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L'Indice de Paix de l'UTA

L'Indice de Paix est un projet dirigé conjointement par le Prof. Ephraïm Yaar de l'Université de Tel-Aviv et le Prof. Tamar Hermann de l'Institut israélien pour la démocratie et de l'Université ouverte. Il a pour but un suivi systématique des tendances dominantes de l'opinion publique israélienne sur le conflit israélo-arabe/palestinien et son impact sur la société israélienne. Le projet a été lancé en juin 1994 par le Centre Tami Steinmetz pour la recherche sur la paix de l'Université de Tel-Aviv, et doit son nom à l'atmosphère optimiste qui régnait après la signature des Accords d'Oslo en septembre 1993.

Les données de l'indice sont recueillies chaque mois par sondage téléphonique sur la base d'un échantillon représentatif de l'ensemble de la population israélienne adulte (18 ans et plus), y compris les citoyens arabes d'Israël, les membres des kibboutz et les résidents des implantations juives au-delà de la Ligne verte. L'échantillon est d'environ 600 personnes, hommes et femmes et la marge d'erreur de 4,5%.

 

 

 

 

52% des Israéliens sont contre la sortie des territoires, selon l'indice de paix de l'Université de Tel-Aviv de juin 2016.

D'après l'indice de paix du mois de juin qui vient d'être publié par l'Université de Tel-Aviv,  52% du public israélien juif déclare qu'il se prononcerait contre la sortie des territoires/Judée-Samarie si un référendum était organisé aujourd'hui en Israël sur ce sujet. A l'approche du 50e anniversaire de la guerre des Six Jours, le sondage de ce mois-ci était également consacré à l'opinion du public sur les conséquences de cette guerre sur la situation actuelle et pour l'avenir.

PeaceIndexL'Indice de Paix est un sondage mensuel réalisé conjointement par l'Université de Tel-Aviv et l'Institut israélien pour la Démocratie dans le but de suivre les tendances dominantes de l'opinion publique israélienne sur le conflit israélo-arabe/palestinien et son impact sur la société israélienne. L'indice de ce mois-ci a été en grande partie consacré à l'effet des changements qui se sont produits depuis la guerre des Six Jours sur la situation de l'Etat d'Israël. A la suite du récent référendum organisé au Royaume-Uni, les chercheurs ont également examiné la position des répondants sur la possibilité d'un référendum sur l'avenir des territoires et leur vote éventuel s'il avait lieu. Enfin a été examiné la position du public à propos de l'accord entre Israël et la Turquie.

La situation sécuritaire  s'est-elle améliorée après la guerre des Six Jours ?

Le public israélien juif et arabe est également divisé sur les résultats de l'évolution dans les territoires sur la situation sécuritaire d'Israël. 44% des Juifs et 48% des Arabes interrogés  pense qu'elle s'est améliorée, 43% des Juifs et 49% des Arabes pensent qu'elle s'est aggravée. En ce qui concerne la situation politique, la majorité (57%), du public juif et arabe croit que l'évolution en Cisjordanie / Judée-Samarie depuis 1967 a aggravé la situation d'Israël.

Territoires3Les colonies et l'intérêt national – Les chercheurs ont commencé par une question générale: «A votre avis, avec 50 ans de recul, pensez-vous que l'entreprise d'implantations qui a débuté après la guerre des Six jours a contribué à l'intérêt national d'Israël ou qu'elle lui a nuie ?". La majorité (52%) du public juif pense que les implantations ont contribué à l'intérêt national. Par contre, il est divisé sur l'impact des investissements dans les implantations sur la répartition des ressources nationales. 45% pensent qu'ils viennent au détriment des budgets en faveur des autres régions et groupes situation de détresse socio-économique dans le pays, contre 45% pour qui il n'y a pas de lien entre les deux.

Paradoxalement, le grand public israélien est peu conscient de fait de la situation dans les territoires. Seule 15% de la population juive sait avec certitude ce qu'est la Ligne Verte (frontière d'Israël fixée par les accords d'armistice signés à la fin de la guerre d'Indépendance en 1949), et la grande majorité sous-estime la taille de la population palestinienne dans les territoires (24% l'ont évalué entre un demi-million et un million, 36% à deux millions de personnes, et 10% seulement à son estimation réelle entre 2 et 3 millions. Le reste - plus de 27% ne savait pas du tout).

La situation va se perpétuer

De plus, 52% des personnes interrogées ont dit ne pas s'être rendu en Cisjordanie / Judée-Samarie ces cinq dernières années, 33%  s'y être rendu rarement et seulement 13,5% ont répondu qu'ils y voyagent fréquemment.

La plupart des Juifs (59%) et une majorité encore plus grande parmi les Arabes (73%) sont favorables à la tenue d'un référendum sur la sortie des territoires s'il y avait dans l'avenir une évolution des pourparlers avec les Palestiniens et que l'on arrivait à l'ébauche d'un accord de paix acceptable pour le Gouvernement israélien. Par contre, 52% des répondants juifs ont déclaré que, dans les circonstances actuelles ils voteraient contre la sortie des territoires même en y laissant de grandes blocs d'implantations, et seulement 36%  en faveur de celle-ci. Parmi les Arabes, une majorité de 69% serait pour.

Quelle est la situation souhaitable pour l'avenir? 23% de la population juive préférerait que les choses restent les mêmes, 12% souhaitent l'intervention de la communauté internationale, 32% voudraient l'annexion des territoires sans donner de droits égaux aux Palestiniens et 19% l'annexion avec égalité des droits. En d'autres termes, la majorité du public juif (55%) préféreraient le maintien du contrôle israélien sur les Palestiniens, soit le statu quo ou l'annexion sans donner de droits égaux aux Palestiniens.

TerritoiresPar contre, quant à l'évaluation réaliste de la situation dans les territoires pour l'avenir, l'opinion dominante parmi le public juif (37,5%) est qu'elle va se perpétuer comme elle est. 20% sont d'avis que la communauté internationale va forcer Israël à se retirer sur les frontières de 67; la même proportion pense qu'Israël va annexer les territoires sans accorder aux Palestiniens de droits égaux à ceux des Israéliens, et 9% pensent qu'Israël va annexer les territoires tout en assurant l'égalité des droits aux Palestiniens. L'opinion la plus répandue dans le public arabe (45%) est que la situation restera comme elle est.

Quand aux autres points de l'actualité, à la veille de la signature de l'accord de réconciliation entre Israël et la Turquie, 43% du public juif pensait que les deux pays en seraient également bénéficiaires, 38% que la Turquie en bénéficiera plus et 7,5% que ce sera le cas d'Israël. Par contre 49% des Israéliens contre 40% pensaient qu'il aurait fallu retarder l'accord jusqu'à ce que le Hamas rende les corps des soldats israéliens portés disparus Oron Shaul et Hadar Goldin.

Enfin, près de la moitié de la population (48%) estime que la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE n'aura aucun impact sur la politique de celle-ci vis-à-vis d'Israël, 17% pensent qu'elle renforcera l'intention de l'UE de faire pression sur Israël, 11% qu'elle l'affaiblira, et 24% ne savent pas.

L'indice de paix est réalisé dans le cadre du Programme Evens de médiation et de résolution des conflits de l'Université de Tel-Aviv et du Centre Guttman pour l'étude de l'opinion publique de l'Institut pour la Démocratie en Israël. Le sondage a été réalisé par téléphone par l'institut de recherche les 28 et 29 juin 2016, parmi 600 répondants (500 Juifs et 100 Arabes), qui constituent un échantillon national représentatif de la population adulte israélienne âgée de 18 ans et plus. L'erreur d'échantillonnage maximale est de  ± 4,1% et le niveau de confiance de 95%.