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La nuit des scientifiques à l'Université de Tel-Aviv – Ce qui vous attend

Quel sera l'aspect de Tel-Aviv en 2050? À quoi ressemblera la nourriture que nous mangerons ? Quel temps fera-t-il ? Et comment nous déplacerons-nous ?

Mardi 19.9.17 sur tout le campus de l'Université (Entrée portes 4 et 7)

Les activités sont ouvertes au public gratuitement et se dérouleront entre 17h00 et 22h00.

La nuit des scientifiques sur le campus de l'Université de Tel-Aviv sera consacrée cette année au thème: «L'humanité en 2050». Partout sur le campus seront présentés des innovations scientifiques, des découvertes, des expériences, des démonstrations, des spectacles et des activités adaptés à tous les âges et à tous les centres d'intérêt.

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Parmi les activités proposées:

Le cerveau du futur

Pour les futurs scientifiques, deux activités en neurosciences (sciences du cerveau) se dérouleront sur l'esplanade centrale. La premières traitera de l'intelligence artificielle: comment fonctionne-t-elle? L'avenir appartient-il aux robots? Non loin de là se déroulera une activité pour les enfants à partir de six ans expliquant le fonctionnement du cerveau. Les enfants construiront un modèle de cerveau en apprenant le rôle de chaque zone du cerveau humain.

L'énergie du futur

Sur l'esplanade centrale sera également présenté le train de l'avenir: un train sans roues. Comment fonctionnera-t-il ? Comment peut-on doubler sa vitesse jusqu'à 300 km / h?

Un stand sera réservé à l'énergie verte, et présentera toutes les options pour la production d'énergie alternative en 2050. Des turbines qui produisent de l'électricité éolienne, la production d'énergie personnelle et l'énergie solaire. À partir de 19h00, le public sera invité à produire de l'électricité en pédalant.

En outre, nous vous proposerons des visites guidées du bâtiment Porter des études d'environnement, adjacent au campus, le bâtiment le plus écologique du Moyen-Orient.

 La ville du futur

Le bâtiment Mexico proposera des ateliers pour construire des modèles de bâtiments et de villes futuristes. Vous pourrez faire des expériences d'urbanisme et comprendre quels seront les besoins des villes en 2050. Pourrez également réaliser une visite virtuelle de la Tel-Aviv du futur grâce à des lunettes de réalité virtuelle.

Sur l'esplanade centrale, les pompiers de la station de Tel Aviv-Jaffa mettront en place une caserne et illustreront les défis de l'avenir en cas d'incendie dans un immeuble de grande hauteur, le sauvetage dans les accidents de la circulation et autres scénarios.

 "L'Esprit du futur"

Spécialement pendant la nuit des scientifiques, le bar "HaHoug Hatsfoni" (près de la porte 7) proposera une série de conférences organisées par la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université. La soirée sera animée par Maya Lahat-Kerman.

De nombreuses autres activités supplémentaires auront lieu sur tout le campus de l'Université, telles que le "Concert des devins" organisé par l'École de musique, un stand de laboratoire de chimie pour la fabrication de glaces, un hôpital pour poissons et plus encore.

Les événements conviennent à toute la famille et sont ouverts gratuitement au grand public. Les activités auront lieu mardi 19.9.17, de 22h00 à 17h00 (entrée des portes 7 et 4).

L'Université de Tel-Aviv à l'honneur pour sa participation à la défense de l'Etat, reçoit un prix du Ministère de la Défense

L'Université de Tel Aviv a reçu le prestigieux Prix de la Direction du développement de l'armement et de l'infrastructure technologique (MAFAT) du ministère israélien de la Défense, décerné chaque année pour encourager et récompenser la réflexion créative pour la recherche et le développement dans le domaine de la sécurité. Il lui a été remis le 8 septembre pour la mise en œuvre d'un programme de recherche multidisciplinaire dont la réalisation "contribue de manière significative à la sécurité de l'État d'Israël".

MAFATLe Prix a été décerné à l'Université de Tel-Aviv dans le cadre des travaux d'une équipe comprenant en outre l'Autorité israélienne pour le développement d'armement et de technologies militaires (Rafael), le Centre de recherche nucléaire de Soreq et l'Unité technologique des forces terrestres, pour la mise en œuvre d'un programme multidisciplinaire de R & D visant à "affronter l'une des menaces les plus importantes pour l'État d'Israël qui ont émergé ces dernières années". Selon le comité d'attribution du Prix, le programme met en œuvre des processus technologiques et opérationnels complexes caractérisés par l'innovation, dont la réalisation "contribue de manière significative à la sécurité de l'État d'Israël et qui sont très appréciés sur le terrain pour leurs succès opérationnels".

Le Prix du meilleur chercheur

emanuel peled 180X180 4Par ailleurs, le Prix du meilleur chercheur a été attribué au Prof. Emanuel Peled de l'Université de Tel Aviv. Selon le comité, le Prof. Peled a depuis de nombreuses années, "contribué de manière significative à la sécurité, la science et l'industrie d'Israël. Ses travaux scientifiques dans les domaines de l'électrochimie et des sources d'énergie, en particulier les piles à combustible et les batteries au lithium, ont conduit à des percées dans la recherche qui lui ont valu de nombreux prix internationaux, y compris le prestigieux prix de la World Electrochemical Society".

Enfin la mention honorable a été accordée à un projet "combinant innovation et créativité exceptionnelle", auquel l'UTA a également participé aux côtés du MAFAT, du cabinet du Premier ministre et des services de sécurité militaires. Le projet, qui constitue une avancée technologique à l'échelle mondiale, utilise des connaissances approfondies dans des domaines tels que le traitement d'image, la vision par ordinateur et l'apprentissage automatique, et constitue "une contribution éprouvée conduisant à une amélioration significative des produits opérationnels et à des résultats technologiques impressionnants".

"Assurer à Israël une supériorité dans les domaine des technologies de sécurité 

pour les années à venir"

"L'un des objectifs du Prix est d'exprimer la créativité et l'audace conceptuelle des systèmes de sécurité, des industries de la défense et du milieu universitaire, pour transformer l'imaginaire et l'impossible en réalité et assurer à l'Etat d'Israël une supériorité dans les domaines des technologies de sécurité pour les années à venir", a déclaré le Dr. Daniel Gold, actuel directeur du MAFAT, "père" du système de défense antimissile "Dôme de fer" et lui-même titulaire de deux doctorats de l'Université de Tel-Aviv, en ingénierie électronique et en gestion.

"23 propositions variées et intéressantes ont été déposées sur la table du comité", a-t-il rapporté. "Celles qui ont été choisies pour recevoir le prix étaient les meilleures et les plus créatives. Il est difficile de préciser exactement les raisons pour lesquelles les équipes ont été choisies, car plus l'idée est créative, plus il est important de la garder secrète pour d'assurer l'avantage spécifique qu'elle procure et la surprise qu'elle permettra sur le terrain", a-t-il ajouté. "Mais on peut dire ouvertement que chacun des lauréats est arrivé par une réflexion révolutionnaire au développement d'armements exceptionnels, créatifs et complexes, sans précédent et à l'avant-garde de la connaissance mondiale ".

La Direction du développement des armements et de l'infrastructure technologique (MAFAT), est un organe administratif commun au ministère israélien de la Défense et aux Forces de défense israéliennes qui coordonne les activités de R&D du ministère de la Défense, de Tsahal, de Rafael, des industries militaires et aéronautiques israéliennes, de l'Institut pour la recherche biologique et de l'Agence spatiale. Son but est de promouvoir l'infrastructure technologique et scientifique nécessaire à la recherche et au développement militaire du pays. Le Prix du MAFAT est considéré comme très important en Israël dans le domaine de la sécurité et de la défense.

Le Prix du MAFAT 2017 a également été décerné à l'Unité 8200 des services de sécurité.

Bruno Le Maire, Ministre de l'Economie et des Finances, sur le campus de l’Université de Tel-Aviv

Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie et des Finances, s’est rendu ce matin sur le campus de l’Université de Tel-Aviv, en compagnie du Prof. François Heilbronn, Président des amis français de l’Université, de l’ambassadrice de France en Israël Hélène Le Gal et d’une délégation de responsables économiques et de dirigeants d’entreprises français. Il y a été reçu par le Prof. Joseph Klafter, Président de l’Université de Tel-Aviv, le Prof. Jacob Frenkel, Président du Conseil des Gouverneurs, Amos Elad, Vice-président de l’Université chargé des ressources ainsi que des chercheurs et représentants des facultés.

Francois lemairecampusParticipaient également à la visite Sébastien Linden, attaché de coopération scientifique et universitaire auprès de l’ambassade de France, Marc Azuelos, expert international de la France chargé des partenariats d'innovation technologique et Daniel Rouach, président de la Chambre de commerce et d’industrie Israël-France.

Après un tour sur le campus et une visite du Centre Blavatnik pour la découverte de nouveaux médicaments sous la direction du prof. Ehud Gazit, une table ronde a réuni les participants.

« C’est un grand honneur de vous recevoir ici », a déclaré le Prof. Frenkel. « L’histoire d’Israël est celle de l’intégration réussie d’une immigration venue du monde entier », a-t-il ajouté. « Nous sommes un petit pays de huit millions et demi d’habitants sans ressources naturelles. Notre principale richesse est notre capital humain, dont une grande proportion est investie dans la recherche, le développement et l’entreprenariat, et l’université de Tel-Aviv est au centre de cet engagement ».

Echanges universitaires et coopération technologique et économique

Le Prof. Klafter a annoncé que l’UTA est parvenue pour la quatrième année consécutive à la 9e place dans le monde et la première en dehors des Etats-Unis pour son nombre de diplômés devenus entrepreneurs, selon le classement annuel la société Pitchbook « L’UTA est l’un des principaux leaders se tenant derrière  le concept de la nation startup. C’est l’une des plus jeunes universités du pays, mais aussi la plus grande, la plus complète, et le premier choix des étudiants ». 

groupe« Nos liens avec la France se situent non seulement au niveau des échanges académiques, mais également à celui de la coopération technologique et économique, dont l’un des meilleurs exemples est le laboratoire d’innovation du groupe Renault inauguré l’an dernier à l’Ecole Porter d’Etudes environnementales de l’Université de Tel-Aviv » a-t-il ajouté. «  Je tiens à remercier l’association des amis français de l’université tant pour son soutien philanthropique que pour les contacts qu’elle promeut entre l’UTA et les acteurs institutionnels et économiques français ».

Le Prof. Dan Peer du département de recherche cellulaire et d’immunologie, directeur du Centre de recherche sur la biologie du cancer de l’UTA et a ensuite présenté le consortium Focal Technology Area qui développe des systèmes de délivrance des médicaments de taille nanométrique pour le traitement du cancer et des maladies cardiovasculaires : « Je suis convaincu que nous pouvons changer l’avenir de la médecine en le dirigeant vers le diagnostic et les thérapies personnalisés. Notre rôle est de faire passer les concepts scientifiques dans le monde réel ».

"Je souhaite voir doubler les investissements des sociétés israéliennes en France en 2018"

Enfin, Shlomo Nimrodi, a présenté les activités de Ramot, la société de transfert de technologie de l’Université de Tel-Aviv, dont il est le directeur : « Les chercheurs de l’Université sont à l’origine de plusieurs centaines d’inventions par an, par exemple la mémoire Flash de ScanDisk. Chaque année 10 nouvelles startups émergent de l’UTA, et nous développons également les partenariats avec les sociétés internationales, comme Baxter pour la production de solutions innovantes pour  les salles d’opération et Biosynth pour la détection du cancer ».

Le ministre Bruno Le Maire a tenu à remercier personnellement François Heilbronn, rappelant le partenariat de longue date entre l’UTA et Sciences Po, et n’a pas caché son admiration pour Israël et l’Université de Tel-Aviv : « Chaque fois que je viens dans ce pays, je suis impressionné par ce que vous en avez fait, malgré les défis auxquels vous êtes confrontés pour en assurer la protection. Vous avez réalisé un rêve avec de la poussière, vous avez transformé un rien en tout et fait d’Israël un pays puissant et respecté. L’Université de Tel-Aviv est l’une des plus performantes dans le monde, et vous êtes un exemple pour les universités françaises », a-t-il déclaré.

CadeauEn chemin vers le Festival DLD de l’innovation à Tel-Aviv, le ministre a rappelé le but de sa visite, qui est de renforcer la coopération économique entre les deux pays : « La coopération économique entre la France et Israël n’a pas encore atteint le niveau où elle devrait être. La France a engagé sa transformation économique. Nos deux pays sont des nations startups. Je souhaite voir doubler les investissements des sociétés israéliennes en France en 2018, en particulier dans le domaine de l’innovation et des nouvelles technologies. Je suis très reconnaissant pour ce que votre pays a fait pour cette région. Nous devons surmonter les difficultés et développer les liens économiques entre la France et Israël et l’amitié entre nos deux pays ».

L’entrevue s’est terminée par une remise de cadeaux. Le président Klafter a offert au ministre une œuvre de l’artiste israélien Tsuki et  le Prof. François Heilbronn un exemplaire de la première édition du livre Terre d’amour de Joseph Kessel, qui raconte l’histoire de la visite en Israël de l’écrivain en 1926.

 

Photos : Israel Hadari.

L’Université de Tel-Aviv de nouveau à la 9e place mondiale pour la création de startups

Pour la quatrième année consécutive, l'Université de Tel-Aviv se classe à la 9ème place dans le monde et à la première à l'extérieur des États-Unis, pour le nombre de ses diplômés de premier cycle devenus entrepreneurs, selon le classement de la société d’analyse de marché Pitchbook Data pour l’année 2017.

Top 1Selon les données de Pitchbook, parmi les entreprises qui ont reçu un financement au cours des dix dernières années (du 1er janvier 2006 au 18 aout 2017), on trouve 582  diplômés de premier cycle de l'Université de Tel-Aviv qui ont fondé 486 entreprises et levé un total de 6,7 milliards de dollars, parmi elles 8 « licornes » (sociétés évaluées à plus d’un milliard de dollars). Ces données placent l'UTA dans le top10 des universités les plus prestigieuses du monde, dépassant pour la 4e fois des institutions de premier plan telles que Yale, UCLA et Princeton.  

Par ailleurs l’UTA reste à la première place dans le monde dans ce domaine à l'extérieur des Etats-Unis, devant le Technion de Haïfa (14e place), l’Université de Waterloo (20e place) et l’Université de Toronto (31e place). L’Université hébraïque de Jérusalem arrive à la 35e place.

La société d'analyse Pitchbook Data compare tous les ans les institutions dont les anciens étudiants ont réussi à lever le plus de fonds des sociétés de capital-risque pour les entreprises qu'ils ont créées. En tête du classement se trouve l'Université de Stanford avec 957 entreprises établies par 1127 diplômés ayant levé 22,6 milliards de dollars, suivie de près par l'Université de Californie à Berkeley, le Massachusetts Institute of Technology (MIT), l'Université de Harvard, l'Université de Pennsylvanie, l'Université Cornell, l'Université du Michigan et l'Université du Texas, située à une place au-dessus de l'Université de Tel-Aviv.

En outre, l'université de Tel-Aviv arrive à la 13e place dans le monde et à la première en Israël pour ses diplômés de MBA devenus entrepreneurs, avec 196 sociétés établies par 206 diplômés qui ont soulevé 3,2 milliards de dollars. Le programme de MBA de l'UTA est le seul programme israélien de MBA a être entré dans le classement de Pitchbook. En tête pour ce critère se trouve l'Université de Harvard suivie par Stanford et l'Université de Pennsylvanie.

Parmi les 486 sociétés établies par les diplômés de l'UTA, 283 sont dans le domaine des logiciels, les autres se répartissant sur une variété de domaines. 86 des 182 diplômés de premier cycle sont des entrepreneurs en série (ayant fondé plus de 2 entreprises), et 8 parmi les diplômés de MBA.

Enfin 86 diplômés représentant 73 entreprises ont réalisé des « exits » (vente de leur startup) pour un montant global de plus de 6 milliards de dollars, plaçant l’UTA à la 8e place mondiale à cet égard.

 

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Recherche et innovation: 2 beaux exemples de coopération France-Israël à l’Université de Tel-Aviv

Marc Azuelos, l’expert international de la France chargé des partenariats d'innovation technologique et Arthur Robin, étudiant de troisième cycle qui fait sa thèse de doctorat sur l’extraction des protéines alimentaires à partir des algues à l’Ecole des Sciences de l’Environnement sont deux exemples d’une coopération bilatérale qui fait de l’Université de Tel-Aviv un pivot entre la France et Israël.

Marc AzuelosMarc Azuelos est depuis le début de l’année 2017 l’expert en soutien aux partenariats d'innovation technologique entre la France et Israël, mandaté par le ministère français des Affaires étrangères, et siégeant en partie à l’Université de Tel-Aviv et en partie au service économique de l’Ambassade de France en Israël. Il est membre actif de l’équipe Innovation récemment formée au sein de l´Ambassade.

« Mon rôle est de participer à la promotion des partenariats entre la France et Israël dans le domaine de la Recherche et du Développement, de rechercher les meilleurs atouts de part et d’autres pour susciter les partenariats, puis de vérifier les fonds publics disponibles pour les projets innovants bilatéraux », explique-t-il.  

Marc Azuelos a une formation d’ingénieur et 20 années d’expérience dans les domaines technologiques, en particulier dans les secteurs de l’énergie et de l’environnement. Après avoir fait son alyah en Israël en 2008, il a passé 7 ans chez Véolia Israël, en charge de l’innovation auprès du président, puis a rejoint la société israélienne de High-Tech, Orbotech.

Une trentaine de projets de partenariat

Selon lui, l’équipe travaille actuellement sur plus d’une trentaine de projets de sociétés intéressées à trouver un partenaire. « Une dizaine ont déjà trouvé et sont à présent à la recherche d’un financement » ajoute-t-il. Les domaines de partenariat privilégiés sont entre autres la cyber-sécurité, les transports intelligents, le biomédical, l’agriculture et l'alimentation.

L’équipe Innovation vient de plus de lancer début juin la nouvelle plateforme Internet  France Israel R&D Partnership, dédiée aux projets de R&D franco-israéliens, dont le but est de permettre aux entreprises françaises et israéliennes de rechercher des partenaires technologiques ou des programmes de financement.

« Le site constitue un point de convergence, un guichet qui permet aux partenaires potentiels des écosystèmes des deux pays de se connecter, d’adresser des demandes de recherche de partenaire et de s’intéresser à des programmes de financement dans le domaine de la R&D », explique Marc Azuelos. L’équipe prend également part active aux manifestations publiques dans le domaine de l’innovation comme la DLD et la Cyberweek de l’Université de Tel-Aviv.

Depuis la création du poste en 2014, l’expert technique international de la France entretient des rapports particuliers avec l’Université de Tel-Aviv, spécialement avec ses structures liées à la promotion de l’innovation et des startups comme StarTAU, le centre d’entreprenariat de l’Université.

Arthur RobinArthur Robin fait sa thèse de doctorat à l’Ecole des sciences de l’environnement de l’Université de Tel-Aviv, dans le laboratoire de bioénergie environnementale du Dr. Alex Goldberg, dans le cadre du programme de coopération franco-israélien "VI chercheur" (Volontariat international pour chercheur). Il étudie les algues marines, ou plus précisément l’extraction des protéines alimentaires pour l’alimentation humaine et animale à partir des algues.

Un sujet de recherche novateur

« Les algues sont des matières premières plus durables que le soja », explique-t-il. « Elles ont une productivité bien supérieure à celle des plantes terrestres, notamment en raison de leur cycle reproductif plus court. Le fait qu’elles soient cultivées en mer évite de plus la compétition pour l’usage de sols et les tensions avec les autres marchés des matières premières alimentaires ».

Originaire de Lyon, Arthur a fait son Master à l’Ecole supérieure d'agronomie et des industries alimentaires de Nancy. Il travaille depuis un an et demi dans le laboratoire du Dr. Goldberg, où il restera encore pendant plus de deux ans jusqu’à l’obtention de son doctorat.

« Je voulais travailler sur les algues car c’est l’une des principales ressources naturelles exploitables et je cherchais un sujet novateur », dit-il. « Ici nous travaillons sur une technologie qui n’a jamais été appliquée ailleurs dans ce domaine ». Les chercheurs du laboratoire du Dr. Goldberg étudient l’utilisation des outils de bio-ingénierie au service des sciences de l'environnement pour développer des alternatives simples et à faible coût aux ressources fossiles. Dans ce but, il se consacre à la production et à l’étude des algues et à leur transformation en aliments, produits chimiques et biocarburants.

« Trouver une alternative aux produits pétroliers est un projet d’avant-garde au profit de la planète et il est satisfaisant de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice », affirme Athur. « De plus, je voulais quitter la France pour vivre une expérience totalement différente, c’est pourquoi j’ai choisi de faire ma thèse à l’étranger. En Israël, je me retrouve dans un milieu multiculturel très différent de la France, malgré une assez grande communauté francophone. Et puis Tel-Aviv est une ville très dynamique, très jeune, avec un cadre fantastique ».

Israël et l'Université de Tel-Aviv: "Un excellent choix pour la recherche"

Arthur est logé dans la nouvelle résidence universitaire jouxtant l’UTA, le Campus Brochim, où il vit en colocation avec un post-doctorant indien. En plus de son travail au laboratoire, il s’immerge dans la culture israélienne et apprend l’hébreu : « j’ai toujours quelque chose à faire. C’est très intensif mais enrichissant et motivant. « La recherche est un univers fabuleux et ouvert, et le monde des chercheurs est  une grande famille à l’échelle mondiale ».

Et pour la suite ? Arthur hésite parmi les possibilités qui s’offrent à lui : post-doctorat, centre de recherche ou industrie privée, mais également…lancement de sa propre startup : « Je n’aurai jamais pensé à ça avant de venir en Israël. Ici on prend contact avec les entrepreneurs et on apprend comment on peut transformer une idée en une entreprise innovante. Cela devient possible, et moins effrayant ». En résumé, Arthur se déclare « très content aussi bien au niveau personnel que professionnel. Israël et l’Université de Tel-Aviv ont  été pour moi un excellent choix ».

Le programme de Volontariat International pour Chercheurs (“VI chercheur”), géré par l'Ambassade de France permet à des doctorants ou post-doctorants français (ou européens francophones) souhaitant venir faire de la recherche dans une université israélienne de bénéficier d’un co-financement du Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et de l'université d'acceuil tout en effectuant des missions à hauteur de 3 jours par mois pour renforcer la coopération scientifique franco-israélienne.