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Les conséquences surprenantes des attaques terroristes

Une étude menée par le Dr. Sharon Toker de la Faculté de gestion de l'Université de Tel-Aviv, en collaboration avec les Dr. Gregory A. Laurence de l'Université du Michigan et Yitzhak Fried des universités de Syracuse et Texas Tech aux Etats-Unis, examine comment l’anxiété induite par les attaques terroristes est liée au fil du temps à une incidence accrue de l'épuisement professionnel (burnout), notamment par le biais de l’insomnie. Les chercheurs soulignent cependant l’importance de la contribution des collègues sur le lieu de travail pour renverser cette tendance inquiétante.

TerrorismL’étude a été publiée dans la revue Journal of Organizational Behavior.

Selon les chercheurs l’état d’inquiétude généré par la terreur doit être considéré comme un facteur majeur de stress au travail. « La terreur fait émerger la conscience de la mort », explique le Dr. Toker. «Nous avons tendance à ne pas nous rappeler quotidiennement de l’existence de la mort, mais le terrorisme nous ramène chaque jour à l'idée que nous pouvons mourir à tout moment. Nous ne pouvons rien faire contre une attaque terroriste, et c’est ce qui est véritablement effrayant ».

sharon toker2 1Insommnie, sentiment d'insécurité personnel

L'étude a été menée en Israël, à partir des années 2003-2004, au summum de la deuxième Intifada, qui a entraîné la mort de 880 civils au cours de 550 tentatives d'attentats terroristes. Pour les besoins de l’enquête, les chercheurs ont défini  le terrorisme comme « un événement soudain, exceptionnel, violent et destructeur capable de cibler n'importe qui à n'importe quel moment», et l'épuisement professionnel (burnout) comme une fatigue physique et cognitive doublée d’une léthargie émotionnelle.

Au cours de la recherche, un échantillon aléatoire de 670 employés israéliens a subi des examens de routine au centre médical Sourasky à Tel-Aviv, dans le cadre de l'Enquête nationale sur les phénomènes inflammatoires, dirigée par les Prof. Itzhak Shapira et Shlomo Berliner. Les sujets ont également rempli des questionnaires pour évaluer l'incidence de l'insomnie, la crainte de la terreur, le sentiment d’insécurité personnelle, la tension éprouvée dans les lieux publics, le niveau de soutien en milieu de travail, et les signes de l'épuisement professionnel. Les employés ont été suivis de 2003 à 2009, et ont rempli deux questionnaires supplémentaires pendant toute la durée de l'étude. Cette période de suivi prolongé a pu donner un aperçu de l'amélioration et / ou la détérioration de leur état.

Soutien sur le lieu de travail

Recherche-Terrorisme-Burnout

« Nous avons constaté que plus le niveau de crainte de la terreur est élevé au départ, plus le risque de développement de l'insomnie est grand, les personnes les plus enclines à l'insomnie étant également les plus susceptibles de connaître un épuisement professionnel à long terme », dit le Dr. Toker. « Le burnout est le résultat direct de l'épuisement des ressources individuelles, de sorte que les personnes qui souffrent d’un manque de sommeil de manière permanente sont plus enclines à l’épuisement professionnel. Fait intéressant, nous avons constaté que les sujets qui ont déclaré bénéficier du soutien affectif et pratique de leurs collègues souffraient nettement moins d’insomnie et présentaient une faible incidence d'épuisement professionnel au bout de plusieurs années. Par contre, il s’avère que le soutien venant de la direction n'aide pas particulièrement à apaiser les craintes de la terreur chez les travailleurs ».

Cependant, souligne le Dr. Toker : «un environnement de travail propice à un réseau de soutien social a le pouvoir d'atténuer sensiblement les effets de la crainte de la terreur. Les entrepreneurs peuvent donc promouvoir des interventions en faveur de saines habitudes de sommeil, prévoir des abris, et lancer des programmes d'assistance aux employés, en particulier dans les périodes de pointe du terrorisme. Nous pensons que ces mesures sont très productives pour soulager les symptômes de l'épuisement professionnel ».

Le Dr. Toker travaille actuellement au développement d'interventions visant à réduire l'épuisement professionnel et à améliorer le bien-être des travailleurs, ainsi qu’à l'identification des obstacles à la participation à de telles interventions.

 

http://siliconwadi.fr/16601/recherche-comment-le-terrorisme-provoque-le-burnout-professionnel

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ sous le titre : « Recherche : comment le terrorisme provoque la burnout professionnel », le 12.1.2015.

Départ à la retraite et pratiques addictives

Selon une étude approfondie menée sur dix ans par les Prof. Peter A. Bamberger de la Faculté de gestion de l'Université de Tel-Aviv et Samuel B. Bacharach de l'Université Cornell aux Etats-Unis, le départ à la retraite, y compris les circonstances dans lesquelles il s'effectue et les évènements douloureux éventuels comme le décès d'un conjoint ou d'amis proches, qui l'accompagnent parfois, peuvent conduire à l'abus de substances nocives chez les personnes âgées.

alcool3 1L'étude, financée par les Instituts américains de la santé (NIH), a été publiée dans le numéro inaugural de la revue Journal of Work, Aging and Retirement, et a également fait l'objet d'un ouvrage de vulgarisation scientifique paru aux Presses de l'Université d'Oxford (Retirement and the Hidden Epidemic, Oxford University Press, 2014).

bamberger 1Difficultés financières et stress conjugal

Selon les chercheurs, les personnes âgées n'ont souvent pas les moyens de faire face au vide soudain  produit  par le départ à la retraite et les événements concomitants courants à cette période de  la vie, comme la détérioration de la santé ou la mort de conjoints ou d'amis. Les chercheurs ont également souligné l'impact des circonstances et des conditions de départ à la retraite, susceptibles de créer des sentiments de dépression, d'inutilité et de stress financier, connus pour conduire aux diverses formes de toxicomanie.

« Nous avons constaté que les conditions dans lesquelles les individus partent à la retraite, qu'ils y aient été poussés ou bien qu'il s'agisse d'un évènement  attendu, auquel ils se sont préparés, ont une influence remarquable sur les habitudes de consommation  d'alcool et de psychotropes» explique le Prof. Bamberger. «La pire combinaison à laquelle nous nous sommes heurtés concernait les personnes ayant quitté un emploi qu'ils aimaient par anticipation, craignant la faillite de leur entreprise. Parmi tous les groupes étudiés, celui-ci présente la plus forte incidence de toxicomanie».

Fournir les moyens de faire face aux pressions causées par le départ à la retraite

«Notre deuxième conclusion majeure concerne les conditions suivant  le départ à la retraite » poursuit le Prof. Bamberger. « Même si  la personne à prévu des plans pour  sa retraite, elle a pu ne pas saisir pleinement les modifications qui doivent être apportées à  son style de vie. Par conséquent, beaucoup de gens éprouvent de graves difficultés financières. Se sentant instables, solitaires et déprimés, il n’est pas  surprenant, bien que regrettable,  que de nombreux retraités se tournent vers l'alcool ou la drogue en réconfort ".

L'enquête, menée par téléphone sur une base annuelle auprès de 1 200 travailleurs des services, de la  construction et de l'industrie âgés de 52 à 75 ans, a de même constaté que la retraite peut entraîner un stress conjugal, également susceptible de précipiter ou d'aggraver le mauvais usage et l'abus de substances nocives. « Les difficultés financières et conjugales, conséquences potentielles de la retraite,  suscitent  des problèmes de sommeil. Ceci en particulier explique une grande partie de l'abus d'alcool chez les hommes»  explique le professeur.

Pourtant, selon les chercheurs, on peut beaucoup faire pour empêcher les retraités de tomber dans le creux de la vague, y compris le dépistage et des interventions mêmes brèves visant à identifier les changements de comportement susceptibles  de conduire à la toxicomanie. «Parfois  la sensibilisation suffit à apporter des changements positifs» dit le Prof. Bamberger.  «Même de brefs appels téléphoniques ou une courte rétroaction sur Internet peuvent être utiles. L'autre manière d'inverser cette tendance est de fournir  aux individus des moyens de faire face aux pressions causées par la retraite. Les groupes de soutien sont souvent un bon moyen de repérer les signes de détérioration avant qu'ils ne deviennent problématiques ".

Le Prof. Bamberger travaille actuellement à une nouvelle étude parrainée par les Instituts américains de la santé visant à examiner les conséquences liées à l'alcool de la transition études-travail chez les jeunes.

 

http://siliconwadi.fr/16588/etude-de-luta-sur-les-dangers-du-depart-a-la-retraite

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ sous le titre « Etude de l’UTA sur les dangers du départ à la retraite », le 9.01.2015

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