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05 Mar 2019
07:00PM -
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Archéologie

Le chainon manquant de l’évolution humaine trouvé dans une grotte en Israël

Un crâne vieux de 55 000 ans, découvert dans une grotte de Galilée occidentale, révèle l’époque où l’homme moderne a migré de l’Afrique vers l’Europe. Publiée dans la nuit d’hier par la revue scientifique Nature, l’étude réalisée sous la direction du Prof. Israël Hershkovitz, spécialiste d’anthropologie de la Faculté de médecine de l'Université de Tel-Aviv, en collaboration avec le Dr. Omri Barzilai, de l'Autorité des Antiquités d'Israël et le Dr. Ofer Marder de l'Université Ben Gourion, a déjà fait le tour du monde. Selon les chercheurs, il s’agit de « l’une des révélations les plus importantes dans l'histoire de l'évolution humaine ».

Manot 4Découverte par hasard en 2008 à la suite de travaux, la magnifique grotte de stalactites de Manot qui avait été scellée pendant plus de 15.000 ans, fait depuis 2010 l’objet de fouilles sous la direction de l'Autorité des Antiquités d'Israël et de l'Université de Tel-Aviv. D'après le Prof. Hershkovitz, le fragment de crâne découvert avec des outils de pierre enfouis constitue une réponse au chainon manquant de la migration de l'Homo sapiens de l'Afrique vers l'Europe.

L'Homo sapiens cohabitant avec l'homme du Neandertal

« Nous avons entre les mains le crâne d'un être humain qui vivait à côté de l'homme du Neandertal » a-t-il déclaré, « et également celui qui a le plus de chance d’avoir été croisé avec lui ». Les études de génomique de l'homme de Neandertal (Homo neanderthalensis) et de l'Homo Sapiens suggèrent que les deux espèces se sont accouplées quelque part au Moyen-Orient il y a entre 50 000 et 60 000 ans, après que l’Homo sapiens ai quitté le continent africain et avant qu'il ne colonise l'Europe et l'Asie. Mais on n’avait jusqu’à présent découvert aucun reste d'humains modernes au Moyen-Orient à cette période cruciale.

Manot 2D'après le Prof. Hershkovitz, le fragment de crâne découvert appartient incontestablement à un Homo sapiens : il présente une forme similaire à celle des premiers  humains africains et des humains européens plus tardifs. Le fragment était revêtu d'une patine de calcite, et les chercheurs ont utilisés de l'uranium radioactif qui fait remonter l'os à environ 55000 ans. « Cela signifie que les habitants de Manot sont probablement les ancêtres des premières populations paléolithiques d'Europe », dit Hershkovitz.

Les habitants de Manot sont également ceux qui ont le plus de chance d’avoir côtoyé les Néandertaliens et de s’être accouplés avec, exploit qui donne à tous les humains non-africains d'aujourd'hui un héritage de l’homme du Neandertal. La grotte de Manot se trouve à proximité de sites qui présentent des restes néandertaliens d'une période similaire. « La partie sud du Levant est le seul endroit où les humains anatomiquement modernes et les Néandertaliens ont vécu côte à côte, pendant des milliers d'années», dit Hershkovitz « Jusqu’à présent, nous n’avions aucun preuve même de cette coexistence ».

Manot 3La preuve ultime serait de pouvoir retrouver la présence d’ancêtres du Neandertal dans l'ADN du crâne, mais en raison des températures de la région, il est peu probable que l’ancien ADN ait été préservé. Cependant pour les chercheurs, le fragment de crâne découvert à Manot constitue une pièce cruciale du puzzle.

Parmi les co-auteurs de l'article publié dans Nature : Viviane Slon et Hila May de la Faculté de médecine de l'UTA, Daniella Bar-Yosef Mayer du Département d'archéologie de l'UTA, ainsi que des chercheurs de l'institut Weizman, de l'Institut géologique d'Israël, l'Université Hébraïque, l'Université de Haïfa, l'Université de Leipzig, l'Université de Vienne, l'Université de Columbia, la Cave Western Reserve University aux Etats-Unis et l'Université Simon Fraser au Canada.

 

http://siliconwadi.fr/16826/le-chainon-manquant-de-levolution-humaine-trouve-en-israel

Cet article est paru sur http://siliconwadi.fr/ le 29.01.2015 sous le titre: "Le chainon manquant de l'évolution humaine trouvé en Israël"

La technologie verte a débuté en Israël il y a 400 000 ans

Les premières technologies de recyclage sont nées en Israël il y a  400 000 ans. Ainsi en témoigne les résultats des dernières recherches effectuées sur le chantier de fouille de la grotte de Qesem, à 12 km à l’est de Tel-Aviv, près de la ville de Rosh HaAyin, par une équipe de chercheurs du Département d’Archéologie de l’Université de Tel-Aviv, sous la direction des Prof. Avi Gopher et Ran Barkai. 

קסםSelon le Prof. Barkai : «Le recyclage était un mode de vie, qui a fait partie de la nature humaine et de son évolution. A moment donné on nous a appris à l’oublier ». Fouillant le site archéologique de la période du bas paléolithique (entre 400 000 et 200 000 ans), découvert par accident au cours des travaux d’élargissement d’une autoroute en 2000, les chercheurs ont mis au jour des milliers d'outils recyclés, parmi lesquels des marteaux en os et des pierres de silex retravaillées, présentant des surfaces brillantes anciennes, et des bords plus rugueux, plus coupants et plus récents. Ces outils, actuellement étudiés à l’Université de Tel-Aviv, étaient apparemment utilisés comme couteaux pour la boucherie, le nettoyage des peaux d'animaux et la coupe de matière végétale. Certaines des lames sont tranchantes comme un scalpel et de la taille d'un ongle.

En avance sur leurs contemporains d'Europe et d'Afrique

Ran BarkaiD’après les chercheurs, la vie dans la région remonte à au moins 1,5 million d'années ; mais un changement spectaculaire eut lieu il y a 400 000 ans, lorsque, pour une raison inconnue, les éléphants qui avaient jusque là servi de source principale de nourriture ont apparemment disparus, provoquant un changement d’alimentation et de mode de vie chez les habitants de la grotte.

En quête de survie, ceux-ci entreprirent de chasser les cervidés. 80 cerfs en moyenne leur étaient nécessaires pour fournir la nourriture procurée par un seul éléphant. Aussi, selon les experts, ont-ils commencé à élaborer des outils tranchants en silex, en avance sur leurs contemporains d'Europe et d'Afrique. Ces premiers humains avaient l'intelligence de tirer le maximum de chaque produit, explique le Prof. Barkai. Obligés de s'adapter à un environnement changeant, ils ont développé une culture locale indépendante qui s'étendit à travers tout le territoire qui comprend aujourd'hui la Jordanie, le Liban et la Syrie.

La haute technologie de l'homme antique

חפירות במערת קסםSelon les archéologues, la grotte était organisée comme une maison, avec différentes zones servant de cuisine, d’atelier et d’espace commun. C'est là également que la même équipe de chercheurs du Département d’Archéologie de l’Université de Tel-Aviv a découvert l’an dernier les plus anciennes traces connues de l’utilisation permanente du feu pour rôtir la viande (Archéologie: les traces du premier foyer allumé par l'homme découvertes à proximité de Tel-Aviv). Les ancêtres des habitants de la grotte avaient probablement mangé leur éléphant cru. Après la cuisson de la viande, ils cassaient les os pour en extraire la moelle, et selon le Prof. Barkai « utilisaient les fragments  pour créer des outils avec lesquels ils dépeçaient  le cerf suivant ».

« C'était la haute technologie de l'homme antique » dit-il. D’après lui, on a retrouvé des vestiges de certains comportements, technologies et méthodes identiques jusqu'en Syrie, et il devait donc y avoir eu une sorte de communication entre les premiers humains de la région. « Je ne sais pas comment. Il n'y avait pas de Wi-Fi, mais ils se connaissaient les uns les autres ».

Ainsi se dessine peu à peu les traits d’une civilisation d’innovateurs de l'âge de pierre, née dans la région il y a environ 400 000 ans.

 

http://siliconwadi.fr/16497/archeologie-la-greentech-debute-en-israel-il-y-400-000-ans

Cet article a été publié sur http://siliconwadi.fr/ le 22.12.2014 sous le titre: "Archéologie: la greentech a débuté en Israël il y a 400 000 ans"

Les travailleurs du métal de l’Antiquité n'étaient pas des esclaves mais des artisans hautement appréciés

Selon les archéologues de l'Université de Tel-Aviv les fondeurs de cuivre de l'âge de fer étaient non pas des esclaves mais des ouvriers respectés et hautement  qualifiés.

slaveshill 225x225En 1934, l'archéologue américain Nelson Glueck surnomma « Colline des esclaves » le promontoire situé au centre de la plus ancienne mine de cuivre connue au monde, celle de la Vallée de Timna, au cœur de la plaine de l'Arava en Israël. Le monticule semblait en effet présenter tous les signes d'un camp d'esclaves de l’âge de fer : rudes conditions du désert, présence de fourneaux ardents et d’une barrière massive empêchant la fuite. Cependant, de nouveaux vestiges découverts par les archéologues de l'Université de Tel-Aviv renversent ce narratif et présentent une image beaucoup plus complexe de la production du métal à l’âge de fer.

Dans le cadre des fouilles archéologiques menées dans la Vallée de Timna par le Département d'Archéologie et des cultures du Proche-Orient de l’Université de Tel-Aviv, les Dr. Erez Ben-Yosef et  Lidar Sapir-Chen ont analysé des restes de nourriture consommée par des fondeurs de cuivre il y a 3000 ans. Les résultats de cette analyse, publiés dans la revue Antiquity, indiquent que les travailleurs qui faisaient fonctionner les fours étaient en fait des artisans qualifiés et adulés qui jouissaient d’un statut social élevé. D’après les chercheurs, cette découverte pourrait avoir des ramifications sur des sites similaires dans la région […]

Lire la suite sur : http://coolisrael.fr/20462/les-travailleurs-du-metal-de-lantiquite-netaient-pas-des-esclaves. Cet article a été publié sur http://coolisrael.fr/ le 9.09.14 sous le titre « Les travailleurs du métal de l’Antiquité n’étaient pas des esclaves… »

Sous les roquettes: des étudiants du monde entier participent à un chantier de fouilles à Tel Azéka

azekah 1Malgré la situation actuelle, des étudiants du monde entier travaillent depuis déjà une semaine sur le chantier archéologique de Tel Azeka, l'un des sites historiques importants du pays, situé aux alentours de Beit Shemesh (à une trentaine de km à l'ouest de Jérusalem), sous la direction du Prof. Oded Lipschitz de l'Institut d'Archéologie de l'Université de Tel-Aviv.

Azeka 2Le projet est fruit de la collaboration entre l'Institut d'Archéologie de l'Université de Tel-Aviv et la Faculté de Théologie de l'Université Heidelberg en Allemagne [...]

Lire la suite sur: http://coolisrael.fr/19761/archeologie-des-etudiants-allemands-fouillent-malgre-les-roquettes. Cet article a été publié sur http://coolisrael.fr/ sous le titre: "Archéologie: des étudiants allemands foullent malgré les roquette" le 28/07/2014.

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Le Prof. Israël Finkelstein élu correspondant de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres

I. Finkelstein 1Le Prof. Israël Finkelstein du Département d'Archéologie et des Cultures de l'Orient antique de l'Université de Tel-Aviv a été élu le 23 mai correspondant étranger de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres.

Fondée en 1663 à l'initiative de Colbert, l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres fait partie des cinq Académies regroupées dans l'Institut de France. Elle comprend 55 académiciens, 40 associés étrangers, et 100 correspondants: 50 étrangers et 50 Français.

Le Prof. Finkelstein avait reçu en mars dernier le Prix Delalande-Guérineau décerné par l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres pour son livre Le royaume biblique oublié. Il est le seul membre israélien de l'Académie.