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L'Université de Tel-Aviv et la planète Jupiter : le Prof. Ravit Helled participe à la mission Juno

Le Prof. Ravit Helled du Département de géosciences de l'Université de Tel-Aviv a tenu un rôle majeur dans le projet international de la NASA qui a abouti  le 4 juillet à la mise en orbite de la sonde spatiale Juno autour de Jupiter, la plus grande planète de notre système solaire, et va révolutionner notre compréhension de la formation de l'univers.

Juno-JupiterAprès un voyage de 5 ans dans l'espace sur une distance de 2,7 milliards de kilomètres, le satellite Juno est entré hier en orbite autour de Jupiter. "C'est réellement passionnant et excitant!"  a déclaré le Prof.  Helled, astrophysicienne et spécialiste des sciences planétaires qui a rejoint l'équipe scientifique de Juno en 2008. "C'est formidable de voir que le public est intéressé, nous espérons que cela pourra encourager les jeunes à devenir des scientifiques".

Une planète mystérieuse

Juno fera le tour de Jupiter 37 fois en 20 mois, en l'observant à partir de son orbite polaire, à environ 4828 kilomètres au-dessus de ses nuages denses. C'est le premier vaisseau spatial mis en orbite autour du géant gazeux depuis Galilée, qui s'est écrasé délibérément sur la planète en septembre 2003.

Les recherches du Prof. Helled se concentreront sur la structure interne de Jupiter et sa formation intérieure. "Jupiter est une planète mystérieuse" dit-elle. "Elle est énorme, n'a pas de surface solide, est parcourue par des vents forts et des champs magnétiques, et nous ne savons pas exactement de quoi elle est faite."

La planète a auparavant été survolée par d'autres vaisseaux spatiaux, mais aucun n'était équipé de la technologie et des instruments sophistiqués qui sont à bord de Juno et permettront d'offrir un aperçu de ses origines, son atmosphère et sa magnétosphère.

Ravid HelledDès son approche de la planète, Juno a enregisté une vidéo de ses lunes, qui constitue les premières images "en direct" du mouvement d'objets autour d'un corps céleste. La JunoCam pourra prendre des gros plans spectaculaires et en couleur de Jupiter qui, selon la NASA, vont dévoiler les secrets de la planète géante. A-t-elle un noyau solide? Qu'est-ce qui se cache sous ses nuages denses? Quelle quantité d'eau se trouve dans son atmosphère? Quelle est la profondeur de sa tache rouge géante ?

"Juno vient de se mettre en orbite autour de Jupiter, de sorte qu'il faudra au moins quelques semaines pour obtenir les premiers résultats" explique le Prof. Helled. "Je suis impatiente de recevoir des informations sur son champ gravitationnel, qui pourront être utilisée pour décrire sa composition;  je veux savoir si Jupiter possède un noyau, afin que nous puissions mieux comprendre comment se forment les planètes géantes".

La planète gazeuse et ses quatre plus grandes lunes, Io, Europe, Ganymède et Callisto, ont constitué un objet de fascination depuis des siècles. Jupiter, la première planète à s'être formée dans notre système solaire, détient des indices essentiels sur la façon dont il s'est créé et a évolué. La mission Juno aidera les scientifiques à comprendre les systèmes planétaires dans d'autres parties de l'univers.

"Bien que Juno soit une mission de la NASA, elle se compose de scientifiques de tous les pays du monde, et ça a été incroyable d'en faire partie" conclue le Prof. Helled.

La mission Juno se terminera le 20 février 2018, et le satellite devrait alors s'écraser sur Jupiter.

 

Cet article a été publié sur Siliconwadi.fr sous le titre "L'Université de Tel-Aviv et la mission Juno", le 8.07.2106.

L’université de Tel-Aviv récupère les données scientifiques de sa recherche qui étaient sur la navette spatiale Columbia qui a explosé le 1er février 2003.

13 ans après l’explosion dans l’espace de la navette Columbia, le 1er février 2003, dans laquelle ont péri les membres de l’équipage, dont le premier astronaute israélien Ilan Ramon, les restes de la mission MEIDEX, programmée par l’Université de Tel-Aviv, et réalisée dans l’espace par Ilan Ramon, ont été ramenés en Israël. Le Prof. Zev Levin, du Département des sciences de la Terre de l’Université de Tel-Aviv et l'un des principaux chercheurs du projet, parle du rôle majeur de l’Université dans le lancement de la navette, et du lien particulier avec l’astronaute israélien, ancien étudiant de l’UTA.

ilan-ramon-580Le 1er février 2003 la navette spatiale américaine Columbia, lancée le 16 janvier pour son 28e vol, la mission STS 107, se désintégrait lors de son retour sur terre, avec à son bord le premier astronaute israélien, Ilan Ramon. Cette semaine, à l’instigation de sa femme Rona Ramon, la direction de la NASA a rendu à rendu à l’Agence spatiale israélienne les restes de l'expérience MEIDEX pour l'étude des tempêtes de poussière du désert et de leur impact sur le climat, conçue par des scientifiques de l'Université de Tel-Aviv et exécutée dans l'espace par Ilan Ramon, pour « permettre aux adolescents israéliens d'être exposés au monde novateur de la recherche et de l'espace et contribuer à l'éducation dans l'amour de la science et de la technologie ».

L’influence de la poussière sur le climat et le phénomène des « lutins lumineux »

D’après le Prof. Zev Levin, le projet de l’Université de Tel-Aviv comprenait deux expériences. La première avait pour but d’approfondir les connaissances existantes sur les effets de la poussière sur les conditions météorologiques, les précipitations et le changement climatique. « L'idée était qu’une connaissance plus approfondie des caractéristiques et des effets des particules de poussière notamment sur les nuages permettra d’améliorer de manière significative les modèles de simulation des changements climatiques et les prévisions météorologiques » explique-t-il. «  L’expérience a été conçue pour mesurer les caractéristiques des tempêtes de poussière principalement au-dessus de la Méditerranée,  en les photographiant tempêtes par caméra spectrale à partir de l'espace, et simultanément par un avion volant à l'intérieur de la tempête alors que la navette passait par dessus, afin de vérifier les données mesurées ».

La deuxième expérience portait sur les « lutins», sortes de flashes lumineux particulièrement courts de différentes formes et couleurs se produisant à des altitudes allant jusqu'à 90 km au-dessus des orages, phénomène découvert il y a seulement quelques années. L’idée était de profiter du fait que la moitié des heures de vol de la navette se déroulait dans le noir pour mesurer les lutins (sprites en anglais). C’était la première expérience de ce type à l’époque.

Columbia« Les préparatifs du lancement ont duré 6 ans, principalement en raison des nombreux reports de la date prévue, et incluaient l'installation de dispositifs sur la navette et sur l'avion de mission, et le développement d'un modèle mathématique pour la prévision des tempêtes de sable, ainsi que de méthodes pour détecter les zones d’apparition potentielle des « lutins » le long du parcours de la navette » explique le Prof. Levin.

Le symbole de l’Université de Tel-Aviv gravé dans une pierre

Mais les relations des chercheurs de l’UTA avec Ilan Ramon, ancien étudiant de l'Université de Tel-Aviv, allait bien au-delà de la recherche. L’astronaute israélien avait prit avec lui dans l'espace divers objets, qui devaient servir de souvenirs : «Ilan était une personne que nous aimions » a déclaré le Prof. Levin.  Chacun des chercheurs avait envoyé avec lui dans l’espace quelque chose qui lui était cher : des chansons sur CD, la collection d'images numériques du Prof. Levin, un livre de Torah appartenant à un autre chercheur de l’Université, le Prof. Joseph Joachim, décédé depuis,  qu'il avait reçu étant enfant dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, et une pierre gravée avec le symbole de l'Université de Tel-Aviv. « Ilan avait une profondeur de compréhension des processus et une capacité technique élevée. Il avait pris l'expérience comme un projet personnel », raconte encore le Prof. Levin.

Lors d'une cérémonie spéciale qui s’est déroulée le 2 février, les restes de l’expérience ont été présentés au public israélien : la caméra avec laquelle Ramon avait filmé dans l'espace, le système de contrôle, le matériel d'enregistrement et d'autres composants électroniques. A la cérémonie participaient Rona Ramon, le ministre de la Science Ofir Akunis, le directeur du Centre spatial Kennedy de la NASA, Robert Cabana,  l'ambassadeur américain en Israël Dan Shapiro, le Prof. Zev Levin, le Prof. Itzhak Ben Israël, directeur de l’Agence israélienne de l’Espace et  de l’atelier pour la Science, la technologie et la sécurité de l’Université de Tel-Aviv et Menachem Kidron, directeur de l’Agence au ministère de la science.

« L'expérience, partie d'Israël et été conçue par des scientifiques israéliens, est revenu aujourd'hui à son domicile pour y recevoir la place d'honneur qu'elle mérite » a déclaré le ministre.

« Il est important de noter que, malgré la terrible tragédie une grande partie des données mesurées pendant l'expérience sont arrivées en Israël et continuent de servir aux chercheurs et aux étudiants dans ce domaine, notamment l’étude des « lutins lumineux » qui a pris son élan depuis » a précisé le Prof. Levin.

 

Sur la photo, de droite à gauche : le Prof. Levin, Menachem Kidron, Rona Ramon, le ministre Akunis, l’ambassadeur Shapiro et le Prof. Itzhak Ben Israël.

Exceptionnelle découverte en astronomie d'un million de nouvelles étoiles par les chercheurs de l'Université de Tel-Aviv

Une équipe d'astronomes de l'Université de Tel-Aviv et de UCLA a découvert une mystérieuse formation de près d'un millions de jeunes étoiles, dont plus de 7000 étoiles de type O, les plus brillantes de l'univers, dans une galaxie naine très proche de nous. L'étude, réalisée en collaboration avec une équipe de chercheurs du Submillimeter Array, radiotélescope opéré conjointement par le Smithsonian Astrophysical Observatory et l'Institut Academia Sinica d'astronomie et d'astrophysique sur le Mauna Kea à Hawaï, a été publiée récemment dans la revue Nature.

NGC-5253L'amas d'étoiles est caché au cœur d'un énorme nuage de gaz, dit "Nuage D", dans la galaxie naine NGC 5253, l'une des plus proches galaxies bleues connues, à onze millions d'années-lumière de la constellation du Centaure. La formation, bien qu'un milliard de fois plus brillante que notre soleil, est à peine visible, car elle est cachée par l'accumulation de gaz chauds et de poussière au sein de laquelle elle s'est formée.

«Le Nuage D est une usine de suie incroyablement efficace» commente le Prof. Sarah Beck du Département d'Astronomie et Astrophysique de l'Université de Tel-Aviv, co-auteur de l'étude avec le Prof. Jean Turner, directrice du Département de physique et d'astronomie d'UCLA. «Il a créé une énorme formation d'étoiles, qui ont-elles-mêmes produit une quantité de poussière stellaire sans précédent».

L'amas contient plus de 7000 étoiles "O", les plus chaudes et plus brillantes de l'univers, véritables monstres, chacune un million de fois plus lumineuse que notre soleil, qui brillent d'une lumière bleuâtre en raison de leur température dépassant les 30 000 degrés. Avec une vie courte et violente, les étoiles O jouent un rôle clé dans l'évolution de nos galaxies.

Un processus qu'on supposait éteint il y a dix milliards d'années

«Des phénomènes extrême et extraordinaires se produisent dans notre environnement astronomique proche», poursuit le Prof. Beck. «Nous sommes témoins de la formation d'un amas globulaire de milliers d'étoiles dans une sphère très dense, processus que nous supposions 'éteint' dans notre galaxie il y a dix milliards d'années, et qui se produit aujourd'hui dans une galaxie voisine».

prof.SarahBeckSelon elle, la galaxie NGC 5253 est le foyer de centaines d'amas d'étoiles, dont le groupe le plus spectaculaire, lové dans l'énorme Nuage D, est âgé d'environ trois millions d'années, ce qui est remarquablement jeune en termes astronomiques. «La proportion des nuages de gaz qui donnent naissance à des étoiles varie dans les différentes parties de l'univers. Dans la Voie lactée, par exemple, moins de 5 pour cent des gaz des nuages interstellaires de la taille du Nuage D se transforme en étoiles». Dans le Nuage D, cependant, le taux semble être au moins dix fois supérieur.

«Cette découverte est l'aboutissement temporaire d'une longue recherche qui a commencé en 1996, avec la détection d'une faible une émission d'ondes radio» observe le Prof. Beck. «Nous travaillons depuis près de vingt ans sur la formation des étoiles liées à des phénomènes extrêmes. Nous nous demandons pourquoi ces groupes stellaires sont nés à un moment et un endroit précis, et nous ne sommes pas arrivés au bout de nos interrogations».

Dans l'avenir, le Nuage D pourrait être détruit par la transformation d'une partie de ses étoiles en supernovae, faisant tournoyer la totalité de leurs gaz et de leurs éléments chimiques dans l'espace interstellaire. Le Prof. Beck a déclaré que son équipe continue d'étudier et de surveiller la galaxie en utilisant l'Atacama Large Millimeter array / submillimeter, radiotéléscope géant situé dans le désert d'Atacama dans le nord du Chili.

Les autres co-auteurs de l'étude sont S. Michelle Consiglio, étudiante du Prof. Turner à l'UCLA, David Meier de l'Institut d'exploitation minière et de technologie du Nouveau-Mexique, Paul Ho de l'Academia Sinica d'astronomie et d'astrophysique de Taiwan et Jun-Hui Zhao du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics.

 

http://siliconwadi.fr/18430/astrophysique-les-mysteres-de-la-galaxie-ngc-5253

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ sous le titre"Astrophysique: les mystères de la galaxie NGC 5253", le 12.06.2015.

Découverte : Il y a une plus grande chance de vie dans l'univers

L’univers primitif contenait beaucoup plus d'eau que ne le pensaient jusqu'à présent les scientifiques. C’est ce qui ressort d’une étude menée par le Dr. Samuel Bialy de l'École de physique et d'astronomie de l'Université de Tel-Aviv, sous la direction du Prof. Amiel Sternberg, en collaboration avec le professeur Avi Loeb, du centre d’Astrophysique de l’Université d’Harvard, dans le cadre du programme d'astronomie commun aux deux universités. D’après l’étude, publiée fin avril dans Astrophysical Journal Letters, les nuages de gaz à partir desquels se sont formées les étoiles et les galaxies de l'univers contenaient d’importantes quantités d'eau, ce qui signifie une possibilité accrue de la présence de la vie dans l'immensité de l'univers.

EaudansluniversLorsque l’on recherche la vie dans l’univers, l’eau est l’élément-clé. Sans eau, pas de vie possible ; sa présence indique donc une chance accrue de trouver des traces de vie. « Toutes les galaxies, les étoiles et les planètes que nous connaissons aujourd'hui sont nées à partir de grands nuages de gaz, créés lors du Big Bang, il y a 13,7 milliards d'années » explique le Dr. Bialy, qui a mené cette étude dans le cadre de sa thèse de doctorat à l'École de physique et d'astronomie à l'Université de Tel-Aviv. « Jusqu'à présent, il était généralement admis que les conditions qui régnaient dans ces nuages primordiaux empêchaient la formation de quantités importantes d'eau. Dans notre étude, nous avons constaté, à notre grande surprise, que la quantité de vapeur d'eau dans ces nuages de gaz était beaucoup plus grande qu’on le pensait ».

Nébuleuses primitives

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«Quand l'univers était jeune, c’est-à-dire âgé d'un milliard d'années seulement, les étoiles que nous connaissons aujourd'hui n’en étaient qu’à leur formation » dit le Dr. Bialy. « La plus grande partie de la matière était concentrée dans de grands nuages de gaz, constitués principalement d’éléments chimiques légers, comme l'hydrogène et l'hélium. Les étoiles, comme notre soleil et les planètes qui tournent autour, se sont créées plus tard, à la suite de la contraction et de l'effondrement des nuages de gaz, au cours d'un processus qui a duré des milliards d'années, et se poursuit encore aujourd'hui ».

Jusqu'à présent, il était généralement admis que ces nuages de gaz initiaux contenaient très peu de molécules d'eau (H2O), et ce pour deux raisons principales: «Tout d'abord, l'oxygène, nécessaire pour former l'eau était très rare dans l'univers primitif » explique le Dr. Bialy. « Deuxièmement, les molécules qui parvenaient quand même à se former dans ces nébuleuses étaient exposées à un rayonnement ultraviolet (UV) qui a la propriété de les pulvériser. Dans les nuages de gaz de notre galaxie existants aujourd'hui, elles sont protégées par une grande quantité de poussière qui absorbe le rayonnement. Mais cette poussière ne s'est formée qu'au cours des âges, par suite du processus de création et d'explosion des étoiles. Les anciens nuages de gaz étaient presque entièrement dénués de cette poussière, de sorte que le rayonnement qui les pénétraient était beaucoup plus fort et plus destructeur ».

100 fois plus de vapeur d'eau que prévu

Pour vérifier quelle quantité d'eau existait dans les anciens nuages de gaz, les chercheurs ont résolu des équations chimiques qui expriment le rythme de création et de destruction des molécules d'eau dans les conditions qui régnaient dans le nuage. «Nous avons choisi de baser notre calcul sur un environnement (théorique) dans lequel la quantité d'oxygène est mille fois plus petite que celle que nous trouvons aujourd'hui dans les nuages de gaz de notre galaxie», explique Bialy. « Nous nous attendions donc à trouver une quantité négligeable de molécules d'eau, mille fois moins grande que dans les nuages contemporains. Mais les résultats ont été surprenants: selon nos calculs, l'incidence de la vapeur d'eau dans les premiers nuages était supérieure de 100 fois à celle que nous avions supposée, très semblable à sa fréquence dans les nuages de gaz d'aujourd'hui ! Bien qu'il soit très important de noter qu'à l'époque actuelle, les nuages contiennent, en plus de la vapeur d'eau également une grande quantité de glace, c'est-à-dire d'eau sous forme solide ».

Comment donc, malgré les conditions difficiles, une quantité relativement grande de molécules d'eau s'est-elle formée dans les premiers nuages de gaz ? Selon le Dr. Bialy, la réponse se trouve dans la température des premières nébuleuses: « Selon des études antérieures, il régnait dans les nuages de l'univers primitif une température similaire à la température ambiante, d’environ 30 degrés Celsius. En revanche, la température dans les nuages de gaz d'aujourd'hui est inférieure à 200 degrés Celsius. Le refroidissement est causé par des éléments tels que le carbone et l'oxygène, produits par les étoiles et les planètes, qui étaient rares dans l'univers primitif, mais existent en quantité dans les nuages de gaz d'aujourd'hui ». Les chercheurs pensent donc que la température élevée a accéléré le processus de création des molécules d'eau dans les nuages de gaz primitifs, dans une mesure qui a réussi à compenser et même à surmonter l'impact du rayonnement et de la faible quantité d'oxygène.

« Les premiers nuages de gaz étaient la matière première à partir de laquelle se sont créée toutes les étoiles et les planètes qui existent aujourd'hui», conclut Bialy. « Nous pouvons donc supposer que l'eau contenue dans les nébuleuses s’est retrouvée sur les planètes, dans notre galaxie et dans d'autres. Il est donc tout à fait possible que les conditions nécessaires à la formation de la vie aient déjà existé déjà dans les premières étapes de l'histoire de l'univers. De plus, plus la quantité d'eau est grande, plus la chance de trouver une vie ailleurs dans l'univers augmente ».

 

http://siliconwadi.fr/18068/decouverte-lunivers-primitif-pourrait-avoir-accueilli-la-vie

 

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ sous le titre :"Découverte: l'univers primitif pourrait avoir acceuilli la vie", le 12.05.2015.

LA DUREE DU JOUR SUR SATURNE PRECISEE PAR LES CHERCHEURS DE L'UTA

Une équipe de chercheurs dirigée par le Dr Ravit Helled du Département des Sciences de la Terre de l'Université de Tel-Aviv a réussi à résoudre l’énigme scientifique de la longueur de la journée sur la planète Saturne, à l’aide d’une nouvelle méthode de calcul qui pourra également aider à déchiffrer la clé d’autres mystères de notre galaxie.

Journée sur SaturneL’étude, réalisée en collaboration avec le Dr. Eli Galanti et le Dr. Yohai Kaspi de l'Institut Weizmann des Sciences, sera publiée ce soir (25/03/15) dans la revue Nature.

Pour la plupart des planètes de notre système solaire, la longueur de la journée est une donnée physique claire et sans ambiguïté, bien connue de la science moderne. Mais il s'avère qu’il en va différemment dans le cas de Saturne. « Saturne est une planète du type géante gazeuse, c’est-à-dire qu’elle est entièrement constituée de gaz, principalement d'hydrogène et d'hélium » explique le Dr. Helled, directrice de l'étude, impliquées dans les missions spatiales de la NASA et de l'Agence spatiale européenne, dont la sonde spatiale Cassini en orbite autour de Saturne, la mission Juno qui atteindra Jupiter en 2016, et le vaisseau JUICE qui explorera Jupiter et ses lunes au cours de la prochaine décennie.

« Dans la mesure où Saturne est formée de gaz, sa surface n'est pas stable, et il est donc impossible de déterminer son temps de rotation aux moyen de la méthode classique utilisée pour les planètes solides, à savoir le choix d'un repère caractéristique à la surface, et la mesure du temps écoulé entre deux passages de ce jalon. En outre, les géantes gazeuses sont toujours recouvertes d'une couche de nuages, ce qui rend encore plus difficile la tâche de mesure ».

Un débat scientifique de plus de trente ans

Les scientifiques ont donc tenté au cours des années d'évaluer la longueur d'une journée sur Saturne par diverses méthodes, basées sur une variété de phénomènes observables et mesurables, comme le champ magnétique, la radiofréquence, les nuages et les vents. Mais les résultats de ces études n'étaient pas uniformes. Les écarts entre les différentes estimations atteignaient jusqu'à 15 minutes, durée significative en termes d'exploration du système solaire. Le débat scientifique s’est donc poursuit.

Dr. Ravit Helled« En 1977, la NASA a lancé la sonde Voyager 2, qui nous a fourni de précieuses informations sur les quatre planètes extérieures de notre système solaire - Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune » explique le Dr. Helled. « Selon les observations de Voyager 2 la période de rotation de Saturne est de 10 heures, 39 minutes et 22 secondes. Ce chiffre a été considéré comme fiable pendant 30 ans, jusqu'à ce que les mesures de la sonde Cassini entrée en orbite autour de Saturne en 2004, aient montré que la méthode de mesure utilisée par Voyager 2 ne reflétait pas le temps de rotation effectif de la planète. L’énigme a été rouverte ».

10 heures, 32 minutes, 45 secondes

Fig 2 Saturn Cassini

Le Dr. Helled et ses collègues ont choisi de s’attaquer à la question en utilisant une méthode de calcul dit d’optimisation statistique, grâce à laquelle ils ont estimé la vitesse de rotation de la planète en associant son champ de gravitation, la densité de sa matière et les données concernant sa forme aplatie. Ils ont pu ainsi calculer le temps de rotation le plus conforme aux informations disponibles: 10 heures, 32 minutes et 45 secondes. Pour tester la fiabilité de leur méthode, les chercheurs l'ont utilisé pour calculer le temps de rotation de Jupiter, qui est bien connu de la science, et ont obtenu le bon résultat.

« Les conséquences de ces résultats vont bien au-delà de la simple solution d'une énigme intéressante», dit le Dr. Helled. « Tout d'abord, le temps de rotation a une grande influence sur les vents et sur le temps météorologique de la planète Saturne. Et, plus important encore: dans une précédente étude, nous avions constaté qu’une différence de sept minutes sur le temps de rotation a des implications importantes pour l'étude de la structure interne de la planète. On peut tirer des conclusions importantes de cette structure sur la manière dont a été créé Saturne en particulier, et les géantes gazeuses en général, et sur les conditions qui existaient autour d'elles lors de leur naissance, dans la nébuleuse de création du système solaire. Cette information ajoute à son tour un élément important à l'étude de l'évolution de notre système solaire et d'autres systèmes dans l'immensité de la galaxie ».

Au cours de  leurs prochaines études le Dr. Helled et ses collègues tenteront de mettre en œuvre l'approche innovante qu'ils ont développée pour l’appliquer à d'autres géantes gazeuses du système solaire, en particulier Uranus et Neptune, et même l'utiliser pour étudier des planètes d'autres étoiles.

 

http://siliconwadi.fr/17615/une-decouverte-israelienne-sur-saturne-ouvre-de-nouvelles-perspectives

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ sous le titre: "Une découverte israelienne sur Saturne ouvre de nouvelles perspectives"

Photos:

1. Crédit Helled et al

2. Saturne photographié du caisseau spatial Cassini (Crédit: NASA / JPL / Espace Science Institute)

3. L'entrée de la sonde Cassini en orbite autour de Saturne (image artistique) (Crédit: NASA / JPL / Caltech)