L’ÉDITORIAL DE FRANCIS BAREL
Chères amies, chers amis de l’université de Tel-Aviv,
Alors que j’ai l’honneur de prendre la suite de François Heilbronn et de mon grand-père, Hugo Ramniceanu, je me réjouis de tout ce que l’AFAUTA a accompli ces dernières années, et des centaines de milliers d’étudiants formés par l’Université en 70 ans. En même temps, je ressens une certaine excitation mêlée d’appréhension face à tout ce qui reste à accomplir dans les prochaines années.
L’Université est parmi les meilleures au monde selon de nombreux classements :
· 7ᵉ au monde pour la création de fondateurs d’entreprises valorisées à plus d’un milliard de dollars (“licornes”).
· 5ᵉ pour l’obtention de subventions du Conseil Européen de la Recherche, parmi 172 instituts européens de recherche.
· Accords de coopération académique avec plus de 280 institutions dans 46 pays, et ce malgré les nombreuses tentatives de boycott.
· Tel-Aviv est classée 3ᵉ au monde pour son écosystème technologique, juste derrière New York et Londres.
Nous avons donc des bases extrêmement solides pour aborder les 70 prochaines années. Mais nous avons aussi de grands besoins.
Tout d’abord protéger les partenariats académiques entre les universités françaises et l’Université de Tel-Aviv, qui sont malheureusement menacés par les tentatives de boycott, dans un monde qui veut nous éliminer, voire nous effacer. En développant ces partenariats, nous pouvons emmener des étudiants à Tel- Aviv, de France, bien sûr, mais aussi du monde entier. Ces jeunes voient en l’Université de Tel-Aviv la meilleure université du monde, et s’y inscrivent pour suivre des études de médecine, de droit, de commerce, et tellement d’autres matières encore.
Notre rôle principal est donc d'offrir des bourses à ces étudiants, afin qu’ils puissent suivre leurs études, malgré les appels au front, les petits boulots qui ne payent pas assez, ou des familles qui s’agrandissent. Car les étudiants israéliens, en commençant leurs études à 21 ou 22 ans, sont plus âgés qu’en France, et donc ont bien souvent une famille à charge.
Au plus fort de la guerre à Gaza, plus d’un tiers des étudiants de l’Université de Tel-Aviv ont été appelés. Et il y a aujourd’hui plus de mille étudiants de l’Université en situation de précarité extrême, qui ne mangent pas à leur faim, et doivent choisir entre leurs études et leur estomac.
Chaque bourse que nous finançons, permet à un étudiant de poursuivre ses études tout en soutenant sa famille.
La seule chose qui comptait pour mon grand-père était de faire de l’université de Tel-Aviv la meilleure au monde. De mon côté, je mesurerai donc le succès de mon mandat et la réussite de notre association par le nombre de nouveaux adhérents, mais aussi par le nombre de générations qui soutiennent l’Université et l’AFAUTA. Plus les futures générations seront impliquées, plus le message et l’importance de l’AFAUTA résonneront.
Francis Barel
Président
