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Médecine

Révolution médicale : la cicatrisation par laser et fibres optiques

Révolution dans le domaine médical: des chercheurs de l'Ecole de physique de l'Université de Tel-Aviv, sous la direction du Prof. Abraham Katzir, directeur  du groupe de recherche de physique appliquée ont réussi à greffer des cornées en utilisant un système intelligent combinant rayon laser et fibres optiques. La nouvelle méthode pourra remplacer les traditionnels points de suture et permettra de "ressouder" les plaies au rayon laser avec un minimum de cicatrices.

GroupephysiqueappliqueeL'étude, récemment publiée dans la revue Proceedings of SPIE, a été réalisée en collaboration avec Dr. David Versano et le Dr. Irina Barequet, de la Faculté de médecine de l'Université de Tel-Aviv, qui pratiquent l'un au Centre médical Ichilov, l'autre au Centre médical Sheba Tel-Hashomer.

"L'idée de ressouder des plaies en les chauffant au moyen de rayons laser n'est pas nouvelle", commente le Prof. Katzir. "Elle a été émise pour la première fois dans les années 60 et de nombreuses tentatives ont été réalisées pour la mettre en pratique, pour la plupart sans succès".

Comme un oeuf dur

Selon le Prof. Katzir, la raison de l'échec de ces tentatives réside dans l'absence de contrôle de la température de la zone chauffée par le laser. Il compare le processus à la cuisson d'un œuf: à 20 degrés, il ne se passe rien, à  70 degrés, l'œuf devient dur et à 200 degrés, il brûle. Cependant, bien que la température exacte soit un facteur critique pour l'ensemble du processus, elle n'a jusqu'à présent jamais été mesurée ni prise en compte dans les études sur la suture des tissus par rayon laser. "Nous pensons que la température qui permettra aux tissus de se réunifier de manière optimale est de 65 degrés Celsius, comme celle de la cuisson d'un œuf dur".

Les chercheurs de l'Université de Tel-Aviv ont donc cherché à développer une technologie permettant la mesure et le contrôle de la température des tissus tout au long du processus. Pour cela, ils ont utilisé les compétences spécifiques de leur groupe de recherche: la fabrication de fibres optiques capables de transmettre la lumière infrarouge.

"Notre groupe de recherche est l'un des rares dans le monde capable de produire une certaine fibre optique, faite de cristaux d'halogénures d'argent (le matériau utilisé dans le passé pour les films photographiques) qui, contrairement à la fibre de verre ordinaire, peut transmettre la lumière invisible infrarouge" explique le Prof. Katzir. "Ces fibres sont non-toxiques, solubles dans l'eau, et leur utilisation médicale est autorisée. Elles ont déjà servi dans les appareils au laser pour exciser les tissus pendant les opérations chirurgicales, et les thermomètres rapides qui mesurent la température du corps dans l'oreille".

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Il y a quelques années, les chercheurs ont développé une technique de suture des plaies basée sur leur domaine de spécialisation, qui combinait deux fibres optiques particulières, l'une faisant passer un rayon laser chauffant le point du tissu destiné à être soudé, l'autre, juxtaposée à la première, mesurant la température de ce même point, et un circuit de contrôle permettant de maintenir celle-ci à 65 degrés. Les lèvres de l'incision sont alors réunies, et les points chauffés tout le long l'un après l'autre jusqu'à soudure complète.

Des sutures puissantes, sans aucun dommage thermique et avec un minimum de cicatrices

Le système a été testé avec succès en laboratoire, puis après autorisation du ministère de la santé, sur des humains. Jusqu'à présent dix expériences ont été réalisées pour raccorder les tissus de l'abdomen au cours de cœlioscopies pour l'ablation de la vésicule biliaire. Les sutures obtenues se sont avérées puissantes, sans aucun dommage thermique pour la zone de l'incision, et avec un minimum de cicatrices.

Compte tenu de son énorme potentiel, la nouvelle méthode avait alors fait l'objet d'un article spécial de l'Agence Reuters diffusé dans cent quarante pays.

Pour améliorer la méthode, les chercheurs ont réunis les deux fibres en une seule, afin de diminuer l'influence des mouvements de la main du chirurgien sur la mesure de la température. Cette technologie améliorée a été testé avec succès en laboratoire par deux chirurgiens ophtalmologues experts, les Dr. David Versano et Irina Barequet pour réaliser des transplantations de cornée sur des yeux d'animaux morts. Les chercheurs attendent à présent l'autorisation d'effectuer des essais cliniques. "D'après la méthode en vigueur actuellement, le chirurgien greffe la cornée en effectuant des points de suture tout autour, opération qui exige des compétences et une grande précision. Lorsque la couture n'est pas complètement symétrique, la vision du patient peut être affectée, et des points trop grossiers peuvent provoquer des douleurs avec le temps. Nous croyons que notre nouvelle technique permettra même à des médecins moins expérimentés d'effectuer des greffe de cornée précises et réussies".

Par la suite les chercheurs prévoient de nombreuses autres applications de cette nouvelle technologie basée sur une fibre optique unique : réparation des tissus du cerveau et des organes internes, microchirurgie des petits vaisseaux sanguins, opérations à l'intérieur du corps par l'intermédiaire de systèmes robotiques, médecine d'urgence et opérations sur le champ de bataille, chirurgie plastique, opérations ORL chez les jeunes enfants etc. "En fait, cette méthode permettra d'obtenir à tout endroit du corps ayant subi une opération chirurgicale, de meilleures soudures, sans points de suture, avec un minimum de cicatrices», conclut le Prof. Katzir.

 

http://siliconwadi.fr/18384/revolution-medicale-la-cicatrisation-par-laser-et-fibres-optiques

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ le 8.06.2015

Trouble bipolaire : une solution pour les patients insensibles au lithium

Selon une étude réalisée sous la direction conjointe des Dr. David Gurwitz et Noam Shomron de la Faculté de Médecine de l’Université de Tel-Aviv, par la post-doctorante Dr. Elena Milanesi, en collaboration avec le Prof. Haim Werner et l’étudiante de maîtrise Adva Hadar, la somatomédine C, hormone semblable à l’insuline, est capable d’augmenter la réaction au lithium, principal traitement du trouble bipolaire, chez les patients qui lui étaient jusque là insensibles.

une-solution-pour-les-patients-insensibles-au-lithium 1L’étude, réalisée avec la participation de chercheurs en Italie et en Allemagne, a été  publiée dans la revue Journal of Molecular Neuroscience.

 

Le trouble bipolaire, ou trouble maniaco-dépressif, se caractérise par une fluctuation anormale de  l’humeur, oscillant entre des phases d’euphorie et de dépression extrêmes. Difficile à vivre, ce syndrome a pour risque principal la tentative de suicide. Son traitement médicamenteux repose avant tout sur l’administration de lithium, sel chimique qui permet de limiter très fortement la survenue des accès dépressifs et maniaques et de régulariser l'humeur. Mais environ la moitié des patients ne réagissent pas au traitement.

GurwitzUne activité insuffisante de l'hormone IGF-1

«  Le lithium est considéré comme la pierre angulaire du traitement du trouble bipolaire depuis plus de 50 ans, même si la moitié des patients y sont pratiquement insensibles », explique le Dr. Gurwitz. « Il est souvent prescrit comme traitement de première ligne. S’il fonctionne, les patients le prennent pendant des années. Sinon, ils doivent explorer des alternatives dont l'efficacité n'a pas été prouvée à long terme par les études cliniques».

Pour palier cette situation, les chercheurs ont examiné in vitro les effets d’une hormone connue pour son rôle central dans la croissance des tissus,  la somatomédine C, encore appelée IGF-1 (de l'anglais insulin-like growth factor-1  - littéralement, facteur de croissance 1 semblable à l'insuline), sécrétée par le foie, sur les cellules sanguines de patients souffrant de troubles bipolaires sensibles ou non ou lithium. Il s’est avéré que l’ajout de l'IGF-1 à la culture de cellules sanguines de patients qui ne réagissaient pas au lithium augmentait la sensibilité à cette substance, alors qu’elle n’avait pas d’effet dans les autres.

« Notre étude suggère que la résistance au lithium dans le traitement du trouble bipolaire peut s’expliquer par une activité insuffisante de l'IGF-1. On devrait donc envisager l’administration de cette hormone, ou de médicaments imitant ou favorisant son action, pour améliorer le traitement de la maladie», affirme le Dr Milanesi.

« Etant donné que l'IGF-1 est approuvé pour usage humain chez les personnes qui sont déficiente en cette hormone, son essai clinique sur des patients souffrant de troubles bipolaires résistants au lithium est justifié » ajoute le Dr Gurwitz.

La recherche sur les biomarqueurs de résistance au lithium a été soutenue par la Fondation binationale des sciences américano-israélienne (BSF).

 

http://siliconwadi.fr/18024/trouble-bipolaire-une-solution-pour-les-patients-insensibles-au-lithium

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr le 7.05.2015

 

Diabète: préférez un petit-déjeuner copieux et un dîner léger

Selon une étude réalisée par le Prof. Daniela Jakubowicz de la Faculté de médecine de l'Université de Tel-Aviv, le Dr. Julio Wainstein de l'Unité de diabétologie du Centre médical Wolfson, le Prof. Oren Froy de l'Université hébraïque de Jérusalem, et le Prof. Bo Ahren de l'Université de Lund en Suède, il est possible de contrôler les pics d’hyperglycémie chez les diabétiques de type 2 (forme la plus fréquente du diabète) en combinant un petit déjeuner hautement énergétique et un dîner à basse calorie.

petit-dejeunerL’étude, publiée dans la revue Diabetologia constitue une méthode aisée et naturelle d’éviter les pics de glucose après les repas, qui peuvent conduire à de graves complications, notamment cardio-vasculaires, chez les diabétiques.

Daniela Jakubowicz « Nous avons constaté qu'en consommant davantage de calories au petit-déjeuner, lorsque la réponse glycémique à l'alimentation est la plus faible, et moins au dîner, on diminuait considérablement les pics de glucose après les repas ainsi que les niveaux de glucose dans le sang tout au long de la journée » explique le Prof. Jakubowicz.

L’étude a été menée sur huit hommes et dix femmes âgés de 30 à 70 ans souffrant de diabète de type 2. Ces patients ont été arbitrairement répartis en deux groupes qui ont suivi pendant une semaine un régime « B » ou «D ». Le régime B proposait un petit déjeuner de 2946 kilojoules (kJ, mesure de l'énergie alimentaire similaire à la calorie), un déjeuner de 2523 kj et un diner de 858 kj ; le régime D un petit-déjeuner à 858 kj, un déjeuner à 2523kj et un dîner à 2946 kj. Les deux régimes contenaient donc la même énergie totale, mais consommée à différents moments dans la journée, le repas plus important dans le régime B étant le petit déjeuner. Le repas le plus riche comprenait deux tranches de pain, du lait, du thon, une barre granola, un œuf brouillé, un yaourt et des céréales; le plus modeste une tranche de poitrine de dinde, de la mozzarelle, une salade et un café.

Une approche thérapeutique efficace

Les patients ont suivi le régime qui leur était assigné pendant sept jours,  les six premiers à la maison, et le septième à la clinique. Au cours de cette dernière journée, des tests sanguins ont été effectués juste avant le petit déjeuner et à intervalles réguliers après le repas. Les prises de sang ont été répétées aux mêmes intervalles après le déjeuner et le dîner. Les indices mesurés étaient les taux de glucose postprandiaux (deux heures après le début du repas), le niveau d'insuline, le peptide-C (un composant de l'insuline), et le GLP-1, hormone intestinale également connue sous le nom d’incrétine, indicateur du métabolisme du glucose qui stimule la libération d'insuline). Deux semaines plus tard, les patients sont passés à l'autre régime, et les tests ont été répétés.

Les résultats de l'étude ont montré que chez les participants ayant suivi le régime de B, les pics de glycémie après les repas étaient de 20% inférieurs et les niveaux d'insuline, de peptide C, et de GLP-1 de 20% plus élevés que chez ceux qui avaient suivi le régime de D. De même, bien que les deux régimes aient contenu les mêmes quantités de calories, les niveaux de glucose dans le sang ont augmenté de 23 pour cent de moins après le déjeuner précédé d’un copieux petit-déjeuner.

« Nous suggérons qu'un régime comprenant un petit déjeuner hautement énergétique et un diner plus léger, dont nous avons démontré l’utilité pour la réduction globale quotidienne des pics de glycémie après les repas, est une approche thérapeutique efficace pour améliorer le contrôle glycémique et peut potentiellement réduire les complications cardiovasculaires chez les diabétiques de type 2 » affirme le Prof. Jakubowicz. « Il ne suffit pas de dire au patient diabétique ce qu'il ou elle doit ou ne doit pas manger. Il faut aussi souligner l’importance de suivre une certaine répartition des repas ».  

Les chercheurs sont actuellement en train de vérifier les autres effets favorables au fil du temps d’une telle répartition alimentaire.

 

http://siliconwadi.fr/17652/diabete-lheure-des-repas-est-capitale

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ sous le titre: "Diabète: l'heure des repas est capitale", le 02.04.2015

Vers un traitement des tumeurs cérébrales

Une nouvelle étude menée à l'Université de Tel-Aviv offre un espoir à des dizaines de milliers de patients atteints de glioblastome multiforme, la forme la plus courante et la plus maligne du cancer du cerveau. Le Prof. Dan Peer des départements de Recherche sur les cellules et de Science et génie des matériaux de l'Université de Tel-Aviv, et le Dr. Zvi Cohen, chef de l’unité de neurochirurgie oncologique du Centre médical Sheba à Tel Hashomer ont conjugué leurs efforts pour concevoir un traitement novateur permettant de délivrer directement sur la tumeur cérébrale (gliome) des molécules capables de bloquer la production des protéines nocives, provoquant la mort de la cellule cancéreuse sans endommager les tissus sains,  et ouvrant ainsi une voie prometteuse pour le traitement de ce cancer destructeur et pour le moment incurable.

 

brain 2Les résultats de leur étude ont été publiés dans la revue ACS Nano.

Le glioblastome multiforme (GBM) est l'une des tumeurs cérébrales les plus infiltrantes, agressives, et mal traitées. Il représente environ 50% de l’ensemble des tumeurs cérébrales cancéreuses. Dans la plupart des cas, les chances de survie des patients varient de six mois à un an et demi. « Même les traitements les plus innovants dans le domaine, telles que la thérapie génique, le traitement par toxine bactérienne, et le traitement par émission d’ultrasons à haute puissance, n’ont pas réussi à endiguer les tumeurs cérébrales persistantes, principalement en raison des passages restreints à travers la barrière hémato-encéphalique qui sépare la circulation sanguine et le système nerveux » expliquent les chercheurs.

 

Nanotechnologie et biologie moléculaire

dan peer passportSelon le Prof. Peer, le traitement du gliome pratiqué actuellement consiste en l'excision de la tumeur, et le raccordement d’un tuyau à l'endroit où elle a été retirée, permettant la poursuite du traitement par des médicaments. « Malheureusement, il n’existe actuellement aucun traitement efficace de ces tumeurs, car elles sont à la fois très pénétrantes et généralement résistantes à la chimiothérapie et la radiothérapie » commente-t-il.

Le traitement innovant développé par le Prof. Peer et le Dr. Cohen est basé sur une approche combinant deux éléments à la pointe de la recherche sur le cancer : la nanomédecine, et la thérapie par ARNi, petites molécules capables d’agir sur la machinerie cellulaire et de bloquer spécifiquement la production de telle ou telle protéine.

Le Prof. Peer travaille depuis des années au développement de vecteurs de nanoparticules de taille microscopique capables de transporter des médicaments directement sur le site de la tumeur sans endommager les tissus sains. Il vient de remporter pour cela en novembre dernier le Prix Untold News de l’innovation israélienne (Des "nano-missiles" pour cibler les tumeurs cancéreuses).  Le Dr. Cohen a réalisé pendant des années des études cliniques chez des patients atteints de gliome, incluant des traitements expérimentaux des tissus cancéreux et des tissus sains après excision de la tumeur. « Lorsque j’ai entendu parler du travail du Prof. Peer, j’ai su que j’avais trouvé la nouvelle approche qui convient au traitement de ce type de cancer, une approche qui combine à la fois la nanotechnologie et la biologie moléculaire», dit le Dr. Cohen.

 

Cibler les tumeurs sans endommager les tissus sains

La stratégie élaborée consiste à délivrer des molécules d’ARNi directement sur la tumeur en utilisant des nanoparticules enveloppées d’une substance qui se lie à la cellule cancéreuse, puis y déverse un acide nucléique qui bloque l’expression des protéines à l’intérieur de la cellule. « Nos particules sont une sorte de cheval de Troie, commente le Prof. Peer : elles sont enveloppées d’un sucre spécifique dont les cellules cancéreuses ont besoin pour produire des métastases, et savent ainsi à quelles cellules se lier ou ne pas se lier, contrairement à la chimiothérapie, qui ne peut distinguer les cellules cancéreuses des cellules normales ». Les nanoparticules sont donc plus précises pour cibler les tumeurs, mais de plus n’endommagent pas les tissus sains.

Ces nanoparticules adaptées au traitement des gliomes ont été testées sur des souris de laboratoire. Selon le Prof. Peer, les résultats ont été «tout simplement incroyables ». 100 jours plus tard, 60% des souris ont survécu et se comportaient de manière parfaitement normale, alors que toutes celles traitées par chimiothérapie sont mortes au bout de 30 à 40 jours.

L’application de ces systèmes sur des patients n’est bien sûr pas anodine, mais le Prof. Peer et le Dr. Cohen sont convaincus que dans un temps relativement court, on verra de plus en plus l'utilisation de la médecine moléculaire dans les essais cliniques sur des humains, avec l’espoir que dans les prochaines années l’arsenal pharmaceutique à la disposition des médecins augmente sensiblement, non seulement dans le domaine du cancer du cerveau, mais pour une large gamme de maladies.

 

http://siliconwadi.fr/17088/vers-un-traitement-des-tumeurs-cerebrales

Cet article a été publié sur: http://siliconwadi.fr/ le 25.02.2015

 

SAINT-VALENTIN ? CONSEILS D'UN SPECIALISTE DE L'UNIVERSITE DE TEL-AVIV

Le Prof. Mel Rosenberg, du Département de microbiologie de la Faculté de médecine dentaire de l'Université de Tel-Aviv, a étudié le diagnostic et le traitement de l'halitose (la mauvaise haleine) pendant plus de deux décennies. Auteur de deux ouvrages sur le sujet, et inventeur d'un rince-bouche commercialisé en Europe, d'un test d'haleine de poche, et d'une gomme à mâcher anti-odeur, il est devenu un spécialiste mondialement reconnu dans ce domaine.

minty fresh breath 460807765 detailRécemment, le Prof. Rosenberg a réalisé une intrigante étude dans son laboratoire de microbiologie de l'Université de Tel-Aviv, constatant que l'extrait de café peut inhiber les bactéries qui mènent à la mauvaise haleine. "Tout le monde pense que le café produit une mauvaise haleine», explique le professeur Rosenberg, «et c`est souvent vrai, car il a un effet déshydratant dans la bouche, et lorsqu'il est mélangé avec du lait, il peut fermenter en substances malodorantes».

En tentant de démontrer les effets malodorants du café dans une expérience in vitro sur de la salive, le Prof. Rosenberg est arrivé aux conclusions exactement inverses: «Contrairement à nos attentes, nous avons trouvé certains composants dans le café qui inhibent effectivement la mauvaise haleine», explique-t-il. Ces résultats ont été présentés le mois dernier aux membres de la Société internationale de recherche sur l'odeur de l'haleine en Allemagne.

De l'extrait de café purifié

La molécule antibactérienne de l'extrait de café pourrait constituer la base d'une toute nouvelle classe de rince-bouche, de pastilles et de chewing-gum dentifrice. L'extrait de café purifié pourrait être ajouté aux bonbons à la menthe pour arrêter la formation de bactéries et stopper ainsi la mauvaise haleine à la source, au lieu de masquer l'odeur par une saveur de menthe.

Mais en attendant, si le romantisme s'empare de vous en cette veille de la Saint Valentin, le mieux est d'investir dans votre santé bucco-dentaire. En effet, selon le Prof. Rosenberg, «environ 85 à 90% de la mauvaise haleine est généralement le résultat d'une mauvaise hygiène buccale». Et la mauvaise haleine venant en tête de liste des tue-amours, il recommande de ne pas laisser sa chance au hasard et de demander à une personne de confiance de vérifier la votre.

Comment se préparer au baiser de la Saint-Valentin ?

Brossez-vous les dents deux fois par jour, après le petit déjeuner et le soir avant d'aller se coucher. Un bon brossage prend au moins deux minutes, en nettoyant chaque dent par un mouvement circulaire.

Tenez la brosse à 45° pour nettoyer délicatement en partant de la gencive. Ne brossez pas trop fort pour ne pas endommager les gencives. Utilisez une petite brosse douce et remplacez-la au moins tous les trois mois.

Nettoyez entre les dents

N'oubliez pas les interstices interdentaires. C'est absolument essentiel pour enlever la plaque là où la brosse ne pénètre pas, car c'est là que beaucoup de problèmes dentaires et la mauvaise haleine peuvent commencer. Environ les deux tiers des gens ne le font pas, mais avec les différents ustensiles disponibles aujourd'hui, cela n'a jamais été aussi facile.

Ne pas oublier la langue

Ne négligez pas votre langue; selon le Prof. Rosenberg, l'arrière de la langue est la source la plus souvent négligée de la mauvaise haleine. «Dans environ sept cas sur dix l'halitose est causée par des bactéries décomposant l'écoulement post-nasal, les débris alimentaires et les cellules accumulés sur la langue. L'arrière de la langue offre des conditions idéales pour les bactéries qui font prospérer la mauvaise haleine», affirme-t-il. Il recommande d'utiliser un racleur de langue en plastique pour se débarrasser en douceur du mucus et des débris. Il conseille également de se gargariser avec un rince-bouche sans alcool comme étape finale d'une routine quotidienne de soins bucco-dentaires aidant à lutter contre la mauvaise haleine.

Enfin, mangez un bon petit-déjeuner et mâchez du chewing-gum après le repas ou lorsque vous avez la bouche sèche. Il est également conseillé de boire beaucoup d'eau pour maintenir une bonne hydratation de la cavité buccale, car les bactéries se développent dans une bouche sèche.

http://coolisrael.fr/22021/saint-valentin-les-conseils-dun-specialiste-de-luniversite-de-tel-aviv

Cet article a été publié sur http://coolisrael.fr/ le 13.02.2015