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Médecine

Des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv identifient une prédisposition génétique au cancer dans une momie du 18e siècle

Le Prof. Israël Hershkowitz et les Dr. Rina Rosin-Arbesfeld et Ella Sklan de la Faculté de Médecine de l'Université de Tel-Aviv ont découvert une mutation génétique associée au cancer du côlon dans une momie hongroise du 18e siècle. L'étude, exécutée par l'étudiante de MA Michal Feldman, et publiée en février dans la revue PLoS ONE suggère que la prédisposition au cancer n'est pas le produit du style de vie moderne et existait déjà il y a des siècles.

MomiehongroiseLe cancer en général et celui du côlon en particulier compte parmi les principales causes de mortalité aujourd'hui dans le monde. Le style de vie moderne, la nourriture industrialisée que nous consommons, les changements climatiques etc. sont souvent considérés comme responsables de son augmentation au cours des dernières décennies. Pour examiner le bienfondé de cette hypothèse, des chercheurs de l'Ecole de médecine de l'Université de Tel-Aviv ont tenté de vérifier si des populations anciennes, vivant dans un environnement complètement différent, étaient également porteuses de mutations génétiques augmentant la prédisposition à la maladie. Les résultats sont surprenants.

«Bien qu'on ne trouve presque aucun témoignage de cancer chez les populations anciennes, la maladie est devenue l'une des principales causes de décès chez les populations modernes», explique le Dr Rosin-Arbesfeld, spécialiste des mutations génétiques associées au développement du cancer colorectal. «Malheureusement, en dépit des innombrables études menées dans ce domaine dans le milieu universitaire et dans l'industrie et de l'argent investi, la plupart des cancers n'ont pas encore de solutions médicales efficaces. De nombreux chercheurs, à la recherche d'un indice qui permettrait de mieux appréhender le problème, se demandent si la prédisposition génétique au cancer est un phénomène des temps modernes, où abondent polluants, produits chimiques, radiations et hormones, ou bien si nos ancêtres, qui mouraient à un âge plus jeune pour des raisons autres n'avaient tout simplement "pas le temps" de développer la maladie, même s'ils en possédaient la prédisposition génétique.

Mutation du gène APC

ProfHershkovitzPour vérifier la question, le Dr Rosin-Arbesfeld et le Dr. Sklan du Département de microbiologie et d'immunologie de l'UTA se sont jointes au Prof. Israël Hershkowitz du Département d'anatomie et anthropologue de la Faculté de médecine. Tous trois se sont rendus au Musée d'histoire naturelle de Budapest, qui possède une rare collection de momies vieilles de 200 à 300 ans, provenant pour la plupart d'une église de la ville hongroise de Vác. « Pendant des siècles les chrétiens en Europe avaient coutume d'enterrer leurs morts dans des cercueils dans les sous-sols des églises», explique le Prof. Hershkowitz. «Dans certains cas, il régnait dans ces sous-sols des conditions qui ont conduit à un processus de momification naturelle, c'est-à-dire que les corps ne sont pas désintégrés, mais ont séchés par un processus lent et au fil du temps sont devenus des momies. Ainsi leurs tissus mous ont-ils été préservés en relativement bon état, et on peut aujourd'hui s'en servir pour réaliser divers types de recherche, y compris des études génétiques ». Les chercheurs ont recueilli des échantillons de vingt momies, et les ont ramenés au laboratoire pour l'étude du cancer colorectal de l'Université de Tel-Aviv.

RinaAbersfeld«Nous nous sommes concentrés sur le cancer du côlon et sur les mutations qui le provoquent parce qu'il s'agit d'une maladie très fréquente - c'est le troisième cancer le plus commun dans le monde - et également parce qu'il possède un contexte génétique clair, qui convient particulièrement aux travaux de recherche», explique le Dr. Rosin-Arbesfeld. «La plupart des cancers colorectaux commencent par une mutation spécifique d'un gène important appelé APC. C'est la première étape dans la transformation d'une cellule saine en cellule cancéreuse. En fait, on peut déjà distinguer cette mutation du gène APC dans les minuscules polypes bénins détectés et retirés aux cours des examens coelioscopique de routine».

Extraire l'ADN de momies

Les chercheurs ont pu extraire l'ADN de trois momies. Ils ont scanné les échantillons dans le laboratoire du Dr. Rosin-Arbesfeld à la recherche des mutations génétiques de l'APC associées au développement du cancer du côlon, et ont effectivement repéré une telle mutation dans l'une des momies. « Nous avons découvert le début du processus génétique qui conduit au développement du cancer du côlon chez une personne qui a vécu il y a 300 ans au moins» explique le Dr. Rosin-Arbesfeld. Il est probable que sa mort a été causée par un autre facteur, qui n'est pas du tout lié à la maladie, bien avant que le cancer n'ait eu une chance de se développer, mais la mutation génétique susceptible de conduire au développement du cancer existait dans ses cellules. Cependant, il est important de noter que dans la mesure où cette mutation n'a été retrouvée que dans une seule une momie, il s'agit d'une première étude et il faudra examiner un plus grand nombre d'échantillons pour atteindre des conclusions claires».

«Notre recherche apporte une composante clé qui manque la plupart du temps à la pensée médicale d'aujourd'hui, la dimension du temps», explique le Prof. Hershkowitz. «Observer l'évolution et le développement des maladies nous aide à mieux comprendre les facteurs qui conduisent à leur émergence dans la pratique, et à leur trouver des solutions par la suite».

Les chercheurs souhaitent à présent étendre leurs recherches à partir d'échantillons prélevés sur le plus grand nombre possible de momies de différentes périodes. « En effet, si nous parvenons à découvrir des mutations similaires fréquentes dans d'autres vestiges humains datant de centaines, voire de milliers d'années, nous pourrons suivre le développement des aspects génétiques de la maladie, et même identifier les facteurs environnementaux qui peuvent constituer un catalyseur multipliant sa fréquence» conclut le Dr. Rosin-Arbesfeld.

 

Cet article a été publié sur Siliconwadi sous le titre: "La prédisposition au cancer existe depuis des siècles"

UNIVERSITE DE TEL-AVIV: vers un test sanguin pour le diagnostic de l'Alzheimer ?

Un groupe de chercheurs israéliens et américains dirigé par le Prof. Ilana Gozes de la Faculté de médecine et de l'Ecole des neuroscience de l'Université de Tel-Aviv a identifié un biomarqueur qui pourra conduire au diagnostic précoce de la maladie d'Alzheimer par un test sanguin simple et fiable, permettant la mise en place d'une thérapie préventive.

illana-gozes 3L'étude, à laquelle ont participé Anna Malishkevitz de l'Université de Tel Aviv, le Prof. Judith Aharon-Peretz du Centre médical Rambam de Haïfa, et les Prof. Gad Marshall, Reisa Sperling et Aaron Schultz de l'Université Harvard, a été publiée en novembre dernier dans la revue Journal of Alzheimer Disease.

Actuellement, le diagnostic de la maladie d'Alzheimer se fait par un processus long et complexe, basé sur des tests subjectifs évaluant la mémoire, les capacités cognitives et fonctionnelles et les modifications comportementales des patients; dans certains cas sont également effectuées des simulations cérébrales spécifiques coûteuses, et même des tests invasifs du liquide céphalo-rachidien.

La nouvelle découverte des chercheurs de l'Université de Tel Aviv, du Centre médical Rambam et de l'Université Harvard est susceptible de conduire à une percée importante pour le diagnostic de la maladie. Il s'agit d'une protéine, l'ADNP, dont le niveau augmente de manière caractéristique dans le sang chez les patients atteints d'Alzheimer. « Nous espérons que dans l'avenir, notre découverte pourra être utilisée pour développer un test sanguin simple permettant de diagnostiquer cette maladie grave dès ses débuts», a déclaré le Prof. Ilana Gozes.

Un lien entre protéine ADNP et quotien intellectuel

La protéine ADNP a été découverte il y a 15 ans dans le laboratoire du Prof. Gozes. « Lors de précédentes recherches, nous avons montré que cette protéine et ses dérivés protègent le cerveau de diverses maladies», explique-t-elle. «Dans la présente étude, nous avons décidé d'examiner pour la première fois s'il existe un lien entre son expression dans le sang du patient et ses capacités cognitives».

La fascinante étude s'est déroulée en trois étapes: au cours de la première un groupe de 40 adultes, d'un bon niveau éducatif et en bonne santé a été examiné à Boston, aux Etats-Unis. Les sujets ont entre autres subi des tests de QI, et des échantillons de leur sang ont été prélevés et envoyés au laboratoire de l'Université de Tel-Aviv. Le résultat a été surprenant: plus le quotient intellectuel des sujets était élevé, plus le taux d'ADNP dans leur fluide sanguin était important.

La deuxième expérience, également menée à Boston, s'est concentrée sur la quantité d'amyloïde dans le cerveau de ces mêmes sujets, visualisée au moyen de techniques perfectionnées d'imagerie médicale. «L'amyloïde est une substance protéique qui s'accumule dans le cerveau des patients atteints d'Alzheimer, mais se trouve souvent de même, en quantité moindre, chez les sujets en bonne santé», explique le Prof. Gozes. «Nous avons cherché à comparer la quantité d'amyloïde dans le cerveau et l'expression de l'ADNP dans le sang des patients". Ici aussi, les tests de laboratoire effectués à l'Université de Tel-Aviv ont montré un lien clair entre les résultats: plus la quantité d'amyloïde dans le cerveau était élevée, plus le matériel génétique ARN associé à l'ADNP diminuait dans les globules sanguins.Hhuit fois plus chez les patients atteints d'Alzheimer

Huit fois plus chez les patients atteints d'Alzheimer

«Les deux premières expériences, menées sur des adultes en bonne santé, ont montré une adéquation entre le niveau dans le sang de l'ADNP et ses dérivés et les caractéristiques associées aux capacités cognitives du patient», déclare le Prof. Gozes. «En d'autres termes: plus les capacités cognitives sont élevées, plus le niveau d'ADNP augmente».

Dans une troisième étape, menée au Centre médical Rambam de Haïfa, les chercheurs ont testés également des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. L'étude de Haïfa a porté sur 43 sujets au total: 11 personnes en bonne santé dotées d'un niveau cognitif normal, 15 avec une déficience cognitive légère et 17 atteintes de la maladie d'Alzheimer. Et là une surprise sensationnelle attendait les chercheurs: « Dans les globules blancs des patients atteints d'Alzheimer nous avons trouvé une quantité d'ADNP 8 fois plus grande que chez les autres», explique le Prof. Gozes. «Même si nous ne pouvons pas, pour le moment, expliquer cette hausse, il ne fait aucun doute qu'elle constitue un biomarqueur clair de la maladie d'Alzheimer, qui peut être utilisé comme base pour l'élaboration d'un test sanguin simple pour la diagnostiquer, et, peut-être plus important encore, pour la prévoir bien avant qu'elle éclate. Une telle détection précoce permettra aux patients de commencer immédiatement un traitement préventif, qui retarde et atténue la maladie».

Selon le Prof. Gozes, la recherche a été menée jusqu'à présent uniquement au sein de petits groupes de patients, et on ne peut donc pas encore en tirer des conclusions radicales. Les chercheurs prévoient donc à présent d'élargir  l'expérience à des populations plus larges.

 

Sur la photo: le Prof. Ilana Gozes dans son laboratoire à l'Université de Tel-Aviv. 

 

Cet article a été publié sur Siliconwadi sous le titre: "Vers un test sanguin pour le diagnostic d'Alzheimer", le 12.2.2016.

UNIVERSITE DE TEL-AVIV: découverte importante pour le traitement de l'Alzheimer

Une étude dirigée par le Dr. Inna Slutsky de l'Ecole des Neurosciences et de l'Ecole de Médecine de l'Université de Tel-Aviv, et menée par la doctorante Neta Gazit, montre qu'il existe un lien entre le facteur de croissance IGF-1 nécessaire au développement des tissus et l'hyperactivité de l'hippocampe, zone du cerveau responsable de l'apprentissage et de la mémoire, qui précède les premières phases de la maladie d'Alzheimer.

Alzheimer-nouvelle-découverte-importante-en-Israël-1Selon les chercheurs, les résultats de cette étude, récemment publiés dans la revue Neuron indiquent une nouvelle orientation pour le traitement précoce de la maladie.

L'hippocampe, région cervicale qui contrôle la mémoire des faits et des événements quotidiens ainsi que la navigation spatiale, est première zone atteinte au commencement de la maladie d'Alzheimer. L'accélération de l'activité neuronale dans l'hippocampe précède la formation de plaques amyloïdes, qui conduisent à la mort des cellules du cerveau aux stades avancés de la maladie. Or, selon la nouvelle étude du Dr. Slutsky, l'hormone peptidique IGF-1 (facteur de croissance analogue à l'insuline), produite par le foie et nécessaire au développement des tissus, notamment des cartilages osseux, joue un rôle direct dans la régulation du transfert et du traitement de l'information dans les circuits neuronaux de cette zone du cerveau.

Une influence sur les neurotransmetteurs

« Chez les personnes présentant des facteurs de risque d'Alzheimer, comme par exemple une déficience cognitive légère, l'hippocampe présente une activité accélérée. Les résultats de notre étude suggèrent que le fonctionnement de l'IGF-1 peut être un facteur important de cette anomalie», explique le Dr. Slutsky.

« Nous savions que l'IGF-1 contrôle la croissance, le développement des tissus et la durée de vie, mais son rôle dans la maladie d'Alzheimer était jusqu'à présent controversé», poursuit-elle. « Nous avons donc cherché à comprendre son fonctionnement physiologique dans le transfert et la plasticité des synapses, les liaisons entre les cellules nerveuses».

Inna SlutskyUtilisant une modélisation par "tranches" de cerveau, les chercheurs ont développé une approche intégrée permettant de cartographier l'encéphale à différentes échelles, du niveau des interactions entre protéines à celui des synapses, des connexions neuronales et de l'ensemble du réseau hippocampique. Leur but était de répondre à deux questions: l'IGF-1 est-il actif dans les synapses et la signalisation synaptique au repos, et comment ils en affectent le fonctionnement.

« Nous avons utilisé la méthode du transfert d'énergie entre molécules fluorescentes, dit aussi transfert d'énergie par résonance (FRET) pour évaluer l'activation des récepteurs au niveau des synapses » décrit le Dr. Slutsky.

« Nous avons constaté que lorsque nous modifiions le niveau d'expression de l'IGF-1, la transmission et la plasticité synaptique au niveau de l'hippocampe était modifiée: l'augmentation de l'IGF-1 a provoqué une hausse de la libération de glutamate, type de neurotransmetteur, améliorant l'activité des neurones de l'hippocampe », a affirmé Neta Gazit. « Nous suggérons que les petits inhibiteurs de l'IGF-1, qui sont actuellement en cours de développement pour le cancer, soient testés pour la réduction de l'activité cérébrale aberrante à des stades précoces de la maladie d'Alzheimer», a déclaré le Dr Slutsky.

Les chercheurs sont en train de planifier une étude de la manière dont la signalisation IGF-1 contrôle la stabilité des circuits neuronaux sur le long terme.

Ont également contribué à cette recherche les Dr. Eden Slomowitz, Maayan Sheiba et Yael Mor ainsi que les Irena Vertkin et Ilana Shapira du laboratoire du Dr. Slutsky à l'Université de Tel-Aviv, de même que Martin Helm et le Prof. Silvio Rizzoli de l'Université de Göttingen en Allemagne.

 

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ sous le titre: "Alzheimer: nouvelle découverte importante en Israël"

Un accouchement après terme augmente les risques pour la santé du bébé, d'après une étude de l'Université de Tel-Aviv

Selon une étude menée par le Dr. Liran Hiersch de l'Ecole de médecine de l'Université de Tel-Aviv, en collaboration avec le Prof. Nehama Linder, directrice de l'unité néonatale du Centre Médical Rabin de Petah Tikva, les grossesses au-delà de la 42e semaine impliquent un risque près de deux fois plus élevé de naissance par césarienne ou par ventouse, de même que des complications post-natales pour les nouveau-nés, telles que des maladies infectieuses ou des difficultés respiratoires.

pregnancy 0L'étude a été publiée en décembre 2015 dans le numéro de la revue Archives of Diseases in Childhood  intitulé Fetal and Neonatal Edition.

Lorsque la grossesse dépasse la 40e semaine et le terme prévu pour la naissance, les médecins recommandent un suivi régulier et rapproché, et parfois même une induction artificielle de l'accouchement, que beaucoup de femmes refusent, par crainte pour le fœtus ou en raison d'un risque accru de césarienne. « Certaines femmes refusent de déclencher artificiellement le travail d'accouchement même deux semaines après la date prévue de la naissance, et les médecins éprouvent des difficultés à les convaincre sans données précises », explique le Dr. Hiersch. « Nous avons donc été vérifier s'il est effectivement justifié de proposer aux femmes un déclenchement médical de l'accouchement lors d'un dépassement de terme important; autrement dit si une grossesse qui va largement au-delà du terme prévu implique des risques accrus quels qu'ils soient»

Des informations objectives pour prendre les bonnes décisions

Le Dr. Hiersch et son groupe de travail ont donc examiné les rapports de naissance d'environ 23 500 femmes ayant accouché au Centre Médical Rabin au cours des cinq dernières années, après une grossesse sans complications et comportant un fœtus unique. Les données ont été divisées en trois groupes suivant la date de l'accouchement: naissances de la 39e à la 40e semaine de grossesse, naissances en 41e semaine, et naissances tardives, de la 42e à la 44e semaine.

Liran Hiersch 1« Nous avons isolé la naissance tardive comme facteur de risque unique, détaché d'autres complications de la grossesse», explique le Dr. Hiersch. « D'autre part, nous avons pris en compte seulement des grossesses à faible risque, afin de pouvoir déterminer clairement l'effet de l'âge gestationnel pris comme facteur isolé sur la naissance et l'état du nouveau-né».

Les conclusions ont été significatives: 2 fois plus de risque d'infections, de maladies respiratoires et autres complications néonatales chez les bébés "retardataires", nés à la 42e semaine ou même plus tard. 5,5% d'entre eux ont été hospitalisés en unité de soins intensifs, comparativement à seulement 3% chez les nourrissons nés à terme. On a également enregistré une augmentation du risque lors de la naissance: 9% des grossesses post-matures se sont terminées par césarienne, contre 5,5% pour les naissances en 39-40e semaine. Enfin 9,5% des femmes après terme ont accouché par ventouse, contre 7,5% de celles ayant accouché à terme.

« Notre étude donne aux médecins des informations objectives qui pourront les aider à prendre les bonnes décisions, voire même persuader les femmes de déclencher médicalement l'accouchement, si la naissance se fait attendre trop longtemps», conclut le Dr Hiersch. A présent, les chercheurs envisagent de vérifier si une naissance tardive constitue également un facteur de risque pour les problèmes de développement ultérieurs.

 

Cet article a été publié sur Siliconwadi.fr sous le titre: "Etude israélienne: les risques de l'accouchement après terme"

Même une interruption de grossesse unique peut avoir un impact sur les grossesses ultérieures, d'après une étude de l'Université de Tel-Aviv

D'après une étude menée par Dr. Liran Hiersch et le Prof. Yariv Yogev de la Faculté de médecine de l'Université de Tel-Aviv et de l'Hôpital Helen Schneider pour les Femmes du Centre Médical Rabin à Petah Tikva en Israël, les femmes qui ont subi une perte d'embryon même unique sous forme d'avortement ou de fausse couche ont 30 pour cent plus de risques de souffrir de complications lors des grossesses ultérieures que les autres. Selon les chercheurs, c'est un élément qui doit être pris en compte lors du suivi de la grossesse.

suivi-de-grossesseLa recherche a été publiée dans la revue Journal of Maternal-Fetal and Neonatal Medicine.

Les femmes ayant subi plusieurs fausses couches ou avortements sont  généralement suivies de très près pendant de cours de leurs grossesses ultérieures afin d'éviter les complications possibles comme les des saignements vaginaux en début de grossesse, un accouchement prématuré, un faible poids du fœtus à la naissance, ou des complications liées au placenta. Mais l'étude du Dr. Hiersch montre que même une seule incidence d'avortement ou même une unique fausse couche a un impact potentiel sur les grossesses ultérieures de la vie d'une femme. Selon la recherche, les femmes qui ont subi une interruption au cours du premier trimestre de la grossesse à un moment donné de leur histoire médicale ont davantage de risque de nécessiter un déclenchement du travail d'accouchement ou d'accoucher par césarienne ou encore de faire d'éprouver une rétention placentaire.

Des études précédentes faussées

Pour le mener leur étude, les chercheurs ont effectué une analyse rétrospective de 15 000 accouchements qui se sont déroulés au Centre médicale Rabin au cours des cinq dernières années, comparant les résultats de grossesse de femmes nullipares (qui n'ont jamais accouché) ayant subi une interruption de grossesse unique au cours des trois premiers mois avec ceux de femmes primipares (qui accouchent pour la première fois) qui n'avaient jamais connu ni grossesse ni avortements.

Selon eux, les études antérieures explorant l'effet d'une fausse couche unique sur les grossesses ultérieures se sont fondées sur des hypothèses erronées. Elles comparaient, par exemple des femmes qui n'avaient jamais accouché et celles dont la première grossesse s'est terminée par un accouchement normal.

Liran Hiersch 1"Une grossesse antérieure normale est considérée comme protégeant de résultats négatifs, de sorte que ce groupe avait déjà un avantage sur celui des femmes ayant subi une perte de grossesse par le passé"  a déclaré le Dr. Hiersch. C'est pourquoi il a évalué uniquement les  femmes accouchant pour la première fois, les comparant à celles qui ont connu eu une unique perte de grossesse dans le passé, ou pas de perte du tout. "Je crois que cela a été le principal avantage de la méthodologie de notre étude en comparaison avec les précédentes".

"Il est important de souligner qu'une perte de grossesse, si elle est unique, est un événement très fréquent chez une femme. Dans la plupart des cas, elle n'a aucun effet sur la fertilité ou sur l'issue des grossesses futures ", poursuit-il. "En outre, même si nous avons constaté qu'une seule perte de grossesse précoce était associée à un risque accru de résultats défavorables pour les grossesses ultérieures, il s'agit d'un effet modéré. Nos résultats doivent être pris en compte en même temps que  d'autres paramètres pour évaluer le risque de résultat défavorable ".

"Nous espérons que cette étude sera intégrée aux évaluations de risques habituelles," a conclu le Dr Hiersch. «Les médecins doivent savoir qu'il y a un autre élément à prendre en compte lors de l'assistance une femme avant le travail d'accouchement". Les chercheurs sont actuellement en train de planifier une étude prospective à grande échelle sur le sujet.