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La vie de la francophonie

Visite de jeunes étudiants francophones sur le campus de l'Université de Tel-Aviv

Un groupe de 25 jeunes nouveaux immigrants et de parents francophones ont visité le campus de l'Université de Tel-Aviv le lundi 12 décembre, à l'initiative de l'Association des amis francophones de l'UTA en coopération avec le service pour l'Alyah et l'intégration de la Mairie de Tel-Aviv, dans le but de prendre connaissance et de se familiariser avec les possibilités offertes par l'Université.

visiteetudiants12.12.16Ils ont été acceuillis par Agnès Goldman, déléguée générale de l'Association et Ilana Papo, responsable des relations extérieures de l'Université de Tel-Aviv avec les pays francophones, qui leur ont présenté l'Université ainsi que les activités proposées par l'Association francophone. Ils ont ensuite visité Startau le centre d'entreprenariat de l'Université qui fait le lien avec l'écosystème de l'innovation high-tech israélien, où Hila Glick, directrice des relations internationales, a répondu à leurs questions.

Enfin, ils ont été reçus par Maureen Meyer, directrice de l'Ecole internationale de l'Université de Tel-Aviv, et Yves Wahl, directeur du programme de culture française, qui leur a présenté le dispositif mis en place par le département pour faciliter l'intégration des nouveaux immigrants.

"Les familles qui arrivent en Israël avec des adolescents ont de multiples interrogations et connaissent mal le système universitaire israélien", explique Céline Benhamou, coresponsable du service d'intégration des immigrants de la mairie de Tel-Aviv  pour les francophones. "C'est pourquoi nous travaillons en partenariat avec le ministère de l'Intégration pour les aider. Nous sommes très satisfaits de notre coopération avec l'Université de Tel-Aviv et souhaitons qu'elle se poursuive et se développe".

Aide à l’intégration des Olim francophones et des jeunes récemment arrivés en Israël dans le département de français de l’Université de Tel-Aviv

Le programme de culture française de l’Université de Tel-Aviv permet aux étudiants nouveaux immigrants ou arrivés il y a quelques années seulement de garder un contact avec leur langue et leur culture, tout en facilitant leur acclimatation dans leur nouvel environnement.

DeptfrancSi une connaissance de base de l’hébreu est exigée pour s’inscrire à l’Université, elle ne suffit pas toujours aux nouveaux arrivants qui ont du mal à suivre tous leurs cours en hébreu.

Licence et Maitrise

La Licence (BA) de l’Université israélienne se fait dans deux disciplines, les étudiants peuvent donc s’inscrire, en plus du département de leur choix, dans le programme de culture française qui leur permet:

- de suivre une partie des cours en français

- de faire leurs examens et d’écrire leurs travaux en français

- de suivre des cours dont les textes de base sont en français

- de recevoir une aide bénévole pour les cours en hébreu qui traitent de la culture française, cours et aide qui doivent leur permettre de perfectionner leur connaissance de l’hébreu pendant leurs premières années d’étude.

Les cours en français portent, par ailleurs, sur des matières qui intéresseront particulièrement les étudiants venus de France, ou intéressés aux rapports France-Israël, comme l’analyse comparative des discours électoraux en France et en Israël, les polémiques publiques en France, et en Israël, etc.

Pour plus de détails, écrivez-nous (Yves Wahl Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et David Kleczewski Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) et envoyez-nous votre numéro de portable, nous vous appellerons et nous ferons un plaisir de vous aider dans vos démarches administratives.

Un doctorat en français

Les étudiants qui désirent entreprendre un doctorat en langue française sur tout sujet lié au discours politique, social, médiatique, littéraire, artistique, touristique, … sont invités à s’adresser au Prof. Ruth Amossy, coordinatrice du groupe de recherche ADARR à l’Université de Tel-Aviv. Les conditions d’admission : un Master avec thèse dans un domaine lié aux spécialités du groupe ADARR et de l’école doctorale des Sciences de la culture dont il participe. Des bourses d’études pour les nouveaux immigrants peuvent être obtenues.

Pour plus de détails sur ADARR, consultez http://humanities1.tau.ac.il/adarr/fr/

Ruth Amossy : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., téléphone portable 0522224606.

"Marine Le Pen prise aux mots" à l'Université de Tel-Aviv

A l'heure où Marine Le Pen s'impose sur la scène politico-médiatique française et engrange des scores électoraux sans précédent, Stéphane Wahnich, professeur à l'Université de Paris-Est-Créteil est venu présenter son dernier et passionnant ouvrage passant au crible le discours frontiste, devant le groupe de recherche francophone en argumentation et rhétorique de l'Université de Tel-Aviv, ADARR, dirigé par le Prof. Ruth Amossy.
Pour lui, le discours de Marine Le Pen, engagée depuis 2011 dans une stratégie de "dédiabolisation" visant à rendre le Front National acceptable pour la société et les media français, continue de puiser aux mêmes sources d'une longue tradition littéraire et politique d'extrême droite.

marine-le-pen-pere-jean-marieLe Pen prise aux mots: Décryptage du nouveau discours frontiste, ouvrage de Cécile Alduy et Stéphane Wachnich, professeur associé au département de communication de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l'Université Paris Est Créteil,paru en 2015, examine un corpus de près de cinq cent textes, discours publics, éditoriaux et interviews des deux présidents successifs du Front National, Jean-Marie Le Pen puis sa fille Marine, les comparant au moyen d'une étude lexicale quantitative réalisée par informatique, suivie d'une analyse rhétorique.

L'antisémitisme disparait du discours

Le discours de Jean-Marie Le Pen était un discours stable, toujours le même, qui se distinguait par sa vision biologique des sociétés humaines, son antisémitisme et sa violence verbale dirigée contre les personnes. Marine Le Pen au contraire, tente de se rendre acceptable et audible dans la société française d'aujourd'hui et auprès des journalistes. Elle adopte un langage euphémisé, sans haine directe, n'attaquant jamais les individus mais les concepts, et s'adaptant au contexte. L'antisémitisme en est absent; pour le Prof. Wahnich, cet absence d'intérêt pour l'antisémitisme s'explique par le pragmatisme du chef actuel du FN, l'antisémitisme étant actuellement contre-productif en France sur le plan électoral.

MarineLePenLivreSur le plan de l'ethos personnel, Marine reste celle qui apporte le savoir ("Je parle", "Je vous indique"), celle qui veut "faire" ("je n'ai pas peur", "je me bats"). Par contre, alors que Jean-Marie Le Pen se présentait comme le chef d'un mouvement, elle est d'abord un leader. Le "je" a remplacé le "nous", fait qui s'explique, selon le chercheur, par le phénomène d'individualisation de la société française.

Son discours comporte en outre de nombreuses expressions marquant la " reconnaissance" des Français, ceux des banlieues, Monsieur Tout le monde, "les oubliés", "les invisibles", adaptation à la société française d'aujourd'hui dans laquelle beaucoup se sentent exclus et ont besoin qu'on soit à leur écoute et à celle de leurs problèmes.

Restent en commun entre le père et la fille des expressions comme "peuple français", "nationalité française" (multipliés par dix chez Marine), immigration massive, souveraineté nationale. Apparait de plus chez la fille un discours social et économique, absent chez le père, qui d'après le chercheur reflète surtout un opportunisme politique, puisqu'il disparait après les élections. On retrouve également des expressions liées au contexte, comme "mondialisation sauvage" ou "islam radical".

L'auteur relève également chez Marine Le Pen ce qu'il appelle des "thèmes dévoyés". Celui de la laïcité, par exemple, récupéré de la gauche qui a dû l'abandonner en raison de son électorat comprenant un fort taux d'immigrés. Marine Le Pen le conçoit comme un instrument anti-immigré, essentiellement antimusulman. Elle l'assimile à la défense de la société française avant l'arrivée de l'islam (puisqu'elle ne critique ni le christianisme ni le judaïsme). Par ailleurs, son discours rappelle la catholicité, et est émaillé d'expressions évoquant les Evangiles ("la France est dans des temps obscurs" etc.)

Tous les thèmes traditionnels de l'extême-droite

Autre "thème dévoyé": celui de la liberté, lié ici à la souveraineté nationale. Chez Marine Le Pen, Les Français ne sont pas libres parce qu'ils ont perdu leur souveraineté nationale. Il ne s'agit jamais de liberté individuelle.

MarinelepenwahnichQue devient le Front National dans ce discours ? En dehors de l'absence de l'antisémitisme, il évolue peu. On retrouve dans le discours de Marine tous les thèmes de l'extrême-droite: l'âge d'or et le déclin, la trahison des élites, le "ni gauche ni droite" au profit d'une nation unie. La nation française qui relève de la conception biologique du père est peu à peu abandonnée au profit du "peuple français" dans ce discours populiste, qui fonctionne sur la peur: peur du chômage, du déclassement, de la perte d'identité. Dans un contexte de crise économique et identitaire profonde, il créé un système identitaire, de survie sociale et de réponse au risque potentiel, justifiant une limitation des libertés et des contre-pouvoirs (disparition du sénat, nouveaux syndicats, droit de manifester excluant les thèmes abordés lors de la campagne, lorsque le peuple aura tranché).

En conclusion, pour l'auteur, il s'agit chez la fille du même discours, dit différemment et plus intelligemment que celui du père, mais dans lesquels les thèmes traditionnels de l'extrême-droite sont toujours présents. La stratégie rhétorique s'avère efficace, puisque 40% des Français se disent aujourd'hui favorables à un régime autoritaire, bien que, selon l'auteur, ils n'aient pas envie de tenter l'aventure non-démocratique, dont l'augure correspond aux signaux émis par le FN dans l'espace public. C'est pourquoi pense-t-il, la peur s'est inversée entre les deux tours des dernières élections. Il n'en reste pas moins que 13% du corps électoral vote Marine Le Pen, dont 40% des jeunes qui se déplacent pour exercer leur droit de vote.

 

Alduy, Cécile & Stéphane Wahnich. 2015. Marine Le Pen prise aux mots. Décryptage du nouveau discours frontiste (Paris : Seuil), 305 pages, ISBN : 978-202-117210-2.

Les catalogues d’expositions surréalistes à Paris entre 1924 et 1939

Cet ouvrage du Dr. Colette Leinman apporte un éclairage nouveau à l’histoire littéraire et artistique du surréalisme par un biais inédit : l’étude du catalogue d’expositions surréalistes (CES).

Livre ColetteSe penchant sur un genre interdisciplinaire jusque-là peu étudié, le catalogue d’exposition, il en retrace les fonctions définies par l’institution Royale du XVIIe siècle et son développement pour montrer comment les surréalistes subvertissent les formes traditionnelles liées à la description, l’explication et l’évaluation des œuvres exposées.

Après avoir recensé les catalogues surréalistes et décrit leur facture, le livre entreprend une analyse du discours singulier qui s’y déploie. Au-delà des différences individuelles, apparaît une logique scripturale commune. Les CES contribuent à l’élaboration de l’identité et de l’image collective du groupe d’avant-garde. Caractérisé par des discours de violence dont la dimension manifestaire produit un double mouvement de polarisation et d’exclusion, le CES gère l’hétérogénéité de l’ensemble de ses membres et disqualifie ses détracteurs.

La première synthèse

sur le catalogue d’exposition surréaliste

Contre toute attente, les textes, au premier abord opaques et purement ludiques, s’emploient à présenter un métadiscours sur l’art dont le dispositif critique présente une rhétorique d’invention, de créativité qui n’englobe pas la dipositio rhétorique d’un raisonnement. S’attaquant tout particulièrement à la doxa, le CES, microcosme des écrits sur l’art, véhicule différentes stratégies discursives qui ciblent un public diversifié.

« S’emparant d’un objet et d’un questionnement qui retiennent de plus en plus les historiens de l’art et les spécialistes des écrits sur l’art, Colette Leinman nous livre la première synthèse sur le catalogue d’exposition surréaliste» - Bernard Vouilloux

 

ColetteArtiste-peintre et poète, Colette Leinman a exposé dans de nombreux pays et est l’auteur de deux magnifiques recueils de poésie : Des comme si à croire et à rêver, et Ce qui reste d’écorce (L’Harmattan, 2007 et 2008). Elle a enseigné au Département de français de l’Université de Tel-Aviv où elle poursuit ses recherches sur le visuel et le verbal dans le cadre du groupe ADARR. Cet ouvrage est l’édition de sa thèse de doctorat.

 

Colette Leinman, Les Catalogues d'expositions surréalistes à Paris (1924-1939), Brill / Rodopi,2015, 318 p.

Préfaces de Bernard Vouilloux et Ruth Amossy.

Ouverture d'un nouveau programme de culture française à l'UTA

Un nouveau programme de culture française ouvrira ses portes dès la rentrée prochaine d’octobre 2015 à l'Université de Tel-Aviv.

French departmentLe Département de français de l'Université de Tel-Aviv, qui a fonctionné cette année (2014-2015) sous un format limité, rouvre ses portes sous la forme d'un programme de culture française, à partir de la rentrée prochaine (2015-2016). Le programme débouchera sur une licence et une maitrise de culture française

Comme précédemment, il est destiné à la fois aux étudiants  israéliens et aux nouveaux immigrants, et propose un parcours d'enseignement de culture française à la fois pour ceux qui parlent le français et pour ceux qui souhaitent l'apprendre. Pour les olim hadachim francophones, le programme représente un lieu de rencontre convivial avec les étudiants israéliens, un foyer d'accueil stimulant et chaleureux qui facilite leur intégration dans le pays et une opportunité de développer leurs acquis linguistiques et culturels voire de les transformer en un atout pour leur avenir en Israël. 

Licence et maitrise

ParisLe programme de licence a pour but de donner aux étudiants une meilleure connaissance de la France contemporaine, son histoire, ses institutions, sa littérature et ses principaux courants de pensée (première année), puis d’approfondir différentes questions touchant à la langue, la culture, la littérature, la société, l'art, les média et la philosophie françaises et/ou francophones en fournissant aux étudiants des cadres théoriques et méthodologiques pour une réflexion plus structurée et un entraînement à la recherche (deuxième année). La troisième année de licence est consacrée aux séminaires qui permettent aux étudiants de mettre en œuvre de manière originale et indépendante les méthodes de recherche acquises sur un sujet donné, sous la direction de l'enseignant de leur choix.

Dans le cadre de ce programme, le Département propose aux olim francophones au niveau de la maîtrise un programme de monitorat taillé sur mesure, en fonction de leurs intérêts et des ressources de l’équipe enseignante.

Par ailleurs, un nouveau programme de Licence d'enseignement du français dans les écoles et lycées israéliens, en deux ans, a été ouvert cette année dans le cadre de l'Ecole des Sciences de l'éducation de l'Université. Il est destiné aux titulaires d’une licence de français (DEUG, Licence de Lettres et/ou de culture françaises) ou du B.A. israélien de lettres ou de culture françaises.

Renseignements et inscriptions: Prof. Nadine Kuperty-Tsur: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Doctorat

StellaEnfin, l'Université propose toujours une possibilité originale de doctorat en français dans le domaine des sciences humaines, dans le cadre du groupe de recherche francophone ADARR (analyse du discours, argumentation,rhétorique), commun aux Universités de Tel-Aviv et de Bar-Ilan. Relié à l’Institut Porter de sémiotique et depoétique de l’Université, le groupe ADARR comprend des enseignants-chercheurs provenant de disciplines diverses comme les sciences du langage, les études littéraires, les sciences de la communication, les sciences politiques. ADARR accueille les projets de co-tutelle avec des universités ou des Hautes Ecoles françaises, qui confèrent un diplôme israélien et français, et favorise également les projets interdisciplinaires et les collaborations entre sciences humaines et sociales. Inscriptions auprès de l'Ecole des Sciences de la culture de la Faculté des Lettres.

Renseignements : Prof. Ruth Amossy: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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