Slide background
Slide background
Slide background

nov1

A LA UNE

Les dernières nouvelles de l'Université de Tel-Aviv


events

EVENEMENTS

Aucun événement

video

VIDEOS

vid1

semel uni2

SOUTENIR L’UNIVERSITÉ

Soutenez la recherche et les étudiants


Un site préhistorique vieux de 500 000 ans découvert par l'Université de Tel-Aviv en collaboration avec l'Autorité des Antiquités d'Israël

Un site rare et important datant d'un demi-million d'années a été découvert au cours de fouilles menées conjointement par le Département d'Archéologie de l'Université de Tel-Aviv, sous la direction du Prof. Ran Barkai, et de l'Autorité israélienne des Antiquités, dans la région du Sharon, au centre de la plaine côtière israélienne. Selon les chercheurs, le site, d'une superficie d'un hectare, extraordinaire tant par la quantité des artefacts retrouvés que par leur niveau de conservation, permettra de retracer le comportement et le mode de vie de nos ancêtres préhistoriques immédiats.

Jaljulia1"Le site est particulièrement intéressant, important et très surprenant car il est resté enseveli à six mètres de profondeur pendant un demi-million d'années en plein milieu d'Israël, et personne ne soupçonnait son existence", commente le Prof. Barkai. "Il s'agit d'un site énorme, en fait un ensemble de sites". Sur le terrain, situé entre la petite ville arabe israélienne de Jaljulia à 3 kilomètres au sud de Kfar Saba et la route 6, une autoroute traversant le pays du nord au sud, ont été découvert des centaines de bifaces en silex typiques de la dernière phase de la "culture acheuléenne" à la période du paléolithique inférieur.

"Les outils en silex découverts en quantité exceptionnelle au cours des fouilles fournissent des informations capitales sur le mode de vie des anciens humains de la période paléolithique inférieur dans notre région. Ils peuvent être attribués à l'Homo erectus,  l'ancêtre direct de tous les êtres humains vivant aujourd'hui", explique le Prof. Barkai. "A cette période, les hommes étaient des chasseurs-cueilleurs, utilisant la chasse et la cueillette comme mode de subsistance, qui se déplaçaient en petits groupes de lieu en lieu en fonction de l'offre que leur procurait le terrain".

"Une sorte de paradis préhistorique"

La reconstitution de l'environnement montre que sur le site coulait un cours d'eau (peut-être la rivière de Qana dont le lit passe aujourd'hui à environ 500 mètres au sud). Il réunissait donc en un seul lieu la réponse aux trois besoins fondamentaux de l'homme préhistorique: l'eau potable, différents types d'aliments (plantes et animaux) et les pierres de silex, dont on faisait des outils. "La rivière fournissait l'eau, et l'eau attirait les animaux. En d'autres termes c'était une sorte de paradis préhistorique, qui réunissait tout ce dont avaient besoin nos ancêtres pour vivre. La superficie du site montre que l'homme avait une mémoire géographique du lieu, et il est possible qu'il soit revenu dans la région selon un cycle saisonnier, pour bénéficier de cet environnement privilégié".

ranbarkai hhDes centaines de milliers d'artefacts en silex ont été révélés au cours des fouilles, dont des centaines de bifaces, outils caractéristiques de la période, utilisés par les anciens humains pendant plus d'un million d'années. Selon les chercheurs, la taille et la conception des bifaces sont des tâches complexes qui nécessitent une planification méticuleuse à l'avance et une connaissance approfondie de la matière première. Certains suggèrent que ces outils étaient principalement utilisés pour dépecer les grands animaux, tels que les éléphants, d'autres pensent qu'ils servaient de "couteau suisse" de l'âge de pierre, et avaient d'autres utilisations telles que la chasse et le traitement des aliments végétaux.

" Nous ne connaissons que deux sites de cette période: l'un au kibboutz Eyal, à cinq kilomètres au nord, et le second dans la grotte de Qesem à environ cinq kilomètres au sud", explique Maayan Shemer, directrice des fouilles pour l'Autorité des antiquités. "Les outils en silex du site témoignent d'innovation et de créativité technologique. Les artefacts découverts sont étonnants en termes de quantité, de niveau de conservation et de qualité de la taille. Il n'y a aucun doute que leur étude en profondeur contribuera grandement à la compréhension du mode de vie et du comportement humain il y a un demi-million d'années".

"Il est incroyable que précisément ici, entre Jaljulia et l'autoroute 6, sous 5 mètres de terre, se soit trouvé un paysage vieux de 500 000 ans préservé de manière si impressionnante", conclu le Prof. Barkai. " Notre passé commun à tous est enseveli sous terre et nous avons ici une opportunité unique de voyager à travers un demi-million d'années pour apprendre à connaître les anciens humains qui vivaient ici avant nous et reconstruire leur mode de vie et leurs manières de se comporter".

Photo: Samuel Magal, Autorité des Antiquités d'Israël