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« Surmonter la crise du corona » : l’avis des spécialistes de l’Université de Tel-Aviv

L’Université de Tel-Aviv, en collaboration avec l’Association des Amis américains et des Amis français et francophones de l’Université, a organisé une conférence en ligne multidisciplinaire sur le thème : « Le Corona et moi : surmonter la crise », le lundi 23 mars 2020. Réalisée à partir de l’application Zoom en anglais et animée par le Prof. Bruria Adini Wiesel de l’Ecole de Santé publique de l’université, elle a réuni le Dr. Ella Sklan du laboratoire de virologie moléculaire, le Prof. Aviad Kleinberg de l’Ecole des études historiques et le Prof. Leonardo Leiderman, de l’Ecole d’économie et de l’Ecole de Gestion, permettant ainsi d’aborder à la fois les aspects médicaux de la crise et ses modalités financières et économiques, mais aussi une approche historique et culturelle des pandémies.

coronavirus image« Je suis honoré et fier de vous souhaiter à tous la bienvenue dans le cadre de cet évènement particulier », a déclaré en préambule Amos Elad, Vice-président de l’Université, qui a précisé qu’en raison de la situation actuelle, l’UTA s’adapte à un fonctionnement en mode virtuel, et tous les étudiants suivent leurs cours en ligne depuis déjà la semaine dernière. « Nos chercheurs travaillent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, en collaboration avec les 17 hôpitaux affiliés à l’université, et avec le Gouvernement, pour tenter de trouver une solution à l’épidémie, et nos étudiants en médecine se sont joints à l’effort national pour augmenter le nombre des tests de dépistage de la maladie à l’objectif fixé de 10 000 par jour ».

Contribuer à la résilience internationale

« Il s’agit du plus grand défi mondial auquel la communauté internationale s’est trouvée confrontée au cours de ses dernières années », relève le Prof. Bruria Adini Wiesel, du Programme de gestion des catastrophes et des situations d’urgence de l’Ecole de santé publique de la Faculté de médecine. « Alors que le monde doit se confiner et que les pays s’isolent, il devient de plus en plus nécessaire de partager et de collaborer étroitement pour arriver à surmonter la crise et vaincre le virus. De telles conférences contribuent à la résilience internationale. Nous devons lutter ensemble ».

EllaSklan« Le covid19 a atteint aujourd’hui 148 pays dans le monde et fait jusqu’à présent plus de 15 300 morts[1] », rappelle le Dr. Ella Sklan. « Nous avons besoin de davantage d’information pour pouvoir faire des prévisions sur l’avenir de cette épidémie. Nous avons devant nous l’exemple de la Chine, qui depuis l’apparition du virus fin décembre dans la ville de Wuhan a réussi au bout de trois mois à pratiquement endiguer la crise, grâce à l’adoption de mesures drastiques et l’arrêt total de l’économie. Mais nous ne pouvons pas nous comporter ainsi dans nos pays démocratiques. Par contre, Singapour, qui a également réussi à contenir l’épidémie, a fait la même chose mais avec une approche différente : dépistage systématique de tous les cas de grippes et pneumonies, isolation des cas infectés, traque méticuleuse des tous les contacts, mise en quarantaine assorties de sanctions graves, tout cela sans fermer ni les écoles ni les entreprises ».

« En revanche, les pays d’Europe, ont eu chacun une approche différente de la crise : l’Allemagne a commencé sa politique de distanciation sociale trop tard, d’où son grand nombre de cas de maladie déclarés. La Grande-Bretagne pour sa part, avait adopté au début la décision de n’isoler que les personnes de plus de 70 ans, partant de l’hypothèse que les autres allaient finir par acquérir une immunité collective. La publication mi-mars du rapport de l’Imperial College, selon lequel une telle stratégie résulterait en des centaines de milliers de morts et un effondrement du système de santé, a amené le gouvernement britannique à un changement de politique ».

Une distanciation sociale indispensable

Quelle est la politique à adopter ? : « La distanciation sociale est indispensable pour éviter que tout le monde tombe malade et soit hospitalisé en même temps. Il est nécessaire 'd'aplatir la courbe' de la propagation du virus, afin que le taux d'infection ne dépasse pas la capacité des systèmes de santé. C'est la seule manière de permettre que toutes les personnes sérieusement infectées soient traitées ».

Quand la crise va-t-elle se terminer ? : « Personne ne sait combien de temps cela va durer. Le gros problème est celui des patients asymptomatiques. L’épidémie durera tant qu’il y aura des personnes à infecter. La seule manière de sortir véritablement de cette crise est le développement de l’immunité, qui se fera soit de manière naturelle une fois que les malades seront guéris et/ou auront développé des anticorps, soit lorsqu'on aura trouvé un vaccin. En parallèle nous devons veiller à ce que les personnes infectées soient le moins impactées possible. Si nous respectons la distanciation sociale, cela devrait se faire au cours des deux prochains mois ».

Aviad KleinbergMais le coronavirus n’est certes pas la première pandémie qu’a connue le monde. Le Prof. Aviad Kleinberg rappelle les épidémies du Moyen-âge, dont la peste noire de 1347, la pire des pandémies médiévale, qui a tué près de 50% des Européens en 5 ans, faisant 25 millions de victimes. « La peste noire a commencé au milieu du 14e siècle et s'est répercutée jusqu'à la première moitié du 19e siècle. Ce fut une tragédie terrible, certaines colonies de peuplement ont été détruites à 100%, notamment en Scandinavie », explique-t-il. « Les premières pandémies sont venues de l’Est. L’Europe du 14e siècle était déjà globalisée. La peste noire est probablement arrivée par la route de la soie, contournant la mer caspienne. Après la Renaissance, le monde a encore connu de nombreuses pandémies de peste et de variole, choléra et autres, jusqu’à la fameuse grippe espagnole de 1918, l’une des épidémies les plus mortelles de l’histoire de l’humanité, qui fut la dernière pandémie mondiale jusqu’au corona ».

Les pandémies du Moyen-âge

Comment la société médiévale se comportait-elle face aux épidémies ? : « Au Moyen-âge, les sociétés n'étaient pas aussi bien organisées qu'aujourd'hui ; il n'y avait pas de gouvernement central pour donner l'instruction d'arrêter l'économie. Il est intéressant de noter que lors des pandémies du 14e siècle, la vie a continué normalement. Ceci a bien sûr contribué à l'expansion de la maladie, mais d'un autre côté l'économie a persisté, alors même que les personnes mourraient. C'est l'âge des grandes explorations géographiques, de la Renaissance. Dans le Decaméron, Boccace décrit d'une manière saisissante les ravages effroyables de la peste noire à Florence, sur toutes les couches sociales de la cité. Les habitants du Moyen-âge avaient l'habitude de côtoyer la mort. La société européenne était alors beaucoup plus résiliente qu'aujourd'hui sur ce point, et c'est ainsi qu’elle a continué à prospérer ».

Leonardo Leiderman« Heureusement pour nous, le monde n’était pas en période de récession économique lorsque l’épidémie s’est déclarée », explique le Prof. Leonardo Leiderman, également conseiller économique en chef de la Banque Hapoalim. « La crise de 2008 était une bulle sur le marché financier. Rien à voir avec la crise actuelle qui se traduit par une paralysie réelle de l’économie ».

Que peuvent faire les gouvernements pour éviter la récession ? : « Alléger le choc économique en déversant des liquidités sur le marché pour ne pas arriver à une panique bancaire similaire à celle de la crise de 1929. C'est ce qu'on fait les banques centrales en 2008, et c'est ce qu'elles sont en train de faire actuellement. Et il est également nécessaire d'ouvrir des lignes de crédit. Le plus gros problème se situe aux Etats-Unis, où le système social et celui de la médecine publique sont quasi-inexistants. De plus, le danger le plus immédiat est évidemment celui du chômage. On ne peut bien sûr pas obliger les entreprises à employer leur personnel, mais alors on se repose sur les assurance sociales, qui aux Etats-Unis sont inexistantes. Il est nécessaire de mettre en place un ensemble global de mesures économiques, et les gouvernements sont en retard sur ce point. La crise de 1929 s'est développée en raison du manque d'action des Banques centrales et des gouvernements ».

Comment allons-nous sortir de cette crise ?

Prof. Leiderman : « Il faut d’abord résoudre le problème médical. En Chine, au Japon, à Singapour, certains secteurs de l’économie ont retrouvé 70 à 80% de leur activité. Le problème restant est celui des marchés extérieurs. La situation de l’Europe, par contre, est très préoccupante. Lorsque nous reviendrons à la normale sur le plan médical, cela prendre encore du temps pour que cela soit vrai également pour l’économie. En Italie, en France, en Espagne, en Allemagne, il faudra un ou deux ans pour que l’économie s’en remette. Certains pays du Moyen-Orient vont être impactés négativement. L'Iran, déjà touché auparavant, va connaitre de plus en plus de problèmes sociaux et économiques. Par ailleurs, la Russie et l'Arabie saoudite se sont livrées récemment à une guerre des prix du pétrole qui a abouti à une chute spectaculaire en Bourse. Pour les pays exportateurs, il s'agit d'un drame supplémentaire. De plus en plus d’Etats vont avoir besoin de recourir à une assistance internationale. Par contre, les pays seront plus intéressés par leur propre situation intérieure que par le reste ».

Prof. Aviad Kleinberg : « Les crises ont bien sûr toujours certaines implications négatives : à l’époque l’explication religieuse a abouti à la recherche des personnes à blâmer, qui étaient alors les Juifs, les femmes etc. Mais il y a aussi un côté positif : le monde a dû évoluer et revoir son système de pensée. Dans les sociétés traditionnelles dominées par la religion, les gens ont commencé à trouver que dieu se comportait bizarrement. Ainsi ont commencé à se développer les premières théories scientifiques. Par ailleurs, l'Europe a cherché des solutions à l'extérieur, et c'est alors qu'ont commencé les grandes explorations. Cette crise a formé l'Europe moderne, plus rationnelle, plus libre, et a marqué la fin de la société traditionnelle. Aujourd’hui c’est une opportunité de repenser nos systèmes de santé, sociaux etc. Les sciences humaines doivent nous aider à affronter ce type de crise, car au-delà des aspects logistiques, elles présentent également des dimensions sociales et éthiques : comment nos sociétés font-elles face ? que vaut notre système social ? comment ne pas dériver vers les problèmes de violence, de persécution des minorités, de dictature politique etc. ? Les sciences humaines peuvent aider les sociétés à affronter ces crises de manière positive ».

La crise ouvrira-t-elle des opportunités positives pour l’économie ?

Prof. Leiderman : « Il est encore trop tôt pour le savoir. Le point positif est que cette crise à occasionné un retour aux fondamentaux : la famille, la santé, la modestie, la solidarité, la communauté, la capacité à restreindre son standard de vie. C’est un éveil collectif. Nous nous rendons peu à peu compte des désastres naturels auxquels abouti le réchauffement global, comme les tsunamis ou les nouvelles maladies pandémiques, et nous nous posons la question : ‘sommes-nous prêts à les affronter en tant que société ?’ »

Peut-on déjà tirer des leçons de cette crise ?

Dr. Ella sklan : « Le monde n’était pas prêt. Le système médical et de santé doit mieux se préparer pour la prochaine fois. J’espère que nous allons en tirer des leçons ».

 

Photos:

1. Le Coraonavirus (Shuttestock)

2. Le Dr. Ella Sklan (Crédit: Université de Tel-Aviv)

3. Le Prof. Aviad Klainberg (Crédit: Université de Tel-Aviv)

4. Le Prof. Leonardo Leiderman (Crédit: Université de Tel-Aviv)

 

 


[1] Au jour de la publication de l’article, le nombre est passé à 24 863.

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Aide financière vitale à l'Université de Tel-Aviv, la Maguen David Adom et l'hôpital Sourasky pour la recherche et le traitement du Corona

La Fondation Milner, fondée par le philanthrope Yuri Milner et son épouse Julia, a fait un don de 3 millions de dollars à l'Université de Tel-Aviv, la Maguen David Adom et le Centre médical Souraski, trois institutions israéliennes qui mènent actuellement une course contre la montre pour enrayer la propagation du Covid19. 
Le don à l'Université de Tel-Aviv sera consacré à la recherche en vue du développement de vaccins et de médicaments contre le Covid19, menée par cinq groupes de recherche de l'université utilisant les méthodes les plus avancées. "En présence de menaces mondiales comme celle-ci, la science, la technologie et l'innovation sont notre plus grand espoir", a déclaré Yuri Milner, l'un des investisseurs et philanthrope les plus considérables au monde dans le domaine de la haute technologie et des sciences.

Yuri Milner"Il s'agit d'un investissement pour le présent et pour l'avenir",a déclaré Milner. "A court terme, il augmentera les capacités des services d'urgence et réduira la charge qui pèse sur le personnel médical. A long terme, le don servira à aider la recherche pour le développement de nouveaux médicaments et l'établissement d'un système complet de soins de santé virtuels. En présence de menaces mondiales comme celle d'aujourd'hui, la science, la technologie et l'innovation sont notre plus grand espoir. Israël est un leader dans ces domaines et j'espère que cette initiative pourra avoir une influence sur des maladies comme le Covid19 et servir de modèle aux autres pays."

Le consul général d'Israël à San Francisco, M. Shlomi Kofman, a déclaré: "C'est enthousiasmant de voir que les Israéliens à l'étranger soutiennent leur pays pendant une période aussi difficile. La Silicon Valley et l'État d'Israël partagent l'ingéniosité et l'inventivité qui seront fondamentaux pour surmonter cette crise. La contribution de la Foudation Milner sera d'une grande aide pour faire progresser cette cause".

"Une guerre mondiale d'un genre que nous ne connaissions pas"

L'Université de Tel-Aviv utilisera ce don pour faire avancer la recherche pour le développement de vaccins et de médicaments contre le coronavirus. Cinq groupes de recherche de l'Université utiliseront les technologies de séquençage et d'édition génomiques, l'analyse informatique et d'autres méthodes avancées pour trouver des moyens de bloquer la pénétration du virus dans les cellules humaines ou de renforcer la réponse immunitaire de l'organisme pour le surmonter. Les scientifiques de l'UTA utiliseront des échantillons prélevés sur des patients dans les hôpitaux affiliés à l'université et travailleront en étroite collaboration avec de nombreuses entités, notamment le ministère de la Santé, le Technion, l'Université Hébraïque, l'Institut Weizmann, l'Institut pour la Recherche biologique et d'autres institutions de recherche en Israël et dans le monde.

Le président de l'Université de Tel-Aviv, le Prof. Ariel Porat, a déclaré: "Il est émouvant de constater que dans ces jours difficiles la Fondation Milner n'oublie pas l'État d'Israël et fournit son aide généreuse également à l'Université de Tel-Aviv. De notre côté, nous ferons tout notre possible pour justifier la confiance qui nous est accordée, et grâce à nos excellents chercheurs, nous apporterons notre contribution à cette guerre mondiale, d'un genre que nous ne connaissions pas".

Le don à la Magen David Adom (MADA)

MADA va bientôt lancer un projet innovant qui aura pour but de réduire la présence des patients dans les centres de soin des caisses de maladie, et les services d'urgence dans les hôpitaux de tout le pays. Il s'agit d'un besoin critique dans ces jours où l'ensemble du système de santé est surchargé. Lancé à l'occasion de la propagation du coronavirus, le projet deviendra partie intégrante du fonctionnement courant de l'organisation de secours national d'Israël afin d'assurer les soins médicaux les plus efficaces, professionnels et fiables que possible aux citoyens, tout en réduisant la nécessité pour eux de se rendre dans les cliniques et les hôpitaux, et ce en utilisant des technologies avancées de télémédecine qui seront déployées par le personnel paramédical dans des ambulances de soins intensifs d'urgence. Dans le cadre de ce projet, il sera possible de traiter les patients en hospitalisation à domicile, les malades atteints du corona et ceux qui sont dans l'impossibilité de se déplacer hors de chez eux MADA se prépare à ce projet depuis 2018. La propagation du virus en Israël ayant créé une augmentation de ces besoins, le don de la Fondation Milner sera utilisé pour lancer ce projet innovant.

Le PDG de MADA, Eli Bin a déclaré: "La contribution de la Fondation Milner transforme cette initiative que nous planifions depuis des années en un programme applicable qui empêchera les séjours inutiles dans les hôpitaux pour des centaines de milliers d'Israéliens par an. L'utilisation de la technologie au profit de nos patients est depuis longtemps une priorité pour la Magen David Adom, mais l'équipement télémédical, que nous pourrons désormais acheter en grande quantité, nous permettra d'augmenter considérablement le nombre de patients traités chez eux, réduisant l'encombrement hospitalier et empêchant les infections bactériennes inutiles".

Contribution au Centre médical Sourasky

Le professeur Ronnie Gamzu, PDG du Centre médical Sourasky de Tel-Aviv (Ichilov), a déclaré que: "le don de la Fondation alimentera le service d'urgence et de de soins intensifs de l'hôpital, et fera progresser le diagnostic, la recherche épidémiologique et le traitement de cette nouvelle maladie, tout en servant à l'ensemble de l'État d'Israël et au monde entier".

La Fondation Milner

Yuri Milner, qui vit dans la Silicon Valley en Californie et possède la citoyenneté israélienne, est considéré comme l'un des investisseurs les plus importants du monde dans le domaine de la haute technologie. Il a notamment été l'un des premiers investisseurs des entreprises qui ont façonner l'Internet, comme Facebook, Twitter, Whatsapp, Airbnb et Spotify.

Au fil des ans, la Fondation a contribué à une série d'initiatives en Israël et dans les communautés juives d'Europe à travers la "Conférence des rabbins européens". En 2018, à l'occasion du 70e anniversaire de l'État, la fondation a distribué 25 millions de shekels à 70 doctorants exceptionnels du Technion, de l'Université de Tel-Aviv et de l'Université hébraïque. Elle fait en outre partie des principaux donateurs de Tsahal et du Centre Peres pour la paix.

En parallèle, Yuri et Julia Milner financent depuis longtemps des initiatives qui ont pour but d'utiliser l'innovation scientifique et technologique pour améliorer la vie des personnes, notamment en rejoignant l'initiative Giving Pledge de Bill et Melinda Gates et Warren Buffett, dans le cadre de laquelle ils se sont engagés à faire don de la majeure partie de leur fortune en faveur d'importants programmes scientifiques.

En 2012, avec des dirigeants de la haute technologie de classe mondiale, notamment: le co-fondateur de Google, Sergey Brin, le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg et son épouse Priscilla Chan, le fondateur de Tencent, Pony Ma et Anna Vojcicki, fondatrice de 23andMe et du Breakthrough Prizes, organisation à but non lucratif qui récompense des recherches innovantes dans les domaines de la physique, des sciences de la vie et des mathématiques. Les prix décernés par l'organisation sont considérés comme les plus prestigieux remis aujourd'hui pour les réalisations scientifiques, avec 3 millions de dollars par an distribués à six lauréats. Depuis 2012, l'organisation a fait don de plus de 200 millions de dollars qui ont été partagés entre quelque 2 000 scientifiques, certains issus de grands groupes de recherche.

 

Photo: Yuri Milner (crédit: Steve Jennings / Getty images

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Les étudiants de l’Université de Tel-Aviv participent au combat contre le Coronavirus

Dans le cadre d’une initiative conjointe de l'Université de Tel-Aviv, du Technion, de l'Université hébraïque de Jérusalem, de l'Université Bar-Ilan et de l'Université Ariel, plus de 1 000 étudiants en médecine vont aider la Maguen David Adom (MADA), le service d’urgence national d’Israël, à accélérer l’identification et la détection des patients atteints du virus Covid19 en Israël. Des dizaines de volontaires ont déjà commencé à renforcer la main-d'œuvre de MADA la semaine dernière. En outre plus de 600 doctorants de l’Université de Tel-Aviv, l'Institut Weizmann et d’autres institutions universitaires, se sont portés volontaires pour renforcer les équipes des laboratoires des hôpitaux et des caisses de maladie surchargés pour analyser les échantillons de dépistage du virus.

Etudiants CoronaUn effort de collaboration exceptionnel a été réalisé la semaine dernière en Israël entre les universités et les hôpitaux, pour rassembler un large réservoir de main d’œuvre volontaire afin d'aider MADA à prélever des tests de détection du coronavirus Covid19 dans la communauté et à renforcer les équipes des laboratoires des hôpitaux et des centres médicaux à travers le pays. A cet effort intense, réalisé en totale coordination avec le Ministère de la santé, participent les hôpitaux Sheba Tel Hashomer (Ramat-Gan), Assaf Harofe (Rishon-LeTsion), Hadassah (Jérusalem), Soroka (Beer Sheva), Wolfson (Holon) et Ichilov (Tel-Aviv), ainsi qu’un certain nombre de caisses de maladie (Koupat Holim).

Un niveau de collaboration sans précédent en Israël

A l’initiative de plusieurs médecins bénévoles des hôpitaux Sheba, Hadassah et AsafHarofeh, et avec la coopération des présidents des Associations des étudiants en médecine des cinq centres universitaires, un pool de plus de 1 000 étudiants de toutes les Ecoles de médecine du pays s'est porté volontaire pour aider MADA à prélever des tests de dépistage du coronavirus auprès de la population. La semaine dernière, des dizaines d’étudiants volontaires ont déjà commencé à renforcer les équipes de MADA et de la Koupat Holim Méouhédet.

Etudiants Corona 2En outre, une initiative conjointe de l'Université de Tel Aviv, l'Institut Weizmann et de nombreux autres centres universitaires a mis sur pied un pool de 600 doctorants et travailleurs de laboratoire qui s'est porté volontaire pour assister et renforcer le personnel des laboratoires des hôpitaux et des caisses de maladie pour l’analyse des échantillons prélevés.

Le Prof. Carmit Levy du Département de génétique moléculaire et biochimie humaine de la Faculté de médecine de l'Université de Tel-Aviv, précise que cinq étudiants ont reçu cette semaine une formation au laboratoire central de Sheba-Tel Hashomer, dirigé par le Prof. Ohad Gal-Mor de l'Ecole de médecine de l'UTA, également à la tête du laboratoire pour l'étude des maladies infectieuses de l’hôpital Sheba. Trois autres étudiants bénévoles se sont joints aux équipes de la Caisse de maladie ‘Meouhedet’. Ces étudiants formeront à leur tour d'autres groupes d'étudiants pour effectuer ces tâches.

"C'est stimulant de voir des étudiants de tous les établissements d'enseignement supérieur du pays se mobiliser avec courage et détermination pour créer de nouveaux laboratoires et aider les laboratoires existants dans leurs efforts pour la lutte contre le corona", a déclaré le Prof. Carmit Levy

"Ce niveau de collaboration entre les professeurs, les médecins, les professionnels de la santé, les étudiants et doctorants en médecine des universités, les hôpitaux, les caisses de maladies, la Maguen David Adom et le Ministère de la Santé est sans précédent en Israël", conclut le Prof. Karen Avraham, vice-doyenne de la Faculté de médecine de l’Université de Tel-Aviv. "Cela prépare le terrain pour les années à venir en montrant ce que nous pouvons accomplir lorsque nous travaillons ensemble de manière altruiste".

 

Photos :

  1. Etudiants bénévoles à l’hôpital Sheba (Crédit : Hôpital Sheba)
  2. Etudiants bénévoles à la Koupat Holim Meouhedet (Crédit : Koupat Holim Meouhedet)
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Prix Israël 2020 au Prof. Gideon Rechavi, de la Faculté de médecine de l’Université de Tel-Aviv

Le Prof. Gideon Rechavi, de la Faculté de médecine de l'Université de Tel-Aviv et Directeur du Centre de recherche sur le cancer de l’Hôpital Sheba-Tel Hashomer, est lauréat du Prix Israël 2020 pour la recherche médicale. Le prix lui a été décerné pour sa contribution révolutionnaire dans les domaines de l’hématologie et de l’oncologie.
Sa nomination porte à trois le nombre des lauréats du Prix Israël 2020 professeurs de l’Université de Tel-Aviv.

Gideon rechaviAncien Directeur du Département d’hématologie et du Centre de recherche sur le cancer de la Faculté de médecine de l’Université de Tel-Aviv, le Prof. Gideon Rechavi est titulaire de la chaire d’oncologie et de la chaire de malignité hématologique de l’Université.

Le communiqué du comité de remise du Prix, présidé par le Prof. Daniel Sperber et composé en outre des Prof. Moshe Benovitz et Michal Bar-Asher Siegal, stipule que : "le prix Israël dans le domaine de la recherche médicale pour l'année 2020 est décerné au Prof. Gideon Rechavi qui incarne la meilleure combinaison possible de l'excellence en médecine clinique avec des réalisations révolutionnaires dans le domaine de la recherche, visant à comprendre les mécanismes biologiques de base. Sur le plan médical, le Prof. Rechavi est un hémato-oncologue pédiatrique renommé qui dirige depuis des années le Département d'oncologie hématologique et de greffe de moelle osseuse pour les enfants au Centre médical Sheba, et a formé des générations de chercheurs. Dans le domaine de la recherche, il a à son actif des découvertes clés pour l'identification de nouveaux mécanismes d'édition de l'information génétique dans les cellules vivantes, dont la compréhension est d'une grande importance pour la recherche sur les processus pathologiques et le développement de futures options de traitement".

Hématologie, pédiatrie et hémato-oncologie pédiatrique

Le Prof. Gideon Rechavi est né en Israël en 1953. Une blessure reçue pendant la guerre de Yom Kippour l’a "exposé au monde de la médecine, et amené à choisir celle-ci comme mode de vie", selon le comité de remise du Prix. Titulaire d’un MD reçu à l’Université de Tel-Aviv en 1981 et d’un PhD de l’Institut Weizmann obtenu en 1987, il est spécialiste de trois domaines : hématologie, pédiatrie et hémato-oncologie pédiatrique.

Le Prof. Rechavi a dirigé le Département d'hématologie de l’Ecole de médecine de l'Université de Tel Aviv de 1991 à 1996, et le Centre de recherche en biologie du cancer de l'Université de 2001 à 2007. En 1993, il créé le Département d'hématologie, oncologie et greffe de moelle osseuse pour enfants du Centre médical Sheba, où il met sur pied une unité de génomique fonctionnelle. En 2000, il fonde la Résidence Marion Valley Wiesel pour le soutien medical, hospice pour les enfants malades du cancer. En 2003, il créé le Centre de recherche sur le cancer de l’Hôpital Sheba qu’il dirige depuis. En 2016, il fonde le Centre pour la médecine appliquée personnalisée du Centre médical Sheba. En plus de ses fonctions, il continue de s'occuper des enfants traités dans ce département, actuellement dirigé par l’un de ses anciens étudiants, le Prof. Amos Toren, et continue de prodiguer des conseils aux enfants atteints de cancers et autres maladies hématologiques graves dans tout le pays.

Les travaux du Prof. Gideon Rechavi se situent dans le domaine de la recherche sur le cancer, avec l'accent sur l’étude de la base moléculaire du cancer infantile, des éléments génétiques mobiles et des modifications de l'ARN. Il a publié plus de 500 articles dans des revues scientifiques et médicales de premier plan, y compris Nature, Science, Cell, Lancet et le New England Journal of Medicine.

Une figure de "médecin-chercheur" exemplaire

Ses recherches lui ont valu de nombreuses récompenses et subventions de recherche, notamment le prix Kennedy de l’Institut Weizmann, le prix Elkales pour scientifique exceptionnel, le prix Haim Sheba du meilleur médecin, le Prix Shani pour la vision en médecine et le prix Beutler pour l'excellence dans la recherche dans le domaine de la médecine et de la génétique. Son groupe de recherche a été sélectionné par le gouvernement israélien lors de l’établissement de deux centres d'excellence. Il a reçu le prix EMET en génétique en 2013, et a récemment remporté la subvention de recherche la plus prestigieuse de l'Union Européenne.

Le Prof. Rechavi est membre de l'Académie européenne de recherche sur le cancer, et a été élu à l'Académie nationale israélienne des sciences en 2016.

"Lorsque vous pensez à une figure de médecin-chercheur exemplaire en Israël, le premier nom qui vous vient à l'esprit est celui de Gidi Rechavi", conclut le communiqué. "Le Prof. Rechavi est sans aucun doute l'hématologue et l'oncologue pédiatrique le plus prestigieux et le plus estimé en Israël, internationalement reconnu".

Le Prof. Gideon Rechavi est le père du Prof. Oded Rechavi, de l’Ecole de biologie de l’Université de Tel-Aviv.

 

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Deux Professeurs de l’Université de Tel-Aviv lauréats du Prix Israël 2020

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Les efforts de l’Université de Tel-Aviv pour combattre le coronavirus Covid19

Première université de recherche d’Israël et centre d’excellence reconnu internationalement, l’Université de Tel-Aviv abrite la plus grande concentration de scientifiques israéliens dans le domaine biomédical, dont 1 400 chercheurs-cliniciens travaillant également dans 17 hôpitaux affiliés. Elle se distingue particulièrement dans l’investigation des maladies virales et du système immunitaire, de même que dans la résolution de problèmes et de crises apparemment insolubles. C’est pourquoi elle se situe actuellement en première ligne dans la lutte contre le Covid19 et investit tous ses efforts pour développer aussi rapidement que possible un arsenal de vaccins et de traitements pour prévenir, voire enrayer cette nouvelle infection mondiale.

VACCINE580

 Trois projets de recherches à fort potentiel sont actuellement en cours sur le campus pour attaquer le coronavirus Covid19: 

Natalia freundLe Dr. Natalia Freund, du Département de microbiologie clinique et d'immunologie de la Faculté de médecine effectue des recherches visant à isoler les anticorps neutralisants le virus directement à partir des patients atteints du COVID-19 lors de l'épidémie et en ayant guéris. Son hypothèse est que les anticorps développés par ces patients, qui leur ont permis de vaincre le virus, pourraient être utilisés comme vaccin ou comme thérapeutique de première ligne pour le traitement des personnes infectées par le COVID-19.

Le Dr. Freund et son équipe avaient auparavant étudié les mécanismes d'anticorps pour neutraliser le SRAS coronavirus, qui est une variante du coronavirus COVID-19 et qui lui est étroitement apparenté.

 

Ella SklanLe Dr. Ella Sklan, du Département de microbiologie clinique et d'immunologie de la Faculté de médecine, aborde le COVID-19 à l’aide de deux stratégies principales : empêcher l'entrée du virus dans la cellule hôte et développer une meilleure compréhension de l'interaction virus-hôte. Le Dr. Sklan et son équipe prévoient de détecter systématiquement les protéines inhibant la réponse immunitaire aux protéines virales, ce qui leur permettra de mieux comprendre comment le virus échappe au système immunitaire et d'identifier de nouvelles cibles pour le développement de nouvelles approches antivirales.

 

 

Tzachi Hagai

Le Dr. Tzachi Hagai, de l’École de biologie cellulaire et de biotechnologie de la Faculté des sciences de la vie, comparera de manière systématique la réponse antivirale des chauves-souris à celle d'autres espèces animales et des humains, pour trouver des cibles qui diffèrent entre les espèces et pourront être utilisées dans de futures études pour définir de nouvelles thérapies antivirales. En effet, bien que les chauves-souris soient porteuses des virus à l’origine des épidémies émergentes mortelles récentes telles que le nouveau coronavirus, l’Ébola, le MERS et le SRAS, elles ne semblent pas en être affectées de la même manière et développent rarement la maladie associée.

 

Si vous souhaitez approfondir vos connaissances générales sur les virus, vous êtes invités à suivre le cours en ligne primé du Centre pour l'innovation dans l'apprentissage en ligne de l’UTA, ″Les virus et comment les combattre".

A lire également sur notre site : Ce qu’il faut savoir sur le Coronavirus, par les spécialistes de l’Université de Tel-Aviv

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