium résistants aux hautes températures et aux environnements agressifs pour les applications aérospatiales et la catalyse).

 

Sur les photos:

Le Prof. Noam Eliaz (crédit: avec l'autorisation de l'Université de Tel-Aviv).

 

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La chercheuse de l'Université de Tel-Aviv qui fait progresser l'avenir de la science en Europe

Le Conseil de l’Organisation européenne pour la Recherche nucléaire (CERN) a décidé à l'unanimité d’adopter la stratégie scientifique recommandée par un comité dirigé par le Prof. Halina Abramowicz de l'Université de Tel-Aviv pour la quatrième décennie du 21e siècle. Selon cette décision, l'objectif principal de la science des particules en Europe sera la construction d’un nouvel accélérateur d'électrons géant qui constituera une « usine » du boson de Higgs, la « particule divine », observé pour la première fois en 2012.

halina abramowicz 580Après deux ans de longs débats entre physiciens, le Conseil de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) a récemment décidé de mettre à jour sa stratégie, en suivant la proposition du Comité de stratégie européenne de la physique des particules (EPPSU), dirigé par le Prof. Halina Abramovicz de la Faculté des Sciences exactes de l'Université de Tel Aviv.

« En tant que présidente du comité mon rôle est de coordonner l'ensemble », explique le Prof. Abramovich. « Au début, nous avons vérifié les souhaits de la communauté scientifique des spécialistes de physique des particules dans chaque pays, puis nous avons mené une analyse internationale de la qualité des propositions. Après deux ans de discussions, la communauté scientifique européenne est parvenue à un consensus. Et à ma grande joie, le Conseil du CERN a décidé à l'unanimité d’adopter la stratégie recommandée par le comité. Il s'agit de décisions budgétaires et politiques de grande envergure, qui sont prises une fois par décennie, et ce n'est pas tous les jours qu'Israël se retrouve à la tête du comité qui définit cette politique » .

Un nouvel accélérateur d'une longueur de 100 kilomètres

Le comité présidé par le Prof. Abramowicz a en fait défini la stratégie du CERN pour la quatrième décennie du 21e siècle, après l'achèvement du programme de recherche du Grand collisionneur de hadrons (en anglais LHC – Large Hadrons Colliser), le plus grand accélérateur de particules du monde. D’après la décision du comité, le prochain objectif de la science des particules en Europe sera la construction d’un nouvel accélérateur d'électrons circulaire d'une longueur de près de 100 km, qui brisera les records énergétiques produits jusqu'à présent par le LHC. Son but est de constituer une «usine» du boson de Higgs, identifié pour la première fois grâce au Grand collisionneur de hadron en 2012. Il coûtera environ 25 milliards de dollars.

La particule dite boson de Higgs, théorisée en 1964 par les Prof. Peter Higgs et François Englert, a été découverte dans le LHC en juillet 2012, révolutionnant la physique des particules. Non seulement le boson de Higgs était la dernière partie manquante dans le modèle de particules standard (le modèle stantard de description de la matière), mais en plus on a pu prouver qu'il était complètement différent des particules mesurées avant lui. L'étude du boson de Higgs en est encore à ses balbutiements, mais les propriétés de la particule, comme sa légèreté par exemple, soulèvent déjà de grandes questions que le modèle standard ne sait pas expliquer. Il est très difficile de mesurer cette particule, surnommée la «particule divine», avec une grande précision dans le LHC, les scientifiques espèrant que le futur accélérateur d'électrons, dont la construction a été recommandée par le comité dirigé par le Prof. Abramowicz, permettra des mesures plus précises du boson de Higgs et fera avancer la physique des particules vers de nouvelles perspectives sur la structure de base de l'univers.

Notre "laboratoire national"

«Au niveau de la science fondamentale, nous essayons de comprendre comment l'univers a été créé et de quoi il est fait », explique le Prof. Abramowicz. «Mais pour y parvenir, nous avons besoin de développements technologiques, dont certains, d’ailleurs, sont réutilisés par la suite dans d'autres domaines. Par exemple, à partir de projets similaires au projet LHC, on a pu développer le test d'imagerie médicale TEP-CT, utilisé dans les centres médicaux du monde entier, y compris en Israël, et des développements importants ont été réalisés dans le domaine du cloud computing (informatique en nuage) pour faire face aux énormes quantités de données collectées.

Afin de tester la faisabilité du nouvel accélérateur, le CERN développe actuellement les premiers aimants au monde à utiliser des supraconducteurs à haute temperature, une technologie qui pourrait révolutionner les transports, grâce aux trains à sustentation magnétique. « Et ce ne sont que quelques exemples. On ne peut pas savoir quelles portes s'ouvriront à nous avec le nouveau défi que le comité a posé au CERN, à la fois au niveau de la science fondamentale et dans le domaine de la collaboration avec l'industrie, qui sera nécessaire pour construire l'accélérateur ».

Pour atteindre les objectifs ambitieux de l'ESPPU, les physiciens sont appelés à mettre au point des programmes de recherche et développement (R&D) énergiques sur les technologies d'accélérateur avancées, en particulier sur les aimants supraconducteurs à haute température. De plus, sont prévus des programmes de R&D pour l'accélération de plasma et le développement de détecteurs avancés ainsi que des recherches internationales sur la possibilité de construire un accélérateur à partir de muons.

« Israël est membre à part entière du CERN depuis 2014, et est à ce jour le seul pays non européen à faire partie du Conseil », déclare le Prof. Abramowicz, qui participe elle-même à la mission Atlas du nom de l’un des détecteurs du LHC. « C'est notre ‘laboratoire national’. Les professeurs de l'Université de Tel Aviv, de l’Université de Jérusalem, du Technion et de l'Institut Weizmann participent à la gestion des expériences du LHC en tant que partenaires centraux. Par conséquent, les décisions prises par le Comité EPPSU sont importantes non seulement pour la science, mais aussi pour la communauté scientifique, la technologie et la société israéliennes», conclut-elle.

 

Photo: Le Prof. Halina Abramowicz (crédit: Université de Tel-Aviv)

 

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Inauguration de l’Ecole pour la recherche sur le cancer de L'Université de Tel-Aviv

L’Ecole Shmunis pour la recherche bio-médicale et le cancer de l’Université de Tel-Aviv a été inaugurée le mercredi 12 août 2020 au cours d’une cérémonie en ligne, en présence du Ministre de la science et de la technologie, Yizhar Shai et du Président de l'Université de Tel-Aviv, le Prof. Ariel Porat. Elle a été créée grâce à un don généreux de la famille Shmunis, qui considère la recherche biomédicale et le développement de nouveaux médicaments et de traitements de pointe contre le cancer et d'autres maladies grave comme vitale pour l'humanité toute entière et les citoyens de l’Etat d'Israël en particulier.

Porat shaiL'Ecole fera partie de la Faculté des sciences de la vie, et le généreux investissement de la famille Shmunis permettra un bond en avant de la recherche de pointe. Des chercheurs de différents domaines collaboreront pour identifier les mécanismes de base du cancer et d'autres maladies graves, permettant le développement de nouveaux médicaments, et l’amélioration de la qualité de la vie des patients. Ils s’appuieront sur des approches de recherche innovantes telles que le séquençage de cellules uniques, la protéomique, la lipodomique et la bioinformatique.

A la pointe de la recherche mondiale

Ces nouveaux partenariats permettront à l'université d'enrichir son personnel de recherche des meilleurs chercheurs, et d'absorber des post-doctorants et des étudiants exceptionnels. L’Ecole décernera le prix Shmunis ainsi que des bourses annuelles pour des doctorants exceptionnels. Elle organisera de nombreux partenariats avec des institutions académiques de premier plan, comprenant l'organisation de conférences internationales qui mèneront au progrès de la recherche et de ses implications médicales au profit des patients atteints du cancer et d'autres maladies graves.

« L'Université de Tel-Aviv est l'une des principales institutions universitaires d’Israël et la création de cette Ecole prouve que sa réputation internationale est justifiée », a déclaré le Ministre. « De tels liens entre le monde de la recherche et les besoins de l'industrie ont un impact extrêmement important sur les institutions universitaires, les étudiants qui en franchissent les portes, et toute l'économie israélienne. Je félicite la famille Shmunis pour sa contribution généreuse, et je ne doute pas que les recherches et développements qui sortiront des portes de cet établissement feront la fierté de l'État d'Israël ».

Vlad et Sqnq Shmunis« Je tiens à remercier la famille Shmunis pour sa donation importante et généreuse, qui nous permettra d'être à la pointe de la recherche mondiale et de développer des connaissances qui mèneront au développement de nouvelles technologies et de nouveaux médicaments pour lutter contre le cancer et d'autres maladies graves », a déclaré pour sa part le Prof. Ariel Porat, Président de l'Université.

Vlad et Sana Shmunis ont exprimé l'espoir que leur don contribuera à renforcer la position d'Israël comme leader mondial de la recherche sur le cancer et la recherche biomédicale moléculaire : « Mon épouse Sana et moi-même sommes heureux de pouvoir participer à cet effort important pour la recherche de pointe sur le cancer et d'autres maladies. Le cancer a malheureusement touché ma famille et de bien trop nombreuses autres familles dans le monde. Nous espérons que notre contribution fera progresser de manière significative la recherche et le traitement du cancer et d'autres maladies graves à l'Université de Tel-Aviv, afin d'améliorer la vie des personnes en Israël et dans le monde ».

 

Photos:

  1. De gauche à droite : le Prof. Ariel Porat et le Ministre des Sciences et de la Technologie, Yizhar Shai (crédit : Chen Galili)
  2. Vlad et Sana Shmunis pendant la conférence en ligne (Crédit : autorisation de l’Université de Tel-Aviv).

 

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Webinaire sur l‘antisémitisme à l’Université de Tel-Aviv : « Les Juifs doivent se préparer à l’après-corona »

Au cours d’une passionnante discussion sur zoom qui s’est déroulée le 30 juillet 2020, le Prof. Dina Porat, Directrice du centre Kantor pour l’étude du judaïsme européen contemporain de l’Université de Tel-Aviv, est revenue sur un thème brûlant : « L’antisémitisme durant le coronavirus : un phénomène nouveau ? ». Organisée par l’Association des Amis américains de l’UTA (AFTAU), la conférence était animée par sa Présidente, Jennifer Gross.

Dina Porat 30.7.20Professeur émérite du Département d’histoire juive de l’Université de Tel-Aviv, titulaire de la chaire de recherche sur l'antisémitisme et le racisme et également historienne en chef du Yad Vashem, le Prof. Dina Porat est à l'origine des études universitaires sur la Shoah en Israël. Historienne mondialement connue faisant autorité dans le domaine de l’antisémitisme et de l’holocauste, elle est l’auteur de nombreux ouvrages et titulaire de nombreux prix. Elle a été choisie parmi les 50 femmes les plus influentes d'Israël en 2018 par le magazine Forbes.

"L'antisémitisme de la période du covid reflète la peur et l'anxiété"

Dans la première partie de la conférence, elle a tenté de répondre à la question posée dans le titre : l’antisémitisme qui est apparu pendant le covid19 a-t-il vraiment quelque chose de nouveau ?

« Fin février, lorsque la crise du covid19 a démarré, nous avons été témoin des premières tentatives d’accusation des Juifs et de l’Etat d’Israël d’avoir orchestré la diffusion du virus. Nous avons donc décidé de suivre le phénomène. Au début nous pensions qu’il venait essentiellement de l’extrême-droite et des islamistes. Mais nous nous sommes rapidement rendu compte que nous faisions face à un phénomène plus vaste. Le fait de blâmer les Juifs lors d’une catastrophe n’est pas nouveau en Europe. La différence est que cette fois cela venait de plusieurs pays simultanément. Nous avons récolté des centaines de caricatures provenant de 35 pays. Pendant 8 semaines nous avons émis un rapport hebdomadaire, puis nous avons publié un rapport global. Qu’y a-t-il de nouveau ? L’image traditionnelle du Juif à la face hideuse cherchant à dominer le monde perdure. Ce qui change cette fois c’est sa motivation : les Juifs sont déjà en train de chercher un médicament, et ils attendent que le virus contamine le monde pour le vendre et s’enrichir. Autre point nouveau : l’intensité du phénomène, la laideur des caricatures et leur absurdité, et enfin, leur lien avec l’Holocauste. Par exemple la formule « Holocough », combinaison d'’holocauste’ et de ‘toux’ (‘cough’ en anglais), courante sur les réseaux sociaux, la déformation du slogan ARBEIT MACHT FREI en « La vaccination rend libre », qui associe les personnes qui refusent de se faire vacciner aux Juifs persécutés dans l’Allemagne nazie. Pourquoi cette association avec l’Holocauste ? parce que l’antisémitisme de la période du covid reflète la peur et l’anxiété. La vie est mise en danger par la maladie, et donc toutes les anciennes superstitions refont surface. L’Holocauste est la pire chose qui soit arrivée dans l’histoire de l’humanité, et donc le corona est comparé avec le pire ».

Jennifer Gross 30.7.20Question : Pourquoi le phénomène a-t-il « pris » si facilement ?

Réponse : L’image du Juif comme diffuseur de maladies remonte à la Haggadah de Pessach, qui raconte l’histoire de la sortie d’Egypte du Peuple juif qui y était maintenu en esclavage. Très tôt, dès le 2e siècle avant JC est apparue une contre-Haggadah d’origine hellénistique, selon laquelle les Juifs auraient en fait été jetés d’Egypte parce qu’ils étaient lépreux. Plus tard, au 14e siècle, lors de l’épidémie de peste noire, les Juifs, qui étaient le moins touchés parce qu’ils pratiquaient une hygiène rituelle, ont été accusés d’empoisonner les puits. Le Juif symbolise les maladies, les mensonges, mais surtout il incarne physiquement la maladie, ce qui a été une des raisons de la solution finale. Lorsque nous arrivons à la période du corona, l’image du juif comme convoyeur de maladies est donc profondément enracinée, c’est pourquoi elle a si bien « pris ».

"Suivons de près ce phénomène, défendons-nous, mais gardons des proportions"

Notons qu’avec l’affaire George Floyd, la formulation de l’antisémitisme aux Etats-Unis a changé, en s’appuyant sur d’anciennes accusations prétendant que les Juifs ont amené les Noirs aux Etats-Unis pour en faire des esclaves. Dans la même lignée, ce serait la police israélienne qui a appris à son homologue américain la technique de la strangulation (thèse développée par Roger Waters). Le mouvement BDS diffuse l’idée selon laquelle les Noirs et les Palestiniens partagent le même destin, reposant sur l’union entre Israël et les Etats-Unis. Il faut noter que les mouvements antisémites noirs, comme celui de Louis Farrakhan, ont débuté bien avant le corona.

Antiss virusEnfin, il faut souligner que l’antisémitisme se caractérise par l’écart entre ce que les Juifs sont réellement et ce que les antisémites pensent qu’ils sont. Cependant, il existe également une forme positive de ce phénomène : ceux qui admirent les Juifs et sont fascinés par leurs capacités intellectuelles. Et il ne faut pas oublier que d’autres également sont accusés de diffuser le coronavirus, comme les musulmans et les Chinois. Donc, suivons de près ce phénomène, défendons-nous, mais gardons des proportions.

Jennifer : Y a-t-il quelque chose que nous pouvons faire contre ce phénomène ?

Prof. Porat : Pour arrêter cela, non, c’est irréaliste. Le problème est causé par la situation. Ce que nous pouvons faire, c’est nous préparer à l’après-corona, lorsque les gens sortiront de nouveau de chez eux : plus de budget alloué à la lutte contre l’antisémitisme, assurer la sécurité physique des communautés, faire travailler ensemble toutes les organisations de lutte contre l‘antisémitisme. 

"Les médias sociaux sont un terrain de choix pour la diffusion de l’antisémitisme"

Jennifer : Pouvez-vous nous parler du Centre Kantor que vous dirigez.

Prof. Porat : Depuis 1992, le Centre Kantor centralise une base de données contre l’antisémitisme dans le monde, ouverte à tous. Une fois par an, à la veille de la Journée pour la commémoration de l’Holocauste en Israël (Yom Hashoah), nous publions un rapport largement diffusé dans la presse, qui sert de base à la politique du gouvernement israélien dans ce domaine, et qui est également reconnu dans le monde. En 2018 notre rapport a été cité deux fois par le Pape. Nous l’envoyons à l’UE et à l’ONU avec qui nous sommes en contact régulier. Nous avons également des relations avec les communautés juives dans le monde depuis de nombreuses années. Mais il faut noter que ces dernières années notre travail devient beaucoup plus lourd qu’auparavant.

Antiss virus 2Jennifer : Comment peut-on contrôler l’antisémitisme qui déferle sur les médias sociaux ?

Prof. Porat : les médias sociaux sont un terrain de choix pour la diffusion de l’antisémitisme. On a vu y réapparaitre des expressions qui avaient disparu depuis des années, comme par exemple le rapper Wiley qui a traité les Juifs de serpents sur Twitter, ou bien des formules odieuses comme « Les synagogues sont fermées, les camps sont ouverts ». Mais il y a également une beaucoup plus grande prise de conscience du phénomène qui se traduit par des législations. Par exemple un accord a été signé par l’UE avec 9 serveurs Internet qui se sont engagé à effacer dans les 24 heures toute manifestation d’antisémitisme. Il existe de plus en plus d’outils capables d’identifier l’antisémitisme dans les twittes. Le problème est qu’il y en a beaucoup ! En plus il y a le problème du Darknet, qui utilise des protocoles spécifiques intégrant des fonctions d’anonymat, que nous ne contrôlons pas bien, bien qu’il soit très important d’y parvenir. Et puis il y a toujours de nouvelles plateformes qui apparaissent, comme TiK Tok pour les jeunes, et nous avons besoin d’équipes de plus en plus importantes pour les contrôler.

Jennifer ; Comment répondre aux Juifs qui se disent antisionistes ?

Prof. Porat : aux côtés de l’antisémitisme classique, on constate l’apparition d’un nouvel antisémitisme contre Israël et les Juifs qui le soutiennent. La population de l’Etat d’Israël est composée de 80% de Juifs. Nous constatons récemment que la distinction que nous avions essayé d’établir entre antisémitisme et antisionisme s’efface. L’extrême droite utilise des expressions antisémites classiques pour décrire Israël et les Juifs qui le soutiennent.

Que répondre aux Juifs qui se disent antisionistes ? si le sionisme est le mouvement de libération nationale du peuple juif, êtes-vous contre le droit d’Israël à un Etat, expression de ce mouvement national ? Et en général, après tout ce que le peuple juif a fait pour l’humanité, devons-nous encore nous justifier ? Si l’on classait tous les pays qui siègent à l’ONU selon leur action pour défendre les droits de l’homme, Israël serait-il si mal placé ? que dire de la Chine ou de l’Arabie saoudite qui pratique l’amputation pour vol ? l’antisionisme est une discrimination qui ne prend en compte que l’Etat Juif en ignorant ce qui se passe dans les autres pays.

 

Photos: 

1. Le prof. Dina Porat pendant le webinaire

2. Jennyfer Gross pendant le webianire

3. 4. Caricatures antisémites publiées dans le rapport spécial du Centre Kantor sur l'antisémitisme pendant le covid19.

 

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