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Université de Tel-Aviv: Progrès dans le traitement des traumatismes crâniens

Les Prof. Renana Baratz-Goldstein et Chaim Pick, de l'Ecole de médecine de l'Université de Tel-Aviv, en collaboration avec le Prof. Daphne Atlas de l'Université hébraïque de Jérusalem ont testé en laboratoire une nouvelle molécule qui permet de protéger efficacement le cerveau après un traumatisme craniocérébral léger (TCCL). Selon les chercheurs, une dose unique de la nouvelle protéine administrée dans l'heure qui suit le choc réduit les risques d'inflammation cérébrale à l'origine de la mort cellulaire et des troubles cognitifs qui en découlent.

Decouverte-dans-le-traitement-des-traumatismes-craniensL'étude, publiée récemment dans la revue PLOS ONE, pourra aboutir dans l'avenir à la mise au point de médicaments pour le traitement préventif des effets secondaires des lésions cérébrales d'origine traumatique.

"Les traumatismes crâniens légers, généralement causés par des accidents ou des chutes, sont fréquents chez les enfants, les sportifs, les soldats et les personnes âgées". explique le Prof. Baratz-Goldstein." Comme ils ne présentent souvent pas de signes extérieurs visibles ni de lésions des structures cérébrales, ils sont souvent sous-diagnostiqués. Mais les patients souffrent fréquemment de troubles cognitifs, comportementaux et émotionnels de longue durée, associées à des changements biochimiques et cellulaires. Actuellement, il n'existe pas de traitement efficace".

Calmer le processus inflammatoire responsable de la mort cellulaire

Bien que la plupart des manifestations diminuent sensiblement quelques jours ou semaines après la blessure, près de 50% des patients ressentent des symptômes de TCCL un an après, y compris des changements émotionnels et des troubles de la mémoire et des difficultés psychiques ou somatiques. Ces complications résultent d'une augmentation des niveaux de glutamate, du stress oxydatif, de la rupture hémato-encéphalique, et en particulier du processus inflammatoire causé par la blessure et qui provoque la mort cellulaire (apoptose).

Chaim PickSelon les chercheurs, les blessures internes ou externes provoquées par le choc crânien activent fortement le processus inflammatoire, conduisant à la mort cellulaire et aux troubles cognitifs et émotionnels qui en découlent, par l'intermédiaire des enzymes MAPK impliqués dans le processus d'inflammation des cellules du cerveau, C'est pourquoi il est important de retarder le processus inflammatoire causé par la lésion.

D'après eux, une dose des nouvelles molécules développées en laboratoire, administrée dans l'heure suivant le traumatisme pourra prévenir les dommages, à la fois à court et à long terme susceptibles de découler de ces accidents.

Dans son laboratoire de Jérusalem, le Prof. Atlas a développé de petites molécules appelées peptides TXM (thiorédoxine-mimétique) qui imitent l'action de la protéine thiorédoxine ou TRX1, chargée de maintenir l'état d'oxydation des cellules, tout en réduisant l'activité des enzymes MAPK activés lors de son oxydation. Ainsi elles entravent la cascade de réactions enzymatiques conduisant à l'inflammation. Les peptides nouvellement synthétisées sont composées de 3 ou 4 acides aminés qui inhibent l'activité inflammatoire des enzymes MAPK, prévenant ainsi la mort cellulaire.

Une précédente étude a déjà montré que ces nouvelles molécules empêchent les processus inflammatoires découlant de niveaux élevés de sucre dans le sang. Les chercheurs ont donc décidé de vérifier si elles pouvaient également être utilisées dans le cas d'une inflammation causée par un traumatisme.

Les tests réalisés sur des souris de laboratoire ont été probants: les molécules ont rétabli les capacités cognitives des souris, y compris la mémoire spatiale, la capacité d'apprentissage et la reconnaissance des objets, vérifiées 7 jours, puis 30 jours après le traumatisme. En outre, les peptides se sont avérés très efficaces pour inhiber l'activité de l'enzyme MAPK dans des cellules neuronales d'origine humaine cultivées in-vitro.

Selon les chercheurs, l'étude démontre le potentiel des peptides TXM pour réduire de manière significative les déficiences cognitives après une lésion cérébrale traumatique légère. Autre avantage de ce traitement potentiel: il réduit sensiblement le risque d'effet toxique, car les peptides sont constitués d'acides aminés, éléments naturels constitutifs des protéines cellulaires, contrairement à l'utilisation de médicaments non naturels. Ainsi, les peptides TXM sont-ils des candidats prometteurs pour le traitement préventif des dommages secondaires des lésions cérébrales d'origine traumatique.

D'autres expériences cliniques sont nécessaires pour établir la validité du traitement soulignent cependant les chercheurs.

 

Cet article a été publié sur Siliconwadi.fr sous le titre "Traumatisme crânien: découverte prometteuse en Israël"