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Subvention de 10 millions d’euros du Conseil Européen de la recherche à l’Université de Tel-Aviv et l’Université de la Charité de Berlin

Le Conseil Européen de la Recherche (ERC) a octroyé l'un des rares financements ERC Synergy pour les recherches conjointes à l'Université de Tel-Aviv et à l'Université médicale Charité de Berlin. La subvention, d’un montant de 9,7 millions d’euros, a pour but le développement de médicaments contre les infections fongiques potentiellement mortelles. Les groupes de recherche sont dirigés par le Prof. Judith Berman, Directrice du Laboratoire pour le développement des médicaments antifongiques de l’Université de Tel-Aviv et le Prof. Markus Ralser, Directeur de l'Institut de biochimie et chef du groupe d'étude «Biochimie et biologie des mécanismes métaboliques» de l'Université Charité.

Yehudit BermanLa plupart des infections fongiques, telles que les infections cutanées, buccales ou vaginales, ne mettent pas la vie en danger. Les infections fongiques invasives des organes internes ou de la circulation sanguine constituent cependant des exceptions notables. Elles sont difficiles à traiter, présentent un taux de mortalité pouvant atteindre 50%, et environ 1,6 million de personnes en meurent chaque année dans le monde, comme pour le paludisme et la tuberculose. Il n'y a que 3 types de médicaments qui se soient révélés efficaces contre ces infections: les antifongiques azolés, les échinocandines et les polyènes, au contraire des infections bactériennes peuvent être traitées par de nombreux médicaments antimicrobiens. Ce manque de médicaments efficaces est dû à la similitude entre les cellules fongiques et les cellules humaines, qui rend difficile la mise au point de médicaments qui ne provoquent pas d’effets secondaires chez les patients.

Des mécanismes plus complexes que ceux de la résistance aux antibiotiques

Le développement d'une résistance à ces médicaments limite considérablement la capacité des médecins à traiter ce types d'infections. Alors que ces mécanismes de résistance ont été largement étudiés, les processus de ‘tolérance’ en raison desquels certaines cellules fongiques continuent de croître lentement malgré la présence du médicament, sont plus complexes et on commence juste à les comprendre. La subvention de recherche synergique pour l’étude du développement de la résistance fongique se concentrera sur le rôle des réactions métaboliques parmi l’ensemble des réactions des mycoses aux médicaments. Ces mécanismes sont différents du processus classique de résistance bactérienne aux médicaments.

« Les infections fongiques sont fondamentalement différentes des infections bactériennes résistantes aux médicaments », explique le Prof. Berman. « Dans le cas d’une infection bactérienne problématique, l'agent pathogène accumule généralement des mutations qui le rendent résistant aux antibiotiques. La résistance des agents pathogènes fongiques n'est pas aussi courante et ne se propage pas aussi rapidement. Nous avons constaté que les cellules fongiques pathogènes produisent rapidement un ensemble de cellules qui continuent de croître à un rythme plus lent après l’administration du médicament ant-fongique. Ce trait est transitoire et les cellules peuvent passer d’un état de ‘tolérance’ à un état ‘d’intolérance’ ».

Des interactions moléculaires entre les mycoses et les médicaments

L'hypothèse principale est que la résistance des mycoses aux médicaments antifongiques est causée par des mécanismes métaboliques. «Nous avons observé des cellules de différentes espèces qui se développent ensemble. Elles le font par des échanges et des collaborations métaboliques », ajoute le Prof. Ralser. « Les interactions métaboliques rendent les cellules hétérogènes. Nous avons également vu des preuves du fait que cette l'hétérogénéité métabolique peut expliquer des points clés du mécanisme de résistance au médicament ».

Dans leur programme de travail interactif, les Prof. Berman et Ralser testeront la résistance aux médicaments de milliers de souches fongiques pathogènes et environnementales et compareront leurs propriétés métaboliques. À cette fin, ils collaboreront avec des cliniciens et des biologistes à travers l'Europe, au Canada et aux États-Unis. Leur objectif est de trouver des voies moléculaires qui expliquent la tolérance des champignons aux médicaments et ouvriront ainsi la voie au développement de stratégies thérapeutiques et de nouveaux composés pour empêcher le développement de cette résistance.

 

Photo : le Prof. Judith Berman, Directrice du laboratoire de développement des médicaments antifongiques de l’UTA.

 

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