Slide background
Slide background
Slide background

nov1

A LA UNE

Les dernières nouvelles de l'Université de Tel-Aviv


events

EVENEMENTS

Aucun événement

video

VIDEOS

vid1

semel uni2

SOUTENIR L’UNIVERSITÉ

Soutenez la recherche et les étudiants


Une chercheuse de l'Université de Tel-Aviv sur la liste des 40 jeunes prometteurs du magazine Globes.

Emily Elhacham, 28 ans, doctorante et chercheuse multidisciplinaire à l'Université de Tel-Aviv, a été inclue sur la liste des 40 jeunes prometteurs du magazine Globes en 2019, pour ses recherches dans le domaine du contrôle de l'environnement, qui utilisent des technologies avancées pour développer des solutions vertes, telles que des capteurs avertissant de la pollution de l'eau en temps réel. L'an dernier, elle a figuré sur la liste des 25 jeunes chercheurs prometteurs dans le domaine de l'environnement établie par le gouvernement allemand.

Emily ElhachamEmily Elhacham a commencé sa carrière de chercheuse à l'âge de 15 ans, auprès du Prof. Gil Markowitz de l'Ecole de chimie de l'UTA. "Je me suis adressée à lui car je cherchais quelqu'un à l'université qui s'occupe de nanotechnologie", raconte-t-elle. "Il a répondu avec beaucoup de patience, et m'a donné à lire des articles scientifiques. En peu de temps, je me suis retrouvée à travailler avec son équipe et ses étudiants m'ont aidé à comprendre les bases du raisonnement scientifique".

L'équipe du Prof. Markowitz a développé des capteurs qui détectent les polluants organiques même en quantités très faibles, et Emily a été envoyée à l'âge de 18 ans pour présenter ce projet lors de compétitions et de conférences à travers le monde, notamment au Prix de l'Eau de Stockholm, le plus grand concours mondial sur ce sujet, parrainé par la maison royale suédoise, où son équipe a remporté la deuxième place.

Dubaï comme étude de cas

Après son service militaire elle a rejoint le prestigieux programme multidisciplinaire de l'Université de Tel-Aviv, dans le cadre duquel elle a continué de travailler sur des systèmes sensoriels conçus pour détecter et traiter la pollution. Elle a entre autre collaboré avec la NASA pour la recherche sur la pollution atmosphérique dans les villes, étude qui a pour but d'examiner les tendances de cette pollution dans les 200 plus grandes villes du monde sur une période de 20 ans. Elle a de même travaillé avec le Prof. Pinchas Alpert, l'un des plus grands spécialistes israéliens dans le domaine des sciences de la terre, sur l'impact de la désertification du climat sur les villes.

Comme étude de cas, elle s'est intéressée à la ville de Dubaï, qui s'est caractérisée par une construction massive au cours des deux dernières décennies, conduisant à une augmentation marquée de la température dans les zones d'urbanisation. "Dubaï est un exemple extrême de la tendance de l'urbanisation accélérée de ces dernières années, avec l'impact environnemental qui en résulte. Son taux de croissance urbaine est l'un des plus élevés au monde, et l'urbanisation y est si massive que même depuis l'espace, on peut observer sa croissance et son développement", explique-t-elle. Les chercheurs ont également observé le progrès de la ville à travers des capteurs satellites et sa transformation sidérante d'une petite bande à un îlot urbain massif.

Globes 2019"Le long de la côte, nous avons pu observer une augmentation de la température de 2 degrés en 15 ans dans les zones de construction massive", explique Emily Elhacham. Elle a également examiné la quantité de rayonnement solaire réfléchi, et constaté que les zones urbaines réfléchissaient moins de rayonnement, ce qui contribue au réchauffement local. Le sable du désert réfléchit davantage la lumière qu'une route qui, elle absorbe plus de lumière, et la chaleur urbaine générée est visible. Les températures sont plus élevées dans les régions urbaines, et dans les zones de développement rapide on assiste à une montée nette des températures et à une diminution de la réflexion du rayonnement solaire.

Les conséquences de ce que nous faisons

Dans la région des îles de Dubaï, contrairement au phénomène habituel de l'absorption du soleil par l'eau, le développement de la construction fait que davantage de rayonnement solaire est réfléchi par la mer et non absorbé. "Cette zone est un précédent", explique Emily. "Elle nous donne l'exemple de ce qui pourrait se passer dans le monde entier. Nous assistons de plus à plus à cette tendance de construction massive et de développement urbain, et ici, nous pouvons voir les résultats d'un développement urbain accéléré. Ce sont les conséquences de ce que nous faisons".

"De même, il devient de plus en plus difficile de vivre dans les villes car la chaleur et l'humidité augmentent. A Doha, au Qatar, on commence même à refroidir les rues, et à mettre des climatiseurs dans les espaces ouverts, même dans les stades. Or il s'agit d'un cercle vicieux, car plus on utilise l'air conditionné, plus on contribue au réchauffement global. Le but de notre étude est de montrer le véritable impact de ce que nous faisons et de sensibiliser à la crise, ainsi que d'amener les urbanistes et les décideurs politiques à améliorer la situation en prenant en compte le climat urbain local. Nous nous intéressons non seulement à l'environnement mais aussi aux domaines sanitaire et économique".

Emily Elhacham, qui a été sélectionnée l'an dernier dans la liste des 25 jeunes chercheurs prometteurs dans le domaine de l'environnement établie par le gouvernement allemand, ne se contente pas de son travail universitaire. En 2010, elle a lancé avec le maire de Ramat-Gan, un programme d'éducation aux nanotechnologies pour les écoles, qui fonctionne encore aujourd'hui. Actuellement son objectif principal, en tant que jeune chercheuse universitaire, est de faire découvrir aux filles le domaine des sciences. Aussi a-t-elle commencé à développer avec Intel, Google, IBM, l'Institut Weizmann et d'autres institutions, des programmes ayant pour but d'attirer les filles vers les sciences et de rendre les contenus scientifiques accessibles aux adolescents.

j'aime: