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Argumentation et Analyse du Discours

Deux étudiants de l'Université de Tel-Aviv remportent le Championnat du monde de Débat 2017

Deux étudiants du Club de Débat de l'Université de Tel-Aviv, Tom Manor et Noam Dahan, ont remporté la première place aux Championnats du monde universitaire de Débat qui se sont tenus à La Haye, dans la catégorie "anglais deuxième langue". C'est la troisième fois que le Club de Débat de l'UTA remporte ce Championnat.

debate2017 580Deux couples de participants et six juges ont été envoyés par l'Université de Tel-Aviv pour prendre part au championnat. En plus de la victoire de Manor et Dahan, les deux participants, Dan Lahav et Eyal Hayut-Man sont arrivés en quarts de finale pour  anglophones, bien que l'anglais soit leur seconde langue. En outre, Lahav a obtenu la quatrième place sur la liste des orateurs exceptionnels, dans la catégorie anglais seconde langue.

Les juges envoyés par le Club de Débat ont également obtenu des résultats impressionnants : quatre sur six d'entre eux ont été sélectionnés pour juger les finales de la compétition, parmi eux l'entraîneur du Club Sela Nevo.

"Israël est déjà considéré comme une puissance mondiale dans ce domaine", commente Nevo, étudiant de maitrise en sciences de l'informatique, entraîneur du club et ancien champion du monde. "Notre club est considéré comme fort en Israël. Nous sommes champions du monde dans la catégorie anglais seconde langue, et également placés parmi les meilleurs clubs internationaux dans le classement général."

Le débat est un sport d'équipe, qui met en jeu la force de persuasion de ses participants. Les orateurs reçoivent un sujet et doivent présenter des arguments en faisant preuve de créativité, de capacité d'analyse, de compétences rhétoriques et d'aptitudes à se tenir devant un public.

"En Israël nous avons une saine culture du débat", plaisante Nebo. "Les gens aiment argumenter et arrivent à nous après de nombreuses années d'expérience. Plus sérieusement : le débat propose un défi intellectuel particulier et amusant. L'orateur doit pouvoir élaborer une thèse sur n'importe quel sujet, et réfuter les arguments de son opposant. C'est un jeu merveilleusement intelligent, amusant et social".

"Nous sommes très fiers de cette victoire", déclare Dana Green, présidente du Club Débat de l'Université de Tel-Aviv. "Cette discipline est sans aucun doute moins connue en Israël qu'aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, et pourtant le Club de Débat de Tel-Aviv est déjà célèbre dans le monde entier, et nous arrivons à vaincre à la fois les Américains et les Britanniques, même dans les concours pour anglophones".

Le Club de Débat de l'Association des étudiants de l'Université de Tel-Aviv est ouvert gratuitement et sans examen d'entrée à tous les étudiants inscrits à l'Université.

"La politique devient une cour de récréation", selon le Prof. Plantin, invité de l'Université de Tel-Aviv

Le Prof. Christian Plantin, l'un des pionniers des études d'argumentation dans l'espace francophone, était l'invité du groupe ADARR (Analyse du Discours Argumentation et Rhétorique) de l'Université de Tel-Aviv, dirigé par le Prof. Ruth Amossy, les 17 et 18 janvier 2017, à l'occasion de la parution de son nouveau Dictionnaire de l'argumentation1. Il a donné trois conférences, dont l'une à l'Institut français d'Israël, sur le thème "Discours politiques des primaires en France: argumentation et émotions", et consacré une journée aux étudiants du groupe.

Plantin 2 1Professeur Emérite de l'Université Lyon 2 et ancien directeur de recherche au CNRS, auteur de nombreux ouvrages2, le Prof. Christian Plantin a développé une théorie de l'argumentation dans les interactions et est également spécialiste des émotions dans l'argumentation. Au cours de deux conférences données à l'Université de Tel-Aviv, il a présenté son modèle instrumental d'analyse des types d'arguments à la lumière duquel il a examiné les divers textes proposés par les étudiants.

L'argumentation sur la scène publique, explique-t-il, suppose une thèse et une intention de convaincre, et a pour but d'obtenir l'alignement de l'auditoire sur l'opinion du locuteur plutôt que sur celle d'un autre. Les différents types d'arguments (enthymèmes, topoï etc.) sont des instruments, dont certains sont plus ou moins "payants", pour parvenir à ce but.

"La grande lessiveuse des sentiments"

Cependant, pour Christian Plantin, les émotions "faits sociaux, linguistiques et cognitifs" sont inséparables de l'argumentation. "Une émotion est pour moi un moyen de communication, un instrument pour gérer l'interaction", dit-il. "L'émotion ouvre sur l'argumentation".

Pour décrypter les discours politiques des primaires en France, il propose donc d'analyser les émotions des hommes politiques pendant la campagne, ou plutôt des "épisodes émotionnels" qui viennent interrompre le mode de la "communication de routine". "Lorsqu'il y a rupture, on entre dans le mode tension" explique-t-il. Ce mode peut se révéler par le lexique, puisque les émotions sont communiquées par le langage, "se font et se défont dans le discours"; mais s'exprime également par le corps. Sarkozy, par exemple, comme le Prof. Plantin l'a montré en s'appuyant sur des vidéos de débats, fait largement usage des mimiques et du para-verbal (lever les yeux au ciel, prendre un air accablé…) pour "préparer ses arguments" avant de passer au mode de la communication verbale. Christian Plantin souligne au passage que toutes ces tactiques sont élaborées à l'avance, et que lorsque nous commentons une intervention télévisée d'un homme politique, nous ne nous trouvons pas vraiment devant un discours politique, mais plutôt devant le produit d'une stratégie établie par des conseillers en communication.

Le Prof. Plantin caractérise le débat pour les primaires en France comme la "grande lessiveuse des sentiments". D'un côté l'accusation d'émotion suffit à dévaloriser l'adversaire, car l'homme politique se doit de garder son sang-froid (cette tactique avait été remarquable par exemple au cours du débat Sarkozy/Royal en 2007). De l'autre rien ne présente un homme politique sous un jour plus positif que le fait de "parler avec son cœur", et de faire de grandes déclarations d'émotion.

"La colère des Français"

Parmi ces expressions émotionnelles, une place à part doit être faite à la colère. Etre en colère semblent être un gage de moralité, assimilant "l'indigné" ou "l'homme en colère" à Dieu dans sa "sainte colère". "La colère, comme l'indignation, porte bien le masque de la vertu" remarque-t-il. Dans le même ordre d'idées, le mode exclamatif renvoie à des déclarations irrationnelles, les présentant comme irréfutables et stoppant l'argumentation.

L'examen du lexique nous montre que dans le discours politique de l'opposition, les Français sont présentés comme "en colère". "La colère des Français " est évoquée aussi bien par Alain Juppé ("la colère des Français est énorme"), que par Nicolas Sarkozy ("La colère du peuple doit être entendue" - meeting politique du 12/11/16 à Bordeaux), par François Fillon ("Mon projet est plus radical. Je l'ai bâti avec les Français pour répondre à leur colère, leur exaspération", sur sa page Twitter le 24/11/2016), que par le candidat indépendant Alexandre Jardin ("la colère des Français est énorme, inouïe", interview sur France2, 28/12/2016). Cependant, ces candidats présentent la "colère des Français" comme un phénomène extérieur à eux. Les seuls qui la reprennent à leur compte, qui "expriment" eux-mêmes cette colère du peuple sont Mélenchon et Marine Le Pen, gagnant par là une image d'authenticité et de justice.

"La grande zone noire de la politique"

Nous sommes dans ce que le Prof. Plantin appelle "la grande zone noire de la politique", l'impact émotionnel produit par le candidat; le sentiment d'excitation voire d'exaltation qu'il éveille ou non chez son auditoire. Pour Christian Plantin, c'est l'efficacité de cet impact qui va déterminer le résultat des prochaines élections. Jusqu'à présent, la candidate qui excelle en la matière semble être Marine Le Pen.

Au niveau métaphorique, le discours politique peut correspondre, selon le Prof. Plantin, à trois représentations différentes: celle du match de foot ("On va gagner", deux équipes s'affrontent en respectant des règles connues; après le jeu les gagnants sont joyeux et les perdants tristes, mais il y a toujours la possibilité d'un match retour), celle de la guerre ou celle de la cour de récréation. Selon lui, Manuel Vals serait plutôt sur le terrain sportif du match de foot. Son programme pourrait se résumer à "promouvoir ce qui est positif et diminuer ce qui est négatif". Le vocabulaire de Mélenchon, par contre, relève davantage du registre de la "guerre" ("On va mettre au pas le grand capital…éradiquer… abolir…"). Enfin, la cour de récréation est un espace de défoulement où les règles disparaissent. L'homme politique devient un guignol qu'on a plaisir à humilier et insulter. Selon le Prof. Plantin, le terrain privilégié de cette conception de la politique était traditionnellement le "bar du coin". Aujourd'hui, ce sont les réseaux sociaux.

"Mon inquiétude, conclue-t-il, c'est que nous allions plutôt dans cette direction. Ce qui va se passer dans les trois mois qui viennent reste une énigme".

 

1 Christian Plantin, Dictionnaire de l'argumentation: une introduction aux études d'argumentation, 2016, Lyon, Editions ENS.

2 Entre autres L'argumentation - Histoire, théories, perspectives (2005), et Les bonnes raisons des émotions. Principes et méthode pour l’étude du discours émotionné (2011).

Coopération israélo-italienne à l'Université de Tel-Aviv

logoADARRlogodorif 1
La troisième rencontre israélo-italienne en analyse du discours et argumentation s'est déroulée les 12 et 13 avril à l'Université de Tel-Aviv, dans le cadre du projet de coopération entre le groupe ADARR de l'Université de Tel-Aviv et le Centre italien pour les études de la langue et de la culture française Do.Ri.F qui regroupe tous les départements de français d'Italie. Le colloque, organisé par le Prof. Ruth Amossy, coordinatrice du groupe ADARR et le Dr. Eithan Orkibi de l'Université d'Ariel, sous l'égide de l'Institut Porter de Poétique de l'UTA a regroupé des chercheurs israéliens, italiens et français autour du thème "Ethos collectif et identités sociales dans le discours".

Stellapaolapaissa.fotografiaLe projet de coopération ADARR- Do.Ri.F a été mis sur pied en février 2014, sous les auspices du ministère des Affaires étrangères israélien, par le Prof. Ruth Amossy (UTA) et le Prof. Paola Paissa de l'Université de Turin, coordinatrice de Do.Ri.F. Il a déjà donné lieu à plusieurs manifestations: journées d'études internationales à l'Université de Milan en avril 2014 et colloque à Enna en Sicile en mai 2015, de même qu'à deux publications conjointes: un numéro de la revue Repères-Do.Ri.F. sur les "formules" discursives et le dernier numéro de la revue du groupe ADARR, sur l'exemple historique.

Quand le 'Je' devient 'Nous'

Le colloque a été ouvert par le Dr. Orly Lubin, directrice de l'Institut Porter, qui a relevé le changement du discours au sein de la population juive d'Israël ces dernières années dans tous les domaines et a souligné l'importance de la réflexion sur les identités collectives pour la formation d'un nouvel ethos et d'une nouvelle manière de penser pour un avenir meilleur. Après avoir remercié l'Institut Porter pour son soutien permanent à ADARR, groupe de recherche doctoral francophone au sein de l'Université de Tel-Aviv, le Prof. Amossy a brièvement présenté le groupe, lancé en 2008, qu'elle dirige en commun avec le Prof. Roselyne Koren de l'Université de Bar-Ilan, et sa revue, Argumentation et Analyse du discours, consultée par 10 à 11 000 lecteurs en moyenne par mois.

Israel social justice protests Rabin Square Tel aviv 29 october 2011Elle a ensuite exposé les enjeux d'une réflexion sur les 'éthê' (pluriel de 'ethos') collectifs. L'ethos rhétorique, image de soi que le locuteur donne de lui-même à travers son discours, concept hérité d'Aristote et qui a connu un renouveau avec la notion d'Ervin Goffman de mise en scène du moi, la rhétorique moderne et l'école française d'analyse du discours, est généralement focalisé sur la présentation individuelle. Chacun projette une image de sa personne, empruntant en partie à des modèles préétablis ou stéréotypés, qui contribue à l'efficacité de son discours. Mais qu'advient-il quand ce "je" devient "nous" ? Comment une collectivité peut-elle prendre la parole ? Chaque groupe se constitue et se consolide à travers l'image discursive qu'il projette. La dimension collective de l'image de soi est cruciale dans la négociation des rapports sociaux et pour la construction d'une identité sociale et nationale.

L'image de soi du groupe

Le Dr. Orkibi a présenté la méthodologie de l'analyse des éthê collectifs, qui met l'accent sur la dynamique de la production du texte, la dimension collective de l'ethos des individus, l'image de soi du groupe et celle du cadre social. La séance introductive a été clôturée par la conférence du Prof. Dominique Maingueneau (Paris IV- Sorbonne) sur l'ethos collectif 'représenté', qui s'intéresse aux collectifs de synthèse, construites par le rapporteur qui tend à mettre des propos dans "la bouche" d'un groupe d'individus fabriqué, sous la forme "telles personnes disent que…" ou la construction d'un individu prototypique (l'amant idéal, le bourgeois etc.). Selon le Prof. Maingueneau, les collectivités construites par le locuteur en disent souvent plus long sur le locuteur citant que sur le locuteur cité, et sont destinées à conforter l'ethos de celui qui les met en scène.

JesuisCharlieAu cours des deux journées du colloques se sont succédées des présentations de chercheurs italiens, israéliens et français exposant diverses problématiques et perspectives ayant trait à la construction de l'ethos collectif, sur le plan national, et international, politique, dans les mouvements sociaux ou artistiques, les institutions ou chez les acteurs économiques. Les présentations ont été suivies d'enrichissants débats. Silvia Modena (Université de Modène) et Lorella Sini (Univ. de Pise) ont présenté la construction d'un nouvel ethos collectif chez Marine Le Pen et Matteo Salvini; le Dr. Eithan Orkibi (Univ. d'Ariel) a analysé le cas de la mobilisation sociale de 2011 en Israël; Mathilde Anquetil (Univ. de Macerata) a questionné la formule "Je suis Charlie", et Nadia Ellis (UTA) celle de la "délégitimation d'Israël".

La deuxième journée a été consacrée au discours des collectivités et des groupes de la société civile: le Dr. Francesco Attruia (Univ. degli Studi di Saferno) s'est attaché à l'ethos collectif de la Commission européenne; Keren Sadoun (UTA) a analysé la problématique de la restauration d'image dans le cas d'Israel Corp. et des frères Ofer; David Kleczewski (UTA) a parlé des stratégies de présentation de soi en situation électorale; le Prof. Jurgen Siess (Univ. de Caen) a présenté un exemple historique de construction d'ethos collectif dans le cas des revendications féminines de la Requête des Dames à l'Assemblée nationale en 1789. Enfin le Dr. Colette Leinman (UTA) s'est attachée à la construction de l'ethos collectif dans les catalogues d'exposition surréalistes.

Parution: Apologie de la polémique, par Ruth Amossy

Livre StellaDans un nouvel ouvrage publié aux Presses Universitaires de France, Ruth Amossy s'attaque à la primauté du dialogue en quête de consensus pour faire résolument l'apologie de la polémique. Elle montre qu’il ne s'agit pas d'un échec de la communication, mais d'une modalité argumentative de plein droit.

Mais surtout, elle insiste sur les fonctions de la polémique dans une démocratie pluraliste fondée sur la différence et le conflit. Axée sur l’opposition irréductible, la division en groupes antagonistes et le discrédit de l’autre, la polémique exacerbe les différends; cependant, la gestion du conflit dans ledissensus crée du lien social, renforce les groupements identitaires, porte les élans protestataires et incite à l’action. Dans une démocratie pluraliste où le conflit est de règle et le triomphe de l’accord illusoire, la polémique permet une indispensable coexistence dans ledissensus, sans laquelle aucun vivre-ensemble ne serait possible.

À partir d’analyses concrètes menées sur les journaux et les nouveaux médias, et encadré par une réflexion théorique, l'ouvrage de Ruth Amossy éclaire l’un des aspects essentiels de nos démocraties pluralistes modernes.

 

Amossy, Ruth, Apologie de la polémique, P.U.F. (coll. L'interrogation philosophique), 2014.

 

StellaProfesseur émérite à l’Université de Tel-Aviv, Ruth Amossy est directrice du groupe ADARR (Analyse du discours, Argumentation, Rhétorique) et éditrice en chef de la revue en ligne Argumentation et analyse du discours http://humanities.tau.ac.il/adarr/fr/2013-01-31-10-44-39/revue. Elle est l’auteur, de L'Argumentation dans le discours, La présentation de soi. Ethos et identité verbale, ainsi que de divers travaux sur la littérature française du XXe siècle et sur le stéréotype.

Nouvelle coopération israélo-italienne: ADARR et Do.RIF

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Un projet de coopération a été établi entre le groupe de recherche ADARR de l'Université de Tel-Aviv et le Centre italien pour les études de la langue et de la culture française Do.RIF

StellaUn projet de coopération vient d'être mis sur pied entre le groupe de recherche ADARR (Argumentation Rhétorique et Analyse du Discours http://humanities.tau.ac.il/adarr/fr/), dirigé par les Prof. Ruth Amossy et Roselyne Koren dans le cadre de l'Institut Porter  de l'Université de Tel-Aviv et le Gruppi di ricerca Do.Ri.F (http://www.dorif.it/gruppo-Centres%20Linguistiques) qui regroupe tous les départements de français d'Italie.

Lors de sa récente tournée de conférences dans le Nord de l'Italie, sous l'égide du Ministère des Affaires étrangères israélien, le Prof. Ruth Amossy a pu établir un projet de collaboration à long terme entre le groupe de recherche israélien d'analyse du discours et argumentation et l'équipe de chercheurs italiens réunie par le Prof. Paola Paissa dans ces domaines.

Une première rencontre se tiendra à Milan les 1er et 2 avril 2014, avec des conférences d'ouverture des Prof. Dominique Maingueneau (Paris 4 Sorbonne) et Ruth Amossy (Tel-Aviv), ainsi qu'une conférence du Prof. Donella Antelmi (IULM, Milan) qui travaille sur l'Analyse du Discours en italien. Cette ouverture sera suivie d'une série de présentations groupées autour d'un même domaine ou un même thème, avec dans chaque session un à trois participants italien(s) et israélien(s), afin de confronter les approches et de jeter les bases de collaborations futures.

Une deuxième manifestation consistera dans la publication d'un numéro conjoint dans la revue en ligne Repères-Dorif, coordonné par Ruth Amossy, Alice Krieg-Planque et Paola Paissa, sur les "Usages argumentatifs de la formule". Y collaborent du côté israélien Maria Brilliant, Nadia Ellis, David Kleczewski et Karina Masasa, et du côté italien Sara Amodori, Francesco Attruia, Chiara Molinari, Rachele Raus, Françoise Rigat et Laura Santone.

"Nous attendons beaucoup de cette collaboration italo-israélienne établie en relation étroite avec la France à travers le Prof. Maingueneau de Paris 4-Sorbonne, et le Prof. Alice Krieg-Planque de Paris-12" a dit le Prof. Amossy, qui a ajouté: "Nous remercions vivement nos collègues Danielle Londei de Bologne, directrice du Do.Ri.F Dorif, Paola Paissa  de Turin, coordinatrice du colloque et du numéro spécial, et Chiara Molinari de l'Institut Statale de Milan, organisatrice du séminaire d'avril, ainsi que tous ceux qui ont contribué à la mise en place de ce projet dans les deux pays, et nos deux collègues français qui se sont investi dans l'élaboration du numéro spécial et du séminaire".