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05 Mar 2019
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"Comment rendre notre vie meilleure": le Prof. Dan Ariely devant l'Association des anciens étudiants de l'Université de Tel-Aviv

Comment prenons-nous nos décisions ? Pourquoi l'emplacement du bac à légumes dans notre réfrigérateur affecte-t-il notre vie ? Ancien étudiant de la Faculté des sciences sociales de l'Université de Tel-Aviv et spécialiste mondial d'économie comportementale, le Prof. Dan Ariely a expliqué, lors d'une surprenante et captivante conférence présentée le 27 janvier 2019 devant l'Association des anciens étudiants de l'Université de Tel-Aviv, comment un comportement économique utile peut améliorer notre vie.

Dan arieli 580 0"Vous voulez que vos interlocuteurs cessent d'échanger des banalités et commencent à discuter de sujets importants et intéressants? Commencez votre réunion par une histoire personnelle embarrassante". Tel fut le premier conseil du Prof. Dan Ariely à son public lors de sa conférence face à l'Organisation des anciens étudiants de l'université de Tel-Aviv.

Spécialiste mondial d'économie comportementale, champ de la science économique qui combine psychologie et théorie des jeux, le Prof. Ariely tente d'expliquer les facteurs qui motivent nos prises de décision. En analysant les mobiles du comportement humain, il parvient à formuler des conseils qui améliorent les performances des entreprises et la qualité du service fourni aux clients, aux travailleurs et à la société en général. Selon son approche, l’économie comportementale peut apporter des réponses satisfaisantes à diverses questions liées au comportement humain. Comment convaincre les populations défavorisées d'économiser de l'argent pour l'avenir de leurs familles? Comment les employés deviennent-ils plus épanouis dans leur travail et fidèles à leur entreprise ? Et bien sûr la grande question : comment devenir plus heureux et le rester durablement.

Minimiser les frictions et nourrir la motivation

L'un des talents exceptionnels d'Ariely réside sa capacité à expliquer et transmettre les conclusions de ses recherches à l'aide de récits et de métaphores éloquents. "Imaginez que vous souhaitiez lancer un missile dans l'espace. Que devrez-vous faire pour que ce lancement réussisse ? vous efforcer de minimiser les frictions avec l'atmosphère et de trouver des sources de carburant. C'est exactement ce qu'il faut faire lorsqu'on veut changer un comportement humain", explique-t-il.

D'après lui, les frictions représentent les obstacles au changement et le carburant est la motivation que nous devons nourrir. "Si nous comprenons ce qui pousse les gens à agir ou au contraire à rester passifs, nous pourrons gérer ce comportement". Il prend l'exemple de l'écart entre notre désir d'adopter un mode de vie sain et la réalité: "Pourquoi les gens ne mangent-ils pas assez de légumes ? Est-ce parce qu'ils ne le veulent pas ? Ou bien tout simplement parce que le bac à légumes du réfrigérateur est physiquement moins accessible que l'étagère où se trouvent les tartes et les pâtisseries ?". Bien plus sérieux est l'exemple qu'il donne de la difficulté d'éduquer d’une population défavorisée du continent africain à épargner le peu de moyens dont elle dispose en faveur de l’avenir de sa jeune génération.

Dan arieli2 580Qu'est-ce qui pousse les gens à agir ? Après tout, nous ne pensons pas vraiment que nous allons passer notre vie d'adulte à la plage avec un verre de cocktail à la main. "Il fut un temps où l'on considérait le travail de manière négative, et où l'on pensait que nous travaillons juste parce qu'il cela nous permet de nous payer des vacances à la plage", explique le Prof. Ariely.

"Aujourd'hui, le monde du travail a changé bien sûr, et je veux croire que la plupart d'entre nous apprécions d'une manière ou d'une autre ce que nous faisons. Evidemment, vous ne pouvez pas prendre du plaisir tout le temps, et je donne généralement l'exemple des gens qui courent un marathon. Le marathon en soit n'est pas une expérience joyeuse. Si vous demandiez à un extra-terrestre d'observer des personnes en train de courir sur une longue distance, il vous dirait certainement qu'elles ont du faire quelque chose de terrible et sont punies pour ça. Mais si nous restons sérieux, le fait de participer à une course répond à d'autres besoins importants, tels que le sentiment d’appartenance, la réussite, le travail d’équipe, etc. La motivation peut provenir de nombreux facteurs qui ne résultent pas d’une joie momentanée, et c’est ce qui nous aide à comprendre le comportement humain".

Aider les individus

Parmi les méandres de ce comportement, le Prof. Ariely choisit ses sujets de recherche en fonction de la capacité d'influence qu'ils pourront lui procurer :"J'observe la manière dont nous nous comportons, je tente de discerner les domaines où nous nous conduisons de manière moins idéale, puis j'essaie de vérifier s'il y a là quelque chose que je peux aider à améliorer. Si c'est le cas, j'en fais un sujet d'étude".

Sa finalité est tout d'abord d'aider les individus: " Au début, mon centre d'intérêt résidait plutôt dans l'objet d'étude lui-même, je pensais que le principal était d'apprendre et que la capacité à aider en découlerait. En prenant de la maturité, j'ai moins la patience d'étudier d'abord et d'agir plus tard, et ma première motivation est avant tout d'aider", a-t-il déclaré. "Et bien sûr, si l'on peut tirer des enseignements de ces expériences c'est formidable, car cela permet d'aider par la suite davantage de personnes".

Selon lui, les étudiants en économie d'aujourd’hui devraient apprendre un peu plus l'humilité : "J'aime l'économie traditionnelle, je pense que c'est une manière de penser élégante et intéressante; mais nous devons nous rappeler qu'elle n'est pas suffisante... J'aimerais que les étudiants en économie apprennent un peu plus l'humilité, réfléchissent davantage sur les méthodes de recherche, n'appréhendent pas tout du seul point de vue économique et sachent au moins qu'il existe d'autres façons de penser sur la vie. Je voudrais que nous admettions que nous ne savons pas exactement ce qui se passe et soyons davantage ouverts aux expériences et aux informations provenant de différents mondes : psychologie, philosophie, sociologie, etc. D'une manière générale, j'espère que nos enfants apprendront à l'université des choses qui les aideront à inventer".

Et après toutes ces années de recherche sur le terrain, ce qui le surprend le plus sur le comportement humain, c'est que : "Bien que nous soyons irrationnels à bien des égards, en bien ou en mal, nous sommes persuadés du contraire".

Professeur de psychologie et d'économie comportementale, le Prof. Dan Ariely enseigne actuellement à l'Université Duke aux Etats-Unis. Son best-seller Predictably Irrational a été traduit en français sous le titre: C'est (vraiment) moi qui décide? (Flammarion, 2008).

 

Photos: Yael Tzur.

L'Université de Tel-Aviv va évaluer l'efficacité des programmes gouvernementaux israéliens

L'Université de Tel-Aviv a gagné un appel d'offre pour l'établissement d'une unité de recherche chargée d'examiner l'efficacité des programmes gouvernementaux, créée à l'initiative du Conseil économique national israélien. Par l'ouverture de cette unité, qui sera dirigée par le Dr. Analia Schlosser de l'École d'économie, et fonctionnera dans le cadre de l'Institut Yeshayahu Foerder pour les études économiques de l'UTA, Israël rejoint une orientation croissante dans le monde tendant à faire assister le travail gouvernemental par les organismes et les méthodes de recherche universitaires.

economieL'unité sera chargée de mener une série d'études pour évaluer l'efficacité des programmes gouvernementaux, sous la direction de chercheurs chevronnés utilisant des outils de recherche avancés. "Ces études seront effectuées pour le Conseil économique national et auront pour but d'examiner l'efficacité des programmes des divers ministères", précise le Dr. Analia Schlosser. "Elles fourniront des informations vitales pour les ministères du gouvernement et produiront des articles scientifiques et académiques dans divers domaines de l'économie. L'unité emploiera des chercheurs de l'UTA et de toutes les universités. Les directeurs de recherche seront des spécialistes chevronnés, et avec eux travailleront de jeunes chercheurs, des étudiants et des assistants de recherche. Les informations obtenues à partir des études aideront les ministères gouvernementaux à améliorer leur travail et à introduire des changements, selon les besoins, et en accord avec les résultats des analyses. En outre, l'unité devrait contribuer à la formation des étudiants dans le domaine de l'évaluation de l'efficacité et de la recherche empirique quantitative".

Analia shlosserPar la création de cette unité, Israël rejoint une tendance croissante dans le monde visant à l'utilisation des organismes de recherche et des méthodes universitaires pour assister le travail gouvernemental. Cette orientation est liée notamment au désir de d'améliorer le travail des gouvernements, à l'importance croissante accordée à la transparence, à la responsabilisation des ministères aux yeux du public et au désir d'utiliser efficacement l'argent des contribuables. Le Conseil économique national précise que les chercheurs des départements d'économie des diverses universités israéliennes accompagnent déjà le travail des ministères depuis de nombreuses années, et que ce nouveau programme dans le cadre de l'Institut Foerder de l'Université de Tel-Aviv régulera et élargira la portée de l'évaluation.

Selon le Prof. Avi Simhon, président du Conseil économique national: "Les chercheurs de l'Institut Foerder comptent parmi les meilleurs experts dans leurs domaines en Israël et dans le monde, et leurs études devraient contribuer de manière significative à l'amélioration de l'efficacité du travail gouvernemental. Je me félicite de l'enrôlement des universités israéliennes en faveur de cet objectif important".

Plus des trois quarts des Israéliens font des dons caritatifs, d'après une étude de l'Université de Tel-Aviv

Un rapport de l'Institut pour le droit et la philanthropie de l'Université de Tel-Aviv examinant la culture du don en Israël révèle que trois Israéliens sur quatre font des dons pour des causes philanthropiques.

philanthropy 580Tout un chacun au sein du peuple d'Israël est-il vraiment garant l'un de l'autre ? Apparemment oui. Au moins en ce qui concerne les dons aux organismes sociaux pour les nécessiteux. C'est ce qui ressort d'un rapport exclusif et premier du genre publié ces jours-ci par l'Institut pour le droit et la philanthropie de la Faculté de Droit de l'Université de Tel-Aviv, en collaboration avec des chercheurs des universités Ben Gourion en Israël et Columbia aux Etats-Unis, ainsi que des organisations et institutions gouvernementales israéliennes comme le Bureau central des statistiques, l'Administration fiscale, le Registre du commerce, le Curateur général et la Banque d'Israël.

Selon les données du rapport, trois Israéliens sur quatre (soit 76% du public) donnent de l'argent ou équivalent à des organisations philanthropiques. La participation moyenne par ménage est estimée à 300 shekels (environ 77 euros) par année. Des études dans le passé ont montré que la contribution annuelle de l'ensemble des ménages en Israël s'élève à cinq milliards de shekels (1,282 millions d'euros).

L'Institut pour le droit et la philanthropie est un organe de recherche innovant, unique en Israël, au service de la société civile et des organisations philanthropiques et sociales, qui a entre autre pour but d'aider les décideurs et les donateurs à rendre leurs contributions plus efficaces et adaptées à la réalisation de leurs objectifs.

Engagement moral et plaisir de donner

Parmi les principales motivations des donateurs, ressortent en particulier le besoin de l'aide aux nécessiteux, la foi dans l'objectif à atteindre, l'engagement moral et le plaisir de donner. Environ un tiers le font par devoir religieux et seulement trois pour cent pour les avantages fiscaux. Les buts poursuivis son l'aide aux populations dans le besoin, l'assistance en matière de santé et le soutien aux institutions religieuses.

"De nombreux facteurs influent sur la motivation à donner", explique Me Galia Pitt, directrice professionnelle de l'Institut. "Par exemple, la compréhension du fait qu'il est nécessaire de donner, tradition enracinée dans l'éducation et le sens de la responsabilité sociale. Le don sans contrepartie aux nécessiteux est une tradition bien établie dans les principales religions pratiquées en Israël. Les juifs, les musulmans et les chrétiens sont familiers avec ses principes, et cela se retrouve dans leur habitudes de don ".

Les Israéliens préfèrent donner aux mendiants dans la rue

Un fait particulièrement intéressant mentionné dans le rapport se réfère à la manière de donner des Israéliens: bien qu'Israël soit considéré comme une nation mondiale de startups, il semble que le public dans sa majorité préfèrent encore le don traditionnel et intuitif : directement aux mendiants dans la rue ( 58%) ou aux fonds de bienfaisance (52%), par rapport aux dons en ligne, par les réseaux sociaux ou par messages texte sur téléphone portable. Seules quelques personnes isolées (7,5%) donnent par Internet, par les réseaux ou par messages texte.

"Quand les gens ne font pas confiance à l'aide de l'Etat, ils donnent davantage"

"Le rapport montre clairement que lorsque le niveau de confiance dans les autorités de l'Etat pour l'aide sociale est bas, les gens ont tendance à donner aux organisations sociales", explique Me Galia Pitt. "La plupart des Israéliens sont généreux et donnent, mais ne sont pas conscients de la puissance de leur contribution. L'importance principale du rapport est qu'il nous permet de mieux comprendre les considérations qui poussent les Israéliens à donner, connaissance qui nous permettra de structurer des outils éducatifs pour produire dans l'avenir une participation plus éclairée, d'améliorer l'action des organisations sociales et de les soutenir".

La Faculté de gestion de l'Université de Tel-Aviv parmi les 30 meilleures du monde

La Faculté de gestion Coller de l'Université de Tel-Aviv a reçu pour la troisième année consécutive les 5 palmes (la note la plus élevée) du classement Eduniversal des meilleures écoles de commerce du monde en 2016, pour la région Eurasie. Le classement, qui a été annoncé récemment lors d'une cérémonie à Perth en Australie place l'UTA parmi les 30 meilleures écoles d'administration des Affaires dans le monde, au même titre qu'Harvard, Yale ou le MIT. C'est la seule Faculté de gestion en Israël qui ait obtenu cette note.

coller 1La Faculté de gestion Coller, qui a reçu les 5 palmes d'excellence pour son "caractère universel et sa forte influence mondiale", collabore avec l'école de commerce Kellogg de l'Université Northwestern, qui a reçu les 5 palmes d'excellence pour la région d'Amérique du Nord, dans le cadre du programme de MBA international Kellogg-Recanati.

Le classement Eduniversal est englobe 1000 écoles de commerce réparties dans 154 pays du monde. L'évaluation est réalisée par un comité académique international, et prend en compte les avis des 1000 doyens des écoles d'administration des affaires.

moshezviran600Selon le Prof. Zviran, doyen de la Faculté Coller de l'Université de Tel-Aviv : "Ce classement constitue une reconnaissance continue de la réputation internationale de la faculté, qui consacre une activité considérable d'enseignement et de recherche, mettent l'accent sur l'excellence universitaire et une vision globale du monde des affaires. Il situe la Faculté à une place de leader dans la région d'Eurasie, et parmi les 30 écoles d'administration des affaires de classe mondiale, y compris Harvard , Yale, le MIT, Kellogg, la London Business School, et l'INSEAD".

Plus une femme est "gentille" moins elle gagne, d'après une étude de l'Université de Tel-Aviv

D'après une étude menée par le Dr. Sharon Toker de la Faculté de gestion de l'Université de Tel-Aviv, le Dr. Michal Biron de la Faculté de gestion de l'Université de Haïfa et le Dr. Renée de Reuver de l'École des sciences sociales de l'Université de Tilburg aux Pays-Bas, plus une femme est "gentille" sur son lieu de travail, c'est-à-dire chaleureuse, aidante, peu exigeante et cherchant à faire plaisir à ses collègues, moins son salaire est élevé, et de plus elle reste convaincue qu'elle gagne davantage qu'elle ne le mérite !

GentilesseL'étude, publiée dans le prestigieux magazine European Journal of Work and Organizational Psychology dévoile que même en Europe occidentale, pourtant relativement égalitaire, les femmes sont victimes de discrimination, et en particulier celles qui sont "gentilles".

L'étude menée auprès de 385 employés d'une grande firme néerlandaise, visait à examiner la relation entre le niveau de rémunération, le sexe et les traits caractéristiques de la personnalité des employés. Les chercheuses ont examiné le salaire, le statut dans l'entreprise (déterminé par la rapidité et la forme de promotion), et le style personnel de tous les employés d'après un questionnaire rempli par eux. Les tendances de la personnalité de l'employé ont été déterminées sur une échelle allant de la domination à l'amabilité, la personnalité dominante étant caractérisé par une forte confiance en soi, une audace sociale, l'extraversion, la compétitivité et l'aspiration à l'avancement.

Au bas du tableau de rémunération

L'amabilité (Agreeableness) pour sa part, était caractérisée par la générosité, la volonté de coopérer, la sympathie, la gentillesse, la considération et le tact. Dans un contexte de travail, les travailleurs 'agréables' auront tendance à faire preuve de chaleur envers ceux qui les entourent, à aider les autres, à faire montre de peu d'exigences ou de demandes de rétribution et essaieront de plaire à leurs collègues, même si cela signifie pour eux un renoncement à soi. En termes non-académiques, ce sont des personnes 'gentilles'. "Ces qualités sont généralement attribuées aux femmes davantage qu'aux hommes", commente le Dr. Tocker, "bien que dans la pratique on les retrouve dans une même mesure chez les deux sexes. Le problème est que la société attend des hommes de montrer plus de domination et moins de gentillesse."

Résultats de l'étude: en tête du tableau de rémunération se trouvent les hommes dominants, suivis par les hommes "gentils", les femmes dominantes arrivant après seulement. Les femmes "gentilles" se retrouvent, elles, au bas du tableau.

SHaronTOKERNouvelles positives cependant: contrairement aux résultats d'un bon nombre d'études antérieures qui déterminaient que les femmes dominantes payaient un prix élevé pour leur promotion et leur rémunération financière sur le marché du travail parce qu'elles étaient perçues comme autoritaires et agressives, tandis que les hommes dominants sont considérés comme des patrons excellents et assertifs, la présente recherche révèle une image différente. Les femmes dominantes, tout comme les hommes dominants, gagnent plus. En d'autres termes, les femmes ne sont pas punies parce qu'elles font montre d'une caractéristique considérée comme masculine.

Par contre, il apparait clairement que les femmes "gentilles" continue de payer un lourd tribut dans leur vie professionnelle: plus vous êtes "gentille", plus vos chances d'obtenir un salaire approprié à vos compétences et à votre investissement est faible. Toute progression d'un échelon sur l'échelle de "l'amabilité" correspond à une baisse de 21% des chances de recevoir une juste compensation. Par comparaison, sur une échelle de 1 à 5 représentant l'indice de la caractéristique de domination chez les femmes, chaque augmentation d'un échelon, par exemple le passage de 2 à 3, implique une augmentation de 32% des chances d'approcher le niveau de salaire des hommes.

 Une faible estime de soi

Mais les mauvaises nouvelles ne s'arrêtent pas là. Les femmes qui font montre d'un haut niveau de "gentillesse" non seulement reçoivent un salaire et des promotions inférieurs à leur mérite, mais encore lorsqu'on leur demande leur avis sur la question, elles déclarent qu'elles reçoivent plus que ce qu'elles méritent. "On ne peut pas savoir s'il s'agit d'un manque de sensibilisation, d'un manque de confiance en soi ou d'une rationalisation", commente le Dr. Tocker. "Mais il est probable qu'elles possèdent une faible estime de soi. En outre, il est possible qu'elles prennent en considération d'autres facteurs dans le cadre de leur rémunération, comme par exemple les bonnes relations sociales ou des conditions de travail agréables".

En revanche, les femmes dominantes ont rapporté dans les questionnaires leur sentiment d'obtenir moins que ce qu'elles méritent relativement à leur niveau d'éducation, leur expérience et leurs performances." Elles ont raison. Ces femmes sont conscientes des écarts entre elles et les hommes et ne les ignorent pas", dit le Dr. Tocker. "Il était clair pour elles qu'elles méritent plus".

"Lorsque vous montrez de la bonté, de la chaleur, de la sympathie et de la considération, même si vous obtenez certains effets positif, objectivement, vous êtes lésée", ajoute-t-elle. "Le système tire parti de cette gentillesse, au moins au niveau de la promotion et du salaire. Il est possible que cette caractéristique présente d'autres avantages. Les employés gentils se sentent peut-être mieux dans leur travail, leur environnement est probablement plus agréable et les relations avec leurs collègues leurs apporte une compensation dans une certaine mesure, mais en ce qui concerne la rémunération, la gentillesse est un inconvénient".

Hommes gentils et femmes gentilles 

Quant aux hommes gentils, ils souffrent aussi, mais moins. "Un homme qui fait montre d'une caractéristique qui ne correspond pas clairement à son sexe est puni dans une certaine mesure", explique le Dr. Toker. "Il recevra bien un salaire et un avancement appropriés à son investissement, son expérience et son niveau d'études, mais à la différence des mâles dominants, il n'obtiendra pas davantage que ce qu'il mérite, par rapport aux femmes de la même catégorie".

Ce dernier phénomène est connu dans la littérature professionnelle comme le Backlash Effect. Si les qualités d'un homme sont moins "masculines" que l'attend la société, par exemple s'il a tendance à coopérer, à aider et être d'accord avec ceux qui l'entourent, il le paiera par une rémunération plus faible que celle qu'il pourrait obtenir. Cependant, comme les femmes dominantes, ces hommes aussi, lorsqu'on les a interrogés, étaient conscients du fait que leur situation était moins bonne qu'elle ne pourrait l'être.

En fin de compte, dit le Dr. Tocker, les résultats des recherches indiquent, sans grande surprise, que les femmes perçoivent une rémunération moindre que ce qu'elles méritent, par rapport à leur contribution à l'entreprise. Cependant, "une personnalité dominante les aide à obtenir une rémunération plus élevée (mais encore faible en termes absolus par rapport aux hommes), et elles en sont au moins conscientes. En revanche, les femmes possédant une tendance au consensus reçoivent trop peu, mais pense malheureusement, qu'elles reçoivent trop, ce qui les empêche de prendre des mesures pour améliorer leur situation".

Selon le Dr. Tocker, la même étude menée en Israël aurait probablement donné des résultats identiques, en particulier pour les hommes 'gentils', en raison de la culture virile-militaire qui prévaut encore et dicte les codes de comportement sociaux.

Que faire pour changer la situation?

"Travailler à renforcer la sensibilisation et les processus d'autonomisation, en particulier chez les femmes ayant des niveaux élevés de tendance au consensus. Il est particulièrement important de sensibiliser ces femmes qui se valorisent pas, ne reconnaissent pas le fait qu'elles n'obtiennent pas ce qu'elles méritent, et ne pensent pas qu'elles obtiennent trop peu, à l'écart existant et de les aider à prendre des mesures pour le réduire ".

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