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Surdoués de l'Université de Tel-Aviv : passer sa licence de physique à 15 ans.

Conçu sous l'inspiration et à l'initiative de l'ancien président de l'Etat d'Israël Shimon Peres, le Programme Odyssea pour les scientifiques et inventeurs du futur de l'Université de Tel-Aviv est destiné à favoriser l'épanouissement des jeunes talents scientifiques qui se manifestent à un âge précoce. Fonctionnant en collaboration avec la Fondation Maïmonide, l'Assocation Karev pour les initiatives en éducation et la Division des élèves surdoués du ministère de l'éducation israélien, il a pour but de développer une nouvelle génération de scientifiques possédant des capacités de leadership et le sens de la responsabilité sociale.

Jeunes"Jusqu'à mon service militaire, j'espère que j'aurai terminé ma maitrise d'informatique", déclare Sean Galantzan, l'un des participant du programme, qui a obtenu sa licence de physique à l'âge de 15 ans. Sean fait parti de ce groupe de jeunes à haut potentiel intellectuel venus de tous les coins du pays, qu'on pourrait qualifier d'élite des surdoués en Israël et qui rêvent d'imprimer des organes en 3 dimensions, de découvrir une supernova ou de créer la prochaine startup valant un million de dollars.

"Il existe partout des individus susceptibles de devenir des scientifiques à la mesure d'Einstein ou de Newton. Il faut seulement savoir les éveiller à cela" commente le Dr.Erez Pyetan, directeur du Centre Odyssea de l'UTA.

Le Programme Odyssea est destiné aux élèves en classe de quatrième présentant d'excellents résultats scolaires et ayant passé avec succès deux examens de sélection et un cours de préparation d'été. Il propose trois sections : physique, cyber études et Biomed. Construit sur des contenus universitaires, le programme donne droit à des crédits que les futurs étudiants peuvent conserver pendant une période allant jusqu'à 5 années après leur service militaire.

A côté du cursus d'études l'accent est également mis sur les programmes d'enrichissement et de développement des compétences personnelles comme la gestion du temps, le travail d'équipe etc. Sont également organisés des journées d'études intensives, des ateliers, des visites en milieu industriel et des activités communes avec les élèves des programmes équivalents des autres universités.

"Nous pensons vraiment que les jeunes qui sortent chaque année de notre programme peuvent influencer et contribuer à l'avenir scientifique de l'Etat d'Israël et à la solution des grands problèmes qui se dressent devant l'humanité" déclare Eli Fried, responsable du programme au niveau national.

Les inscriptions au programme Odyssea sont closes pour le premier semestre de l'année universitaire 2017-2018

Renseignements supplémentaires:

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Peres

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Le Prix Israël honore une femme professeur de droit de l'Université de Tel-Aviv

Le Prof. Nili Cohen, professeur en chaire à la Faculté de Droit de l'Université de Tel-Aviv, ancien recteur de l'Université et présidente de l'Académie israélienne des Sciences recevra le Prix Israël 2017 dans le domaine des études de droit "pour la vigueur de ses recherches, qui explorent et brisent les frontières de la pensée".

nili cohen 580 1Le  Prof. Nili Cohen a fait toutes ses études, du premier au troisième cycle, à la Faculté de droit de l'Université de Tel-Aviv, dont elle a fait partie du personnel enseignant depuis la fin des années 70. Elle a formé de nombreuses générations d'étudiants et a plus d'une fois remporté le Prix du Recteur pour l'excellence de l'enseignement. Encore étudiante, elle a même été la rédactrice fondatrice de la principale publication juridique hébraïque de la Faculté, "Iyunei Mishpat" ("Théories du Droit"), qui est aussi l'une des plus importantes revues juridiques du pays.

Ses domaines d'expertise sont le droit des contrats, le droit des délits, l'enrichissement sans cause, et un nouveau champ qu'elle a créé: droit et littérature. La liste de ses publications dans ces domaines est immense. Entre les années 1994 et 1997, elle a été vice-recteur de l'Université de Tel-Aviv, puis recteur de l'université de 1997 à 2001. Elle est également à l'origine de la série de conférences du Club "Law & Book" de la Faculté.

Le Prof. Cohen est depuis 2004 membre de l'Académie israélienne des sciences, qu'elle préside depuis 2015, et où elle met son expérience et ses compétences au service de la recherche universitaire israélienne en général, y compris celle des études de droit.

Parmi les motifs du comité de sélection du Prix, on peut lire: "la vigueur des recherches menées par le Professeur Cohen est due en grande partie au fait qu'elle explore et brise les limites de la pensée. Sa riche écriture examine l'imbrication de la littérature et du droit, et explore les frontières entre le privé et le public et entre le droit et la morale".

 

(Photo: Gal Hermoni)

Ilai Rowner, jeune talent de la littérature hébraïque et enseignant au Département de français de l’Université de Tel-Aviv

Ecrivain, traducteur et maitre de conférences à l’Université de Tel-Aviv, où il donne notamment un cours de littérature hébraïque en français à l’initiative de l’Association des Amis francophone de l’Université, Ilai Rowner vient de sortir son deuxième roman, qui fait les gros titres de la presse littéraire israélienne.

Ilairowner« Une voix à part dans le paysage de la littérature hébraïque ». Ainsi le décrit Dalia Karpel, critique littéraire du journal Haaretz qui vient de lui consacrer deux doubles pages, à l'occasion de la sortie de son deuxième livre, La fillette et l'archet. Son précédent roman, Déserteur, largement acclamé par la critique, avait obtenu à la fois  le Prix du premier roman et celui du meilleur jeune auteur décerné par le Ministère de la culture en 2015.

La fillette et l'archet raconte l'histoire d’un contrebassiste, sorti du Conservatoire et de l’Académie de Musique, qui vit dans la pauvreté et joue dans les rues de Saint Germain des prés pour élever sa fille de quatre ans. Sa compagne l’a quitté peu après la naissance de l'enfant et a disparu. Le musicien emmène la fillette partout avec lui, mais, lorsqu'elle tombe malade, ses économies fondent rapidement, et l’enfant fini par sombrer. « C’est un mendiant qui consacre toute sa vie à la création et à la musique, il est passif par nature, échoue sur le plan professionnel, et ne parvient pas à gagner son pain avec son art […] Ce qui est important pour lui c’est son idéal musical. C’est un drame sur la manière dont l’art se mélange à la vie … » a déclaré l'écrivain au journal à Haaretz.

Loin de la course au best-seller

Né en 1979 au Kibboutz Yakum, de parents d’origine argentine, Ilai écrit depuis l'âge de 13 ans. A la fin de son service militaire, il part à Paris pour étudier la littérature française moderne. Il y restera de 2001 à 2008, avec son épouse Natanael, également écrivain. Son séjour dans la capitale parisienne a donné naissance à ses deux romans. En 2012, il obtient son doctorat à l'Université Paris VII-Diderot, sous la direction de Julia Kristeva. Il est actuellement maitre de conférences au Département d'études françaises de l'Université de Tel-Aviv, et enseigne également au Lycée tel-avivien Gymnasia Herzeliya. Il traduit aussi des œuvres littéraires françaises, comme le roman de Claude Simon, L'herbe, qui sortira prochainement en hébreu.

Lui-même père de deux fillettes de quatre ans et demi et dix mois, Ilai raconte qu’une angoisse profonde a accompagné l’écriture de son dernier roman : « Il m’a forcé à me confronter avec l’angoisse que quelque chose de mauvais puisse arriver, l’échec ou la peur de la mort. C’est pourquoi la fin de l’histoire reste ouverte ». Ilai Rowner a écrit la première version du livre à l'âge de 20 ans lorsqu’il était à l'armée. Pendant cette période,  il apprend la musique et le chant pendant des cours du soir, et découvre alors les Chants sur la mort des enfants de Gustav Mahler, qui l’interpellent sur le plan symbolique. Cette première version du livre obtient le deuxième prix du concours de nouvelles organisé par Tsahal.

Pourtant, Ilai Rowner est loin de la course au best-seller, comme le souligne l'article. Il ne recherche pas à créer des personnages auquel le grand public pourrait s’identifier. Il veut que son écriture soit différente : « un acte linguistique musical, relativement sourd, secret, qui essaie d’entendre une voix presque inaudible parmi les bruits du monde. Par exemple l’archet d’une contrebasse qui tombe sur le plancher.  Ou les pas d’un médecin, une porte qui s’ouvre, un arbre à la fenêtre […] Quand j’écris, j’essaie d’ériger une sorte de construction. Pas une cathédrale comme voulait le faire Marcel Proust, mais plutôt une petite construction fragile qui se bâtit peu à peu et tente de créer une force et une intensité qui sont censés entrainer le lecteur et l’ouvrir vers cet impossible qui est raconté. Sur le plan symbolique, il existe un combat sans concession entre la vie et l’art, et le livre veut dire en fait que l’art est impossible et réservé à des êtres exceptionnels, dont le héros ne fait pas partie »

"L'écriture est ma musique et mon arme"

Cette interrogation constante sur le lien entre la vie et l’art, qui torture son personnage, le préoccupe en permanence: « On ne choisit pas d’être écrivain» dit-il encore. «Quelque chose vous y pousse. Je ne me considère pas comme un écrivain. L’écriture est un artisanat, je ne sais pas comment cela arrive. Comment un mot vient après l’autre, une phrase après l’autre, et comment cela forme finalement une construction. Je ne sais pas non plus faire autre chose….l’écriture est ma musique et mon arme, c’est la grande chose pour laquelle j’existe. J'y suis soumis. Je m’efface devant elle ».

Israélien de naissance mais Français de cœur, Ilai Rowner est à cheval entre deux cultures: « on peut voir dans mes deux livres l’histoire d’une littérature qui vient d’ailleurs […] la fillette et l'archet ne se passe pas en Israël.  Déserteur se déroule à Paris, et le personnage a des ‘flash-back’ de ce qu’il a vécu en Israël. Mon prochain roman parlera de deux clochards parisiens qui font le chemin inverse et émigrent en Israël, pour vivre l’expérience israélienne. Un roman qui sera plus amusant, moins triste et moins lourd sur le plan affectif ».

Voulez-vous connaitre les 10 anciens étudiants de l'Université de Tel-Aviv parmi les 40 jeunes les plus prometteurs d'Israël ?

Le Prof. Ravit Helled, astrophysicienne du Département des sciences de la terre de l'Université de Tel-Aviv, qui explore la structure interne des planètes dans le cadre du projet Juno de la NASA, Yariv Bash PDG de SpaceIL et Anat Elhanani, directrice marketing de Facebook Israël, sont parmi les 10 diplômés de l'Université de Tel-Aviv sur la liste des 40 jeunes les plus prometteurs établie par Globes, principal journal financier israélien, pour 2016.
Ravid HelledLe Prof. Ravit Helled-Attia,

36 ans, mariée, deux enfants, 

en année sabbatique à l'Université de Zurich,

titulaire d'une licence en sciences et d'un doctorat obtenu par voie d'accès directe pour étudiants exceptionnels à l'Université de Tel-Aviv, suivi d'un post-doctorat à l'UCLA (Los Angeles).

Passionnée par l'espace depuis le lycée, elle étudie aujourd'hui la structure interne des planètes dans le cadre du célèbre et prestigieux projet Juno de la NASA, la sonde spatiale mise en orbite autour de Jupiter en juillet dernier. C'est la seule israélienne de l'équipe internationale de chercheurs chargée du projet au sein de l'Agence spatiale américaine. Elle participe également aux missions JUICE et PLATO de l'agence européenne de l'Espace. Entretemps, elle étudie la formation des planètes à l'Université de Zurich.

YarivBashYariv Bash,

36 ans, marié, deux enfants,

diplômé de l'Ecole de génie électrique de l'UTA

est l'initiateur et l'un des trois co-fondateurs de la startup SpaceIL,

qui à pour but de planter le drapeau israélien sur la lune en gagnant la compétition Lunar X Prize sponsorisée par Google, d'ici la fin de l'année 2017. SpaceIL, qui n'emploie aujourd'hui pas moins de 35 anciens diplômés de l'UTA, et en tout 40 personnes employées à temps plein et 200 bénévoles, plus des dizaines de collaborateurs dans l'industrie aéronautique et autre, est devenu un projet national et a déjà mobilisé 50 millions de dollars. Yariv Bash est également à la tête de la société Flytrex qui fait des livraisons postales par multicoptères.

AnatElhananiAnat Elhanani,

37 ans,

diplômée en économie et communication de l'UTA,

a été pendant 6 ans directrice du marketing numérique à Nokia-Eurocom, avant de devenir directrice du marketing de Facebook en Israël. "Lorsque Facebook m'a contacté il y a quatre ans, ils n'étaient pas encore installés en Israël, et ne pensaient même pas y établir un bureau physiquement", raconte-t-elle dans Globes, "mais ils cherchaient des personnes qui connaissent bien le marché israélien. J'ai posé ma candidature, j'ai été à Dublin pour une journée de tests et d'entretiens et ai reçu un appel quelques jours après mon retour". Depuis la création du bureau israélien de Facebook, elle travaille à intégrer une forme de marketing traditionnel avec les capacités technologiques des startups basées sur l'information et l'analyse des données.

TzvikaBaidaZvika Baida,

36 ans,

titulaire d'une double maitrise de droit de l'Université de Tel-Aviv et de l'Université de Berkeley,

directeur du département de la clientèle et membre du comité exécutif de Shufersal,

la plus grande chaine de supermarchés du pays, bras droit du PDG de la chaine, Itzik Abercohen. "Le monde de la gestion d'aujourd'hui exige des qualifications complexes et des personnes qui viennent de disciplines variées" dit-il dans Globes. "Mon rôle couvre non seulement les liens avec la clientèle, mais aussi avec les media, les investisseurs et les autorités administratives et commerciales".

LilahbendavidLilah Ben David,

40 ans, mariée, 3 enfants,

titulaire d'une licence en comptabilité et économie et d'une maitrise de gestion de l'Université de Tel-Aviv.

Après avoir été pendant des années analyste de système financier, directrice de département dans la division technologique et directrice du développement commercial et stratégique de Leumi Card, la compagnie de cartes de crédit de la banque Leumi, Lilah est maintenant directrice générale de Pepper, la nouvelle branche numérique du Groupe Leumi, destinée à la "génération du millénaire".

AdenekoAdaneko Sabhat-Yehimovitch,

40 ans, mariée,

titulaire d'une double maitrise de droit de l'Université de Tel-Aviv et de l'Université du Northwestern (Chicago),

juge au tribunal de première instance de la région centre,

et l'un des deux premiers magistrats d'origine éthiopienne en Israël. Née dans un village du nord de l'Ethiopie dans une famille de six enfants, Adeneko est arrivée en Israël avec sa famille à l'âge de 8 ans au cours de l'opération Moise. Elle a commencé sa carrière juridique au bureau du procureur militaire pendant son service, puis comme avocat indépendante inscrite au barreau. Pendant le mouvement de protestation des Ethiopiens l'an dernier, elle a représenté de nombreux manifestants qui avaient été arrêtés par la police.

TomerBlusteinTomer Blustein, 37 ans,

docteur en biologie moléculaire de l'Université de Tel-Aviv.

Fondateur et directeur général de Pinkpark,

"marché" de stationnement en ligne utilisant l'Internet des Objets, reliant les propriétaires souhaitant louer des emplacements de stationnement avec des conducteurs cherchant une solution de parking. "Dans le cadre de mon doctorat en biologie, j'ai suivi un cours de biotechnologie commun avec des étudiants de gestion", raconte-t-il. "J'y ai entendu notamment que les hommes d'affaires cherchent un problème et lui trouve une solution, alors que les biologistes trouvent un problème et ensuite lui cherche une solution. A cette époque j'étais célibataire tel-avivien et le problème de parking me semblait absurde. J'ai donc commencé à lui chercher des solutions".

KobibarakKobi Barak, 36 ans,

BA en biologie de l'Université de Tel-Aviv,

fondateur  avec Ido Savir de Supermeat,

première startup en Israël et l'une des rares dans le monde qui fabrique de la viande de poulet en laboratoire. Végétariens militants, Kobi et Ido ont décidé de fabriquer de la viande "sans tuer d'animaux". Barak a auparavant travaillé dans des sociétés de high-tech, et s'est spécialisé dans l'action en faveur des animaux et de l'agriculture "morale". Il est également directeur de l'Association pour l'agriculture moderne, qui promeut la "viande cultivée".

MayaEisenTsafrirMaya Eisen-Tsafrir,

39 ans, mariée, deux enfants,

BA en sciences de la vie de l'Université de Tel-Aviv,

depuis un an directrice générale adjointe chargée du marketing et de la stratégie de Kimberly-Clark Israel (Huggies, Kleenex, Kotex etc…) la deuxième société de produits non alimentaires du pays. Elle est également titulaire d'un MBA du IDC à Herlzelya. 

Un professeur de l'Université de Tel-Aviv reçoit le Prix de l'organisation mondiale Global Genes pour ses découvertes sur l'autisme

Le Prof. Illana Gozes de la Faculté de Médecine de l'Université de Tel-Aviv est lauréate du Prix scientifique international 2016 "Champion de l'espoir" remis par l'Association Global Genes, principale organisation d'aide internationale pour les patients atteints de maladies rares, pour sa contribution à l'étude des maladies génétiques, en particulier la découverte d'une mutation du gène ADNP conduisant à l'autisme. Le prix lui a été remis récemment aux Etats-Unis au cours d'une impressionnante cérémonie.

IllanaGozesprizeLe Prof. Gozes, du Département de Génétique Moléculaire humaine et de biochimie de la Faculté de médecine de l'UTA, a été sélectionnée sur plus de 350 candidats du monde entier, comme "scientifique internationale exceptionnelle donneuse d'espoir pour l'année 2016" par l'Association Global Genes, l'une des principales organisations pour la défense des patients atteints de maladies rares et de leurs familles dans le monde, initiatrice du ruban bleu jeans, symbole unificateur d'espoir pour la sensibilisation aux maladies génétiques.

Le Prof. Gozes est chargée de la chair de recherche sur les facteurs de croissance de l'Université de Tel-Aviv, directrice du Laboratoire de neuro-endoctrinologie moléculaire, membre du Centre pour les études du cerveau et de l'Ecole des neurosciences de l'UTA.

Considérée comme l'un des pionniers de la recherche génétique et de la compréhension des maladies du cerveau dans le monde, le Prof. Gozes a découvert le gène qui code la protéine ADNP, et a mis en lumière une de ses mutations, principale cause de l'autisme et du retard mental. Etudiant les mécanismes de fonctionnement du gène, elle a  montré qu'il est essentiel pour la formation du cerveau, active des centaines d'autres gènes et protège les synapses (zones de connexions entre les neurones du cerveau). Au cours de ses recherches approfondies pour la compréhension de l'activité du gène, elle l'a également relié à la maladie d'Alzheimer et à la schizophrénie. Elle travaille actuellement, entre autres, au développement d'un médicament basé sur l'ADNP pour le traitement des troubles cognitifs de la schizophrénie.

 "Par son engagement dans la recherche et la découverte de nouveaux traitements, le professeur Gozes continue d'aider de nombreux patients atteints de maladies orphelines à bénéficier des examens et des traitements qui sont nécessaires à leur bien-être et à leur santé", peut-on lire dans les motifs d'attribution du Prix.

"Nul n'est plus digne de recevoir ce prix que le professeur Gozes", a déclaré Angela Downing, présidente de la Fondation de recherche sur l'ADNP pour les enfants, qui a remis le prix au Prof. Illana Gozes. "C'est une neuroscientifique respectée, un professeur aimé et un mentor pour beaucoup. Au cours de sa carrière, elle a travaillé sans relâche non seulement pour la science, mais pour l'humanité".

"C'est un grand privilège pour moi d'aider cette communauté, et je suis reconnaissante d'avoir pu apporter ma contribution à la recherche dans le domaine des maladies rares", a déclaré le professeur Gozes lors de la cérémonie d'attribution du Prix.

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