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Un étudiant égyptien fait l'éloge d'Israël à l'Université de Tel-Aviv

Haisam Hassanein, étudiant égyptien venu en Israël pour suivre le programme international de MA en Etudes du Moyen-Orient de l'Université de Tel-Aviv, a impressionné le public en prononçant, lors de la cérémonie de clôture du 13 aout 2015, un émouvant discours partageant avec franchise les stéréotypes anti-israéliens dans lesquels il a grandi, les pressions qu'il a subies pour ne pas venir étudier en Israël, sa décision courageuse d'aller contre vents et marées et enfin, l'éclatement de tous les mythes de son enfance. Un discours inspirant qui parle d'amour et d'acceptation de l'autre, de tolérance et de paix. En voici quelques extraits traduits en français:

 

« […] Chacun dans cette salle[1] a un ami ou un membre de sa famille qui lui a dit de ne pas venir en Israël. « Il y a un conflit là-bas! » « Tu n'as pas peur de sauter sur une bombe ? » « Est-ce-que les Juifs parlent l'anglais? » « Ont-ils de l'eau? »

 

Si vous pensez avoir entendu un million de raisons de ne pas venir en Israël, j'en ai entendu un million et demi. J'ai grandi en Egypte; le pays tout entier avait des opinions au sujet d'Israël, et aucunes d'entre elles n'étaient positives. Tout ce que nous savions était que nous avions combattu des guerres sanglantes, et qu'ils les Israéliens n'étaient pas comme nous.

 

Ma première exposition à Israël s'est faite au travers de la musique et la télévision. La radio déclamait des hymnes sur les destructions causées par Israël. Dans les films, les Israéliens étaient dépeints comme des espions et des voleurs. Et en dépit du fait que les deux pays ont conclu un célèbre accord de paix en 1979, les Israéliens, me disait-on, étaient nos ennemis éternels.

 

[…] Je m'attendais à ce que les gens soient effrayés et inamicaux, en apprenant que j'étais égyptien. Mais j'ai été surpris de trouver juste le contraire. J'ai été invité partout, pour le diner de shabbat, le repas d'ouverture du Ramadan […] la diversité que j'ai trouvé ici était aussi surprenante que la chaleur des gens.

 

Pendant mon premier jour ici à l'université, j'ai vu beaucoup de kippas, des femmes portant le foulard et le hijab, j'ai vu des soldats marchant paisiblement parmi des foules d'étudiants, j'ai appris qu'il y avait des gens de toutes sorte à l'université. Et que l'université avait une place pour chacun d'eux. Juifs, Musulmans, chrétiens, Druzes, Bédouins, et même étudiants étrangers.

 

J'ai découvert que cette diversité se reflétait également dans la ville de Tel-Aviv. Comme il est fascinant de se trouver dans une ville où vous pouvez aller à la plage au centre de la ville et voir une femme musulmane, un couple d'homosexuels s'embrassant, et un juif orthodoxe partageant le même petit espace? Où pouvez-vous trouver un Arabe chrétien dont l'appartement soit décoré avec des affiches de Mao et Lénine? Où pouvez-vous voir un soldat bédouin de Tsahal lire le Coran dans le train pendant le Ramadan? Où pouvez-vous voir des Juifs ashkénazes et orientaux argumenter pour savoir si oui ou non des familles ashkénazes avaient kidnappé des bébés yéménites dans les années 1950 ?

 

Mon expérience ici a certainement été définie par l'inattendu. …

[…] Peut-être la plus grande révélation de ma présence ici est-elle que, en dépit de toutes les histoires et les identités contradictoires, les gens sont encore capables de vivre leur vie quotidienne dans un esprit de coopération. […] Dans mes premières semaines ici, à l'université, j'ai rencontré une charmante étudiante israélo-arabe [qui] m'a expliqué l'importance pour les nations arabes de boycotter Israël. Notre conversation prenant fin, un garçonnet juif d'environ 8 ans fait irruption, heureux de la voir. Il se trouve qu'elle était son professeur. Elle lui a donné un gros câlin et un baiser sur la joue. Leur affection ressemblait à une interaction entre un frère et une sœur. Je pouvais voir à quel point elle aimait vraiment ce garçon, et comment il l'aimait aussi. Peu importe la profondeur du conflit, le côté humain l'emporte toujours.

J'ai souvent réfléchi sur l'étrangeté de venir dans ce pays où les gens que j'avais l'habitude de considérer comme mes ennemis se sont transformés en mes professeurs mes compagnons de classe, des médecins, des vendeurs…lorsque les Israéliens me demandaient comment je me sentais dans ce pays, j'ai dû être honnête avec eux. « Jusqu'à maintenant, avant de vous connaitre, je ne vous aimais pas. Mais je n'ai jamais pensé que mes ennemis m'accepteraient dans leurs écoles, dans leur pays, et plus encore dans leur société ».

[…] Nous devons toujours remettre en question nos suppositions. Être ici, en Israël m'a appris que la vie est pleine de paradoxes et de complexité, que rien est simple, et que souvent les choses ne sont pas telles qu'elles paraissent. Sans rapport avec notre éducation et l'expérience de vie que nous avons acquis, nous devons toujours aller plus profond. Aujourd'hui comme nous célébrons la fin d'une belle année, nous devons également nous rappeler de continuer avec une curiosité toujours renouvelée, sachant que la seule chose que nous devons vraiment attendre de la vie est que la vie défie nos attentes.

Merci »

Egyptstudent


[1]Le discours s'adresse aux étudiants étrangers venant de terminer le programme international de MA en Etudes du Moyen-Orient de l'UTA.

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