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Médecine

Asthme et cancer: découverte capitale à l'Université de Tel-Aviv

Le Prof. Ariel Munitz et son doctorant Itay Moskovitz, du Département de microbiologie et d'immunologie clinique de la Faculté de médecine de l'Université de Tel-Aviv ont découvert un moyen de neutraliser une protéine qui favorise l'aggravation des états pathologiques et les réactions allergiquesdu corps. L’étude, basée sur l’utilisation du système immunitaire lui-même, créé une nouvelle cible pour le développement de nouveaux traitements du cancer, de l’asthme, des infections chroniques et des allergies diverses.

AsthmeetcancerElle a été publiée le 29 juin dernier dans la prestigieuse revue PNAS (Actes de l'Académie nationale des Sciences des Etat-Unis), et a été réalisée grâce à un financement conjoint de la Fondation nationale israélienne pour la Science (ISF), de l'ICRF (Fondation israélienne pour la Recherche sur le Cancer) et la Fondation pour la recherche hémato-oncologique au nom de Varda Boaz Dotan.

La nouvelle approche est basée sur la neutralisation de l'activité d'une protéine clé du système immunitaire, l'interleukine 4 ou IL-4, dont la production excessive favorise les manifestations allergiques. « L'objectif principal de l’étude était d'examiner le rôle d’une protéine qui apparaît souvent dans les cellules du système immunitaire, mais dont on ne comprenait pas jusqu’à présent le fonctionnement, la CD300f », explique le Prof. Munitz. « Nous avons pu dévoiler qu’il existe une influence mutuelle claire entre cette protéine et le fameux  ‘fauteur de troubles’, l’IL-4 ». En d'autres termes, la protéine CD300f permet l'activité de l'IL-4 qui, sans elle, perd son effet néfaste.

ArielMunitz« Nous avons créé par là une nouvelle cible pour le développement de thérapies médicamenteuses, car les médicaments qui neutraliseront la CD300f, neutraliseront également l'activité nocive de l'IL-4, et seront donc adaptés au traitement de toute les maladies qui sont influencées par ses effets ».

Les chercheurs ont choisi de tester les conclusions de l’étude en laboratoire sur l’une des maladies qui empire avec la présence de l'IL-4 : l'asthme. Il s’est avéré qu’en l’absence de CD300f, l’excès d’IL-4 ne provoque pas de crises d'asthme. « Notre découverte pourrait constituer la base d'un nouveau type d'immunothérapie,  traitement des maladies à l’aide du système immunitaire lui-même », conclut le Prof. Muntiz. « Nous commençons à présent à vérifier l'efficacité de cette approche pour le traitement du cancer ».

 

http://siliconwadi.fr/18614/asthme-decouverte-capitale-a-luniversite-de-tel-aviv

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ le 3.07.2015

Mieux que le Botox?

Des chercheurs de l'Université de Tel Aviv et de l'Université Harvard ont développé une méthode innovante et efficace pour régénérer la peau, à base d'impulsions électriques, provoquant le rajeunissement des peaux mâtures et le renouvellement de l'épiderme endommagé par les maladies, sans entrainer de réchauffement ni de cicatrices. La technologie, développée à l'origine pour le traitement des maladies dégénératives de la peau, est susceptible de remplacer dans l'avenir les méthodes de rajeunissement existant aujourd'hui.

BotoxL'étude a été publiée récemment dans la revue Scientific Reports.

Selon le Dr. Alexander Golberg de l'École Porter des études sur l'environnement de l'Université de Tel-Aviv, qui a réalisé cette recherche en collaboration avec des collègues de l'Ecole de Médecine de Harvard et de l'Hôpital pour le traitement des brûlures Shriners de Boston, l'exposition à de très courtes impulsions électriques à haute tension stimule les processus de régénération du derme, tels que la prolifération cellulaire, la croissance des vaisseaux sanguins et la sécrétion du collagène, sans provoquer de réchauffement ni laisser de cicatrice. Le procédé, développé à l'origine pour apporter une réponse à des maladies dégénératives de la peau, va probablement être adopte également dans le domaine de la médecine esthétique.

La peau se 'réveille'

« Notre époque se caractérise par le vieillissement de la population, et une exposition accrue aux rayons ultraviolets due aux changements climatiques », explique le Dr. Goldberg « Par conséquent, de nombreuses personnes souffrent de problèmes de peau, allant du vieillissement naturel à une variété d'atteintes et de maladies dégénératives comme l'atrophie cutanée - amincissement de l'épiderme qui perd en élasticité et en consistance concernant environ 30% de la population de plus de 60 ans -, des brûlures et des maladies chroniques comme le diabète, affectant la couleur, la texture et le fonctionnement du derme ».

אלכס גולברגLes chercheurs se sont tournés vers la technologie des impulsions électriques, qui a déjà prouvé son efficacité pour d'autres applications médicales comme la désinfection des plaies et l'ablation des tumeurs. Les résultats des nombreux tests effectués en laboratoire ont été sans équivoque: les impulsions électriques provoquent une amplification du métabolisme dermique : « la peau se 'réveille', la production de cellules épidermiques augmente, de nouveaux vaisseaux sanguins apparaissent, et la sécrétion de collagène augmente. Tout ceci signifie une peau plus jeune et plus saine » commente le Prof. Goldberg.

Il explique ce phénomène par une réaction du derme aux attaques des micropulsions électriques: « Nous pensons que les impulsions électriques créent des blessures minuscules, de dimension nanométrique, dans la membrane de certaines cellules de l'épiderme, provoquant le réveil du système tout entier pour guérir et réparer les dégâts. Les facteurs de croissance libérés accélèrent alors le métabolisme, créant ainsi de nouveaux tissus ».

A la lumière de ces succès, les chercheurs attendent à présent l'autorisation d'effectuer les essais cliniques: « Il s'agit d'un traitement innovant, efficace et non intrusif, susceptible de guérir de nombreuses maladies de la peau, d'éviter des souffrances et d'améliorer la qualité de vie de millions de personnes dans le monde » conclut le Dr. Golberg.

 

http://siliconwadi.fr/18552/israel-le-rajeunissement-de-la-peau-par-impulsions-electriques

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ sous le titre: "Israël: le rajeunissement de la peau par impulsions électriques", le 26.06.2015.

Fibromyalgie : un traitement innovant mis au point à l'Université de Tel-Aviv apporte un espoir à des millions de femmes

Des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv, en collaboration avec une équipe de l'Université Rice aux Etats-Unis ainsi que de plusieurs centres médicaux en Israël, ont réussi à améliorer considérablement l'état de patientes souffrant de fibromyalgie, syndrome de douleur chronique qui touche principalement les femmes et n'avait jusqu'à présent pas de traitement, en utilisant une méthode innovante basée sur la médecine hyperbare. Au cours de la recherche, ils ont également réussi à localiser la source de la maladie dans le cerveau.

תא לחץ 2L'étude, qui vient d'être publiée dans la revue PLoS ONE, est susceptible de soulager la souffrance de millions de femmes dans le monde entier.

La cause: une perturbation des mécanisme du cerveau responsable du traitement de la douleur

La fibromyalgie est un syndrome de douleur chronique qui touche environ 2 à 4% de la population du monde occidental, dont 90% de femmes. Elle peut survenir dans trois situations : à la suite d'un traumatisme crânien, d'une infection impliquant le système nerveux ou d'un stress mental difficile et persistant. Son origine était jusqu'à présent inconnue, ce qui explique l'efficacité limitée des traitements existants, limités aux symptômes. La nouvelle étude a permis de détecter la cause principale de la maladie: la perturbation des mécanismes du cerveau responsables du traitement de la douleur, et offre donc pour la première fois un traitement efficace.

Shai EfratiY ont participé le Dr. Shai Efrati, directeur du Centre de médecine hyperbare du Centre médical Assaf Harofeh, et professeur à l'Ecole des Neurosciences de l'Université de Tel-Aviv, le Prof. Eshel Ben-Jacob, récemment décédé, ancien professeur en chaire à l'École de Physique et d'astronomie et à l'Ecole des Neurosciences de l'Université de Tel-Aviv; le Prof. Dan Buskila de l'Université Ben-Gourion, spécialiste international de fibromyalgie, et le Dr Jacob Ablin, directeur du centre de fibromyalgie de l'Institut de rhumatologie du Centre médical Sourasky (Ichilov) à Tel-Aviv.

«Au cours de précédentes études, nous avions découvert qu'on pouvait améliorer de manière significative l'état de victimes d'accident vasculaire cérébral et de traumatismes crâniens par l'administration d'oxygène hyperbare (à une pression supérieure à la pression atmosphérique). Nous avons constaté que le traitement en chambre hyperbare régénère les tissus du cerveau chez ces patients et les répare, même de nombreuses années après la blessure», rappelle le Dr Efrati.

Forts de ce remarquable succès les chercheurs ont tenté d'examiner l'efficacité de la méthode pour d'autres maladies ou types de blessures, notamment la fibromyalgie. L'étude a porté sur 60 femmes âgées de 21 à 67 ans, chez qui on avait diagnostisé une fibromyalgie il y a plus de deux ans. Au début du traitement, une cartographie du cerveau à haute résolution, montrant l'activité cérébrale au moyen d'outils d'analyse développés en son temps par le Prof. Ben-Jacob, a été réalisée pour chaque participante. Puis les patientes ont été réparties en deux groupes, la moitié devant recevoir le traitement, l'autre servant de groupe de contrôle.

Un traitement qui s'attaque à la racine du problème

Les patientes traitées ont subis cinq traitements par semaine sur une période de deux mois en chambre de pression au Centre médical Assaf Harofeh. Elles ont été exposées à une concentration en oxygène de 100% à une pression de deux atmosphères (2 fois la pression normale), pendant une heure et demie à chaque visite. Selon le Dr. Efrati, le résultat est très encourageant: «l'état de 70% des femmes traitées s'est amélioré à tel point qu'on ne peut plus les définir comme atteintes de fibromyalgie."

Une nouvelle cartographie du cerveau, établie chez les patientes après une série de traitements, a par ailleurs permis d'importantes découvertes. «Nous avons constaté des changements dans le cerveau suite à l'amélioration de l'état clinique des patients, et avons pu identifier avec précision les zones cérébrales responsables de la fibromyalgie. En fait, nous avons localisé la source de la maladie, et prouvé que la fibromyalgie est essentiellement en une atteinte du mécanisme de traitement de la douleur dans le cerveau. Le traitement en caisson hyperbare s'attaque à la racine du problème et répare le tissu cérébral endommagé, s'est pourquoi il est si efficace. Peut-être pourrons-nous même dans l'avenir la diagnostiquer sur la base de caractéristiques observables dans la cartographie du cerveau » explique le Dr. Efrati.

Les chercheurs poursuivent leur vaste projet de recherche sur la régénération des tissus cérébraux en caisson hyperbare. Leur prochaine étude portera sur les patients présentant un déclin cognitif léger, susceptible d'être un début de démence. Il y a quelques années, le Prof. Ben-Jacob avait déjà prédit le succès de cette thérapie: «Nous pensons que le traitement en caisson hyperbare a un grand potentiel comme outil thérapeutique pour une variété de maladies liées au cerveau, notamment les problèmes qui peuvent se produire dans la vieillesse, avec la diminution de l'efficacité du flux sanguin qui fournit l'oxygène au cerveau. Il est donc fort possible qu'il puisse aider les personnes aux premiers stades de la démence ou de la maladie d'Alzheimer, et empêcher la détérioration de la maladie. Peut-être dans l'avenir, pourrons-nous même prévoir des traitements "antivieillissement" qui renforcent le cerveau, lui permettant de fonctionner normalement jusqu'à notre dernier jour». 

 

http://siliconwadi.fr/18495/israel-guerison-de-la-fibromyalgie-bientot-alzheimer

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ sous le titre: "Israël: guérison de la fibromyalgie, bientôt Alzheimer", le 19.06.2015.

Révolution médicale : la cicatrisation par laser et fibres optiques

Révolution dans le domaine médical: des chercheurs de l'Ecole de physique de l'Université de Tel-Aviv, sous la direction du Prof. Abraham Katzir, directeur  du groupe de recherche de physique appliquée ont réussi à greffer des cornées en utilisant un système intelligent combinant rayon laser et fibres optiques. La nouvelle méthode pourra remplacer les traditionnels points de suture et permettra de "ressouder" les plaies au rayon laser avec un minimum de cicatrices.

GroupephysiqueappliqueeL'étude, récemment publiée dans la revue Proceedings of SPIE, a été réalisée en collaboration avec Dr. David Versano et le Dr. Irina Barequet, de la Faculté de médecine de l'Université de Tel-Aviv, qui pratiquent l'un au Centre médical Ichilov, l'autre au Centre médical Sheba Tel-Hashomer.

"L'idée de ressouder des plaies en les chauffant au moyen de rayons laser n'est pas nouvelle", commente le Prof. Katzir. "Elle a été émise pour la première fois dans les années 60 et de nombreuses tentatives ont été réalisées pour la mettre en pratique, pour la plupart sans succès".

Comme un oeuf dur

Selon le Prof. Katzir, la raison de l'échec de ces tentatives réside dans l'absence de contrôle de la température de la zone chauffée par le laser. Il compare le processus à la cuisson d'un œuf: à 20 degrés, il ne se passe rien, à  70 degrés, l'œuf devient dur et à 200 degrés, il brûle. Cependant, bien que la température exacte soit un facteur critique pour l'ensemble du processus, elle n'a jusqu'à présent jamais été mesurée ni prise en compte dans les études sur la suture des tissus par rayon laser. "Nous pensons que la température qui permettra aux tissus de se réunifier de manière optimale est de 65 degrés Celsius, comme celle de la cuisson d'un œuf dur".

Les chercheurs de l'Université de Tel-Aviv ont donc cherché à développer une technologie permettant la mesure et le contrôle de la température des tissus tout au long du processus. Pour cela, ils ont utilisé les compétences spécifiques de leur groupe de recherche: la fabrication de fibres optiques capables de transmettre la lumière infrarouge.

"Notre groupe de recherche est l'un des rares dans le monde capable de produire une certaine fibre optique, faite de cristaux d'halogénures d'argent (le matériau utilisé dans le passé pour les films photographiques) qui, contrairement à la fibre de verre ordinaire, peut transmettre la lumière invisible infrarouge" explique le Prof. Katzir. "Ces fibres sont non-toxiques, solubles dans l'eau, et leur utilisation médicale est autorisée. Elles ont déjà servi dans les appareils au laser pour exciser les tissus pendant les opérations chirurgicales, et les thermomètres rapides qui mesurent la température du corps dans l'oreille".

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Il y a quelques années, les chercheurs ont développé une technique de suture des plaies basée sur leur domaine de spécialisation, qui combinait deux fibres optiques particulières, l'une faisant passer un rayon laser chauffant le point du tissu destiné à être soudé, l'autre, juxtaposée à la première, mesurant la température de ce même point, et un circuit de contrôle permettant de maintenir celle-ci à 65 degrés. Les lèvres de l'incision sont alors réunies, et les points chauffés tout le long l'un après l'autre jusqu'à soudure complète.

Des sutures puissantes, sans aucun dommage thermique et avec un minimum de cicatrices

Le système a été testé avec succès en laboratoire, puis après autorisation du ministère de la santé, sur des humains. Jusqu'à présent dix expériences ont été réalisées pour raccorder les tissus de l'abdomen au cours de cœlioscopies pour l'ablation de la vésicule biliaire. Les sutures obtenues se sont avérées puissantes, sans aucun dommage thermique pour la zone de l'incision, et avec un minimum de cicatrices.

Compte tenu de son énorme potentiel, la nouvelle méthode avait alors fait l'objet d'un article spécial de l'Agence Reuters diffusé dans cent quarante pays.

Pour améliorer la méthode, les chercheurs ont réunis les deux fibres en une seule, afin de diminuer l'influence des mouvements de la main du chirurgien sur la mesure de la température. Cette technologie améliorée a été testé avec succès en laboratoire par deux chirurgiens ophtalmologues experts, les Dr. David Versano et Irina Barequet pour réaliser des transplantations de cornée sur des yeux d'animaux morts. Les chercheurs attendent à présent l'autorisation d'effectuer des essais cliniques. "D'après la méthode en vigueur actuellement, le chirurgien greffe la cornée en effectuant des points de suture tout autour, opération qui exige des compétences et une grande précision. Lorsque la couture n'est pas complètement symétrique, la vision du patient peut être affectée, et des points trop grossiers peuvent provoquer des douleurs avec le temps. Nous croyons que notre nouvelle technique permettra même à des médecins moins expérimentés d'effectuer des greffe de cornée précises et réussies".

Par la suite les chercheurs prévoient de nombreuses autres applications de cette nouvelle technologie basée sur une fibre optique unique : réparation des tissus du cerveau et des organes internes, microchirurgie des petits vaisseaux sanguins, opérations à l'intérieur du corps par l'intermédiaire de systèmes robotiques, médecine d'urgence et opérations sur le champ de bataille, chirurgie plastique, opérations ORL chez les jeunes enfants etc. "En fait, cette méthode permettra d'obtenir à tout endroit du corps ayant subi une opération chirurgicale, de meilleures soudures, sans points de suture, avec un minimum de cicatrices», conclut le Prof. Katzir.

 

http://siliconwadi.fr/18384/revolution-medicale-la-cicatrisation-par-laser-et-fibres-optiques

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ le 8.06.2015

Trouble bipolaire : une solution pour les patients insensibles au lithium

Selon une étude réalisée sous la direction conjointe des Dr. David Gurwitz et Noam Shomron de la Faculté de Médecine de l’Université de Tel-Aviv, par la post-doctorante Dr. Elena Milanesi, en collaboration avec le Prof. Haim Werner et l’étudiante de maîtrise Adva Hadar, la somatomédine C, hormone semblable à l’insuline, est capable d’augmenter la réaction au lithium, principal traitement du trouble bipolaire, chez les patients qui lui étaient jusque là insensibles.

une-solution-pour-les-patients-insensibles-au-lithium 1L’étude, réalisée avec la participation de chercheurs en Italie et en Allemagne, a été  publiée dans la revue Journal of Molecular Neuroscience.

 

Le trouble bipolaire, ou trouble maniaco-dépressif, se caractérise par une fluctuation anormale de  l’humeur, oscillant entre des phases d’euphorie et de dépression extrêmes. Difficile à vivre, ce syndrome a pour risque principal la tentative de suicide. Son traitement médicamenteux repose avant tout sur l’administration de lithium, sel chimique qui permet de limiter très fortement la survenue des accès dépressifs et maniaques et de régulariser l'humeur. Mais environ la moitié des patients ne réagissent pas au traitement.

GurwitzUne activité insuffisante de l'hormone IGF-1

«  Le lithium est considéré comme la pierre angulaire du traitement du trouble bipolaire depuis plus de 50 ans, même si la moitié des patients y sont pratiquement insensibles », explique le Dr. Gurwitz. « Il est souvent prescrit comme traitement de première ligne. S’il fonctionne, les patients le prennent pendant des années. Sinon, ils doivent explorer des alternatives dont l'efficacité n'a pas été prouvée à long terme par les études cliniques».

Pour palier cette situation, les chercheurs ont examiné in vitro les effets d’une hormone connue pour son rôle central dans la croissance des tissus,  la somatomédine C, encore appelée IGF-1 (de l'anglais insulin-like growth factor-1  - littéralement, facteur de croissance 1 semblable à l'insuline), sécrétée par le foie, sur les cellules sanguines de patients souffrant de troubles bipolaires sensibles ou non ou lithium. Il s’est avéré que l’ajout de l'IGF-1 à la culture de cellules sanguines de patients qui ne réagissaient pas au lithium augmentait la sensibilité à cette substance, alors qu’elle n’avait pas d’effet dans les autres.

« Notre étude suggère que la résistance au lithium dans le traitement du trouble bipolaire peut s’expliquer par une activité insuffisante de l'IGF-1. On devrait donc envisager l’administration de cette hormone, ou de médicaments imitant ou favorisant son action, pour améliorer le traitement de la maladie», affirme le Dr Milanesi.

« Etant donné que l'IGF-1 est approuvé pour usage humain chez les personnes qui sont déficiente en cette hormone, son essai clinique sur des patients souffrant de troubles bipolaires résistants au lithium est justifié » ajoute le Dr Gurwitz.

La recherche sur les biomarqueurs de résistance au lithium a été soutenue par la Fondation binationale des sciences américano-israélienne (BSF).

 

http://siliconwadi.fr/18024/trouble-bipolaire-une-solution-pour-les-patients-insensibles-au-lithium

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr le 7.05.2015