Slide background
Slide background
Slide background

nov1

A LA UNE

Les dernières nouvelles de l'Université de Tel-Aviv


events

EVENEMENTS

Aucun événement

video

VIDEOS

vid1

semel uni2

SOUTENIR L’UNIVERSITÉ

Soutenez la recherche et les étudiants


Le sauvetage des enfants juifs en France pendant la deuxième guerre mondiale : colloque à l'Université de Tel-Aviv

Un passionnant colloque sur le sauvetage des enfants juifs en France pendant la deuxième guerre mondiale et leur destin après la guerre, organisé par Maya Guez, chercheuse au Centre de recherche Goldstein-Goren sur la Diaspora de l'Université de Tel-Aviv s'est déroulé le 27 mai 2018, avec la participation de Dominique Romano, Gouverneur de l'UTA, des Prof. Simha Goldin, directeur du Centre, Robert Rockaway (UTA), et des Dr. Françoise Ouzan (UTA), Eliot Nidam-Orvieto (Yad Vashem), Tsilla Hershco (Bar-Ilan) et Denis Charbit (Open University). 
Le colloque auquel assistait un bon nombre d'anciens "enfants cachés" survivants de la Shoah, et qui a été émaillé d'anecdotes vécues, s'est terminé par un émouvant témoignage de Charles Loinger représentant la célèbre famille de résistants qui a sauvé plusieurs centaines d'enfants pendant la guerre.

Maya2"Je suis très fier et honoré d'être parmi vous", a déclaré Dominique Romano, qui a raconté que la grande majorité de sa famille, originaire d'Istanbul en Turquie et immigrée à Paris, a été déportée à Auschwitz, à l'exception cependant de son père, caché pendant cinq ans par une famille en Bourgogne. "Etre un enfant juif aujourd'hui en France, c'est aussi devoir cacher ses signes extérieurs d'identité", poursuit-il. "Mais il faut aussi être positif, et penser à toutes ces personnes qui ont sauvé des Juifs. Nous ne laisserons plus jamais cela arriver", conclue-t-il en brandissant l'étoile jaune portée par son père pendant la guerre.

L'OSE, Oeuvre de secours aux enfants

Le Prof. Goldin a présenté les recherches du Centre, dont le but est d'étudier l'histoire des communautés juives et dehors d'Israël, et qui met actuellement l'accent sur la construction de l'identité juive après la Shoah, et sur un projet portant sur le million et demi de combattants juifs enrôlés dans les armées alliées pendant la deuxième guerre mondiale.

MayaLe Dr. Maya Guez a décrit l'action de l'OSE, Œuvre de secours aux enfants, qui a sauvé quelque 5000 enfants juifs pendant la guerre. Créée en 1912 à Saint-Pétersbourg par des médecins juifs pour aider les populations juives défavorisées, l'OSE s'établit à Berlin sous la présidence honoraire d'Albert Einstein, puis avec la montée du nazisme, se réfugie en France en 1933. Elle ouvre alors ses 5 premières maisons en région parisienne, notamment à Belleville, dans une propriété de la famille Rothschild, pour accueillir les enfants juifs fuyant d'Allemagne et de Belgique, puis les enfants résidant en France dont les parents avaient été déportés.

Légale au début, l'OSE passe rapidement dans la clandestinité, et à partir des années 40, fait passer les enfants en zone libre dans le sud de la France, où 14 maisons accueilleront près de 1000 enfants. "Ils y reçoivent des soins médicaux et une éducation et s'y sentent 'comme chez eux'", commente le Dr. Guez. L'ancien officier SS Klaus Barbie, connu sous le pseudonyme "le boucher de Lyon", fut condamné à la prison à perpétuité notamment pour l'arrestation, le 6 avril 1944, de 44 enfants juifs et 7 adultes à la maison d'enfants d'Izieu et leur déportation à Auschwitz. Aujourd'hui l'OSE, reconnue association d'utilité publique, bénéficie d'un budget de l'Etat et prend en charge des enfants exilés de toutes origines. "Cependant", explique Maya Guez, "Elle garde toujours dans ses tiroirs un plan d'urgence dans l'éventualité d'une nouvelle guerre où des enfants juifs seraient de nouveau en danger".

Faire face au traumatisme

Le Dr. Guez finit par la présentation de la famille Loinger, famille de résistants français de sept frères et sœurs originaires de Strasbourg, et notamment une vidéo qu'elle a tournée à Paris avec Georges Loinger, aujourd'hui âgé de 108 ans ! Mobilisé au début de la guerre, George Loinger est fait prisonnier par les Allemands, mais il parvient à s'évader fin 1940 et s'engage dans l'OSE, où il organise le sauvetage de plusieurs centaines d'enfants juifs qu'il fait convoyer jusqu'en Suisse via Annemasse. "Professeur d'éducation physique, il aura l'idée de faire passer les enfants en leur lançant une balle de l'autre côté de la frontière", raconte Maya, qui introduit également les autres membres de cette étonnante famille, tous résistants, dont sa cousine Dora Werzberg, son cousin Marcel Mangel, le futur mime Marcel Marceau, qui débutera sa carrière en enseignant le théâtre aux enfants de l'OSE, sa sœur Yvette, mère de la chanteuse israélienne Yardena Arazi et sa sœur Fanny, responsable du réseau sud-est de l'organisation.

francoiseOuzan22.4.17Le Dr. Françoise Ouzan, auteur d'un ouvrage récemment publié intitulé How Young Holocaust Survivors Rebuilt their Lifes (Comment les jeunes survivants de l'Holocauste ont reconstruit leur vie), qui relate la trajectoire de vie de jeunes juifs rescapés de la Shoah en France, aux Etats-Unis et en Israël, ensuite a présenté le cas d'espèce de Boris Cyrulnik, célèbre neuro-psychiatre français auteur d'une vingtaine de best-sellers, qui a popularisé en France la notion de résilience. " Le concept d'enfant caché est récent", explique-t-elle. "Il est né en 1991 dans un meeting d'anciens enfants dissimulés pendant la guerre pour échapper à l'extermination. Jusque là ils n'osaient pas se considérer comme des survivants de l'Holocauste car ils n'avaient pas été dans les camps d'extermination, et avaient honte. Pourtant leur drame a été puissant et ils doivent faire face à leur traumatisme".

Né dans une famille d'immigrés juifs d'Europe orientale arrivée en France dans les années 1930, Cyrulnik a été placé en 1942 dans une pension, puis à l'Assistance publique avant d'être caché chez une institutrice, Marguerite Lajugie-Farges, depuis reconnue par l'Etat d'Israël comme Juste parmi les Nations. Mais, en 1942, au cours d'une rafle, il est regroupé avec d'autres Juifs dans la synagogue de Bordeaux. Il dit s'y être caché dans les toilettes, en avoir été délogé puis sauvé par une infirmière. Il est ensuite pris en charge par un réseau, puis placé comme garçon de ferme jusqu'à la Libération. Ses parents, eux, meurent en déportation. Il est alors recueilli à Paris par une tante qui l'élève.

Après la guerre

"Le cas de Boris Cyrulnik est exemplaire de la difficulté de raconter le traumatisme", explique le Dr. Ouzan. "Dans tous ses livres, Cyrulnik traite d'enfants cachés: Je me souviens (2010), Sauve-toi, la vie t'appelle (2012), Mourir de dire la honte (2010). Derrière l'espoir, l'appel à la vie, il y a toujours la honte. Quand il a raconté son histoire, personne ne l'a cru. Il a donc raconté l'histoire des autres, ou préfacé des ouvrages d'autres survivants, comme par exemple celui d'Ariela Palacz, Je t'aime ma fille, je t'abandonne, ou celle encore Vivre en Israël après la Shoah, témoignages de survivants venus de France recueillis par Margalit Getraida et moi-même. Il y a une grande difficulté à raconter un narratif qui soit acceptable par le lecteur". Le concept de résilience développé par le neuropsychiatre, viendrait probablement de là: comment faire quelque chose de ses blessures. "Dans chacun de ses livres on trouve une version différente de son histoire, une reconstitution permettant de moins souffrir", commente le Dr. Ouzan.

RomanoLe Dr. Eliot Nidam-Orvieto présenta ensuite l'action des congrégations catholiques en faveur des enfants cachés, insistant sur la diversité de la situation des enfants due à celle des institutions elles-mêmes, et concluant qu'il était impossible d'établir une image générale. Selon lui, la disposition des catholiques français à aider les enfants juifs provient du fait que les Congrégations catholiques ont été longtemps poursuivies sous les divers gouvernements français depuis la Révolution, et étaient donc plus sympathisantes pour la souffrance des enfants juifs que les catholiques d'autres régions d'Europe. Cependant, de nombreuses questions se sont posées, comme celle de la conversion, ou encore celle des enfants venus de milieux laïcs non pratiquants.

Tsilla Hershco, auteur de l'ouvrage Ceux qui marchent dans l'obscurité verront la lumière, sur la résistance juive en France pendant l'Holocauste (en hébreu), a présenté la résistance juive française pendant la guerre, et son rôle dans la création de l'Etat d'Israël. "Un quart des Juifs de France a disparu pendant la guerre, mais la majorité a été sauvé notamment grâce à l'action de l'Armée juive (AJ), créée par Abraham Polonski qui avait pour but la lutte contre les nazis et la création d'un Etat juif en Palestine. Tous les mouvements sionistes en France ont collaboré entre eux pour le sauvetage des populations". Après la guerre, Polonski fut nommé par Ben Gourrion commandant de la Haganah en France et en Afrique du nord, et joua un rôle central dans l'organisation de l'immigration clandestine vers la Palestine. "Cependant, l'orientation générale de l'OSE après la guerre était le relèvement de la communauté juive et son intégration à la société française. La Shoah n'a pas changé l'attitude des Juifs par rapport à la France; ils souhaitaient s'intégrer à la société. Beaucoup se sont convertis, ont changé de nom et ont caché leurs signes de judaïté. De même une partie des familles chrétiennes qui ont accueilli des enfants n'ont pas voulu les rendre, ou bien les enfants eux-mêmes n'ont pas voulu quitter leur famille adoptive".

"Sauver des enfants juifs nétait pas une priorité pour les Américains"

Lors de son étonnante intervention, le Prof. Rockaway a expliqué pour sa part pourquoi les Etats-Unis n'ont pas voulu accueillir de réfugiés pendant la période de la guerre. "Dans les années 20, les Juifs possédaient des positions dominantes dans tous les secteurs de la société. Aussi y a-t-il eu une réaction de la majorité protestante entrainant des restrictions de l'entrée des Juifs dans de nombreuses institutions. De plus, depuis le début des années 30, les Etats-Unis ont connu une grande dépression économique avec un fort taux de chômage qui a durée jusqu'en 1941. L'opinion publique était donc en faveur d'une limitation de l'immigration. Enfin, une proposition du gouvernement américain de fournir 6000 visas pour des enfants juifs a été repoussée par Laval. 350 enfants ont quand même été passés clandestinement. Mais sauver des enfants juifs n'était pas une priorité pour les Américains".

Au revoir les enfantsLe Dr. Denis Charbit a ensuite exposé l'évolution du cinéma français dans sa manière de présenter la question des enfants juifs pendant la guerre, après des années de déni. "Après la guerre, le Général de Gaulle a fédéré la société française autour de l'image d'une France résistance ou soutenant la Résistance. Aussi tous les films produits entre les années 1945 et 1960 et consacrés à la guerre mettent-ils en scène des résistants, et les enfants en sont absents. Dans les années 60 on voit apparaitre au cinéma l'image du Français moyen "résistant sans le vouloir" (La grande vadrouille), mais pas encore de Juifs. A la fin des années 60, Le vieil homme et l'enfant, avec Michel Simon, où un vieil homme perd ses préjugés au contact d'un enfant, offre la première description des enfants pendant la guerre dans un film français. Dans les années 70, avec Les guichets du Louvre, on voit des policiers français qui arrêtent des enfants juifs. Dans les années 80, avec Le chagrin et la pitié on voit apparaitre la France de Vichy au cinéma. "Les Français ont posé les bases de l'antisémitisme avant même les Allemands", relève le Dr. Charbit. Avec le procès de Klaus Barbie, à la fin des années 80, on voit apparaitre une vague de films, résultant d'une prise de conscience: Le sac de billes, Au revoir les enfants…Plus tard, dans les années 2000, des films comme La maison de Nina ou Monsieur Batignol reposeront sur de véritables recherches avec des conseillers historiques. "Depuis Nuit et Brouillard en 1956, où la censure avait demandé le retrait d'une image où apparaissait un gendarme français, jusqu'à aujourd'hui, le cinéma français a fait un grand chemin, et a joué un grand rôle dans la reconnaissance de la Shoah des enfants", conclue le Dr. Charbit.

Hommage à la famille Loinger

Enfin, Charles Loinger, représentant de la famille qui a sauvé plus de 1000 enfants sur les 5000 secourus par l'OSE, et habite actuellement Herzlia, a raconté son histoire et celle de sa famille : "Notre famille est l'une des rares qui soient restées entières après la guerre, sauf le père de Marcel Marsault qui a été déporté", a-t-il conclu.

Le colloque a été suivi d'un débat avec l'assistance, dans laquelle se trouvaient de nombreux anciens "enfants cachés" dont Lili Peyser-Racine, philanthrope et membre du directoire mondial de la Wizo, qui vient d'être nommée membre d'honneur de l'Université de Tel-Aviv lors du récent Conseil des Gouverneurs.

Il a été agrémenté d'un intermède de musique de jazz de la période par le Dr. Mel Rosenberg (UTA) et Igor Ostrovski du Musée de la Diaspora.

Loinger

Me Dominique Perben à l'Université de Tel-Aviv: Je ne voudrais pas que l'histoire bégaye

Me Dominique Perben, ancien Garde des Sceaux et ancien ministre des transports, était du 2 au 6 mai l'invité de l'Association française de l'Université de Tel-Aviv, dont il est depuis 2005 membre du comité d'honneur, dans le cadre des évènements annuels du Conseil des Gouverneurs de l'Université. Il a notamment participé au lancement du partenariat entre la Faculté de droit de l'UTA et Sciences Po, et donné une conférence sur l'indépendance de la justice. Répondant a nos questions et à celles de Daniel Rouach, président de la Chambre de commerce Israël-France (CCIIF), il présenté sa courageuse position contre la montée de l'antisémitisme en France et comme fervent ami d'Israël.

Perben2

Q.: Quel est votre sentiment depuis ces quelques jours passés en Israël ?

R.: "Ce qui est saisissant, c'est ce sentiment d'énergie, en particulier à l'Université de Tel-Aviv, mais aussi la conjonction du dynamisme, de la culture et de l'expérience de ce pays, qui donne quelque chose de très puissant".

Q.: A l'occasion du lancement du partenariat entre la Faculté de droit de l'UTA et l'Ecole de droit de Sciences Po, vous avez participé à un colloque sur l'indépendance de la justice. Comment s'est-il déroulé ?

R.: "Au cours du colloque ont été présentées deux approches universitaires, et la mienne, à partir de mon expérience comme ancien ministre de la justice. Pour moi, il s'agissait de mettre en valeur la nécessité de préserver la possibilité pour le pouvoir politique d'assumer la protection de la population au niveau de l'acte de poursuite. Bien que les approches étaient différentes car le contexte n'est pas le même en France et en Israël, l'état d'esprit général reste identique: le pouvoir politique est responsable. En France, il faut mettre un coup d'arrêt à l'antisémitisme. C'est pourquoi j'ai été cosignataire du Manifeste contre le nouvel antisémitisme qui a circulé en avril dernier et m'a été présenté par mon ami François Heilbronn".

Q.: Comment à votre avis peut-on agir contre ce nouvel antisémitisme ?

R.: " Trop souvent en France l'excuse sociale est cause d'immobilisme. J'avais mis en place à l'époque un 'système d'alerte' dans les départements qui permettait à mon équipe de savoir ce qui s'y passe et de donner des instructions au Procureur de la République. Il faut réagir très fermement, sanctionner chaque acte et adopter un discours intransigeant. En matière de lutte antiraciste, il faut être dans l'intransigeance. Il n'y a pas d'excuse. Sinon vous perdez la bataille".

Q.: Etes-vous optimiste quant à l'avenir ?

R.: Je suis un passionné d'histoire. Je ne voudrais pas que l'histoire bégaye. Ma génération vit dans une Europe qui a pu croire que l'histoire n'était plus tragique. Mais elle l'a toujours été et le sera toujours.

Photo: Michal Roche-Ben Ami

L'Université de Tel-Aviv créé le premier fond de capital-risque universitaire en Israël

L'Université de Tel-Aviv vient d'établir un fonds de capital-risque, TAU Ventures, destiné aux startups en phase initiale montées par ses étudiants et ses anciens élèves, similaire à celui des grandes universités américaines telles que le MIT, l'Université de Californie à Berkeley, et Stanford. Premier de ce genre en Israël, le fonds, qui a pour but de stimuler l'entrepreneuriat sur le campus, investira 20 millions de dollars par an répartis entre 8 à 10 startups.

entrepreneur580 1 0De plus, il financera différents programmes d'incubation dans divers domaines technologiques, en association avec divers partenaires internationaux. Le premier programme de ce type se déroulera en collaboration avec NEC, géant japonais de l'électronique, et se focalisera sur la cyber-sécurité.

Parmi les investisseurs se trouvent le fonds de placement Charter High Tech, basé à Singapour, qui regroupe des sociétés japonaises de premiers plans, ainsi que des investisseurs des États-Unis et du Canada, y compris le co-fondateur de TAU Ventures et son investisseur principal, Behzad Kianmahd, homme d'affaire de Los Angeles, philanthrope, PDG de Maxim Commercial Capital.

"L'éducation est le meilleur outil dont nous disposons pour aider à résoudre les problèmes critiques auxquels notre monde est confronté aujourd'hui", a déclaré Kianmahd. "En tant que fervents partisans à la fois de l'enseignement supérieur et d'Israël, investir dans TAU Ventures était un choix naturel pour moi et pour quelques-uns de mes plus proches collaborateurs. Je suis fier de participer à ce fonds innovant sous l'égide de l'Université de Tel-Aviv, qui développera des possibilités exponentielles et ouvrira des portes à la jeune génération en Israël".

"L'une des universités les plus innovantes et les plus entreprenantes d'Israël"

L'associé gérant du fonds, Nimrod Cohen, est un ancien associé du fonds Plus Ventures, dans le cadre duquel il a dirigé des investissements dans des sociétés comme YOTPO, Bringg, Ciamgine, WSC Sports (vendue à Snapchat) et bien d'autres. "L'avantage du fonds sera d'identifier des opportunités uniques en phase de développement tout en créant une valeur ajoutée pour les entrepreneurs sélectionnés parmi les étudiants et les anciens élèves de l'Université", dit-il. "Ceci grâce aux diverses ressources qui y sont disponibles, y compris ses liens étroits avec un large éventail d'industries".

Eyal Agmoni, directeur de Charter High Tech, a déclaré: "Nous avons réalisé cet investissement parce que nous croyons dans l'industrie de la haute technologie en général, sachant qu'une grande partie de la communauté et des activités entrepreneuriales en Israël sont générées par l'Université de Tel-Aviv. Le fonds permettra aux startups en phase initiale de faire progresser les technologies exclusives qu'ils développent, qui bénéficieront dans l'avenir à nos partenaires et leurs entreprises, tout en les exposant à des investisseurs de premier plan au Japon".

"L'université de Tel-Aviv est l'une des universités les plus innovantes et les plus entreprenantes d'Israël", a déclaré le Prof. Joseph Klafter, président de l'université de Tel-Aviv et initiateur de TAU Ventures. "Je suis fier que nous soyons parvenus à cette étape essentielle. Il s'agit d'un nouveau modèle mis en œuvre pour la première fois en Israël, qui met l'UTA sur le même plan que les meilleures universités du monde. L'UTA rassemble les meilleurs étudiants actuels et anciens d'Israël, et TAU Ventures permettra aux entrepreneurs parmi eux de mettre en œuvre leurs idées révolutionnaires".

L'Université de Tel-Aviv a joué un rôle clé dans l'ascension d'Israël comme foyer technologique et leader mondial de la recherche dans tous les domaines. C'est la plus grande université du pays et elle possède le meilleur palmarès entrepreneurial dans le monde en dehors des Etats-Unis pour le nombre de ses diplômés de premier cycle devenus entrepreneurs. Environ 25% de tous les entrepreneurs israéliens sont des anciens de l'Université de Tel-Aviv, qui se classe neuvième au monde, et première en Israël, pour la production de startups financées par du capital-risque.

TAU Ventures est ouvert à tous les étudiants et anciens étudiants de l'Université de Tel-Aviv.

Médailles d'or et d'argent aux Olympiades de mathématiques pour filles pour l'équipe israélienne entrainée à l'Université de Tel-Aviv

Les représentantes de l'équipe israélienne entrainées à l'Ecole de mathématiques et à l'Unité pour la jeunesse de l'Université de Tel-Aviv sont revenues en Israël avec une médaille d'or, une médaille d'argent et une mention honorable, lors des Olympiades européennes de mathématiques pour filles (Egmo 2018) qui se sont déroulée en Italie, à Florence du 9 au 15 avril. " C'est un immense honneur et un merveilleux cadeau pour le 70e anniversaire de l'Etat d'Israël", a déclaré le Ministre de l'Education Naftali Bennett.

Olympiades maths filles 2018Réalisation impressionnante pour l'Etat d'Israël aux Olympiades de Mathématiques de Florence: Maya Naveh (Haïfa) a remporté une médaille d'or, Libi Liubovich (Haïfa) une d'argent et Yael Gliksman (Eilat) une mention honorable. Les Olympiades européennes de mathématiques pour les filles (Egmo 2018) sont organisées depuis 2012 et l'État d'Israël y participe pour la troisième année. Cette année, elles regroupaient 195 élèves de 52 pays du monde entier.

Le Ministère de l'Education et le Centre pour les scientifiques du futur de la Fondation Maimonides ont joints leurs forces cette année pour soutenir la participation des étudiants aux diverses olympiades scientifiques. L'équipe des participantes aux Olympiades de mathématiques a été formée dans le cadre de l'Ecole des Sciences mathématiques de l'Université de Tel-Aviv et de l'Unité pour la jeunesse de l'université, sous la direction de Lev Radzivilovsky accompagné de Dan Carmon et Miriam (Masha) Farber.

"C'est un merveilleux cadeau pour la 70ème année de l'Etat d'Israël et un immense honneur", a déclaré le ministre de l'Education Naftali Bennett. " La victoire est la preuve du succès personnel des jeunes en Israël et de l'ensemble du système, et cela grâce à l'effort, la persévérance et la détermination. C'est le visage de la future génération, la fierté israélienne ".

"Je félicite les participantes pour leurs réalisations impressionnantes", a dit le Prof. Joseph Klafter, président Université de Tel-Aviv. "L'UTA travaille dur par le biais de programmes divers et variés pour promouvoir l'excellence en sciences des filles et des garçons, et je l'espère, nous verrons de plus en plus de filles qui obtiennent des résultats internationaux de ce niveau".

 

Articles liés:

L\'équipe israélienne formée à l’Université de Tel-Aviv championne des Olympiades internationales de mathématiques

3 médailles d\'argent aux Olympiades de mathématiques pour l\'équipe israélienne entrainée à l\'Université de Tel-Aviv

Triple médaille d\'argent pour l\'Université de Tel-Aviv aux Olympiades de mathématiques pour filles

L\'Université de Tel-Aviv double médaille d\'argent aux Olympiades européennes de mathématiques pour Filles

Six médailles pour l\'équipe d\'Israël aux Olympiades internationales de mathématiques pour la jeunesse

Tous les membres de la délégation israélienne aux olympiades internationales de mathématiques ont été médaillés

Les Juifs ne se sentent plus en sécurité en Europe, d’après le rapport annuel sur l’antisémitisme dans le monde de l’Université de Tel-Aviv

Le rapport annuel sur l’état de l’antisémitisme dans le monde publié par le Centre Kantor pour l'étude du judaïsme européen contemporain de l'Université de Tel-Aviv a été présenté ce matin, lors d’une conférence de presse publique, en présence du Dr. Moshe Kantor, Président du Congrès juif européen et du Prof. Dina Porat, Directrice du Centre Kantor, ainsi que des chercheurs du centre et de nombreux représentants des médias israéliens et internationaux. Des conclusions inquiétantes.

antisemitisme2« Ni l'espace public ni l'espace privé ne sont perçus comme sûrs par les Juifs », a déclaré le Dr. Moshe Kantor. « Le sentiment général est que l'antisémitisme est entré dans une nouvelle phase et s’est répandu dans la plupart des régions du monde ».

Augmentation dramatique

des expressions d'antisémitisme dans la sphère publique

Selon le rapport, la constatation la plus troublante est le sentiment profond d’insécurité ressenti par un nombre grandissant de Juifs en Europe, et l’augmentation globale des expressions d’antisémitisme dans l'ensemble de la sphère publique, en particulier dans les écoles et sur les réseaux sociaux, décrite par les représentants des communautés comme "dramatique" et éclipsant malheureusement la diminution modérée du nombre de cas de violence dirigées contre les Juifs, les communautés et leurs biens (327 contre 361 en 2016, soit une baisse d’environ 9%).

Ce sentiment a été récemment renforcé par le meurtre de deux femmes dans leur domicile à Paris. «La nature des cas de violence antisémite change », note le Prof. Porat. « Il y a davantage de morts et de cas brutaux. La communauté juive de France, pour sa part, se trouve dans une situation très délicate. Le meurtre de Sarah Halimi, par exemple, n’a pas été considéré comme un acte d’antisémitisme », commente-t-elle. D’après le rapport, dans la région parisienne, « il n’y a presque plus de Juifs dans les écoles publiques », en raison du climat d’antisémitisme qui y règne. Une même tendance se fait jour en Belgique. Le Prof. Porat précise que les chiffres du rapport n'incluent pas pour le moment les données sur la violence en France, qui ne seront publiées qu’à la fin du mois d’avril par le SPCJ (Service de protection de la communauté juive).

« Les Juifs d’Europe sont soumis à une exposition continue à des actes d’antisémitisme », déclare Me Arie Zuckerman, président du conseil d’administration du Centre Kantor. « 60 000 Juifs ont déménagé en France pour cause de manifestations d’antisémitisme. C’est un évènement dramatique pour la communauté juive ». Pour lui, l’Europe souffre d’un phénomène de ‘politiquement correct’ : « si vous touchez à l’antisémitisme en Europe, vous devez toujours élargir vos propos au racisme et à l’islamophobie. Mais 40% des actes racistes sont dirigés contre des Juifs, en France, et dans d’autres pays du continent ».

Extrême-droite, extrême-gauche et islam radical:

le triangle de l'antisémitisme contemporain

Les dernières semaines de 2017 et les premiers mois de 2018 se sont caractérisés par un grand nombre d'incidents antisémites à travers le monde, prenant prétexte de la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale d'Israël par le président Trump en décembre 2017. Cependant, indique le rapport : « Il convient de noter que ces événements, qui comprenaient des manifestations orageuses accompagnées de slogans anti-juifs et même d’appels au meurtre et d’incendies du drapeau israélien ne trouvaient pas leur source uniquement dans les cercles ou les organisations musulmanes et arabes. Ces manifestations ont eu lieu dans divers pays avec la participation de mouvements de tout le spectre politique ».

« Dans la plupart des pays que nous suivons, le nombre d'incidents violents était inférieur à dix », explique le Prof. Porat, « et cela pour les raisons que nous mentionnions déjà en 2016: davantage de budgets gouvernementaux en matière de sécurité et de renseignement, moins de ‘signes distinctifs’ identitaires arborés par les juifs dans l'espace public et un détournement de l'attention de la droite vers les réfugiés musulmans. Cependant, notent les chercheurs, l'augmentation des moyens de sécurité n'est pas perçue par les communautés juives comme une évolution positive car elle signifie justement que ces mesures sont nécessaires, et surtout parce qu'elle est éclipsée par les nombreux incidents de violence verbale. Les Juifs sont exposés à des menaces directes, au harcèlement, insultes sur les lieux de travail, dans les écoles, dans les universités, dans leur environnement de résidence, sur les terrains de football, dans les manifestations de rue et surtout sur les réseaux sociaux.

Le renforcement de l'extrême droite dans plusieurs pays européens et aux États-Unis a entraîné une augmentation de l'apparition de slogans et symboles, rappelant aux Juifs les années 30 du siècle dernier, malgré les différences entre les périodes. Mais la montée de l'extrême droite ne peut pas faire oublier celle de l'antisémitisme dans les groupes de gauche, qui soutiennent les attitudes musulmanes radicales et antisionistes, et trouvent leur expression dans des manifestations comme le BDS, l'ANTIFA et au sein du Parti travailliste britannique dirigé par Jeremy Korbin. « L'atmosphère antisémite est devenue un sujet de débat public. Nous faisons face à un triangle qui se compose de la montée de l'extrême droite, du renforcement du discours antisioniste accompagné d'expressions antisémites à gauche et de l'islam radical », note le Prof. Porat qui ajoute que bien que les leaders et gouvernements déclarent leur soutien à Israël et aux communautés juives, avec le temps la Seconde Guerre mondiale et l'Holocauste se transforment en un passé lointain, et l'engagement envers la sécurité des juifs et d'Israël s'affaiblit parmi les jeunes générations.

Une érosion de la vie communautaire

A ces phénomènes vient s’ajouter la volonté des sociétés européennes de réécrire leur histoire : « L’attitude de la Pologne est un signe dramatique pour le reste de l’Europe, et plus encore le réflexe antisémite de l’opinion publique polonaise suite à la réaction du gouvernement israélien », a noté Arie Zuckerman. « De nombreux pays sont intéressés à remodeler leur histoire sans admettre leur responsabilité par rapport aux Juifs ».

JudeLe principal dommage récent causé par l'antisémitisme est une érosion de la vie communautaire car beaucoup et ne veulent pas s’identifier comme Juifs dans l'espace public et s'abstiennent de participer à des rassemblements traditionnels. L'érosion est évidente principalement au sein des écoles juives dont la plupart font face à des problèmes budgétaires et sécuritaires, limitent leurs activités ou ferment. En conséquence, on a pu constater l’émergence d’un nouveau phénomène, le passage vers les écoles catholiques, où les frais de scolarité sont plus bas, et où il n'y a pas d’élèves musulmans.

Les expressions et manifestations de l'antisémitisme classique réapparaissent progressivement, et contredisent les efforts de l'Église catholique pour condamner l'antisémitisme. La tendance est également évidente au sein de l'islam radical. On voit réapparaitre le terme "Juif" et ses dérivés dans diverses langues dans un sens péjoratif : FEUJ, JUIF, JUDE, ZID, Yehud (en arabe).

Des déclarations à la réalité 

Après les événements de Charlottesville en Virginie en août, sont venues les élections allemandes en septembre et celles d’Autriche en novembre, ajoutant à l’inquiétude, bien que les mouvements et les partis d'extrême droite d’Europe s'efforcent de se démarquer de leur image néo-nazie, et soulignent leur attitude positive envers Israël et leur engagement à combattre l'antisémitisme. Leurs dirigeants font même des déclarations dans cet esprit. Cependant, pour le moment, il semble que les déclarations soient une chose et la réalité sur le terrain une autre, et l'antisémitisme reste un élément central chez leurs électeurs. Une partie de l'attitude positive envers Israël et les Juifs découle de la volonté de former avec eux une coalition contre les réfugiés, généralement des musulmans soupçonnés d'élever la barre du crime. Mais la plupart des musulmans d’Europe sont des modérés, qui pourraient peut-être au contraire constituer des partenaires des communautés juives et d'Israël contre l’islamisme d’une part et les tendances à limiter la liberté du culte religieux de l’autre.

Cependant, et malgré ce qui précède, le rapport note des évolutions positives: le développement d'outils identifiant l'antisémitisme sur Internet et la mise en place d'un système de suivi en plusieurs langues; le renforcement de la législation restrictive dans l'espace virtuel et l'imposition de lourdes amendes aux contrevenants; la continuation de l’élaboration d'une définition de travail de l'antisémitisme; les déclarations d'encouragement des dirigeants, l’augmentation des restrictions légales et financières sur le mouvement BDS sur la base de l'égalité des chances commerciales et de la législation contre la discrimination.

Proposition des chercheurs : « les trois C » : coopération étroite entre les communautés juives et les nombreuses organisations qui suivent l'antisémitisme, voire même la création d'une organisation faîtière pour les regrouper ; l'établissement de coalitions avec d'autres minorités et groupes discriminés ; et enfin, le combat contre l'antisémitisme, qui deviendra possible lorsque les deux premiers objectifs seront atteints.