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Archéologie

La technologie verte a débuté en Israël il y a 400 000 ans

Les premières technologies de recyclage sont nées en Israël il y a  400 000 ans. Ainsi en témoigne les résultats des dernières recherches effectuées sur le chantier de fouille de la grotte de Qesem, à 12 km à l’est de Tel-Aviv, près de la ville de Rosh HaAyin, par une équipe de chercheurs du Département d’Archéologie de l’Université de Tel-Aviv, sous la direction des Prof. Avi Gopher et Ran Barkai. 

קסםSelon le Prof. Barkai : «Le recyclage était un mode de vie, qui a fait partie de la nature humaine et de son évolution. A moment donné on nous a appris à l’oublier ». Fouillant le site archéologique de la période du bas paléolithique (entre 400 000 et 200 000 ans), découvert par accident au cours des travaux d’élargissement d’une autoroute en 2000, les chercheurs ont mis au jour des milliers d'outils recyclés, parmi lesquels des marteaux en os et des pierres de silex retravaillées, présentant des surfaces brillantes anciennes, et des bords plus rugueux, plus coupants et plus récents. Ces outils, actuellement étudiés à l’Université de Tel-Aviv, étaient apparemment utilisés comme couteaux pour la boucherie, le nettoyage des peaux d'animaux et la coupe de matière végétale. Certaines des lames sont tranchantes comme un scalpel et de la taille d'un ongle.

En avance sur leurs contemporains d'Europe et d'Afrique

Ran BarkaiD’après les chercheurs, la vie dans la région remonte à au moins 1,5 million d'années ; mais un changement spectaculaire eut lieu il y a 400 000 ans, lorsque, pour une raison inconnue, les éléphants qui avaient jusque là servi de source principale de nourriture ont apparemment disparus, provoquant un changement d’alimentation et de mode de vie chez les habitants de la grotte.

En quête de survie, ceux-ci entreprirent de chasser les cervidés. 80 cerfs en moyenne leur étaient nécessaires pour fournir la nourriture procurée par un seul éléphant. Aussi, selon les experts, ont-ils commencé à élaborer des outils tranchants en silex, en avance sur leurs contemporains d'Europe et d'Afrique. Ces premiers humains avaient l'intelligence de tirer le maximum de chaque produit, explique le Prof. Barkai. Obligés de s'adapter à un environnement changeant, ils ont développé une culture locale indépendante qui s'étendit à travers tout le territoire qui comprend aujourd'hui la Jordanie, le Liban et la Syrie.

La haute technologie de l'homme antique

חפירות במערת קסםSelon les archéologues, la grotte était organisée comme une maison, avec différentes zones servant de cuisine, d’atelier et d’espace commun. C'est là également que la même équipe de chercheurs du Département d’Archéologie de l’Université de Tel-Aviv a découvert l’an dernier les plus anciennes traces connues de l’utilisation permanente du feu pour rôtir la viande (Archéologie: les traces du premier foyer allumé par l'homme découvertes à proximité de Tel-Aviv). Les ancêtres des habitants de la grotte avaient probablement mangé leur éléphant cru. Après la cuisson de la viande, ils cassaient les os pour en extraire la moelle, et selon le Prof. Barkai « utilisaient les fragments  pour créer des outils avec lesquels ils dépeçaient  le cerf suivant ».

« C'était la haute technologie de l'homme antique » dit-il. D’après lui, on a retrouvé des vestiges de certains comportements, technologies et méthodes identiques jusqu'en Syrie, et il devait donc y avoir eu une sorte de communication entre les premiers humains de la région. « Je ne sais pas comment. Il n'y avait pas de Wi-Fi, mais ils se connaissaient les uns les autres ».

Ainsi se dessine peu à peu les traits d’une civilisation d’innovateurs de l'âge de pierre, née dans la région il y a environ 400 000 ans.

 

http://siliconwadi.fr/16497/archeologie-la-greentech-debute-en-israel-il-y-400-000-ans

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ le 22.12.2014 sous le titre: "Archéologie: la greentech a débuté en Israël il y a 400 000 ans"

Les travailleurs du métal de l’Antiquité n'étaient pas des esclaves mais des artisans hautement appréciés

Selon les archéologues de l'Université de Tel-Aviv les fondeurs de cuivre de l'âge de fer étaient non pas des esclaves mais des ouvriers respectés et hautement  qualifiés.

slaveshill 225x225En 1934, l'archéologue américain Nelson Glueck surnomma « Colline des esclaves » le promontoire situé au centre de la plus ancienne mine de cuivre connue au monde, celle de la Vallée de Timna, au cœur de la plaine de l'Arava en Israël. Le monticule semblait en effet présenter tous les signes d'un camp d'esclaves de l’âge de fer : rudes conditions du désert, présence de fourneaux ardents et d’une barrière massive empêchant la fuite. Cependant, de nouveaux vestiges découverts par les archéologues de l'Université de Tel-Aviv renversent ce narratif et présentent une image beaucoup plus complexe de la production du métal à l’âge de fer.

Dans le cadre des fouilles archéologiques menées dans la Vallée de Timna par le Département d'Archéologie et des cultures du Proche-Orient de l’Université de Tel-Aviv, les Dr. Erez Ben-Yosef et  Lidar Sapir-Chen ont analysé des restes de nourriture consommée par des fondeurs de cuivre il y a 3000 ans. Les résultats de cette analyse, publiés dans la revue Antiquity, indiquent que les travailleurs qui faisaient fonctionner les fours étaient en fait des artisans qualifiés et adulés qui jouissaient d’un statut social élevé. D’après les chercheurs, cette découverte pourrait avoir des ramifications sur des sites similaires dans la région […]

Lire la suite sur : http://coolisrael.fr/20462/les-travailleurs-du-metal-de-lantiquite-netaient-pas-des-esclaves. Cet article a été publié sur http://coolisrael.fr/ le 9.09.14 sous le titre « Les travailleurs du métal de l’Antiquité n’étaient pas des esclaves… »

Sous les roquettes: des étudiants du monde entier participent à un chantier de fouilles à Tel Azéka

azekah 1Malgré la situation actuelle, des étudiants du monde entier travaillent depuis déjà une semaine sur le chantier archéologique de Tel Azeka, l'un des sites historiques importants du pays, situé aux alentours de Beit Shemesh (à une trentaine de km à l'ouest de Jérusalem), sous la direction du Prof. Oded Lipschitz de l'Institut d'Archéologie de l'Université de Tel-Aviv.

Azeka 2Le projet est fruit de la collaboration entre l'Institut d'Archéologie de l'Université de Tel-Aviv et la Faculté de Théologie de l'Université Heidelberg en Allemagne [...]

Lire la suite sur: http://coolisrael.fr/19761/archeologie-des-etudiants-allemands-fouillent-malgre-les-roquettes. Cet article a été publié sur http://coolisrael.fr/ sous le titre: "Archéologie: des étudiants allemands foullent malgré les roquette" le 28/07/2014.

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Le Prof. Israël Finkelstein élu correspondant de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres

I. Finkelstein 1Le Prof. Israël Finkelstein du Département d'Archéologie et des Cultures de l'Orient antique de l'Université de Tel-Aviv a été élu le 23 mai correspondant étranger de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres.

Fondée en 1663 à l'initiative de Colbert, l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres fait partie des cinq Académies regroupées dans l'Institut de France. Elle comprend 55 académiciens, 40 associés étrangers, et 100 correspondants: 50 étrangers et 50 Français.

Le Prof. Finkelstein avait reçu en mars dernier le Prix Delalande-Guérineau décerné par l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres pour son livre Le royaume biblique oublié. Il est le seul membre israélien de l'Académie.

Les plus anciens masques du monde expertisés à l'UTA

Des recherches conjointes menées par l'Université de Tel-Aviv et l'Université Hébraïque de Jérusalem ont permis de présenter au public une collection unique de 12 masques en calcaire datés de 9000 ans en provenance du Désert et des collines de Judée.

Mask-Nahal-Hemar-IMJ-768x543Le Prof. Yuval Goren, spécialiste d'archéologie comparative à l'Université de Tel-Aviv a collaboré pendant plus de dix ans avec le Dr. Debby Hershman, curatrice du Musée d'Israël pour les cultures préhistoriques afin d'analyser les origines et la signification de douze masques de la période néolithique, découverts dans le Désert et les collines de Judée. Ils seront présentés au Musée d'Israël à l'occasion des fêtes de Pourim, associées à la mascarade et aux déguisements, dans le cadre de l'exposition: "Face à face: les plus anciens masques du monde". Oeuvres des premiers agriculteurs, ils représentent les plus anciens portraits de l'homme parvenus jusqu'à nous.

Lourds de deux à trois kilos chacun, ces masques représentent des visages ovales, percés de grandes cavités oculaires et de bouches aux dents apparentes, qui les font ressembler à des crânes. […]

Lire la suite sur http://coolisrael.fr/17319/les-plus-anciens-masques-du-monde-exposes-pour-pourim-au-musee-disrael

Cet article a été publié sur http://coolisrael.fr/ le 12/03/2014 sous le titre: "Les plus anciens masques du monde exposés au Musée d'Israël"