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Les dernières nouvelles de l'Université de Tel-Aviv


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Plus de 29 000 étudiants inscrits en 2016-2017 à l’Université de Tel-Aviv – la plus grande et la plus recherchée d’Israël

Avec près de 29 000 étudiants inscrits dans l’ensemble de ses programmes du premier au troisième cycle, l'Université de Tel-Aviv reste cette année encore l'université de recherche la plus grande et la plus demandée d'Israël.
Cette année on note une augmentation de 1% des inscriptions en premier cycle, et de 3 à 4% en deuxième cycle. Près de 56% des étudiants sont des femmes.

Rentree2016 2017 D'après le président de l'Université, le Prof. Joseph Klafter, le personnel enseignant de l'Université s'enrichira cette année de 40 nouveaux chercheurs experts dans leur domaine, nombreux d'entre eux rentrés en Israël après un post-doctorat dans une prestigieuse université à l'étranger. Ils viendront se joindre à  plus de 300 jeunes chercheurs embauchés par l'université au cours de ces dernières années, contribuant au progrès de la recherche en Israël et au positionnement élevé de l'UTA sur la scène mondiale.

La Faculté des Sciences exactes est la plus recherchée, le programme le plus demandé celui des Sciences de l'informatique

Le programme d'études le plus recherchés en premier cycle est  l'informatique avec 2180 inscrits. Le génie électrique vient en deuxième place avec 1799 étudiants.

La Faculté la plus demandée est celle des Sciences Exactes, avec 4 734 étudiants inscrits, puis la Faculté d'Ingénierie avec 3 842 étudiants.

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Nouveaux programmes  d'étude

Imagination et réalité - un programme unique pour l'étude des médias numériques

L'Ecole de Cinéma invite ses étudiants à un voyage sur les traces de la transformation de l'imagination en réalité avec le premier programme en son genre en Israël pour l'étude des médias numériques. Les étudiants pourront acquérir une spécialisation dans la création cinématographique numérique et interactive en premier et deuxième cycle (BA et MFA) en quatre ans seulement. Le cursus propose une perspective unique dans le monde de constructions de récits cinématographiques pour l'écran et les plates-formes interactives.

Analyse et gestion des données commerciales (Business Data analytics)

Cette année  le programme de premier cycle de gestion a été totalement restructuré, et comprendra des options de spécialisation pour permettre aux étudiants de se spécialiser dans divers domaines dès le premier cycle de leurs études, et les aider à formuler des outils pratiques, qui  leur fourniront des connaissances approfondies dans le domaine choisi, et contribueront par la suite à la promotion de leur carrière professionnelle. Les options sont: l'analyse des données commerciales (Big Data) et la gestion financières et marchés des capitaux, qui comprend des études pratiques en gestion financière, investissements, marchés à terme et options.

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Nouvelle filière de MBA – Combiner études et vie professionnelle

La filière a pour but de fournir une réponse aux besoins de nombreuses personnes qui veulent combiner à la fois leurs études et leur travail, de la manière la plus optimale possible. La nouvelle filière est intégrée et permet de concentrer tous les cours obligatoires pendant la première année. En outre des nouvelles filières de spécialisation ont été ouvertes: analyse et gestion des données commerciales (Big Data), gestion internationale et gestion de l'immobilier.

Premier cycle en ingénierie avec option lettres

Lors du lancement du premier iPhone, Steve Jobs expliqua que les avancées technologiques actuelles et futures ne viennent pas seulement des informaticiens. Elles exigent une réflexion originale, de la créativité, une vision, des connaissances et une éducation générale, même dans des domaines qui n'ont rien à voir avec l'ingénierie. Selon lui, l'ADN d'Apple est fondé sur une connexion permanente entre des conceptions d'ingénierie originales et la libre pensée que fournissent les sciences humaines.

La nouvelle filière d'études d'ingénierie dotée d'une option Sciences humaines, a été ouverte cette année dans les sections de génie électrique et électronique, de génie mécanique, de génie industriel et de génie biomédical. Elle est destinée aux étudiants exceptionnels, qui y seront accompagnés par un mentor personnel au sein de la Faculté et des représentants d'entreprises de premier plan de l'économie. Elle a suscité un grand intérêt parmi les dirigeants des entreprises d'élite de l'économie (tels que Google, Microsoft et Intel). Selon les dirigeants d'Intel: «Le nouveau programme d'ingénierie et  Sciences humaines de l'Université de Tel-Aviv contribuera à développer des talents uniques adaptés à la vision d'Intel."

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Se tourner vers la communauté – Le Programme Connexion +

Dans le cadre de son engagement envers la société et la communauté l'Université de tel-Aviv lance cette année le programme Connexion+, une initiative novatrice pour promouvoir l'activisme social des étudiants et des professeurs de l'Université.

Dans le cadre ce programme, seront ouverts de cours universitaires intégrant une action sociale, sur une variété de sujets sociaux et environnementaux, qui permettront aux étudiants et au personnel universitaire d'avoir une influence sur la société israélienne.

Il s'agit d'une révolution qui s'accomplira en cinq ans, au terme desquels la participation à des cours intégrant une action sociale fera partie intégrante du programme d'études de premier cycle dans toutes les facultés, et y prendront part quelque 5000 étudiants, 150 professeurs, environ 200 organisations partenaires et près de 50 000 bénéficiaires dans la communauté.

L'Université de Tel-Aviv 1ère en Israël selon le classement international de Taiwan

Selon le prestigieux classement de Taiwan pour l'année 2016 publié le 10 octobre, qui évalue les universités dans le monde d'après la quantité de publications, de citations et l'excellence de la recherche, l'Université de Tel-Aviv est la première institution d'éducation supérieure en Israël.

rank580 0Le classement de l'Université nationale de Taiwan (NTU) est considéré comme l'un des plus renommé dans le monde, avec le classement mondial des universités QS, le classement de Shanghai et celui du Times Higher Education (THE). Etabli en 2012, il sélectionne les 500 meilleures universités internationales, sur la base de la publication d'articles scientifiques et de l'impact académique.

Cette année, l'Université de Tel-Aviv a été classée comme la meilleure institution d'éducation supérieure en Israël, dépassant toutes les autres universités du pays. Elle s'est située à la 130e place dans le monde, avançant d'un rang depuis 2015, devant l'Université hébraïque de Jérusalem classée à la 186e place et l'Institut technologique du Technion à la 277e. Dans les cinq premiers rangs du classement se trouvent les universités d'Harvard, de Stanford, Johns Hopkins, Toronto et Oxford.

Le classement de Taiwan prend en compte le nombre d'articles scientifiques publiés par les universités (25% de la note), le nombre de fois où ces articles ont été cités (35% de la note) et l'excellence de la recherche dans son ensemble (40%). Chaque facteur est mesuré à la fois le long d'une période de 11 ans et au cours des deux dernières années.

Le Prof. Yaron Oz, recteur de l'université voit dans ce classement: "une preuve de l'impact des chercheurs de l'UTA, à la fois pour la quantité et la qualité des articles. Le classement de Taiwan est pertinent car il est basé sur des critères selon lesquels les universités israéliennes peuvent rivaliser avec les institutions d'élite dans le monde".

"Connaissant les nouveaux membres du corps professoral recrutés par l'université au cours de ces dernières années, je suis convaincu qu'elle conservera son statut international, et même l'améliorera. La compétition dans le monde universitaire sera bénéfique pour nous tous" a ajouté le Prof. Joseph Klafter, président de l'Université.

Près de la moitié des ingénieurs de Google en Israël sont diplômés de l'Université de Tel-Aviv

"Près de la moitié des 600 ingénieurs employés par Google en Israël sont diplômés de l'Université de Tel-Aviv" a affirmé Don Dodge, conseiller en développement du géant de l'Internet, lors du Festival de l'Innovation DLD qui s'est tenu à Tel-Aviv fin septembre. Selon lui : "Il a ici une source de talent exceptionnelle".

Googletau"Mon travail à Google consiste à voyager partout dans le monde et à parler aux développeurs, aux startups et aux investisseurs. Je suis allé dans tous les coins de la terre, en Chine, au Japon, en Australie, dans toute l'Europe, dans les pays nordiques, partout. Il n'y a aucun autre pays sur terre qui pense de la même façon que nous comme le fait Israël".

En 68 années d'existence et avec seulement 9 millions d'habitants, l'Etat d'Israël s'est fait la réputation de l'un des centres technologiques les plus innovants du monde. Google, Facebook, Microsoft et Intel comptent parmi les quelques 300 multinationales qui y ont ouvert des centres de recherche et de développement.

"Israël est vraiment la "Startup Nation". Vous rompez avec les méthodes établies, vous faites des nouvelles choses, vous êtes créatifs. C'est vraiment spécial"

Le géant de l'Internet, dont le siège est à Mountain View, en Californie, a ouvert un bureau en Israël en 2006, alors qu'il n'était encore qu'une startup âgée de cinq ans.

Il emploie à présent plus de 600 ingénieurs dans le pays, qui travaillent sur les principaux produits de Google, y compris le moteur de recherche, les cartes, et les résultats en direct. "Près de la moitié des ingénieurs de Google en Israël sont des diplômés de l'Université de Tel-Aviv", a affirmé Dodge. "Il y a ici une source de talent incroyable".

Rappelons également que le directeur général du Centre de Recherche et développement de Google Israël qui est également vice-président de Google depuis 2014 est un professeur de l'Université de Tel-Aviv, et que Google a notamment racheté Waze, la startup israélienne qui a mis au point une application mobile gratuite de navigation GPS, dont deux des fondateurs sont d'anciens étudiants de l'Université, pour plus d'un milliard de dollars.

(A partir d'un article publié dans Business Insider)

Une ancienne étudiante de l'Ecole de Cinéma de l'Université de Tel-Aviv remporte l'Oscar israélien pour son film Sandstorm

Elite  Zexer, ancienne étudiante de l'Ecole de Cinéma de l'Université de Tel-Aviv et amie de l'Association des amis français de l'Université a remporté jeudi 22 septembre le Prix Ophir du meilleur réalisateur de cinéma remis tous les ans par l'Académie israélienne de Film et Télévision, pour son film SandStorm ("Tempête de sable"), lui-même lauréat de l'Ophir du meilleur film. Prochaine étape : l'Oscar du meilleur film étranger à Los Angeles en février 2017, où Sandstorm représentera Israël.

EliteZexerOphir1SandStorm, premier long-métrage d'Elite Zexer, titulaire d'un BA et d'un MA en réalisation de films de l'Ecole de Cinéma de l'Université de Tel-Aviv, est un drame consacré aux luttes des femmes dans la société bédouine traditionnelle. "Sandstorm raconte l'histoire d'une famille bédouine", commente la réalisatrice. "Les deux héroïnes sont deux femmes, Jalila,  42 ans, et sa fille Layla. Le film commence par une scène où la mère est l'hôte du mariage de son mari qui épouse une seconde femme. Pendant le mariage, elle découvre que sa fille a rencontré un garçon à l'université, et a commencé à entretenir une liaison secrète avec lui en cachette de sa famille. Le film raconte comment ces deux femmes se confrontent à ces deux drames graves qui se déroulent en même temps dans la famille".

Six Ophirs sur douze

"J'ai passé de nombreuses années à écrire ce scénario, et j'ai compris que je devais faire ce film", ajoute-t-elle. Ecrit en hébreu par la réalisatrice, le scénario a été traduit en bédouin, sorte de dialecte arabe. Les acteurs, des Arabes israéliens non-bédouins, ont du l'apprendre. Il a été tourné dans pendant cinq semaines dans quatre villages bédouins différents du désert du Néguev.

Sandstorm avait déjà remporté le Grand Prix du Festival Sundance, l'un des principaux festivals de cinéma indépendant dans le monde, dans la catégorie "films dramatiques internationaux" en janvier, ainsi que de nombreux autres prix nationaux et internationaux. Sélectionné pour douze prix Ophir, il en a remporté 6: outre celui du meilleur film et du meilleur réalisateur, également ceux du meilleur second rôle féminin (Ruba Blal-Asfour), du meilleur casting (Limor Shmila), de la conception artistique et du maquillage.

Les Ophirs du cinéma sont des récompenses annuelles décernées depuis 1982, nommées en référence à l'acteur et cinéaste israélien Shaike Ophir. Ils sont les équivalents israéliens des Oscars américains ou des César français. Ils sont remis en septembre, 4 mois avant les oscars américains. Le lauréat du prix du meilleur film est envoyé comme représentant d'Israël pour l'Oscar du meilleur film étranger.

En chemin vers l'Oscar, Sand Storm devra battre des représentants de dizaines de pays du monde entier pour se classer parmi les cinq finalistes sélectionnés en janvier par l'Académie américaine du cinéma. En attendant, il jouit de sa renommée locale comme grand gagnant de la cérémonie des Ophirs.

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Sur la photo du bas: Elite Zexer avec l'actrice Lamis Ammar (Crédit: Frits Hoebe De Wit)

Le réalisateur de cinéma Yvan Attal à l'Université de Tel-Aviv

L'acteur et réalisateur français Yvan Attal était le 21 septembre 2016 sur le campus de l'Université de Tel-Aviv, à l'initiative de l'Association des Amis francophones de l'Université et de sa déléguée générale Agnès Goldman, pour l'avant-première en Israël de son dernier film, "Ils sont partout". La projection, réalisée en coopération avec la société de distribution United King, s'est déroulée en présence du consul général de France en Israël Franck Vermeulen, ainsi que de l'attaché de coopération scientifique et universitaire, Sébastien Linden, l'attaché audiovisuel de l'Institut français d'Israël Bertrand Le Delezir, la représentante de l'ambassade de Belgique Yael Schneerson, et un nombreux public francophone israélien venu rencontrer le cinéaste. Autre invité d'honneur présent dans la salle, le chanteur français Gilbert Montagné, qui vient de faire son alyah en Israël, avec son épouse Nicole.

AttalAgnIlaSteLa soirée a été ouverte par le Prof. Ruth Amossy, marraine de l'Association, qui a présenté l'Université, relevant notamment qu'elle est à la 9e place mondiale pour la création de startups par ses anciens étudiants et que son Ecole de cinéma a été classée pour la troisième année consécutive parmi les quinze meilleures du monde. Le Prof. Amossy a également rappelé que cette année le Département de culture française de l'UTA mettra l'accent sur l'insertion des nouveaux immigrants.

Après avoir remercié les invités, Agnès Goldman a ensuite présenté le programme de l'Association pour les mois à venir, se félicitant de ses nouveaux partenariats, et soulignant que le but de ses diverses activités est de financer des bourses pour les étudiants de l'Université : "Ils sont l'avenir de ce pays. Continuez de nous aider. Nous sommes à présent mille membres, parlez-en autour de vous".

Déconstruire les clichés de l'antisémitisme

Après la projection du film, présenté par le réalisateur, chaleureusement accueilli par le public, Agnès Goldman lui a remis un certificat de reconnaissance au nom de l'Université de Tel-Aviv, pour sa contribution majeure à l'industrie du cinéma, mais aussi son courageux combat contre l'antisémitisme. Yvan Attal s'est déclaré "beaucoup touché" par cette marque de distinction.

AttalMontagneLe film a été suivi d'un passionnant dialogue avec le public, unanime pour souligner le courage du cinéaste, au cours duquel celui-ci a pu expliciter son but et ses objectifs, ainsi que les difficultés auxquelles il s'est heurté, ses déceptions et ses espoirs.

" Ce qui caractérise l'antisémitisme, ce sont les clichés dont il se nourrit. Raconter une histoire ne m'aurait pas permis de les aborder tous et donc de résumer ce que j'avais envie de dire sur le sujet", a-t-il expliqué en réponse à une question du Prof. Ruth Amossy qui l'interrogeait sur son choix d'une structure par sketchs et du genre de la parodie et d'un style comique très appuyé. "Quant à la comédie, c'est plutôt ma nature. C'est un sujet sensible que j'ai voulu aborder sous un aspect apparemment léger, le personnage névrosé apparaissant entre les séquences me permettant de ne pas rester uniquement dans la farce et de replacer le film dans le contexte actuel".

"J'ai du me battre pour faire le film que j'avais envie de faire"

Une des questions du public a évoqué la scène de la fin du film, où le cinéaste, qui joue son propre rôle sous la forme d'un protagoniste juif bourgeois de gauche et parisien en séance chez son psychologue, tend la main à un homologue musulman imaginaire avec lequel il s'identifie. "Quand on fait un film on a une responsabilité", répond Yvan Attal. "Il ne faut pas oublier que je l'ai terminé juste avant l'épisode de Charlie Hebdo, qui a changé la donne en France. Quand j'ai écrit mon film, j'étais 'à une autre époque'. Je me disais alors qu'il y avait des dangers dans ce pays et j'avais un vrai désir de tendre la main. Je ne voulais pas désigner des antisémites mais seulement parler des clichés de l'antisémitisme. Issu d'une famille juive d'Algérie, je suis un juif arabe. Je ne peux m'empêcher d'avoir cette proximité avec les musulmans. Je tends ma main naïvement, mais je me dois de le faire".  

AttalcampusRéagissant à l'une des questions du public sur l'antisémitisme musulman, soutenant que les clichés abordés dans le film étaient désuets, il répond: "Les réactions à mon film se sont partagées entre ceux qui pensaient qu'il était exagéré, et ceux pour qui s'est un 'bisounours' sur l'antisémitisme. Mais c'est mon film, celui que j'ai eu envie de faire".

Il aborde également le combat solitaire qu'il a mené pour diffuser "Ils sont partout": "J'ai fait ce film pour moi. Il a été une vraie souffrance depuis le début. Personne ne comprenait à quel point j'avais besoin de ce film. Beaucoup de personnes ne comprenaient pas de quoi je parlais, ne saisissaient pas l'ironie. Les gens ne sont pas forcément concernés par l'antisémitisme Il n'a pas été bien compris, et j'ai dû me battre pour faire le film que j'avais envie de faire. Aucune chaine française ne l'a acheté. J'ai découvert un antisémitisme encore bien plus complexe que celui que je soupçonnais auparavant, de la part de personnes d'un bon niveau d'éducation, des journalistes etc…les questions qu'on m'a posées m'ont bouleversé. Mais je suis finalement très content de l'avoir fait. Je ne sais pas encore comment ce film va me transformer, mais je sais qu'il m'a bousculé".

A la question sur le lien entre antisémitisme et antisionisme – "l'antisionisme n'est-il pas devenu le nouveau visage de l'antisémitisme," -  il répond: "C'est exactement ce que j'ai voulu dire dans mon dernier sketch, lorsqu'on voit un avion s'abattre sur la Tour Eiffel, après que les Français aient votés dans leur grande majorité pour devenir juifs. Une France devenue juive serait forcément attaquée".

"Ici, j'ai compris pourquoi j'ai fait ce film"

Concernant les perspectives d'avenir pour les Juifs de France, il répond: "J'ai cinquante ans et trois enfants. Je me pose des questions comme tous les Juifs de France. Mais j'ai une nature optimiste, j'aime la France, et en plus, aujourd'hui, il y a Israël. Ici, j'ai compris pourquoi j'ai fait ce film.  Je pense qu'Israël en est encore à sa guerre d'indépendance et qu'un Etat juif pose des problèmes à beaucoup de gens".

Comme une bonne partie des Juifs de France, il reste pris entre son amour pour ce pays et la sensation de chez-soi qu'il ressent en Israël: "J'aime la France, j'aimerais que les gens comprennent ce que vivent les Juifs de France qui se sentent seuls et partent. Mais je me rends bien compte de la respiration que je prends quand j'arrive à Tel-Aviv".

Enfin, il conclut en réponse à une personne du public qui lui demandait où il trouvait sa motivation, malgré les aléas qu'a connus "Ils sont partout" : "J'ai l'espoir que dans dix à quinze ans, ce film sera un repère pour la France".

Aucun doute que l'accueil que lui a réservé le public francophone israélien, parmi lequel il a visiblement ses fans, aura fait chaud au cœur du cinéaste.

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Photos: Hannah Corcos