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Un professeur de l'université de Tel-Aviv parmi les scientifiques qui analyseront les données transmises par Gaia

Le professeur Shay Zucker, du Département de Géophysique et des Sciences planétaires de l'Université de Tel-Aviv fait partie de l'équipe internationale de chercheurs qui analyseront les données transmises par le véhicule spatial lancé jeudi dernier, qui devrait révolutionner notre connaissance de l'espace

gaia 1Le lancement dans l'atmosphère, jeudi dernier du vaisseau spatial Gaia est l'un des évènements les plus importants de l'histoire de l'espace récente et devrait révolutionner la compréhension de notre galaxie. L'astronef, équipé d'un télescope lui permettant de situer avec une précision sans précédent plus d'un milliard d'étoiles, a pour mission de cartographie la Voie Lactée en 3D.

Le satellite Gaia, dont la construction a duré plus d'une décennie et dont le coût total s'est élevé à deux milliards d'euros, a été conçu par l'Agence spatiale européenne (ESA), en collaboration avec des institutions de recherche et des chercheurs israéliens. Il a été lancé dans l'espace avec succès jeudi par une fusée russe Soyouz depuis le Centre de l'Agence spatiale européenne de Kourou, en Guyane française.

Gaia fournira de nouvelles connaissances sur la formation de notre galaxie et son avenir dans les milliards d'années à venir. En outre, elle pourra découvrir des planètes tournant autour d'autres soleils dans d'autres galaxies et fournira des indices qui feront progresser nos connaissances sur l'énergie noire, cet élément mystérieux qui emplit tout l'univers.

Une fois mise en orbite, à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre, Gaia devra encore effectuer une séquence automatisée critique de plusieurs mois afin de rendre opératif son équipement perfectionné. Sa mission durera ensuite 5 ans, durant lesquels elle enregistrera l'emplacement, la luminosité et la température de tout objet céleste qui passera dans son champ de vision, soit environ un milliard d'étoiles, et mesurera leur distance par rapport à la terre.

Selon le Prof. Shay Zucker, la caméra dont est équipée Gaia, d'une résolution d'un milliard de pixels, sera capablede situer une planète avec une précision de 10 microsecondes d’arc (l’arc est une sous-unité du degré), équivalente à la capacité de localiser "l'emplacement d'un grain de sable sur la lune au millimètre près", ou encore un cheveu à 700 km de distance.

Le Prof Zucker précise que Gaia, comme la planète terre, accomplira une révolution autour du soleil en un an. La mesure d'un milliard d’étoiles à partir d'un emplacement différent au cours de l'année permettra d'observer chacune d'elles environ 70 fois et de mesurer avec précision leur distance par rapport à nous. Selon lui, la précision inégalée de Gaia permettra de vérifier l'exactitude de la théorie de la relativité générale d'Einstein, grâce à une mesure plus précise des corps célestes du système solaire proches de nous, et de fournir des informations sur la nature de la matière noire, dotée d'unepressionnégative, qui la fait se comporter en direction opposée à celle de la pesanteur.

Les travaux du Prof. Zucker, en collaboration avec son ex-doctorante, le Dr Yifat Dzigan (actuellement en post-doctorat à l'Institut Weizman), porte sur les moyens de découvrir de nouvelles planètes tournant autour d'autres étoiles en observant les différence de clarté qui se produisent lorsqu'elles éclipsent en partie leur étoile-mère. Ils sont en partie subventionnés par le ministère de la Science et l'Agence israélienne pour l'Espace.

Un étudiant de l'université de Tel-Aviv à l'origine d'un projet de satellite israélien sur la lune

Trois jeunes ingénieurs israéliens ont recruté 80 millions de shekels pour construire un satellite qui devrait se poser sur la lune en 2015.

Satellite israelienA la fin de l'année 2010 Yariv Bash, étudiant de maîtrise en ingénierie électronique à l'université de Tel-Aviv annonça sur Facebook sa décision  de s'inscrire à une compétition organisée par Google, ayant pour but le lancement d'un satellite non-habité sur la lune. Il a été rejoint par Kfir Damari, ingénieur en communication et Jonathan Weintraub, ingénieur en avionique et électricité, employé à l'IAI (Israel Aerospace Industries). Ensemble, les trois jeunes ont fondé SpaceIL, une organisation à but non lucratif dont les bureaux se trouvent à Tel-Aviv, qui a pour but de planter le drapeau israélien sur la lune.

Né d'une idée plutôt folle, le projet a rapidement soulevé l'enthousiasme des investisseurs. En 15 jours l'association a réussi à recruter 50 000 dollars, et dispose actuellement de 80 millions de shekels, soit 23 des 30 millions de dollars estimés nécessaires à la réalisation du projet. "Nous avons adopté le concept de nano-satellite" expliquent les organisateurs "N'importe quel téléphone portable contient aujourd'hui

[…]

Lire la suite sur: http://siliconwadi.fr/11209/israel-a-la-conquete-de-la-lune

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr le 8/10/2013 sous le titre : "Israël à la conquête de la lune".

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