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Colloque Histoire, langage et identités dans la littérature post-holocauste: Romain Gary, Primo Lévi et Heinrich Böll

Divers spécialistes israéliens, français et italiens se sont réunis au cours d'un colloque international sur la littérature post-holocauste, qui s'est déroulé les 5 et 6 janvier 2014 à l'Université de Tel-Aviv.

GaryOrganisé par le Centre Goldstein-Goren de Recherche sur la Diaspora, en collaboration avec le Centre Cymbalista pour l'Héritage du judaïsme, la Faculté des Lettres, la Faculté des Arts et l'Institut Français, le colloque a tenté de répondre à quelques questions centrales: Quelles perspectives la littérature peut-elle fournir à la recherche historique sur la Shoah? Dans quelle mesure la fracture de l'Holocauste a-t-elle modelée ou remodelée l'identité des écrivains? Quand la société a-elle été prête à entendre les témoignages et la voix des écrivains sur l'Holocauste?


primo-leviL'œuvre de trois auteurs dont les divergences dans le vécu et la perception de la Shoah sont caractéristiques de la diversité des identités d'après-guerre était au centre du colloque, dont de la session d'ouverture a été  marquée par une intervention du Recteur de l'Université, le Prof. Aron Shai, et une communication d'Anny Dayan Rosenman, maître de conférences à l'Université de Paris-Diderot.

boll 1Maya Nestelbaum Guez (UTA) a présenté l'œuvre de Romain Gary, déchiré entre sa loyauté envers ses compatriotes juifs après la Shoah et son aspiration morale profonde à s'identifier avec la France. François Ouzan (TAU, co-organisatrice du colloque), Uri S. Cohen (TAU) et Alon Altaras (Université de Pise) ont montré comment l'entreprise littéraire de Primo Lévy, devenu écrivain pour témoigner de son expérience concentrationnaire, a fini par le conduire au suicide. A travers ses œuvres d'après-guerre, présentées par David Sorotzkin (Université de Ben Gourion) et Michal Ben-Horin (TAU), Heinrich Böll, allemand non-juif, a contemplé quant à lui son identité allemande du point de vue de l'agresseur. L'Holocauste l'a poussé à mettre en scène des personnages juifs dans des romans qui témoignent de son engagement moral et politique humanitaire, et de ses tiraillements entre son identification à la nation allemande et celle avec les victimes juives.

Le colloque s'est terminé par une projection du film de Moshé Mizrahi La vie devant soi,  suivi d'un passionnant  panel de discussion avec la participation du metteur en scène.

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