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Le Professeur Ariel Porat élu Président de l'Université de Tel-Aviv

Le Conseil des Gouverneurs de l'Université de Tel-Aviv a confirmé ce matin 19 mai la nomination du Prof. Ariel Porat, ancien Doyen de la Faculté de droit, à la présidence de l'Université. Il remplacera le Prof. Joseph Klafter, qui vient d'accomplir deux mandats de cinq ans à ce poste.

PoratLa décision du Conseil des Gouverneurs a entériné le vote à l'unanimité du Conseil d'administration, lui-même intervenu après le vote à une large majorité du Sénat de l'Université en faveur de l'élection du Prof. Porat.

Le Prof. Ariel Porat a obtenu son diplôme de premier cycle en droit, puis son doctorat par passage accéléré à l'Université de Tel-Aviv. Il a fait son post-doctorat à l'Université de Yale. Ses domaines de recherche sont le droit des contrats, le droit des délits et l'analyse économique du droit.

Le Prof. Porat est titulaire d'une chaire de droit à l'Université de Tel-Aviv et d'une chaire de professeur invité à l'Université de Chicago. Il a également été professeur invité dans de nombreuses universités prestigieuses dans le monde, telles que Stanford, l'Université de New-York, Columbia, Berkeley, Virginie et Toronto. Il a reçu de nombreux prix en Israël pour son excellence académique, notamment le prix EMET pour l'Art, la science et la culture, et de prestigieux prix dans le domaine du droit. Il est membre de l'Académie nationale des sciences d'Israël.

Entre les années 1998-2002, il a dirigé le Centre Cegla de l'Université de Tel-Aviv pour la recherche multidisciplinaire dans le domaine du droit. Dans ce cadre, il a fondé la revue Theoretical Enquiries in Law, considérée comme le principal journal juridique dans le monde en dehors des États-Unis.

Entre 2002 et 2006, il a été Doyen de la Faculté de Droit de l’UTA, qui a pris au cours de ces années une dimension internationale et multidisciplinaire. Il a notamment créé deux programmes de Masters internationaux en commun avec des universités américaines, l'un avec l'Université de Berkeley et l'autre avec l'Université de Northwestern – et a également mis sur pied de nombreux programmes d'échange d'étudiants avec les meilleures facultés de droit des États-Unis.

En tant que Doyen de la Faculté, le Prof. Porat a créé et dirigé un programme pour étudiants exceptionnels de la périphérie, qui a par la suite été étendu à toute l'université, et a également participé à la mise en place sur le campus d'autres programmes sociaux, comme "L'Université du peuple".

"C’est un grand privilège pour moi d'avoir été nommé à la tête d'une institution aussi prestigieuse que l’Université de Tel-Aviv", a déclaré le Prof. Porat. "Mais c'est aussi une lourde responsabilité, à la fois vis-à-vis du personnel universitaire et des étudiants mais aussi envers la société israélienne. Je suis fier d'en accepter la charge, et je ferai tout pour que l'Université de Tel-Aviv atteigne de nouveaux sommets".

 

Crédit photo: Yehonatan Zur Duvdevani

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Femmes artistes pendant la Shoah à l'Université de Tel-Aviv

Une émouvante journée en souvenir de trois jeunes femmes juives artistes disparues pendant la Shoah: la française Hélène Berr, la hollandaise Etty Hillesum et l'allemande Charlotte Salomon a été organisée le dimanche 28 avril à l'Université de Tel-Aviv, en collaboration entre le Programme de culture française de l'Université et l'Association Femmes Artistes et Mémoire juive. La journée, intitulée 'La vie qui est en elle – Journée Art et Mémoire au son d'un violon de l'espoir', s'est déroulée en présence de l'Ambassadeur des Pays-Bas en Israël, Gilles Beschoor Plug, de l'Ambassadrice d'Allemagne, le Dr. Susanne Wasum-Rainer et du 1er Conseiller auprès de l'Ambassade de France, Frederik Rogge, "pour rappeler ce que l'histoire leur a confisqué, maintenir à jamais leur mémoire vivante et porter la voix claire et profonde de ceux qui ne sont plus".

Charlotte Samon paintingOnt participé à cette journée le Prof. Nadine Kuperty-Tsur, Directrice du Programme de culture française de l'Université de Tel-Aviv, Karine Baranès-Bénichou, fondatrice de l'Association Femmes Artistes et Mémoire juive, et instigatrice de la journée, le Prof. Renée Poznanky de l'Université Ben-Gourion, le Prof. Klass Smelik, fondateur du centre de recherche Etty Hillesum, Eliad Moreh-Rosenberg, curatrice au Yad Vashem, Mariette Job, nièce d'Hélène Berr, le Rabbin Daniel Epstein, le réalisateur hollandais Franz Weisz, auteur de deux longs-métrages sur Charlotte Salomon, ainsi qu'un nombreux public enthousiaste.

"Un triomphe sur le silence et l'oubli"

"La guerre n'est pas seulement une histoire d'hommes. Dans le tremblement de terre que les guerres suscitent, les femmes doivent faire face et assumer une vie déréglée par l'incertitude et les bouleversements", a déclaré le Prof. Nadine Kuperty-Tsur dans son allocution de bienvenue. Mais ces femmes ne se sont pas contentées de survivre, elles ont pris la peine de consigner par écrit ou par le dessin le témoignage de ce qu'elles vivaient. La musique et l'écriture leur a permis de transcender et de transmettre leur expérience, mais c'est aussi une preuve de leur résilience, de leur capacité à rebondir et à assumer".

Karine Baranes B"L'idée d'offrir à ces trois femmes un espace de rencontre qu'elles n'ont pas eu de leur vivant me préoccupait depuis déjà deux ans", a raconté Karine Baranès-Bénichou. "Elles nous ont laissé un message et une mission de protéger leurs écrits, leurs témoignages de vie et de continuer de porter leur voix, claire et profonde, mais aussi celle de tous ceux qui sont partis sans laisser de trace. Leur mémoire est un triomphe sur le silence et l'oubli et contribue à faire passer leur héritage en particulier aux jeunes générations".

Dans une très émouvante intervention, Mariette Job, nièce d'Hélène Berr et éditrice de son journal a raconté l'histoire du manuscrit, commencé en 1942 et achevé à Drancy en 1944, peu avant la déportation d'Hélène à Auschwitz puis à Bergen-Belsen où elle mourut en avril 1945 à l'âge de 24 ans. Hélène Berr n'avait souhaité sauver que son violon[1] et son journal intime, remis à son fiancé Jean Morawiecki, qui ne fut publié que 50 ans plus tard. La première partie du journal relate sa vie d'étudiante à la Sorbonne, la seconde dépeint "le triomphe du mal sur le bien, du laid sur le beau, de la matière sur l'esprit, de la barbarie sur l'humanité. Espérons que la pérennité de son message soit une source d'inspiration éternelle", a conclu Mariette Job.

Une foi inébranlable en l'homme

Etty HillesumLe Prof. Smelik a mis l'accent sur l'aspect éthique de l'œuvre d'Etty Hillesum, morte à Auschwitz en novembre 1943 à l'âge de 29 ans, dont le Journal et les lettres constituent des documents de premier plan pour l'étude des Juifs des Pays-Bas pendant la guerre. "La haine ne faisait pas partie de son caractère et n'a pas eu de rôle dans sa résistance. Elle n'a jamais perdu sa foi inébranlable en l'Homme. Etty pensait que nous devons considérer nos ennemis avant tout comme des êtres humains, lutter contre notre propre colère et éradiquer la haine en nous-mêmes. Témoin des crimes les plus odieux, elle a voulu tenter de vivre une vie bonne et fidèle à ses principes jusqu'à son dernier souffle". "Ce livre ouvre la condition juive à l'universel, une voie nécessaire aujourd'hui plus que jamais", ajoutera le Rabbin Epstein.

Karine Baranès-Bénichou a relevé que le bonheur était au centre des œuvres des trois jeunes femmes. Elle insiste sur la dimension poétique du journal d'Hélène Berr, "imprégné de littérature, de poésie, en quête de reproduire l'adéquation entre le réel et le rêve. Hélène insufflait la vie à ses voisines de camp, et c'est cette poésie du bonheur et cette musique qu'il faut conserver en mémoire".

Violons de lespoir

Eliad Moreh-Rosenberg a présenté la vie et l'œuvre picturale de Charlotte Salomon, artiste peintre allemande qui grandit dans une famille aisée de la communauté juive berlinoise, ses études à l'Académie des Arts de Berlin, interrompues par la montée du nazisme, sa fuite dans une villa du sud de la France où elle réalisera en 18 mois les 769 toiles de son œuvre picturale autobiographique Vie ou Théâtre ?, à partir des trois seules couleurs primaires, son mariage à un réfugié juif autrichien et leur déportation à Auschwitz-Birkenau où elle sera gazée en octobre 1943, alors enceinte de quatre mois.

Charlotte SalomonAprès une table ronde où les intervenants ont expliqué leur rencontre avec l'œuvre de ces trois femmes et le cheminement douloureux et semé d'obstacle jusqu'à la publication, la journée s'est terminée par une présentation du projet "Violons de l'espoir" par le luthier Amnon Weinstein, qui se consacre au recueil et à la restauration de violons qui ont traversé l'Holocauste, avant de les confier aux mains des plus grands violonistes dans le monde: "Les Allemands ont confisqué des milliers de violons qui appartenaient à des Juifs. Chaque violon a sa propre histoire à raconter". Cinq violons ont été présentés au public dont l'un a fait partie de l'orchestre d'Auschwitz, un autre a été donné par la fenêtre d'un train de Drancy à Auschwitz par un déporté, et un autre décoré d'une étoile de David au dos.

La journée a été entrecoupée des morceaux de musique favoris travaillés par Hélène Berr, et interprétés sur l'un des "violons de l'espoir" par Marianna Vasileva, violoniste aux Conservatoires de Saint-Pétersbourg, Vienne et Cologne, ainsi que d'un déjeuner buffet offert par la Banque Discount.

 

 

Helene Beer



 


[1] resté par la suite pendant 50 ans dans son écrin et qui sera finalement acheté en 2006 par un courtier américain dans une vente aux enchères à Vichy.

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Hausse de 74% des cas de violence contre les Juifs en France en 2018, selon le rapport du Centre Kantor de l’Université de Tel-Aviv sur l'antisémitisme dans le monde

Le Centre Kantor pour l’étude du Judaïsme contemporain de l’Université de Tel-Aviv a rendu public ce matin 1er mai, comme chaque année à la veille de la journée israélienne de commémoration de l’Holocauste, son rapport sur l’antisémitisme dans le monde, en présence de sa directrice, le Prof. Dina Porat, et de Me Arié Zuckerman, Président du Comité exécutif du Congrès Juif Européen, ainsi que de nombreux représentants de la presse israélienne et internationale. Principales tendances : un sentiment grandissant d’insécurité chez les Juifs dans le monde, la normalisation du discours antisémite dans la vie quotidienne et une augmentation de 13% des cas de violence dans le monde et de 74% en France.

Centre KantorSelon le Prof. Dina Porat, la tendance la plus inquiétante qui a émergé en 2018 est le sentiment d'insécurité des Juifs dans le monde, et l'atteinte à leur perception d'appartenance à la société dans laquelle ils vivent. Les enquêtes réalisées au sein de la communauté mondiale[1] reflètent et corroborent ces sentiments, montrant la pénétration de l'antisémitisme sous toutes ses formes dans le discours dominant, sa normalisation, et son acceptation comme faisant partie de la réalité quotidienne : « Au cours de l'année 2018 et au début de 2019, on a pu noter une hausse du nombre des incidents antisémites en tous genres dans le monde, dans la sphère publique et, récemment, également dans la sphère privée. 13 Juifs ont été assassinés au cours de l'année. On peut dire qu'il existe un sentiment d'urgence croissant chez les Juifs concernant leur sécurité personnelle, et la question de leur place dans la société environnante et dans les partis qui leur servait de foyer politique. Les insultes, menaces, brimades et humiliations sur les réseaux sociaux créent une atmosphère qui explique ces sentiments et les cris comme "Les Juifs aux chambres à gaz" et "Mort aux sionistes" sont entendus ouvertement et en public».

"Reconsidérer le lien traditionnel entre les confrontations militaires au Moyen-Orient et la montée des incidents antisémites dans le monde"

Le nombre de cas de violence graves enregistrés dans le monde a augmenté de 13% en 2018, passant de 342 en 2017 à 387. Les pays présentant le plus grand nombre de cas sont les États-Unis (plus de 100), la Grande-Bretagne (68), la France et l'Allemagne (35 chacun), le Canada (20), la Belgique (19), les Pays-Bas (15) et l'Argentine (11).

Les types d'incidents les plus courants sont le vandalisme (216 cas, soit 56%), les menaces (89, soit 23%) et la violence sans utilisation d'armes (55, soit 14%). La plupart des attaques visent des personnes et leurs biens. En effet, au moins 138 personnes ont été attaquées (36% des cas) et des propriétés privées ont été endommagées (104 cas, soit 27%), ceci s’expliquant par le fait que les personnes privées sont moins protégées que les synagogues (47 cas, soit 12%) et les centres communautaires (22, 6%). Les cimetières et monuments sont toujours une cible traditionnelle des attaques (76 cas, soit 19%).

antis214La pénétration de l'antisémitisme dans les cercles politiques et sociaux dominants (‘mainstream’) a conduit à son acceptation comme une partie de la réalité quotidienne, comme s'il était devenu la norme. L’antisémitisme n’est plus seulement le fait d’un ‘triangle’ composé de l’extrême droite, de l’extrême gauche et de l’islam radical. Le discours antisioniste s’est également installé au centre du débat public, et se reflète par l'utilisation croissante de termes antisémites et une hostilité disproportionnée à l'égard de l'État d’Israël, à qui l'on attribue des caractéristiques juives classiques, et ce malgré l'absence d'affrontement militaire entre Israël et les Palestiniens depuis l'été 2014. C’est pourquoi le centre Kantor propose de reconsidérer le lien traditionnel entre les confrontations militaires au Moyen-Orient et la montée des incidents antisémites dans le monde.

Néanmoins, note le Prof. Porat, l’année 2018 a apporté également des réalisations encourageantes : « Le processus d’adoption d’une définition opératoire de l’antisémitisme se poursuit. Celle-ci est devenue un outil pratique pour la formation de la police et les audiences dans les tribunaux, et son acceptation est un critère de référence dans la lutte contre l'antisémitisme et l'antisionisme radical. L'Union européenne s'est engagée, dans une déclaration qui a été qualifiée d’historique, à développer des stratégies globales de lutte contre l'antisémitisme et à assurer la sécurité des communautés juives. Le problème de l’antisémitisme est à présent sur la table et au centre des préoccupations publiques ».

"80% des cas ne sont pas rapportés"

« Il est important de noter que 80% des cas ne sont pas rapportés. Les personnes interrogées confient ne pas se rendre à la police dans la plupart des cas », relève Me Arie Zuckerman, qui ajoute « L’anti sémitisme est toujours avant-coureur du racisme sous toute ces formes. Il est important de souligner qu’il ne s’agit plus seulement d’un problème juif mais d’un problème mondial ».

Le Dr. Giovanni Quer insiste sur le phénomène du BDS, qui provoque la délégitimation et la démonisation d’Israël : « ses partisans se retranchent derrière des arguments ayant trait aux droits de l’homme, mais le BDS promeut des arguments antisémites, comparant Israël au nazisme, et la création de l’Etat hébreu à une entreprise raciste ». Il souligne un phénomène central dans les sociétés européennes actuelles : « les partisans du BDS attaquent directement les Juifs. Ceux-ci doivent se démarquer publiquement d’Israël pour être acceptés dans la société. Le BDS devient un phénomène culturel. Tout lien perçu avec l’Etat d’Israël devient suspect. De plus, ses partisans font montre d’activisme politique, poussant les institutions et les universités à boycotter Israël ».

Caricature NYTLe prof. Porat se penche ensuite sur les causes de cette intensification des phénomènes antisémites.

- L’éloignement grandissant de la Deuxième guerre mondiale. « Nous nous trouvons trois générations après la guerre. D’après les sondages seule 2% de la jeunesse s’y intéresse. L’antisémitisme est un phénomène dont elle ne se sent pas responsable. De plus, on note une ignorance croissante de la jeunesse par rapport à cette partie de l’histoire ».

- Renaissance de l’antisémitisme classique : l’antijudaïsme est profondément enraciné dans la culture chrétienne et se renforce en temps de crise. On voir ressortir les mêmes images du Juif cupide qui cherche à extorquer des fonds, étranger à double loyauté, qui soutient en fait un autre pays, égoïste et tribal, principalement soucieux de ses intérêts, contrôlant le pouvoir et l'argent, et fomentant des intrigues contre le monde non juif. « Il n’est pas étonnant que le terme "juif" soit redevenu ces dernières années péjoratif dans de nombreuses langues. Les Juifs sont perçus comme immunisés contre les crises économiques qui ne les affectent pas, capables de s’organiser et de tirer les ficelles politiques à leur avantage ».

Les "nouveaux Juifs"

- De plus, avec l'intensification du conflit au Moyen-Orient, le statut de martyr des Juifs, considérés comme les victimes ultimes pendant des décennies après l'Holocauste, a été transféré aux Palestiniens qui sont à présent vus comme les ‘nouveaux Juifs’, souffrant comme Jésus. Les Juifs redeviennent donc l'antéchrist. Les Israéliens sont assimilés au mal ultime de notre époque, aux nazis et, ces dernières années, même à l’Etat islamique, particulièrement dans les cercles de la gauche radicale et chez les islamistes radicaux.

- La crise des démocraties, qui étaient le bastion des droits des individus et des minorités, s'est renforcée en 2018 et au début de 2019, et les questions d'identité nationale se trouvent au centre de la scène publique. Les mouvements et les partis de droite ont renforcé leur pouvoir politique et obtenu le soutien des électeurs en raison de la crise de l'immigration en Europe et aux États-Unis, où l'activité des groupes qui réclament de la suprématie blanche s'est renforcée. Le Juif est alors considéré comme un agent cosmopolite étranger menaçant l'identité nationale locale, et un facteur promouvant l'arrivée des immigrants en Europe et en Amérique du Nord.

- Les gouvernements d’Europe centrale, tels que la Pologne, la Hongrie et la Lituanie, continuent d’affirmer avec fermeté un discours national selon lequel leur population n’aurait pas coopéré avec les Allemands pendant la guerre, mais a été la victime d’une occupation allemande cruelle et a tendu aux Juifs une main aidante. Ils accusent les communautés juives de présenter un récit historique faussé et de gonfler la responsabilité de leur compagnon de destin.

"L'antisémitisme se répand comme un poison"

C’est en France, qui abrite la plus grande population juive d’Europe, soit 453 000 personnes, que le sentiment de ‘rapprochement’ de l’antisémitisme de la sphère privée est le plus fort. Un rapport publié par le ministère français de l'Intérieur et le Service de protection de la communauté juive indique que : « l'antisémitisme en France en 2018 est un phénomène qui fait partie de la vie normale ... il ne se passe pas une journée sans un acte antisémite ». Selon le rapport, 541 actes contre des Juifs ont été signalés en 2018, contre 311 en 2017, soit une augmentation de 74%. Les actes antisémites constituent la moitié des crimes de haine enregistrés en France. Parmi les 541 cas, 81 concernaient des violences physiques, notamment le meurtre de Mireille Knoll, survivante de l’Holocauste, dans sa propre maison. Le nombre de menaces a augmenté de 67%, passant de 214 en 2017 à 358. La crise sociale et économique a fait descendre dans les rues des dizaines de milliers de "gilets jaunes" permettant aux cercles antisémites et anarchistes de dicter la violence et de faire entendre des slogans contre les Juifs. En février 2019, à la suite d’une série d’incidents antisémites, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner a déclaré : « l’antisémitisme se répand comme un poison, comme un venin, il pourrit les esprits, il tue ».

« Les groupes extrémistes incitent à la haine contre tous ceux qui ne leur ressemble pas », conclut le Prof. Dina Porat, qui rappelle que le nombre de crimes de haine contre les "'autres" est beaucoup plus élevé que ceux dirigés contre les Juifs : « de nombreux chrétiens ont été attaqués au Moyen-Orient au cours de l'année écoulée, des milliers de personnes ont été assassinées au Nigeria et des centaines d'églises ont été profanées en France. L’équipe du Centre Kantor propose de coopérer avec les autres groupes et minorités. Tendons la main à ceux qui sont dans le même cas que nous ».

 


[1] La FRA, Agence des droits fondamentaux de l'Union Européenne, a mené une enquête dans 12 pays et interrogé 16 500 Juifs. L'agence de presse CNN a réalisé 7 000 interviews. Une enquête intitulée Eurobaromètre a complété l'enquête de la FRA, présentant les données de 23 640 entretiens en face à face menés dans 28 pays de l'UE.

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C’est l’approche interdisciplinaire de l’Université de Tel-Aviv qui nous a permis de sortir des sentiers battus et d’atteindre la lune

L'Université de Tel-Aviv renouvelle ses félicitations émues à Yariv Bash et Yonatan Winetraub, diplômés de l'Université de Tel-Aviv, ainsi qu'à Kfir Damari, ancien enseignant de l'université, les trois fondateurs de SpaceIL, grâce auxquels l'État d'Israël a rejoint la liste des pays leaders dans le monde à avoir lancé un satellite vers la lune.
Le trajet de la navette spatiale israélienne n’a pas pris fin comme prévu, mais nous sommes certains que la trajectoire déterminée et féconde de ses fondateurs se poursuivra et atteindra son but.
Nous avons été heureux et fiers de partager leur rêve.

SpaceIL4Le monde entier était au rendez-vous le 11 avril 2019, pour assister à l'arrivée sur la Lune de la sonde Bereshit, développée par la société SpaceIL, startup lancée en 2011 par deux anciens étudiants et un ancien enseignant de l'Université de Tel-Aviv, première sonde lunaire privée au monde et la première d'Israël.

Parti de la Terre le 21 février, à bord d'un Falcon 9 de SpaceX, Bereshit avait rejoint la Lune autour de laquelle il s'était mis en orbite le 4 avril. Malgré quelques soucis techniques le voyage Terre-Lune s'était bien passé et tout était prêt pour entamer sa descente vers la Lune.

Bereshit aurait dû se poser dans la mer de la Sérénité, en bordure de laquelle Luna 21 et Apollo 17 se sont posés. Mais, lors de la descente finale, le moteur principal du satellite s'est éteint trop tôt, l'empêchant de se poser en douceur. Les ingénieurs et les contrôleurs au sol ont tenté, sans y parvenir, de remettre le moteur en route, mais n'ont pu empêcher le satellite de s'écraser à la surface de la Lune.

Un alunissage réussi aurait fait d'Israël le quatrième pays à se poser sur la Lune, après la Russie, les États-Unis et la Chine. Il aurait aussi permis à SpaceIL de devenir la première startup principalement financée par des donateurs privés, sans budgets gouvernementaux, à se poser sur la Lune.

Malgré cet alunissage manqué, la mission dans son ensemble reste une très grande réussite et un exploit technologique pour la startup SpaceIL, partie du rêve de deux étudiants et d'un ancien enseignant et qui s'est transformée en un projet national et éducatif israélien d'une durée de huit ans, avec le soutien actif d'Israel Aerospace Industries et de l'Agence spatiale israélienne.

Pour SpaceIL, l'aventure se poursuit et il est déjà question d'un Bereshit 2, qui pourrait être réalisé avec Israel Aerospace Industries, voire en coopération avec l'Agence spatiale européenne et la Nasa.

Bonne chance pour la suite !

22kmfromthemoon

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27 anciens étudiants de l'Université de Tel-Aviv à la 21e Knesset

Lors des élections qui ont se sont déroulées le mardi 9 avril, 27 anciens étudiants et étudiantes de l'Université de Tel-Aviv, issus des partis de droite et de gauche, ont été élus membres de la 21e Knesset de l'État d'Israël. Les diplômés de l'Université de Tel- Aviv restent les plus influents du pays !

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Et voici la liste de ces 27 députés :

-          Avi Dichter du Likoud, diplômé de la Faculté de gestion.

-          Avi Nissenkorn du Parti Bleu Blanc, diplômée de la Faculté de droit

-          Eitan Ginzburg, du parti Bleu Blanc, diplômé de l'Ecole de sciences politiques de la Faculté des sciences sociales

-          Eli Avidar du parti Israel Beytenou, diplômé de la Faculté des sciences humaines

-          Eli Cohen du parti Koulanou, diplômé de la Faculté de gestion

-          Elazar Stern du parti Bleu Blanc, diplômé de la Faculté de gestion

-          Assaf Zamir du parti Bleu Blanc, diplômé de la Faculté de droit

-          Boaz Toporovsky du parti Bleu Blanc, diplômé de la Faculté de droit et de l'Ecole des sciences économiques de la Faculté des sciences sociales

-          Benny Gantz, qui dirige le Parti Bleu Blanc, est diplômé de l'Ecole d'histoire de la Faculté des sciences humaines.

-          Gabi Ashkenazi du parti Bleu Blanc, diplômé de l'Ecole de science politique de la Faculté des sciences sociales

-          Gideon Sa'ar du Likoud, diplômé de la Faculté de droit, et de l'Ecole de sciences politiques de la Faculté des sciences sociales

-          Gilad Erdan du Likoud, diplômé de l'Ecole de science politique

-          David Bitan du Likoud, diplômé de la Faculté de droit

-          Le général de réserve Tal Russo, du Parti travailliste, diplômé de la Faculté de gestion

-          Yoav Segalovich du parti Bleu Blanc, diplômé de la Faculté de droit

-          Le Dr. Yuval Steinitz du Likoud, diplômé de la Faculté des sciences humaines

-          Yoaz Hendel du parti Bleu Blanc, diplômé de l'Ecole d'études juives et d'archéologie de la Faculté des sciences humaines

-          Yuri Lahav Hertzanu du parti Bleu Blanc, diplômé du programme de politique publique de la Faculté des sciences sociales.

-          Yael German du parti Bleu Blanc, diplômée de l'Ecole d'histoire

-          Michal Rozin du parti Meretz, diplômée de l'Ecole de science politique et du Programme d'études sur les femmes et les genres

-          Miki Haimovitz du parti Bleu Blanc, diplômée de l'Ecole d'études culturelles et de l'Ecole de sciences politiques

-          Oded Forer de Israel Beytenou, diplômé de l'Ecole de science politique

-          Idan Roll du parti Bleu Blanc, diplômé de la Faculté de droit

-          Ofer Shelah du parti Bleu Blanc, diplômé de la Faculté des sciences humaines et de l'Ecole d'Economie

-          Pnina Tamano-Shata du parti Bleu Blanc, diplômée du Programme de politique publique de la Faculté des sciences sociales

-          Zvi Hauser du parti Bleu Blanc, diplômé de la Faculté de droit

-          Tamar Zandberg, Présidente de Meretz, diplômée de la Faculté de droit

 

27 raisons d'être fiers de nos anciens étudiants !

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