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Médecine

Université de Tel-Aviv: percée dans la recherche pour le traitement de l'Alzheimer

Le Prof. Daniel Michaelson, titulaire de la chaire pour l'étude des processus moléculaires neurodégénératifs Alzheimer découverte importante en Israëlde Tel-Aviv et sa doctorante Anat Boehm-Cagan ont mis au point un traitement basé sur la réparation d'un gène qui apparait sous sa forme endommagée chez 60% des patients atteints de la maladie d'Alzheimer. Le traitement, réalisé en collaboration avec la société américaine Artery, s'est avéré efficace en laboratoire.

L'étude a été publiée en septembre dans la revue Journal of Alzheimer Desease.

"Depuis 20 ans, les scientifiques du monde entier tentent de trouver un traitement efficace contre la maladie d'Alzheimer, principale cause de démence chez les personnes âgées, mais sans succès", explique le Prof. Michaelson. "Entre 2002 et 2012, 413 essais cliniques ont été menés dans le monde, utilisant 244 substances différentes, et tous ont échoué. Il était clair pour nous qu'il était temps d'élargir le champ des recherches sur la maladie, et de proposer de nouvelles directions."

Le bon gène et le mauvais gène

Ces dernières années, on a montré que l'Alzheimer ne constituait pas une maladie unique, mais un large groupe d'affections provoquant toutes en fin de compte la dégénérescence des cellules nerveuses du cerveau. À la lumière de cette constatation, les chercheurs de l'Université de Tel-Aviv sont arrivés à la conclusion que, contrairement à la conception qui dominait dans le passé, il n'existe apparemment pas de solution magique, sous la forme d'un médicament unique capable d'aider tous les patients. Ils ont donc décidé de se concentrer sur une sous-population des malades possédant un dénominateur commun : un facteur de risque génétique, dont la présence augmente les risques de développer la maladie. Le facteur choisi a été le gène ApoE, qui apparaît dans le génome humain sous deux formes principales: le bon gène ApoE3, et le mauvais gène ApoE4.

daniel michaelson"Il y a déjà 20 ans que les scientifiques ont découvert que 60% des patients atteints d'Alzheimer étaient porteurs de la mauvaise version du gène, ApoE4, et que la maladie se déclarait chez eux entre 10 et 20 ans plus tôt que chez les malades possédant le gène sous sa bonne forme", explique le Prof. Michaelson. "Malgré cela, à ce jour l'activité du gène n'a pas été étudiée en profondeur, en grande partie en raison de l'absence de méthodes de travail appropriées".

Les chercheurs du laboratoire du Prof. Michaelson ont découvert que la protéine produite par le gène apoE4 se lie à une moindre quantité de matières grasses que celles produites par la version correcte du gène, l'ApoE3. «Nous ne savions pas encore si cette distinction avait un sens quelconque dans le cadre de la maladie d'Alzheimer, mais nous avons cherché un moyen d'augmenter la quantité des graisses qui se lient à la protéine défectueuse pour qu'elle ressemble davantage à la protéine normale», dit le Prof. Michaelson. "Nous avons décidé de nous concentrer sur la« colle » qui fait adhérer les molécules de graisse aux molécules de la protéine, substance appelée ABCA1, et essayé d'accroître son efficacité."

Prouvé efficace en laboratoire

A ce stade les chercheurs de l'Université de Tel-Aviv se sont mis en contact avec la société Artery aux États-Unis, qui a découvert une substance (peptide) qui augmente et améliore l'activité de la 'colle' ABCA1. "Testée sur des souris de laboratoire, la substance s'est avérée pénétrer effectivement dans le cerveau", explique le Prof. Michaelson. Les chercheurs ont alors rapidement compris que le traitement marchait: la nouvelle substance a pu régler les problèmes cognitifs et les pathologies du cerveau chez les souris de laboratoire, et les a en fait guéries de la maladie d'Alzheimer.

"Suite à ces résultats impressionnants, nous pensons que notre étude va ouvrir de nouvelles directions vers le développement d'un traitement efficace pour la maladie d'Alzheimer" conclut le Prof. Michaelson. "Nous sommes persuadés qu'il est très important d'élargir et d'approfondir la recherche sur le gène ApoE4 qui joue un rôle central dans cette grave maladie, et constitue une cible claire pour le développement de médicaments."

 

Cet article a été publié sur Siliconwadi sous le titre "Percée dans la recherche sur Alzheimer"

Des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv ont développé une méthode pour stopper la progression du cancer du sein

Une étude menée par le Dr. Noam Shomron de l'Ecole de médecine de l'Université de Tel-Aviv, en collaboration avec un laboratoire du MIT, a réussi à stopper complétement la production des métastases engendrées par les tumeurs cancéreuses du sein vers d'autres organes du corps chez des souris de laboratoire, grâce à des micro ARN qui désactivent les gènes permettant aux cellules malignes de changer de forme pour pénétrer dans la circulation sanguine. Selon les chercheurs ce traitement a de grandes chances d'être efficace également chez les femmes atteintes du cancer du sein en raison de la grande similitude entre les gènes examinés dans les tumeurs des souris et celles des femmes.

NoamShomron in lab Photo by Sion Ninio 2 500x333L'étude, à laquelle ont participé le Dr. Natalie Artzi du MIT, ainsi que le Dr. Daphna Weisglass-Volkov et la doctorante Avital Gilam du laboratoire du Dr. Shomron, a été publiée le 19/09/16 dans la prestigieuse revue Nature Communications.

"Le cancer du sein est le plus meurtrier des cancers chez les femmes; une femme sur huit dans le monde connaitra la maladie durant sa vie", déclare le D. Shomron. "Les chercheurs du monde entier investissent d'énormes efforts dans le développement de traitements sophistiqués, mais le succès reste encore très limité: la survie des malades 5 ans après le diagnostic n'a augmenté que de 3% au cours des 20 dernières années, et les chances de guérison diminuent considérablement après le développement des métastases. Notre recherche apporte une nouvelle approche de la question: au lieu de se concentrer sur le traitement de la tumeur primaire elle-même, nous avons décidé de mettre l'accent sur la formation des métastases. Si nous parvenons à faire en sorte que le cancer reste local, nous pourrons le traiter beaucoup plus efficacement. "

Stopper la migration

Les chercheurs ont donc cherché comment stopper le mécanisme par lequel les cellules cancéreuses se déplacent afin qu'elles ne puissent pas migrer de la tumeur primaire vers les organes vitaux du corps. "Au moment de la migration, la cellule se rétrécit pour s'infiltrer dans la circulation sanguine ", explique le Dr. Shomron. "Lorsqu'elle atteint sa destination, elle change de forme une fois de plus afin de sortir des vaisseaux sanguins pour s'enraciner dans le nouvel organe. Nous avons dévoilé le mécanisme génétique qui génère ces changements des cellules cancéreuses et cherché un moyen de le neutraliser".

Cancerdu sein3Les chercheurs ont tout d'abord tenté d'identifier les gènes spécifiques impliqués dans la modification de la forme de la cellule cancéreuse, au moyen d'outils de pointe dans le domaine de la bio-informatique. "Nous avons utilisé d'énormes bases de données en Israël et à l'étranger, et avons croisé quatre types de données: les mutations de l'ADN qui caractérisent le cancer du sein, un sous-ensemble de gènes responsables de la modification de la forme de la cellule, des gènes qui présentent des domaines de liaisons avec des microARN régulateurs (capables d'extinction de l'expression d'un gène) et des données cliniques sur les mutations effectivement enregistrées chez les patientes atteintes du cancer du sein, obtenues auprès du Prof. Eitan Friedman du Centre médical Sheba à Tel Hashomer.

La propagation du cancer stoppée

Le recoupement des données a permis d'identifier un gène spécifique appartenant aux quatre groupes. Les chercheurs ont alors fait l'hypothèse que la désactivation de ce gène permettrait de diminuer considérablement la capacité du cancer de se déplacer et de produire des métastases. Pour la vérifier, ils ont produit deux types de molécules de microARN, naturellement responsables du contrôle du gène concerné et ont désactivé celui-ci. Ils ont ensuite testé la nouvelle thérapie sur des souris de laboratoire.

"Trois semaines après le début du traitement, les souris traitées par les micro-ARN étaient presque totalement exemptes de tumeurs secondaires" rapporte le chercheur. "Cela signifie que nous avons réussi à arrêter la propagation du cancer. Nous pensons que le nouveau traitement que nous avons mis au point, qui s'est montré  efficace chez des souris de laboratoire, possède le même potentiel chez les femmes atteintes du cancer du sein en raison de la grande similitude entre les gènes examinés à la fois chez les souris et chez les femmes dans les tumeurs ".

Le Dr. Shomron et son équipe vérifient à présent où et comment agit le traitement: le micro-ARN s'enroule-t-il autour de la tumeur primaire, se lie-t-il aux cibles en empêchant l'épanchement des cellules cancéreuses dans la circulation sanguine ? agit-il sur les cellules malignes pendant leur circulation dans le sang ? est-il efficace également pour le traitement des métastases déjà installées dans le nouvel organe? Les chercheurs espèrent que les réponses à ces questions pourront conduire vers le début d'un processus de développement de médicaments innovants et efficaces pour soigner le cancer du sein.

 

Cet article a été publié sur Siliconwadi sous le titre "Cancer du sein, un grand espoir en Israël".

Le déclenchement artificiel de l'accouchement n'est dangereux ni pour la mère ni pour le bébé, d'après les chercheurs de l'Université de Tel-Aviv

Selon une étude réalisée par les Dr. Liran Hiersch et Eran Ashwal, de l'Ecole de  médecine de l'Université de Tel-Aviv et de l'hôpital Helen Schneider pour les femmes du Centre médical Rabin, l'accouchement déclenché artificiellement après la perte des eaux ne présente pas plus de risque néonatal que la délivrance naturelle, contrairement à la croyance populaire. Les chercheurs espèrent que les résultats de l'étude rassureront les patientes, souvent inquiètes à la perspective d'un accouchement provoqué.

AccouchementSes résultats ont été récemment  publiés dans la revue Archives of Gynaecology and Obstetrics.

"La mauvaise réputation du travail provoqué, processus d'accélération de l'accouchement souvent basé sur l'utilisation de prostaglandines, est peu justifié dans le cas des femmes ayant perdu les eaux prématurément", déclare le Dr. Liran Hiersch. "Les gens ont généralement dans l'idée que tout ce qui est naturel est meilleur, y compris l'accouchement. Mais l'accouchement provoqué n'est pas nécessairement plus dangereux pour la mère et l'enfant que Mère Nature elle-même."

L'induction artificielle est proposé aux femmes en cas de dépassement de  deux semaines de la date de délivrance, d'hypertension artérielle, de diabète gestationnel, d'infection utérine ou tout simplement d'absence  de contractions malgré la rupture de la poche amniotique – si elles ne présentent pas de signes d'accouchement naturel après 24 heures d'hospitalisation,  dans le but de réduire les complications ultérieures.

Des craintes injustifiées

Mais la plupart des femmes enceintes sont mises en garde contre l'accouchement déclenché artificiellement, censé provoquer un faible rythme cardiaque fœtal, un risque accru d'infection de la mère et du bébé, une rupture utérine ou des saignements excessifs après la délivrance. "Selon les résultats de notre étude, l'accouchement provoqué produit des mères et des nourrissons en bonne santé, avec des facteurs de risque semblables à ceux des délivrances spontanées" explique-t-il.

Les chercheurs ont évalué l'issue périnatale de 625 femmes ayant subi un déclenchement du travail à  la prostaglandine au Centre Médical Rabin en Israël car elles ne présentaient pas d'apparition spontanée du travail 24 heures après une rupture  des membranes, ou une perte des eaux prématurées. Ils ont ensuite comparé ces résultats à ceux de femmes ayant développé une apparition spontanée du travail dans les 24 heures suivant leur admission à l'hôpital. Aucune différence significative n'a été observée entre les groupes, quel que soit l'âge maternel, au niveau des complications obstétricales.

Selon les chercheurs le risque accru de césarienne chez les femmes ayant subi un processus d'accouchement provoqué est du principalement à l'obstruction du canal génital et non à l'induction elle-même.

Rassurer les patientes

"Il existe une crainte palpable chez les femmes en attente du début des contractions", relève le Dr. Hiersch. "Elles craignent la détresse fœtale, l'infection, et les problèmes de cordon ombilical, mais nous n'avons trouvé aucune base à ces craintes. Le  travail provoqué ne présente aucun risque accru pour la santé de leurs bébés ni la leur propre. Cette étude nous donne, à nous professionnels de la santé, l'assurance dont nous avions besoin pour continuer de faire ce que nous faisons. Et nous espérons qu'elle rassurera également nos patientes, ce qui est tout aussi important», a conclu le Dr. Hiersch.

Le Dr. Hiersch travaille actuellement à rechercher de variables qui permettront de distinguer quelles sont les femmes susceptibles de produire un déclenchement spontané du travail suite à une rupture prématurée des membranes.

 

Première mondiale: une chercheuse de l'Université de Tel-Aviv trouve le moyen d'arrêter la propagation du cancer de la peau

Le Dr. Carmit Lévy de l'Ecole de Médecine de l'Université de Tel-Aviv a découvert le mécanisme de développement des métastases du mélanome, cancer mortel de la peau, et trouvé le moyen d'empêcher sa propagation à d'autres organes du corps. Selon elle, cette découverte pourra transformer le mélanome en une maladie bénigne facilement guérissable.
L'étude, publiée dans la revue Nature Cell Biology, a été financée par le ministère israélien de la Science, dans le cadre d'un programme conjoint avec le Centre allemand de recherche sur le cancer DKFZ à Heidelberg.

CarmitlevyLe mélanome, forme la plus dangereuse du cancer de la peau, cause le décès d'une personne toutes les 52 minutes dans le monde, et le nombre de malades n'a cessé d'augmenter au cours de ces 30 dernières années. Divers traitements ont été développés au fil des ans, mais à ce jour il n'existe pas de réponse complète à cette maladie grave. L'étude du Dr Carmit Levy, du Département de génétique humaine et de biochimie à la Faculté de médecine de l'Université de Tel-Aviv, offre une approche nouvelle et efficace de diagnostic et de prévention de ce cancer mortel.

"Le danger du mélanome n'est pas la tumeur primaire qui apparaît sur la peau, mais les métastases qu'elle envoie vers les organes vitaux comme le cerveau, les poumons, le foie et les os" explique-t-elle. "Nous avons découvert comment ce cancer se propage vers des organes éloignés, et même trouvé le moyen de stopper le processus avant le stade de production des métastases ".

Des changements dans la structure du derme

Les chercheurs ont étudié des échantillons pathologiques de patients atteints de mélanome. "A notre grande surprise, nous avons constaté des changements dans la structure du derme, couche inférieure de la peau, qui n'ont jamais été rapportés dans aucune étude. Nous nous sommes alors attachés à définir exactement ces modifications, et la manière dont elles sont liées au mélanome".

C'est ainsi que le Dr. Carmit Lévy et ses collègues sont parvenus à mettre à jour un mécanisme central dans la formation des métastases du mélanome, et à le bloquer. "On sait que la tumeur se forme dans l'épiderme, la couche supérieure de la peau" explique le Dr. Lévy. "À ce stade précoce elle n'a pas la capacité d'envoyer des métastases, car l'épiderme ne contient pas de vaisseaux sanguins, qui sont de véritables 'autoroutes' qui conduisent les cellules cancéreuses vers d'autres organes du corps, et qui existent par contre en abondance dans le derme. Mais nous avons découvert qu'avant même que le cancer ne pénètre le derme, il envoie des bulles minuscules contenant du matériel génétique de type microARN qui crée la modification de la structure du derme, et prépare la réception des cellules cancéreuses et le transport des métastases. Nous avons réalisé qu'en bloquant ces bulles, nous pourrions stopper la maladie ".

Les chercheurs ont alors étudié et identifié deux substances chimiques spécifiques susceptibles d'intervenir dans la phase initiale du processus, et de l'arrêter. La première, appelée SB202190 inhibe l'envoi des bulles de la tumeur de l'épiderme vers la couche dermique, la seconde, dite U0126 empêche la formation des modifications au niveau du derme, même après l'arrivée des bulles.

Une base pour de nouveaux médicaments

Ces deux ingrédients, testés avec succès au cours de l'étude, pourront selon les chercheurs servir de base au développement de futurs médicaments pour prévenir le mélanome. En outre, les changements détectés au niveau du derme, et les bulles elles-mêmes, peuvent être utilisés comme marqueurs certains pour la détection précoce de ce cancer létal.

"Notre étude constitue une étape importante dans la lutte contre le cancer de la peau le plus agressif", conclut le Dr. Levy. "Nous espérons qu'elle contribuera dans l'avenir à faire du mélanome une maladie bénigne et relativement facile à soigner".

Université de Tel-Aviv: une méthode innovante pour la cicatrisation des brûlures

Le Dr. Alex Golberg de l'Ecole Porter d'études environnementales de l'Université de Tel-Aviv a mis au point  une nouvelle technologie prometteuse qui contrôle la prolifération des cellules de collagène à l'origine de la cicatrisation des brûlures graves. La nouvelle méthode, élaborée en collaboration avec des chercheurs de Havard et de l'hôpital Shriners de Boston pour les enfants brûlés, pourrait réduire de manière significative l'étendue des cicatrices produites pendant la guérison des brûlures et éviter des souffrances à des millions de personnes dans le monde entier.

L'étude a été publiée récemment dans le Journal of Investigative Dermatology

Les victimes de brûlure qui ont survécu au traumatisme initial doivent cependant faire face toute leur vie aux cicatrices, à l'origine de problèmes physiques, psychologiques et esthétiques. Les chercheurs du monde entier ont développé et testé de nombreuses approches pour le traitement de ces angoissantes séquelles: enlèvement chirurgical, traitement au laser, par faisceau d'électrons, pansements compressifs, feuilles de silicone, etc…, mais avec très peu de succès.

"Le corps réagit au traumatisme des brûlures par la prolifération très rapide de cellules fibroblastes qui produisent le collagène afin de recouvrir la zone touchée", explique le Dr Golberg. "Mais le processus de guérison naturelle conduit à la production d'un tissu dermique excessif et trop épais, qui constitue en fait la cicatrice. Nous avons développé une nouvelle méthode non-invasive permettant le contrôle de ce processus, susceptible de réduire considérablement l'étendue des cicatrices".

La nouvelle méthode, qui utilise une technologie connue sous le nom de pIRE (électroporation irréversible partielle), est basée sur l'exposition de la peau affectée à des champs électriques à haute tension à impulsions très courtes. "La cicatrisation suite à une brûlure est un mécanisme complexe qui implique une activité inflammatoire et des aspects métaboliques, et notre méthode intervient dans ce processus", explique le Dr Golberg. "Nous pensons que les impulsions électriques appliquée sur la peau en cicatrisation affectent irrémédiablement une partie des cellules qui produisent le collagène, réduisant ainsi la formation de la cicatrice. Cependant, pour obtenir des résultats optimaux, il est très important de trouver le dosage exact et précis. Une surexposition pourrait créer une nouvelle blessure inguérissable sur la peau, alors qu'une exposition trop faible ne permettrait pas d'enrayer le processus naturel de 'guérison excessive' ".

Testée en laboratoire, la nouvelle méthode eu des résultats très encourageants, évalués au moyen d'une méthode d'imagerie innovante, développée à l'hôpital Massachusetts General aux Etats-Unis : le traitement a entraîné une réduction de près de 60% de la superficie des cicatrices.

Après le succès des recherches en laboratoire, les chercheurs envisagent la prochaine étape: la construction d'un appareil approprié ainsi que des essais cliniques, qui feront bénéficier les personnes en convalescence de brûlures de cette approche novatrice.

 "La méthode de l'exposition aux champs électriques a un grand potentiel pour la prévention des cicatrices, et le traitement d'autres problèmes de peau", conclut le Dr. Golberg. "Il s'agit d'une approche innovante, efficace et non invasive, initialement développé pour traiter une gamme de maladies dégénératives de la peau. Dans des études précédentes, nous avons montré qu'elle était également efficace pour la désinfection des plaies infectées après des brûlures, et des procédures cosmétiques, comme le traitement de diverses imperfections ainsi que  le renouvellement et le rajeunissement de la peau ".

L'étude a été réalisée avec le soutien de la Fondation Shriners, qui finance les recherches sur les brûlures chez les enfants.