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Biologie

La Faculté des sciences de la vie de l'Université de Tel-Aviv 1ère en Israël et dans le Top100 mondial

L'UTA est la première université en Israël dans les domaines de la biologie et de la biochimie et se classe à la 98e place dans le monde, d’après le classement 2016 du US News and World Report, qui évalue et classe plus de 1000 universités internationales, selon des critères tels que la qualité et la quantité des résultats de recherche ainsi que la réputation globale.

Facultedessciencesdelaviesherman 0L'université de Tel Aviv se classe également au premier rang en Israël parmi les universités de recherche en biologie moléculaire et génétique (et à la 110e place mondiale) ainsi qu'en neurosciences et en sciences du comportement (122e place mondiale). Cette année l'UTA arrive également en tête des universités israéliennes en sciences de la vie dans le classement de Taiwan.

La Faculté George Wise des sciences de la vie est la plus ancienne faculté de l'Université de Tel-Aviv. Connue à l'origine sous le nom d'Institut universitaire des sciences naturelles, axé sur les disciplines biologiques traditionnelles telles que la botanique et la zoologie, elle recouvre aujourd'hui tous les nouveaux domaines des disciplines des sciences de la vie, tels que la biotechnologie et la bio-informatique et  compte plus de 90 laboratoires répartis dans trois bâtiments. Elle comprend en outre un  Jardin botanique, un jardin zoologique de recherche, l'Institut des céréales pour l'amélioration des récoltes et le musée Steinhardt d'histoire naturelle.

"L'interdisciplinarité est dans notre ADN" déclare le Prof. Danny Chamovitz, doyen de la faculté. Nos experts en biologie cellulaire, en mathématiques, en informatique, en nanotechnologie et en écologie travaillent tous ensemble pour découvrir les mécanismes incroyablement sophistiqués qui permettent l'existence de la vie. Et dans toutes nos activités, nous mettons l'accent sur l'excellence, et nous efforçons de maintenir un niveau d'enthousiasme scientifique et de participation qui reflète l'énergie et le dynamisme de la ville de Tel-Aviv".

Une étude de l'Université de Tel-Aviv pourrait apporter une solution à la faim dans le monde

Selon une recherche menée par les Dr. Itay Mayrose, Ayelet Salman-Minkov et Niv Sabath du laboratoire sur l'évolution et la bio-informatique des plantes à l'Université de Tel Aviv, le succès de la domestication des plantes comme le blé, le café etc. est lié aux duplications du génome qui se produisent dans leurs cellules végétales. Une corrélation qui, compte tenu des progrès actuels de la génomique, offre un nouvel espoir pour l'agriculture moderne et l'alimentation de l'humanité.

wheat-580Les résultats de l'étude ont été publiés la semaine dernière dans la prestigieuse revue Nature Plantes.

Une étude de l'Université de Tel-Aviv propose une explication innovante du processus de domestication des espèces agricoles, des siècles après la dernière domestication réussie d'une espèce végétale. La domestication des espèces, c'est-à-dire l'adaptation des espèces sauvages aux besoins humains, a progressivement amené l'apparition de plantes résistantes aux maladies et aux intempéries, possédant une durée de vie prolongée. Ces objectifs deviennent de plus en plus importants avec la croissance de la population et la baisse de quantité des ressources naturelles disponibles.

Depuis le début de la révolution agricole, il y a 13000 ans, l'homme a tenté de cultiver et d'entretenir une énorme variété de plantes pour ses besoins, mais seules quelques-unes ont pu être domestiquées avec succès pour l'agriculture. Depuis des siècles, en dépit de toutes les réalisations scientifiques et technologiques, l'homme n'est parvenu à domestiquer aucune nouvelle espèce.

La clé de la domestication des plantes: la multiplication des copies de leur génome

D'après la nouvelle étude,  les plantes domestiquées avec succès, comme le blé, les pommes de terre, le café ou le sucre, sont plutôt des plantes polyploïdes, c'est-à-dire qui possèdent un patrimoine chromosomique au moins égal au double de la normale.

La plupart des mammifères, y compris les humains, sont "diploïdes", ce qui signifie que leurs chromosomes sont présents par paire. Le génome humain, par exemple, se compose de 23 paires de chromosomes. L'information génétique se trouve dans toutes les cellules du corps humain à l'exception des cellules sexuelles qui contiennent un seul jeu de chromosomes. Mais de nombreuses plantes sont polyploïdes, ce qui signifie qu'elles comportent de multiples copies du génome entier.

mayrose"Dans les plantes polyploïdes nous trouvons des groupes de quatre, six et même huit chromosomes", explique le Dr. Mayrose. "Depuis un siècle les chercheurs tentent de comprendre la signification de ce phénomène sur le plan de l'évolution, mais en dépit de nombreuses spéculations et recherches, la question de la polyploïdie reste ouverte sur le plan scientifique. Nous ne comprenons pas clairement les avantages évolutifs de la transmission de copies supplémentaires de l'information génétique, ni pourquoi les plantes investissent l'énergie nécessaire à cette reproduction génomique pour leur survie ".

Le Dr. Mayrose et son équipe ont déjà montré par le passé que les plantes polyploïdes reproduisent leur information génétique en réponse au stress, essentiellement le stress environnemental. "Lorsque qu'une plante est danger, elle reproduit ses chromosomes" explique le Dr. Mayrose. "Les chromosomes supplémentaires permettent d'élargir la gamme de l'héritage génétique, puisque chaque copie du gène peut se différencier en sous-fonctions différentes. C'est une tentative désespérée de la plante, qui dans la plupart des cas échoue, d'adapter ses descendants à l'environnement".

Pourtant, il s'avère que cans un cas au moins, cette stratégie est payante: dans celui de la domestication humaine. Le laboratoire informatique du Dr. Mayrose a construit une base de données d'une infinité de groupes de plantes et de leurs données génomiques, et développé un algorithme de calcul capable d'identifier les plantes qui ont subis une duplication génétique au cours de leur évolution depuis 20 millions d'années, c'est-à-dire sont devenues polyploïdes.

Un outil pour domestiquer de nouvelles espèces

"Lorsque nous avons croisé toutes ces données avec la liste de plantes que l'homme a domestiqué, nous avons trouvé une connexion claire", explique le Dr. Mayrose. " 30% des espèces domestiquées par l'homme ont subi une duplication de leur génome, incidence significativement plus élevée que celle des plantes dans la nature. C'est vrai pour les plantes telles que le blé, la pomme de terre, la patate douce, le café, le sucre, les arachides, les fraises, le coton, le tabac, et la liste est longue ".

Selon les chercheurs, ces résultats jettent une lumière nouvelle sur la révolution agricole. "La multiplicité des chromosomes de ces végétaux a permis à l'homme de jouer avec les caractéristiques de la plante et d'en tirer le meilleur pour leurs besoins. Bien sûr, cela ne signifie pas que nos ancêtres étaient capables de distinguer entre les plantes ayant subi une duplication génomique et les autres. L'homme a tenté de domestiquer les plantes au hasard, et ces expériences ont réussi le plus souvent avec les plantes polyploïdes. Ou peut-être est-ce juste le contraire: ce sont peut-être justement les tentatives de domestication par l'homme qui ont provoqué un stress environnemental sur les plantes, qui les a conduits à un doublement du génome et a permis à l'homme d'en jouer avec succès. Nous ne savons toujours pas quelle est la cause et quelle est la conséquence ".

En plus des conclusions historiques, la nouvelle étude du Dr. Mayrose et son équipe a également des implications pour l'avenir de la domestication, et peut-être l'avenir de l'alimentation humaine. "Au cours de ces derniers siècles, nous n'avons réussi à domestiquer aucune nouvelle espèce. Notre recherche suggère qu'on peut ajouter un nouvel outil à la domestication moderne: la duplication génomique. Aujourd'hui, nous savons dupliquer le génome et faire en sorte que  les plantes devenir polyploïdes artificiellement, ce qui signifie qu'il sera possible de domestiquer de nouvelles espèces et d'améliorer les plantes domestiques ".

Une découverte de l'Université de Tel-Aviv va permettre de révolutionner l'agriculture et de renforcer la sécurité alimentaire mondiale

Un groupe de recherche dirigé par le Prof. Nir Ohad, du Département de biologie moléculaire et d'écologie des plantes, directeur du Centre Manna pour la sûreté et la sécurité alimentaire de l'Université de Tel-Aviv, en collaboration avec l'équipe du Prof. Ralf Reski, chef du Département de biotechnologie des plantes à l'Université de Fribourg en Allemagne, a isolé un gène qui active le mécanisme de la multiplication végétative des plantes. Cette découverte,  qui jette la lumière sur la transition évolutive des espèces marines vers les espèces terrestres est également susceptible de révolutionner l'agriculture et de renforcer de manière significative la sécurité alimentaire dans le monde.

manna lab newLes résultats de l'étude, qui a démarré il y a une décennie, viennent d'être publiés dans la revue Nature Plants.

« D'une manière générale, on distingue la reproduction sexuée et la multiplication asexuée, dite aussi végétative pour les plantes », explique le Prof. Ohad. « Dans le cas de la reproduction sexuée, deux gamètes s'unissent pour créer la prochaine génération. La "logique" de l'évolution a conduit à la formation de descendants différenciés, chacun adapté à son environnement de manière un peu différente. Cette variabilité assure la survie. Si nous étions tous identiques, la survenue d'une situation nouvelle pourrait éliminer toute l'espèce. D'un autre côté, il n'est pas toujours possible de trouver un partenaire pour la reproduction sexuelle. Mais la nature a prévu cet écueil : ne plante qui pousse dans un environnement où la pollinisation est difficile, par exemple, pourra quand même produire des descendants identiques à lui s'il possède un mécanisme primaire de reproduction asexué. Il s'agit d'un genre de sauvegarde évolutive de la plante ».

Une reproduction sans fécondation

C'est une telle plante, une mousse de type Physcomitrella patens qui a été choisie comme modèle pour cette étude par les chercheurs. Au moyen de l'expression d'un  gène isolé, nommé Bell1, dans les tissus de la plante, ils lui ont fait produire des embryons à l'extérieur de son système de reproduction, dans un tissu analogue à ses "tiges". Ces embryons, identiques les uns aux autres, ont eux-mêmes grandi et produit leur propre progéniture fertile.

Nir Ohad« Nous avons réussi à isoler un gène particulier, que nous recherchions depuis très longtemps chez toute sorte de plantes » explique le Prof. Ohad. « En exprimant ce gène, nous avons contourné la nécessité du processus de reproduction et du système reproducteur, et nous avons fait en sorte que la plante créé sa prochaine génération de façon indépendante et sans fécondation. Le gène que nous avons identifié fait partie du système épigénétique de la plante, mécanisme responsable de l'expression des gènes en fonction de leur emplacement et de leur environnement interne et externe. Métaphoriquement, le système épigénétique peut être comparé à la cantillation des voyelles dans la Bible: il ne modifie pas ce qui est écrit, dans ce cas, le code génétique, mais indique comment il faut le lire et l'interpréter. En exprimant le gène Bell1 dans la plante nous avons fait en sorte qu'elle active son code génétique, peut-être de la même manière qu'elle le fait en situation naturelle dans des conditions de stress, qui la font se reproduire sans partenaire ».

Un potentiel nutritionnel et économique énorme

Les chercheurs espèrent que cette nouvelle étude constituera une percée pour la compréhension de la formation des embryons sans fécondation. Selon le Prof. Ohad,  nous avons encore beaucoup à apprendre sur le processus par lequel, au cours de l'évolution les embryons sont passés par un mécanisme de division d'une cellule unique au corps multicellulaire qui caractérise toutes les plantes terrestres d'aujourd'hui. « Sur le plan scientifique, nous savons encore peu de chose sur la multiplication asexuée et la transition vers la reproduction sexuée. C'est la clé pour la compréhension du début de la vie.»

En outre, la compréhension du mécanisme qui sous-tend la multiplication végétative asexuée pourra permettre d'activer un processus similaire chez les plantes de culture, et de produire des graines de plantes sélectionnées sans utiliser les cellules sexuelles. Ainsi pourra-t-on parvenir à une reproduction rapide de ces plantes, ainsi qu'à leur stockage et leur distribution aux agriculteurs par des moyens simples et à faible coût.

C'est le rêve des producteurs de semences», explique le Prof. Ohad. « La duplication génétique naturelle, par la plante elle-même, est l'enjeu de l'agriculture, car elle permet une uniformité. Les entreprises semencières investissent du temps et de l'argent pour créer et améliorer des souches modèles, possédant les caractéristiques et les paramètres nutritionnels souhaités, et produisant des plantes résistantes aux maladies, des fruits goûteux etc. Ce sont ces espèces que nous voulons dupliquer sans utiliser de cellules sexuelles. Le potentiel nutritionnel et économique est énorme. La création de semences identiques permettra de les préserver à long terme, de les commercialiser et les distribuer aux agriculteurs facilement et à moindre coût, renforçant ainsi de manière significative la sécurité alimentaire dans le monde ».

Ont également participé à l'étude les Dr. Aviva Katz et Idan Pereman de la Faculté des Sciences de la vie de l'Université de Tel Aviv, le Dr. Eva Decker de l'Université de Fribourg et sa doctorante Nelly Horst.

 

Cet article est paru sur Siliconwadi sous le titre: "Une découverte israélienne va révolutionner l'agriculture mondiale"

Le Musée Steinhardt d'Histoire Naturelle de l'Université de Tel-Aviv, premier centre de recherche sur la biodiversité au Moyen-Orient

Centre mondialement reconnu de recherche en taxonomie (identification, classification et nomination des espèces et des organismes vivants), le Musée Steinhardt d'Histoire naturelle, Centre national d'Israël de recherche sur la Biodiversité, ouvrira ses portes au public en janvier 2017 sur le campus de l'Université de Tel-Aviv, avec pour mission de former la prochaine génération d'experts sur la faune et la flore d'Israël et du Moyen-Orient. D'une superficie de 9 620 mètres carrés, le Centre attend 100 000 visiteurs par an.

MuseeSteindhartDiving"La recherche taxonomique est la clé de la préservation des écosystèmes essentiels aux sociétés humaines", explique le Prof. Tamar Dayan, directrice du musée. " Elle est également importante pour l'agriculture, la santé, la biotechnologie et la sécurité. Le travail de taxonomie entrepris au Musée est crucial pour la recherche fondamentale et appliquée sur tous les organismes vivants. Nommer c'est connaitre, ou comme l'a dit Carl von Linné, père de la nomenclature, 'La connaissance des choses périt par l'ignorance du nom".

Promouvoir la paix par le dialogue scientifique

Parmi les 25 taxonomistes du Musée Steinhardt, le Dr. Noa Shenkar s'est  taillé une place parmi les sommités du monde dans le domaine de la taxonomie des ascidies, créatures marines qui s'accrochent aux surfaces dures au fond de l'océan. Ses classifications des ascidies de la Méditerranée et de la Mer Rouge sont considérées aujourd'hui comme définitives.

MuseeSteindhartNoaFormée à l'Université de Tel-Aviv, le Dr. Shenkar, 38 ans, a fait son post-doctorat à l'Université de Washington à Seattle. Fascinée par les ascidies, invertébrés aussi connus sous le surnom de "seringues de mer" qui assurent leur nutrition en filtrant l'eau, elle passe autant de temps qu'elle peut sous l'eau. "Les ascidies se nourrissent de minuscules particules marines, ce qui en fait un maillon important de la chaîne alimentaire», explique-t-elle. "elles sont également révélatrices de l'état de l'environnement marin."

Le Dr. Shenkar est régulièrement sollicitée par des biologistes marins de tout le Moyen-Orient, y compris des Etats du Golfe et l'Iran. Elle a récemment accueilli dans son laboratoire une chercheuse turque, le Dr. Sinem Aydin de l'Institut des sciences et technologies marines de l'Université Dokuz Eylul à Izmir, s'intéressant à l'utilisation des ascidies comme indicateurs biologiques pour la surveillance de la pollution par les métaux lourds dans les eaux de la mer Égée orientale.

«Je suis venueMuseeSteindhartSinem en Israël parce que le Dr. Shenkar est un expert dans ce domaine de recherche" a dit le Dr. Aydin. "Elle m'a procuré une formation de base dans la taxonomie des ascidies et m'a aidé à améliorer mes compétences pour leur identification précise. Il n'existe pas d'expert dans ce domaine en Turquie donc mon expérience à l'Université de Tel Aviv est donc essentielle pour combler ce déficit".

Pour le Dr. Shenkar, la coopération avec sa collègue turque représente un moyen de promouvoir la paix dans la région. "je ne peux bien sûr je ne peux pas parvenir à un tel résultat par moi-même" dit-elle, " mais le dialogue scientifique est un pas dans la bonne direction".

Un trésor national inestimable

MuseeSteindhartAscidieLe Musée Steinhardt d'Histoire Naturelle, et Centre national d'Israël pour les études de la biodiversité, est un trésor national inestimable renfermant environ 5 millions de spécimens d'animaux et de plantes qui racontent l'histoire de la biodiversité au Moyen-Orient au cours du siècle passé et celle de l'humanité à travers des millénaires. Parmi les spécimens sont présentés le dernier guépard du Moyen-Orient, les premiers humains modernes hors de l'Afrique, les derniers léopards de Galilée et des montagnes de Judée, et des vestiges des premières communautés agricoles du Moyen-Orient.

Le Musée, dont l'ouverture au public est prévue en janvier 2017, est reconnu comme infrastructure nationale de recherche sous les auspices de l'Académie nationale israélienne des Sciences, et est associé bénéficie d'une association avec  la Faculté des Sciences de la vie, la Faculté de Médecine, et la Faculté des Sciences humaines. Il regroupe  80 spécialistes et ses principaux objectifs sont l'enregistrement de la biodiversité, la recherche scientifique, la formation professionnelle et la l'organisation de programmes de sensibilisation du public. Les études du Centre servent de point d'appui aux décisions nationales dans un grand nombre de domaines, y compris l'agriculture, la gestion des zones humides, l'exploitation des ressources marines, la santé, la préservation des paysages et de la lutte biologique contre les parasites.

musse dhistoire nat5Le nouveau bâtiment, qui  englobera  9 620 mètres carrés, est prévu pour accueillir 100 000 visiteurs par an. Il comprendra entre autre l'Arche, un espace d'exposition évoquant l'Arche de Noé qui présentera  aux visiteurs aperçu parmi les millions de spécimens fascinants de la collection du Musée, l'aile du monde de la connaissances, espace réservé à la sensibilisation et aux programmes d'enrichissement destiné à ouvrir le monde de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique aux jeunes de tous les milieux, ainsi qu'à la formation de gardes forestiers et de guides de la nature.

MuseeSteindhardtMichaelSteinhardtLe nouveau bâtiment du Musée est réalisé grâce à la vision et la générosité de Michael Steinhardt, un des principaux donateurs de l'Université de Tel-Aviv, Docteur honoris causa de l'UTA, ancien président du Conseil des gouverneurs, et de sa femme, Judy. Les activités et le processus de construction du Musée sont également soutenus par le Comité de planification et de budgétisation du Conseil israélien de l'enseignement supérieur, les divers ministères gouvernementaux, le F.N.J. et des donateurs et fondations privés.

Des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv révèlent les effets dévastateurs des crèmes solaires sur l'environnement marin

Une étude internationale menée par le Dr. Omri Bronstein et le Prof. Yossi Loya du Département de zoologie de la Faculté des sciences de la vie de l'Université de Tel-Aviv, en collaboration avec le Dr. Craig Downs du laboratoire d'études sur l'environnement Haereticus en Virginie, révèle que l'un des principaux ingrédients utilisés dans la composition des crèmes solaires, est hautement toxique pour l'environnement marin en général, et cause des dommages incalculables et irréversibles aux récifs coralliens dans le monde entier.

coral-reef-1La nouvelle recherche, continuation d'une étude parue en janvier 2014, qui avait suscité de nombreuses réactions dans le monde, a été publiée dans la revue Archives of Contamination and Toxicology. Plusieurs autres chercheurs aux États-Unis et à l'Université Ben Gourion du Néguev y ont également participé.

« Nous travaillons dans un domaine appelé éco-toxicologie, qui se concentre sur les substances nocives pour l'environnement naturel, et leur impact sur la flore et la faune», explique le Dr. Bronstein « Les recherches révèlent peu à peu les dégâts causés par des produits apparemment anodins, principalement alimentaires ou cosmétiques. Dans cette étude, nous avons choisi de nous concentrer sur un ingrédient qui sert à filtrer les rayons ultraviolets, utilisé dans la composition de la plupart des écrans solaires standard, appelé oxybenzone, et nous avons examiné ses effets sur les récifs coralliens dans la mer ».

Concentrations dangereuses à proximité des plages

La première phase de la recherche a été effectuée dans les laboratoires du Centre interuniversitaire des sciences marines d'Eilat. L'exposition à l'oxybenzone de larves coralliennes, a révélé des résultats alarmants dès une concentration minimale de 62 pour un trillion (0,062 microgramme par litre): dégâts sur l'ADN à l'état embryonnaire, graves distorsions structurelles et troubles hormonaux, interférant avec les mécanismes de la construction de l'exosquelette, qui font que les jeunes coraux s'ensevelissent dans leur propre carapace. En parallèle, les chercheurs ont également  examinés des tissus de coraux adultes, qui eux aussi ont subis des perturbations de leurs mécanismes hormonaux et de leur ADN.

ProfYossi LoyaEn outre, les chercheurs ont examiné l'effet de l'oxybenzone sur les coraux dans des conditions de lumière et d'obscurité, et ont constaté que sa toxicité augmentait considérablement lors de l'exposition à la lumière. Dans le cas des récifs coralliens, qui se trouvent dans des zones géographiques ensoleillées, où les personnes utilisent une grande quantité de crème solaire, se créé un cycle particulièrement dévastateur.

En plus des tests de laboratoire, les chercheurs ont effectué un suivi environnemental des plages dans deux zones géographiques : à Hawaï dans l'Océan Pacifique et dans les îles Vierges américaines, situées dans la mer des Caraïbes. Dans les deux endroits ont été mesurées des concentrations d'oxybenzone sur les plages les plus fréquentées, qui attirent de nombreux baigneurs utilisant un écran solaire, jusque sur des sites relativement éloignés de la côte. Les chercheurs ont également vérifié des zones où les eaux usées des villes à proximité sont déversés dans la mer. La concentration de substance toxique trouvée dans l'eau était énorme : jusqu'à 800 par trillion à Hawaï, et jusqu'à 1,4 par million dans les Iles Vierges, soit respectivement 13 et 23 fois la concentration établie comme dangereuse en laboratoire.

Des efforts en vue de modifier la législation

«Notre étude a prouvé que l'oxybenzone, qui se trouve dans presque tous les écrans solaires, cause d'énormes dégâts aux récifs coralliens, et en particulier aux coraux à l'état embryonnaire» déclare le Dr. Bronstein. « Les embryons coralliens attaqués par l'oxybenzone ne peuvent plus s'installer sur les récifs et maintenir la continuité de l'espèce. Cela signifie que de nombreux récifs dans le monde entier, déjà endommagés par le passé à la fois par des facteurs d'origine humaine et des changements globaux à large échelle, ne seront pas en mesure de récupérer et de reconstituer». Selon lui, ce fait a également une importance économique: d'importants fonds publics sont actuellement déployés dans la réhabilitation des récifs coralliens, mais à la lumière des conclusions de l'étude, il se pourrait bien qu'il s'agisse d'un gaspillage, car il existe une forte probabilité que ces récifs, en particulier ceux situés à proximité des plages ou de sites de déversement des eaux usées, ne puissent pas être reconstitués. Conclusion: dans les conditions actuelles il serait peut-être plus réaliste d'essayer de s'employer à réduire les dommages qui continuent de s'accumuler à un rythme alarmant, au lieu d'essayer de réparer leurs conséquences.

omri bronstein 0 0« Suite à notre précédente étude, qui avait examiné un autre composant de filtrage des UV, la benzophénone, l'utilisation des crèmes solaires a déjà été interdite dans certains endroits dans le monde» explique le Dr. Bronstein. « Certaines autorités officielles, comme le Service des Parcs nationaux aux États-Unis, ont organisés des campagnes massives pour encourager la protection par des moyens passifs comme les vêtements longs et les chapeaux à larges bords, et accroître la sensibilisation à l'utilisation de produits solaires ne contenant pas de produits chimiques nocifs. Dans le même temps de nombreux pays, dont les États-Unis, le Japon, l'Union européenne et Israël, agissent en vue de la modification de la législation et la révision des procédures de marquage et de délivrance de licence pour les produits contenant des ingrédients toxiques».

L'étude actuelle renforce la prise de conscience de la gravité du problème. «Nos résultats soulignent les dangers recélés par un grand nombre de produits que nous considérons comme indispensables à la santé et à la protection. De plus, l'étude envoie un message clair aux entreprises de cosmétiques pour qu'elles agissent immédiatement afin d'améliorer leurs produits. Car, au-delà de l'importance des dégâts causés à  l'environnement, nous recommandons également de réfléchir à deux fois avant d'utiliser sur notre corps des produits toxiques, provoquant une mutation mortelle et de graves dommages à l'ADN et au système hormonal ".

 

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ sous le titre: "Les effets dévastateurs des crèmes solaires sur les récifs coralliens"

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