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L’Université de Tel-Aviv et Monaco luttent ensemble pour le développement durable

Un webinaire prestigieux et inspirant sur le thème du développement durable, organisé par les Associations des Amis francophones et des Amis français de l’Université de Tel-Aviv, s’est déroulé le jeudi 24 septembre, en présence de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, du Prof. Ariel Porat, Président de l’Université de Tel-Aviv, avec la participation de l’entrepreneur et philanthrope Aaron Frenkel, du Prof. Colin Price, Directeur du Département d’Etudes environnementales de l’Ecole Porter de l’UTA, et de Nico Rosberg entrepreneur dans le domaine du développement durable et ancien champion du monde de Formule1. Le débat était animé par le Prof. François Heilbronn, Président de l’Association des Amis français de l’université.

CoverAprès avoir remercié les invités de marque ainsi que les participants du monde entier présents pour cette conférence virtuelle, y compris l'Ambassadeur de France en Israël Eric Danon, le Prof. Heilbronn a rappelé que S.A.S. le Prince Albert II de Monaco a visité il y a deux ans le campus de l’Université de Tel-Aviv, où il a reçu le titre de Docteur honoris causa.

« La crise actuelle ne doit pas nous faire oublier les autres défis, comme ceux de la protection environnementale de la planète et de la destruction de l’écosystème, qui ont un impact direct sur notre santé, de même que la crise de l’eau, particulièrement sensible au Moyen-Orient ainsi que celle de l’énergie », a déclaré S.A.S. le Prince Albert. « Il est vital de continuer cette lutte, particulièrement pendant la crise de santé que nous vivons actuellement. Nous devons profiter de cette opportunité pour réaliser le changement souhaitable vers une politique de développement durable ».

Trouver une solution à la crise du climat 

« Au milieu de la pandémie que nous traversons et de la deuxième vague de confinement en Israël, il semble très naturel de penser à crise de la pollution », a déclaré pour sa part le Prof. Porat. « Dans les deux cas, des milliers de personnes se trouvent en situation de risque et nécessitent des traitements de santé ». Le Prof. Porat a rappelé les deux nouveaux centres créés dans ces domaines à l’UTA : le Centre pour la lutte contre les pandémies et le centre Porter pour les études sur le développement durable et la pollution, dirigé par le Prof. Colin Price, qui avait été créé sous l’inspiration de la Conférence tenue l’an dernier à Monaco, au cours de laquelle un accord de coopération pour la lutte contre la pollution avait été signé entre l’UTA et le le philanthrope Aaron Frenkel, sous l’égide du Prince Albert.

Le webinaire s’est déroulé sous forme de question-réponse entre le Prof. Heilbronn et les invités.

PrincePour S.A.S. le Prince Albert II, le principal défi auquel devra faire face notre planète au cours de la prochaine décennie est la crise du climat. « D’ici les années 2030 à 2050, tous les pays du monde devront investir dans de nouvelles technologies dans le domaine de l’énergie pour lutter contre la destruction de l’écosystème. Nous devons maintenir la pression sur les institutions compétentes pour qu’elles poursuivent sur cette lancée. De son côté, la Principauté de Monaco fait tous les efforts possibles dans le domaine de la mobilité propre et des transports publics intelligents, notamment le développement de véhicules et de vélos électriques. Ma propre Fondation met l’accent sur la protection des océans, des différentes espèces et les problèmes de l’eau. Il s’agit pour nous d’un objectif permanent. Je pense que chacun peut jouer un rôle dans notre société pour influencer les bonnes politiques et aller dans la bonne direction ».

Interrogé sur le rôle que les accords de Bahreïn pourraient jouer pour le développement durable, le Prince Albert répond : « Pour faire face à la crise de l’environnement, nous avons besoin de capitaux et d’une réflexion en dehors des sentiers battus. Ici nous avons les deux. Nous avons l’opportunité de faire du monde un endroit meilleur. Il s’agit d’un évènement qui change véritablement les règles du jeu aussi bien en politique que pour la crise de l’environnement. En tant que petit pays neutre, Monaco peut avoir un rôle de facilitateur et je serais heureux d’aider dans ce processus à ce moment crucial où nous devons avancer et trouver une solution à la crise du climat ».  

"Le monde peut être réparé"

« Nous sommes ouverts à toutes les nouvelles idées de coopération », déclare pour sa part le Prof. Price, Directeur du Département d’Etudes environnementales de l’Ecole Porter de l’UTA - que le Prince avait visité lors de sa visite sur le campus - et qui est également responsable de l’initiative Frenkel pour la lutte contre la pollution à l’Université de Tel-Aviv. « La coopération entre l’UTA et la Principauté de Monaco peut bénéficier à toute la région et constituer un exemple pour les autres zones du monde. Nous devons encourager la recherche scientifique afin de mieux comprendre les différents mécanismes de la crise de l’environnement et de l’écosystème, et apporter des solutions pour mieux les régler. Nous devons travailler main dans la main pour assurer un avenir durable et brillant aux prochaines générations ».

PoratPour le Prof. Price, l’innovation est la clé de cette démarche : « Depuis 6 ans, nous avons mis sur pied un accélérateur pour les startups spécialisées dans les substituts du pétrole situé à l’Ecole Porter, grâce au soutien de Aaron Frenkel et de la Principauté de Monaco. Nous devons penser ‘en dehors de la boite’ avant que cela ne soit trop tard. Les petites startups de l’UTA et de Monaco peuvent constituer une solution. Nous pouvons devenir des leaders dans le domaine du développement durable ».  

L’entrepreneur et philanthrope Aaron G. Frenkel, qui est également membre du Conseil des Gouverneurs de l’Université de Tel-Aviv, met pour sa part l’accent sur les leçons positives que nous pouvons tirer du covid-19 : « Nous avons appris ce qu’est réellement la globalisation. A partir d’une épidémie qui s’est déclarée en Chine, le monde entier a été paralysé. Nous avons également pu voir quels sont les dirigeants qui ont su le mieux gérer la crise. Nous devons regarder notre image en face et en tirer des conclusions. Le point positif est que notre planète commence à se guérir. Nous pouvons faire mieux pour l’environnement et la lutte contre la pollution. Le monde peut être réparé. Quand tout cela sera fini, nous devrons nous mettre nous-même en quarantaine pour sauver notre planète ».

"Il faut écouter les scientifiques"

Il explique que la philanthropie fonctionne à trois niveaux : celui des initiatives locales à court terme pour régler les problèmes locaux, les interventions à moyen terme portant sur les questions touchant notre génération et celle de nos enfants, et les investissements à long terme relevant d’une vision globale, du ressort des gouvernements. « Nous avons l’obligation morale d’investir à long terme dans les générations futures, même si nous savons que nous n’en verrons pas nous-mêmes les résultats », a-t-il déclaré, ajoutant que les informations concernant les donations philanthropiques pendant la période du coronavirus sont contradictoires : « Certains ont augmenté leurs donations, mais en mettant l’accent sur les actions immédiates pour contrecarrer la maladie. Malgré la situation, nous ne devons pas négliger les investissements stratégiques à long terme. L’Université de Tel-Aviv et la Principauté de Monaco sont toutes deux des centres d’excellence et les meilleurs endroits possible pour faire avancer tous ces domaines. Elles peuvent se joindre pour montrer au monde comment les choses doivent être gérées, en associant savoir et volonté. Je participe au financement de leurs programmes communs et je souhaite que beaucoup d’autres nous rejoignent pour qu’ensemble nous puissions créer un élan qui fasse de nous un modèle pour les autres ».  

RosnerDernier intervenant, Nico Rosberg, ancien pilote automobile, champion du monde de Formule1, aujourd’hui investisseur dans l’univers du développement durable. « J’ai dans mon portefeuille plus de 20 startups », dit-il, « mais mon centre d’intérêt principal est la mobilité douce. J’ai été l’un des premiers à investir dans la Formule1 électrique, à financer le développement des trottinettes électriques, j’ai développé mes propres véhicules électriques et même testé des bateaux et des taxis volants. Israël est dans ma liste de pays à visiter et j’espère bientôt pouvoir investir dans des startups en Israël et à Monaco. Aujourd’hui tout cela ne relève plus de la science-fiction et nous devons tous jouer notre rôle dans ce processus. J’ai moi-même fais mon propre chemin de la compétition automobile à l’amour pour l’entrepreneuriat et le développement durable ».

Quelles sont les leçons que nous pouvons tirer de la crise du covid-19 en rapport avec le développement durable ? « Tout d’abord, les gouvernements doivent écouter les scientifiques », répond le Prof. Price. « Depuis le début de la pandémie, ils savaient, mais dans beaucoup de pays, on ne les a pas écoutés. Par ailleurs, le monde est un village global. L’effet papillon se vérifie : ce qui se passe à un point de la planète à des conséquences à l’autre bout. Le côté positif est que nous pouvons tous nous mettre ensemble pour trouver une solution. Les leaders politiques doivent prendre leurs responsabilités et adopter des décisions comme c’est fait à Monaco, et non pas tourner le dos aux problèmes. Nous devons préserver l’équilibre de notre écosystème. Nous ne dominons pas la nature, nous en faisons partie. Enfin, comme l’a dit Benjamin Franklin, un investissement dans la connaissance rapporte toujours le meilleur taux d’intérêt. Pour une année que nous investissons aujourd’hui, nous en gagnerons dix dans l’avenir ».

Le Prof. Heilbronn a également adressé ses remerciements à S.A. Bernard Fautrier, Ministre d'Etat pour l'énergie et la mobilité de la Principauté de Monaco, Christine Sprile, Chef du Secrétariat particulier du Palais princier, Nicolas Saussier, Directeur de presse de la Principauté, Amos Elad, Vice-Prrésident de l'Université de Tel-Aviv, ainsi qu'Ayana Segal-Cohen et Yael Regev, et à Agnès Goldman, Directrice de l'Association des Amis francophones de l'Université. 

Photos:

1. De gauche à droite, dans le sens des aiguilles d'une montre: Le Prince Albert II de Monaco, le Prof. François Heilbronn, Le Prof. Colin Price, le Prof. Ariel Porat.

2. Le Prince Albert II.

3. Le Prof. Ariel Porat

4. Nico Rosberg

Crédit photos: Canadian Friends of Tel-Aviv University.

 

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