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Des oiseaux de proie au lieu de pesticides

Un projet national conduit par le Prof. Yossi Leshem, de la Faculté des sciences de la vie de l'Université de Tel-Aviv, visant à utiliser des rapaces pour le contrôle biologique des ravageurs de cultures, a abouti à une réduction de 50% de l'utilisation de pesticides.

Chouette effraie 2Le projet, mené depuis huit ans, incite les agriculteurs à utiliser des oiseaux de proie, pour contrôler les populations de ravageurs, au lieu d'utiliser les pesticides commerciaux.

Il consiste à placer des nichoirs dans les zones agricoles afin d'encourager la présence de chouettes effraie, dont la densité démographique en Israël est parmi les plus élevées du monde, et de faucons crécerelles, deux espèces qui s’avèrent efficaces dans le contrôle des populations de rongeurs décimant les cultures, telles que les campagnols, les gerbilles et les souris. Quelques 3000 nichoirs ont été installés jusqu'à présent.

une alternative écologique pour la lutte contre les rongeurs

Bien qu'une corrélation directe soit difficile à prouver, on a pu noter au cours de ces quatre dernières années une diminution de 50 à 90 pour cent des demandes de permis pour l'utilisation de Roch-80, un pesticide hautement toxique, seul type dont l'utilisation est autorisée en Israël contre les rongeurs des champs et des vergers.

יוסי-לשם 1Le projet dirigé par le Prof. Leshem implique également la participation de plusieurs ministères, ainsi que de la Société pour la Protection de la Nature en Israël et du Centre international pour l'étude de la migration des oiseaux de l’Université de Tel-Aviv. Au cours de ces dernières années, des agriculteurs palestiniens et jordaniens ont également rejoint le projet.

« Si nous prenons en compte le fait que l'objectif principal de ce projet national était de présenter une alternative écologique pour la lutte contre les rongeurs, nous pouvons dire que, jusqu'à présent, cet objectif a été atteint de manière impressionnante » ont affirmé les chercheurs, ajoutant cependant que les efforts doivent se poursuivre afin que les toxines ne soient utilisées que lorsque tous les autres choix ont été épuisés.

Au cours d’une vérification portant sur  1 400 nichoirs, on a retrouvé des chouettes effraie dans 22 pour cent d'entre eux, la moitié des autres boîtes étaient vides et les autres occupées par des nids de crécerelles et de choucas. Près de 80 pour cent des chouettes avait réussi à élever au moins un poussin.

 

Photo Nir Kafri