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L'Université de Tel-Aviv à la 8e place pour la création des startups les plus rentables dans le monde

L'Université de Tel-Aviv se classe huitième dans la liste des 10 plus grandes universités dans le monde pour le nombre pour ses diplômés ayant fondé des "licornes", startups valorisées à plus d'un milliard de dollars, publiée par le magazine Forbes. C'est la seule université israélienne à être entrée dans cette prestigieuse liste. Selon Forbes, plus d'un tiers des entrepreneurs fondateurs de licornes dans le monde sont diplômés de l'une de ces 10 universités.

LicornesVous voulez créer une startup d'une valeur de plus d'un milliard de dollars ? Faites vos études à Standford, ou à l'Université de Tel-Aviv. C'est ce qui ressort de la liste des 10 plus grandes universités productrices de diplômés fondateurs de startup de la ligue mythique des "licornes", établie par la société Sage, multinationale éditrice de logiciels dont le siège social est situé en Grande-Bretagne, et publié par le magazine Forbes. Selon la société britannique, 172 des 498 entrepreneurs qui ont fondé l'une des 250 licornes existant dans le monde, possèdent un diplôme de l'une de ces 10 grandes universités.

Le concept de "licornes" a été inventé par Aileen Lee, spécialiste américain du capital-risque, dans un article publié en 2013 dans le magazine Techcrunch, pour désigner les quelques rares sociétés (moins de 0;1% du total des entreprises qui mobilisent du capital-risque) qui atteignaient des valorisations égales ou supérieures à un milliard de dollars. Depuis, le monde des affaires voit dans ce chiffre mythique le seuil du succès des start-up soutenues par des fonds de capital-risque. Les plus grandes, Airbnb, Uber, Pinterest, Dropbox, Snapchat ou SpaceX, sont évaluées à dix milliards de dollars.

Il n'est pas étonnant que la première université de la liste soit celle de Standford, située au cœur de la Silicon Valley, offrant un accès direct aux sociétés d'investissement prestigieuses et à l'accélérateur le plus important des Etats-Unis, Y Combinator, et dont le réseau d'Amumni est énorme. Les anciens étudiants de Standford incluent les fondateurs de LinkedIn Allen Blue, Eric Ly et Konstantin Guericke. Ceux de Havard (2e place de la liste), comprennent Mark Zuckerburg (Facebook, bien qu'il ai décroché avant l'obtention de son diplôme), et Nathan Blecharczyk fondateur de Airbnb, et ceux du MIT Drew Houston, fondateur de Dropbox.

Mais la liste inclue également des institutions moins connues, comme l'Indian Institute of Technology (4e place), et bien sûr l'Université de Tel-Aviv (8e place), qui compte parmi ses diplômés les fondateurs de ForeScout Technologies, spécialiste mondial de cybersécurité, Oded Comay (BA d'informatique et de mathématiques), Dror Comay (BA de mathématiques)  Ori Naishten, tous trois titulaires d'un BA en mathématique de l'UTA. 

Un ancien étudiant de l'Université de Tel-Aviv développe le premier scanner au monde qui évite la fouille corporelle dans les aéroports

Avishai Shaton, ancien étudiant de l'Ecole des mathématiques de l'Université de Tel-Aviv et chef de projet de la société israélienne Camero, également dirigée par un ancien étudiant de l'UTA, a développé le premier scanner corporel à 360°, EasyCheck, qui détecte en temps réel tout objet ou matière explosive suspects, dissimulés sous les vêtements, évitant la fouille corporelle. Le système, acquis par l'aéroport de Tel-Aviv en mai, a été lancé ce mois-ci sur le marché international.

EasyCheck"EasyCheck permet de détecter une personne suspecte au moment même où elle passe le scanner. On peut alors lui demander de l'inspecter tout en permettant aux autres passagers de poursuivre leur chemin", explique Avishai Shaton, spécialiste des algorithmes, qui vient de terminer sa maitrise en mathématiques et statistiques à l'Université de Tel-Aviv. "Seules les personnes présentant une menace sont immobilisées. De cette manière, on évite les files d'attente et le harcèlement de certains passagers".

Détecter à la fois les métaux et les explosifs

Depuis 2012, Avishai travaille comme ingénieur système et directeur de projet chez Camero, société israélienne pionnière et leader dans le développement et la commercialisation de systèmes radar d'imagerie 3D. La technologie de base utilisée par Camero qui en a déposé le brevet est fondée sur une technique de radar à impulsions ultra-courtes (dite de bande ultra-large - UWB), des algorithmes de traitement d'images innovateurs et des logiciels à haute performance. Le précédent produit phare de l'entreprise est un système d'imagerie qui permet de voir à travers les murs, actuellement utilisé dans les armées du monde entier.

Avishai ShatonEasyCheck est prévu pour détecter des objets dissimulés sous les vêtements et non apparents à l'œil nu. Il peut s'agir d'armes explosives, de médicaments de diverses sortes, de liquides, poudres, gels, et autres éléments non-autorisés dans les transports aériens, qu'ils contiennent ou non des composants métalliques. Il est donc plus performant que les actuels détecteurs de métaux qui ne détectent pas les explosifs.

La vérification se fait en temps réel: le système met 2 secondes pour détecter les objets suspects alors que la personne est en mouvement, sans passer par la fouille corporelle. La détection s'effectue de manière automatique, de sorte qu'elle ne repose pas sur l'identification visuelle de l'examinateur. Elle permet la circulation fluide de nombreuses personnes sans aucun délai.

Le plus haut niveau de sécurité et le confort des passagers

La structure du système et les algorithmes spéciaux permettent un contrôle à 360 degrés du sujet de la tête aux pieds et sous tous ses angles. Pas besoin de se dévêtir.  Sur l'écran du moniteur s'affiche une représentation du corps du passager en 3D. Les objets suspects sont représentés par des cases jaunes, selon leur taille et leur position. La méthode est non intrusive et respecte l'intimité des voyageurs.

Selon Amir Beeri, fondateur et PDG de Camero, lui-même titulaire d'une licence et d'une maitrise de génie électrique et électronique de  l'Université de Tel-Aviv : "Le système a été conçu et fonctionne pour fournir le plus haut niveau de sécurité possible, tout en restant simple et pratique à la fois pour les passagers et pour les contrôleurs".

Les principales applications en sont la sécurité dans les aéroports et la prévention du terrorisme et de la contrebande. Mais ses caractéristiques permettent d'élargir son champ potentiel d'application aux vérifications à l'entrée des cinémas, des banques, des stades de sport ou des immeubles de bureaux.

L'université de Tel-Aviv toujours dans le top 10 mondial pour la création de startups

L'Université de Tel-Aviv conserve la neuvième place mondiale, et la première en dehors des Etats-Unis, dans le classement des 50 premières universités dans le monde pour leur nombre d'anciens étudiants devenus entrepreneurs, publié à la fin de la semaine dernière par l'institut de recherche PitchBook Data pour l'année 2015. Le Technion arrive à la vingtième place du classement, et l'Université hébraïque à la 39e.

Pitchbook2015Comme l'an dernier, la liste annuelle publiée par l'institut de recherche PitchBook Data place l'Université de Tel-Aviv à la neuvième place des plus grandes universités dans le monde pour le nombre de diplômés devenus entrepreneurs. Selon le classement, l'UTA a produit au cours des 5 dernières années 250 entrepreneurs titulaires d'un diplôme de premier cycle, à l'origine de 204 startups ayant levé un total de 1;75 milliards de dollars. Les premières places du classement sont restées inchangées et on y retrouve les universités américaines de Standford, Berkeley et le MIT. En tout, les entrepreneurs diplômés des dix premières universités du classement ont créé plus de 3000 entreprises, et levé 33,5 milliards de dollars de capital-risque.

" Le fait qu'Israël est loin de posséder les mêmes ressources que les Etats-Unis rend ces résultats d'autant plus impressionnants" relèvent les auteurs du rapport.

Deux autres institutions israéliennes sont entrées dans le classement, mais subissent une baisse par rapport à l'an dernier: le Technion, qui a chuté de la 16e à la 20e place avec 187 entrepreneurs ayant créé 161 entreprises et levé 1,18 milliard de dollars au cours de la période – et l'Université hébraïque qui se classe 39e, soit une baisse de trois places par rapport à l'an dernier, avec 102 start-ups ayant réalisée une levée de fond totale de 968 millions de dollars.

"En fin de compte, l'industrie du capital risque est basée sur les relations", écrivent les rédacteurs du classement de Pitchbook. "Bien souvent, ce n'est pas le diplôme obtenu mais plutôt les relations interpersonnelles qui se sont créées au cours des études qui déterminent l'avenir du futur entrepreneur :avec quels professeurs il a eu le plus d'interactions, avec quels camarades de classe il a créé des liens étroits… Les personnes avec qui vous passez la plus grande partie de votre temps sont ceux qui orientent votre carrière, et ceci est particulièrement vrai pour les entrepreneurs ".

Par ailleurs, l'UTA arrive en 13e place dans le monde pour le nombre de ses diplômés de MBA ayant créé leur propre entreprise, mais reste cependant largement en tête des universités des pays non américains et non européens, avec 80 start-ups créées depuis 2010 par d'anciens étudiants de MBA, ayant réalisé une levée de fonds totale de 1,11 milliards de dollars, loin devant l'Indian School of Business (dont les diplômés de MBA ont établi 28 start-ups entre 2010 et 2015).

Les sociétés les plus valorisées créées par les diplômés de l'UTA sont IronSource, qui vient de fusionner avec Sofronic, et a atteint une valeur estimée de près de 1,3 milliard de dollars, Houzz, société américaine créée par les entrepreneurs Adi Tatarko et Alon Cohen qui a déjà dépassée la valeur de 2 milliards de dollars; Qwilt pour le décongestionnement des réseaux Internet qui a récemment levé 25 millions de dollars, l'entreprise de stockage de données Primary Data et CredoRax qui a recruté l'année dernière 40 millions de dollars et est évalué à 200 millions de dollars.

L'Université de Tel-Aviv dans le Top 10 des meilleures entreprises basées à Tel Aviv grâce à la startup StoreDot

Le numéro de septembre 2015 du magazine anglais Wired classe Tel-Aviv parmi les 10 plus grands centres de haute technologie d'Europe, et la société StoreDot cofondée par les Prof. Simon Litsyn de la Faculté d'ingénierie et Gil Rosenman du Centre de nanoscience et nanotechnologie de l'Université de Tel-Aviv, parmi les 10 meilleures entreprises de la ville.

Storedotphonecharging580La startup, qui a développé une batterie chargeable en 60 secondes, soit 100 fois plus rapide que les batteries ordinaires, a levé à ce jour un total de 66 millions de dollars auprès d'investisseurs privés et est en partenariat avec des fabricants de smartphones pour un lancement prévu en 2016.

« Notre batterie améliorera considérablement l'expérience des utilisateurs » commente le Prof. Litsyn. « Aujourd'hui, les gens éprouvent des difficultés avec leurs dispositifs qui se déchargent en cours de journée et sont longs à récupérer leur charge ».

StoreDot a mis au point une nouvelle fonctionnalité permettant le rechargement quasi-instantané de la batterie fondé sur l'utilisation de composés bio-organiques rendant possible un stockage de charge ultra-rapide. «Notre technologie permettra aux utilisateurs une charge rapide à tout endroit possédant la bonne infrastructure, y compris nos chargeurs spéciaux» ajoute le professeur.

La technologie mise au point par StoreDot pourra également être appliquée entre autre pour améliorer la qualité d'affichage des écrans des smartphones et des téléviseurs actuels, ainsi que les mémoires flash, la technologie bio-LED, les bio-lasers, l'administration de nano-médicaments, la sécurité alimentaire et le bio-étiquetage.

Selon le magazine Wired « Tel-Aviv se trouve là où se trouve l'argent. La nation startup est devenue en 2014 la nation "exit"[i], réalisant des ventes de technologies et des introductions en bourse qui atteignent 15 milliards dollars. Attendez-vous à ce que 2015 soit également une année géante, avec 910 millions de dollars ramassés en une seule semaine de janvier ».



[i]Terme utilisé dans le monde du high Tech pour signifier le rachat d'une startup, ndlr

Deux anciens étudiants de l'Université de Tel-Aviv ont créé une application pour apprendre à être heureux

Tomer Ben-Kiki et Ofer Leidner, deux anciens étudiants de l'Université de Tel-Aviv, ont créé Happify, logiciel conçu pour renforcer les compétences de bien-être émotionnel, la résilience, et l'aptitude à un bonheur durable, devenu l'une des applications de santé et remise en forme les plus populaires des magasins Apple et Google.

HappifyPlus d'un million de personnes utilisent aujourd'hui Happify, application mobile basée sur la "science" du bien-être émotionnel. D'après l'équipe des experts employés par l'application, le bonheur ce n'est pas d'être riche ni de se sentir heureux tout le temps, mais plutôt la combinaison de notre niveau de satisfaction par rapport à notre vie et de notre sentiment de bien-être au jour le jour.

Plus généralement encore, c'est un ensemble d'habitudes davantage qu'un objectif. Notre bonheur dépendrait pour près de 40% de nos pensées et de nos actions, 10% seraient conditionnés par les circonstances, et l'autre moitié d'origine génétique. Selon les créateurs de l'application, s'il est difficile d'influer sur notre patrimoine génétique ou sur les circonstances, il est cependant possible d'entraîner son cerveau à être plus heureux.

Le bien-être émotionnel fondé sur la science

Il y a quatre ans, Tomer Ben-Kiki, ancien officier de l'armée israélienne détenteur d'une licence en sciences de l'informatique de l'Université de Tel-Aviv, et Ofer Leidner, ancien étudiant de MBA de la Recanati Business School, déjà co-fondateurs d'Oberon Media, une entreprise leader de jeux vidéo (casual games), ont tous deux lancé Happify à New York.

tomer benkikiAvec 12 millions de dollars de capitaux propres provenant d'investisseurs enthousiasmés par la double optique d'un bénéfice financier et d'un impact social positif ("double résultat net"), Happify occupe à présent plus de 30 personnes, dont une équipe impressionnantes d'experts en sciences du comportement, psychologie et neurosciences, et une équipe de développement en Lettonie.

Happify est aujourd'hui l'une des applications de santé et de remise en forme les plus populaires des magasins Apple et Google. Suite une demande des professionnels de la santé, les créateurs ont également développé un programme pour les entreprises. Leur but est de devenir la principale plate-forme en ligne du bien-être émotionnel fondé sur la science.

Happify est conçu pour renforcer les compétences de bien-être émotionnel, la résilience, et l'aptitude à un bonheur durable. Le logiciel a pour but d'aider l'utilisateur à développer cinq "compétences-clés" du bonheur: savourer l'instant, remercier ceux qui nous font du bien, avoir des aspirations, être généreux, et avoir de l'empathie.

Ofer LedinerToutes les étapes du programme sont basées sur des recherches. Chaque expérience de Happify comprend une section "Pourquoi ça marche" avec une explication simple appuyée sur une étude. Par exemple, l'activité "Scène Sérénité" est étayée par une étude utilisant des scanographies du cerveau qui montrent que le spectacle de scènes naturelles donne une impulsion cognitive calmante.

Autre exemple: le jeu "Uplift" vous fait cliquer sur des mots comme «joie» ou «radieux» apparaissant sur des montgolfières flottantes, en ignorant des vocables comme «critique» ou «fâché». L'objectif est d'entrainer votre cerveau à la positivité, d'égayer votre humeur et de réduire vos pensées négatives. Ou bien "Negative knockout", sur le modèle des jeux pour enfants de type "Angry Birds" où vous choisissez votre plus grand ennemi du jour (procrastination, irritabilité..) et détruisez les mots avec une fronde….