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L'écrivain AB Yehoshua et 3 astrophysiciens parmi les lauréats du Prix Dan David de l'Université de Tel-Aviv pour 2017

L'écrivain israélien AB Yehoshua, l'auteur américano-antiguaise Jamaica Kincaid, trois astrophysiciens, un biologiste suédois et un généticien américain se partageront les trois millions de dollars du Prix Dan David 2017, qui sera remis à l'Université de Tel-Aviv le 21 mai prochain.

ABYehoshuaLe prix international Dan David, l'un des plus prestigieux prix internationaux, remis par la Fondation Dan David, en collaboration avec l'Université de Tel-Aviv, attribue annuellement trois prix de 1 million de dollars à des personnalités exceptionnelles pour leur contribution à l'humanité dans divers domaines de la science et des lettres, de l'art ou du monde des affaires, dans les trois dimensions du temps, passé, présent et futur. Cette année, les domaines sélectionnés sont l'archéologie et les sciences naturelles, la littérature et l'astronomie.

Le Prix Dan David dans la dimension du présent sera remis aux écrivains AB Yehoshua et Jamaica Kincaid.

Né en décembre 1936 à Jérusalem, Avraham Yehoshua, l'un des plus grands auteurs israélien contemporain, est un écrivain, dramaturge et essayiste, lauréat du Prix Israël en littérature. Il a écrit des dizaines de livres, dont L'Amant, Trois jours un enfant, M. Mani et Le Directeur des ressources humaines, qui a été inclus dans la liste des 100 meilleurs livres de 2006 du New York Times et du magazine Publishers Weekly. Son roman Rétrospective a reçu le Prix Médicis étranger ainsi que le Prix du meilleur livre étranger en 2012. Certains de ses ouvrages ont été adaptés au cinéma et l'un d'eux, Voyage au bout du millénaire, a même fait l'objet d'un opéra.

jamaicakinkaid 425x320Jamaica Kincaid est née en mai 1949, à Antigua dans les Caraïbes, sous le nom d'Elaine Potter Richardson. Elle a été éduquée au sein du système éducatif colonial britannique. A l'âge de 17 ans, elle a déménagé à New York, où elle a commencé ses études secondaires et symboliquement changé son nom. Plus tard, elle a épousé le compositeur et professeur Alan Shawn et s'est convertie au judaïsme. Elle a écrit pour une série de magazines américains et a publié plusieurs livres, dont quatre ont été traduits en hébreu: M. Potter, Annie John, Lucy et A small place. Son roman Mon frère, traduit en français, a reçu le Prix Fémina étranger en 2000. Son écriture puise dans son expérience biographique et décrit les tensions raciales et coloniales. Elle est aujourd'hui professeur d'études africaines et afro-américaines à l'Université de Harvard.

Le Prix Dan David dans la dimension du futur est attribué à trois experts en astronomie des phénomènes transitoires.

Le Prof. Neil Gehrels, de l'Université du Maryland, est spécialisé dans le domaine de l'astronomie par rayons gamma et était le chercheur principal de la mission Swift Gamma de la NASA, observatoire spatial lancé en 2004. Sous sa direction, Swift a découvert plus de mille sursauts gamma et a transmis des données sur leurs propriétés, leur distance et leur environnement, élargissant ainsi le champ de la connaissance dans ce domaine bien au-delà de ses frontières précédentes. Décédé le 6 février dernier, il recevra le prix à titre posthume.

Shrinivas KulkarniLe Prof. Shrinivas Kulkarni est professeur d'astrophysique et de science planétaire à l'institut de Technologie de Californie. Chef de file de l'astrophysique des phénomènes transitoires à travers le spectre électromagnétique, il a construit et dirigé le Palomar Transient Factory, étude de grande envergure sur le ciel nocturne à la recherche de phénomènes variables et transitoires. L'enquête a révélé des milliers d'explosions stellaires, transformant notre connaissance du ciel transitoire.

Le Prof. Andrzej Udalski est directeur de l'Observatoire astronomique de l'Université de Varsovie. C'est un pionnier dans le domaine de l'astronomie temporelle, qui explore le ciel variable de la Voie Lactée et ses galaxies voisines. Grâce à son travail en microlentilation gravitationnelle, il a découvert et caractérisé plus d'un demi-million d'étoiles variables. Ses découvertes sont essentielles pour comprendre la formation des systèmes planétaires.

Les gagnants du Prix pour la Dimension du Passé dans le domaine de l'archéologie et des Sciences naturelles sont les Prof. David Reich, pionnier mondial de l'analyse de l'ancien ADN humain, et Svante Pääbo, précurseur du séquençage de l'ancien ADN, qui a été le premier à extraire l'ADN d'os fossilisés de la période du Neanderthal.

Le Prof. Svante Pääbo est un biologiste suédois spécialiste de génétique évolutionniste. Il est directeur du département de génétique de l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutionniste à Leipzig, en Allemagne. Le Prof. David Reich est professeur au département de génétique à la Faculté de médecine de Harvard et membre du Broad Institute. Ses recherches visent à trouver des modèles génétiques complexes qui causent la sensibilité aux maladies courantes parmi les populations.

Le prix Dan David est le fruit de la vision de l'homme d'affaires et philanthrope international du même nom qui souhaitait récompenser les personnes ayant eu un impact durable sur la société, et aider les jeunes étudiants et les entrepreneurs à devenir les chercheurs et les leaders de l'avenir.

Parmi les précédents lauréats on peut citer la violoncelliste Yo-Yo Ma (2006), le Prof. Robert Gallo, codécouvreur du virus du sida (2009), les cinéastes Ethan et Joel Coen (2011), le philosophe Leon Wieseltier (2013), les écrivains Margaret Atwood et Amos Oz, le dramaturge Tom Stoppard, et des personnalités comme Al Gore et le fondateur de Wikipedia Jimmy Wales (2015).

Comme chaque année, les gagnants consacreront 10% de leur prix à 20 bourses destinées à de jeunes chercheurs du monde entier.

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"Les années occultées" ou le passé nazi de la société des Chemins de fer autrichiens - Exposition exceptionnelle à l'Université de Tel-Aviv.

"Les années occultées" tel est le titre de l'exposition exceptionnelle présentée à la Bibliothèque centrale Sourasky de l'Université de Tel-Aviv qui retrace les années noires  de la Société nationale des Chemins de fer autrichiens, l'ÖBB, officiellement annexée pendant la guerre par le 3e Reich, qui a rendu possible une grande partie des opérations de l'armée allemande et de la déportation des Juifs vers les camps de la mort. Inaugurée le 30 janvier dernier par l'ambassadeur d'Autriche en Israël à l'occasion des 60 ans de relations diplomatiques entre les deux pays, elle est le fruit de l'initiative de  la société nationale de transport ferroviaire autrichienne, soucieuse au bout de 70 ans de se confronter avec son passé.

ExpoAnneesrefoulees"Les gares et leur capacité logistique ont contribué de manière cruciale et épouvantable au génocide industrialisé et à l'ensemble du système d'extermination nazie. Ce fut la plus cruelle des utilisations possibles que l'on puisse imaginer du système ferroviaire. Nous devons accepter ce chapitre sombre comme une partie de l'histoire de la compagnie ferroviaire autrichienne, nous souvenir des victimes et en tirer des leçons pour l'avenir" a déclaré Andreas Matthä, PDG de l'ÖBB.

Plus de 100 000 Juifs ont réussi à fuir l'Autriche avant le déclenchement de la Deuxième guerre mondiale. Des milliers d'autres ont par la suite été transportés par convois ferroviaires vers les ghettos, les camps de travail et les camps d'extermination. Le système ferroviaire a été l'un des piliers les plus importants du régime nazi. Sans le transport par chemin de fer, les opérations de l'armée allemande et la déportation vers les camps de la mort n'auraient pas été possibles. Malgré l'importance cruciale du système ferroviaire au cours de la période nazie, la compagnie des chemins de fer autrichienne n'avait jusque là fait aucune recherche sur le sujet. Par l'exposition présentée à l'Université de Tel-Aviv, elle se confronte à son passé sombre entre les années 1938 et 1945.

Au centre de l'exposition, la vie quotidienne des travailleurs des chemins de fer, leur rôle en tant que collaborateurs, ou au contraire leur résistance au régime nazi, qui a été relativement plus développée chez eux que parmi l'ensemble de la population autrichienne, et l'importance des chemins de fer pour l'industrie de guerre. Sont également présentés les côtés sombres de l'histoire du chemin de fer: la confiscation des biens des Juifs, l'émigration, les expulsions, les convois spéciaux, le travail forcé pour la construction des voies ferrées.

L'exposition comprend des documents rares et des photographies provenant des Archives nationales autrichiennes aux côtés de témoignages de survivants et d'employés des trains autrichiens de l'époque.

Du 31 janvier au 17 mars, du dimanche au jeudi de 8h30 à 20h., Hall de la Bibliothèque Centrale Souratsky.

Conservatrice de l'exposition: Milli Segal

L'Ambassadrice de France en Israël au Forum des Ambassadeurs de l'Université de Tel-Aviv sur les défis de l’Europe et de la France en 2017

"Le changement de climat politique en Europe", tel était le thème principal abordé par l'Ambassadrice de France, Hélène Le Gal, lors de son intervention dans le cadre du Forum des Ambassadeurs de l'Université de Tel-Aviv, le 25 janvier 2017. Au cours d'un enrichissant atelier-débat ouvert au public présidé par le Prof. Raanan Rein, vice-président de l'Université, et animé par Yves Wahl, directeur du Département de culture française, l'Ambassadrice a présenté et analysé avec clarté les grandes lignes de la diplomatie actuelle française.

ConfHLGLe Forum des Ambassadeurs de l'Université de Tel-Aviv reçoit une fois par mois depuis sept ans des diplomates de haut niveau qui débattent de sujets internationaux, comme l'a rappelé le Prof. Rein dans son allocution de bienvenue à l'Ambassadrice. "Alors que l'antisémitisme et l'islamophobie se développent aujourd'hui dans le monde occidental, la mission de l'Université de Tel-Aviv est de construire des ponts entre les cultures au lieu de murs", a-t-il souligné.

Vers la fin de la globalisation ?

Hélène Le Gal est spécialiste des affaires africaines et européennes. Elle a débuté sa carrière à l'Ambassade de France à Ouagadougou en 1988 et a été conseillère pour l'Afrique à la présidence de la République de 2012 à 2016. Elle a entretemps occupé divers postes à l'étranger notamment à Madrid, auprès de l'Union européenne à Bruxelles, et comme Consule générale de France au Québec de 2009 à 2012. Elle a déjà été en poste en Israël comme première secrétaire d'Ambassade de 1994 à 1998.

"2016 a été une année de changement majeur pour l'Europe" a souligné l'Ambassadrice. Les mutations qui se sont opérées dans le monde constituent des défis très importants pour l'Europe qui a dû faire face à la crise économique et au problème des réfugiés, provoquant la montée des partis populistes et le développement de discours anti-globalisation. "Après l'antagonisme est-ouest puis nord-sud, on a vu apparaitre celui entre les partisans de la globalisation et ceux du repli sur soi" a-t-elle relevé.

BrexitSelon l'Ambassadrice, l'Union Européenne a été attrayante à la fin de la guerre froide: "C'était une période d'euphorie et tout le monde voulait rejoindre l'UE". Aujourd'hui, la situation internationale a changé. Certains pays, comme la Turquie et la Russie, retournent vers leur "sphère impériale". "Les peuples voient la globalisation comme une menace pour leur identité. L'opinion publique a peur et pense qu'elle sera mieux protégée par les frontières nationales que par une organisation internationale".

Sommes-nous donc à la fin de la globalisation ? Pour l'Ambassadrice, l'un des grands défis auxquels l'Europe doit faire face est le Brexit. La raison principale pour laquelle le Royaume-Uni a adopté cette politique est l'opposition de la majorité des Britanniques à la libre circulation des personnes. "Le Brexit 'dur' était le désir des Britanniques; mais ils ne garderont pas la seule libre circulation des biens" relève l'Ambassadrice. Le résultat va être une séparation radicale d'avec l'Europe: "Le Royaume-Uni va devoir chercher d'autres marchés, par exemple les Etats-Unis, d'où ses récents changements de politique, notamment en ce qui concerne la région où nous nous trouvons".

"L'Europe doit se renforcer intérieurement pour être plus forte par rapport à l'extérieur"

Le défi suivant abordé par l'Ambassadrice a été celui des migrants : "Les Etats européens sont divisés sur cette question. La plupart des migrants ont cherché asile en Allemagne et en Scandinavie, et les autres pays n'ont pas voulu accepter d'égale répartition entre les Etats. L'Europe n'était pas institutionnellement préparée à répartir un tel afflux de personnes".

MigrantsEn mars, rappelle Hélène Le Gal, l'Europe fêtera le 60e anniversaire du Traité de Rome. Selon l'Ambassadrice, elle doit faire plus pour la sécurité, à commencer par le contrôle des frontières extérieures :" L'Europe doit montrer qu'elle a de fortes frontières vers l'extérieur pour pouvoir les ouvrir à l'intérieur. Il n'y a pas suffisamment d'intégration au niveau des services de renseignement et des polices nationales, et il est facile pour les terroristes de passer d'un pays à l'autre. D'autre part, après le Brexit, la France va devenir le seul pays de l’UE capable d'envoyer des forces à l'extérieur de ses frontières. Nous sommes plus proches que les Etats-Unis des régions dangereuses dans le monde et nous devons être capables d'intervenir sans eux. Peut-être devrons-nous disposer d'une force européenne commune. Bref, nous devons nous renforcer intérieurement pour être plus forts par rapport à l'extérieur".

Troisième défi majeur auquel l'Europe et la France doivent faire face: celui de la crise des valeurs: "La France est la 5e puissance économique du monde, mais elle doit faire face à une crise identitaire. Comment donner espoir à une population qui pense que ses enfants ne vivront pas aussi bien qu'elle ? Les gens ont peur de ce qui est étranger. De plus, les Français ont tendance à se défaire des personnes qui ont porté la responsabilité de la crise : ceux qui  émergent des primaires sont de nouveaux acteurs".

Israël-France: "La culture est la base de nos relations"

Sur la politique française hors d'Europe, l'Ambassadrice précise que la France met l'accent sur deux régions, l'Afrique et le Moyen-Orient: "Notre première priorité a été la Syrie, où nous menons une intervention militaire contre  Daech. La deuxième est l'Iran. Nous avons été l'un des pays les plus fermes dans la négociation sur la question nucléaire. Mais nous pensons qu'il est mieux d'avoir un accord que pas d'accord du tout. Quant à la crise israélo-palestinienne, elle dure depuis trop longtemps. Sur le long terme, le conflit est un cancer qui détruit à la fois les Israéliens et les Palestiniens. Les deux parties ne se parlent plus entre elles. Israël a des relations officieuses avec les pays voisins, mais ce ne sont pas de vraies relations diplomatiques, et c'est ce qui est important. Nous espérons qu'il y aura une nouvelle initiative de Washington qui sera enfin couronnée de succès ".

Quant aux relations bilatérales entre la France et Israël, Hélène Le Gal est optimiste. Ces relations se situent à la fois dans le domaine de la sécurité, de la coopération régionale, de l'économie et de la culture. Sur le plan de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme et les cyber-attaques, la coopération est forte: "il y a peu de pays qui aient la même expérience qu'Israël dans ce domaine", remarque-telle. La France et Israël ont également des possibilités d'action commune dans des pays comme l'Egypte ou la Jordanie. "Et l'on pourrait également appliquer ces modèles de coopérations trilatérales à d'autres régions du monde comme l'Afrique". Sur le plan économique, la coopération se fait principalement dans le champ de l'innovation: "Israël est la nation startup, et la France devient la nation startup de l'Europe". Enfin, c'est surtout sur le plan culturel, cinéma, littérature etc. que les relations fleurissent le mieux: "Israël et la France sont deux pays dans lesquels la culture compte dans la société. C'est la base de nos relations".

litterature israelienne contempor

Le Prix Israël en ingénierie décerné à un Professeur de l’Université de Tel-Aviv

Le Prof. Uri Shaked de la Faculté d'Ingénierie de l’Université de Tel-Aviv, l'un des scientifiques les plus importants du monde dans le domaine de la théorie du contrôle des systèmes dynamiques, recevra le Prix Israël - le prix le plus prestigieux décerné chaque année par l'État d'Israël à la veille de la fête de l’Indépendance- dans le domaine de l’ingénierie, pour l’année 2017.

Urishaked 580La recommandation du Comité du Prix, dirigé par le Prof. Zeev Tadmor, aux côtés des Prof. Yael Eden et Ehud Hayman, a été récemment entérinée par le ministre de l'Éducation Naftali Bennett, qui a félicité le Prof. Shaked pour ses réalisations impressionnantes.

Parmi les motifs du comité, il est noté que le Prof. Shaked est l'un des scientifiques les plus importants du monde dans le domaine de la théorie du contrôle. Ses travaux pionniers ont jeté les bases d'un contrôle moderne optimal des systèmes dynamiques dans des conditions d'incertitude, avec de multiples applications allant du contrôle des avions à la stabilité des systèmes distribués de gestion d'énergie. Les méthodes développées par le Prof. Shaked sont maintenant utilisées dans toute variété d'industries, y compris l'industrie israélienne de la défense. Le Prof. Shaked a également largement contribué au développement de l'éducation scientifique et technologique en Israël, et a été parmi les initiateurs du processus d'établissement des Collèges d'enseignement supérieur pour Ingénieurs qui ont contribué à améliorer l'accès à l'enseignement supérieur de nombreuses populations du pays.

Le Prof. Shaked a été chef du Département de génie des systèmes électriques à l'Université de Tel-Aviv entre 1985 et 1989, et doyen de la Faculté d’Ingénierie de 1993 à 1998. En 1985, il a fondé le programme d’excellence de premier cycle pour la formation des ingénieurs en électronique de l'Université de Tel-Aviv, dont il a été le premier directeur.

Le prix Israël est le prix le plus prestigieux décerné chaque année par l'État d'Israël à des personnalités israéliennes ou à des organisations ayant marqué l'année d'un point de vue artistique, culturel ou scientifique. Il est remis lors d'une cérémonie nationale annuelle à Jérusalem, le jour précédant la fête de l'indépendance du pays, dans les domaines des études juives, des lettres, des sciences, des sciences exactes et des sciences sociales, de l’art et de la culture. Parmi ses lauréats les plus célèbres, on peut citer Shmuel Yosef Agnon,  Gershom Scholem, Yehuda Amichaï, Aharon Appelfeld, Zubin Mehta, Yeshayahou Leibowitz, Amos Oz, Abba Eban, Ephraim Kishon et Yigal Tumarkin.

L’Ambassadeur de Suisse sur le campus de l'Université de Tel-Aviv

Jean-Daniel Ruch, Ambassadeur de Suisse en Israël, s’est rendu sur le campus de l’Université de Tel-Aviv, le 24 janvier 2017, à l’initiative d’Agnès Goldman, déléguée de l’Association des Amis francophones de l’Université. Il y a été reçu par le Prof. Joseph Klafter, président de l’Université de Tel-Aviv, le Prof. Raanan Rein, vice-président, et Ilana Papo, responsable des relations avec les pays francophones de l’Université. La visite, qui s'est déroulée dans une ambiance amicale et chaleureuse, avait pour but de développer les relations entre  l'UTA et la Suisse.

RuchKlafterY participaient également Patricia Zurderyfuss et Vincent Laurent de l’Ambassade de Suisse.

Le Prof. Klafter, qui vient d’être élu à la tête du comité des Présidents d’universités d’Israël, a présenté à l'Ambassadeur l’Université de Tel-Aviv, la plus jeune du pays, mais aussi la plus grande et la plus influente, située dans la capitale commerciale et culturelle d’Israël, dont les 9 facultés recouvrent tous les domaines des arts et de la connaissance, et où étudient quelque 30000 étudiants, la moitié d’entre eux en deuxième et troisième cycles. Il a insisté sur le désir de l’Université de développer de plus en plus la coopération internationale et a relevé le potentiel de collaboration entre les deux pays : « Nos chercheurs entretiennent déjà de nombreuses relations personnelles avec l’Ecole Polytechnique fédérale de Zurich (ETH), l’Université de Bâle, l’Université de Genève, et l’UTA participe au Humain Brain Project de l’Université de Lausanne ».

Projets communs

Le Prof. Rein, chargé de la coopération académique internationale de l’Université,  a également rappelé les nombreux liens existant déjà entre la Suisse et l’UTA, notamment la synagogue Cymbalista construite sur le campus par l’architecte tessinois Mario Botta ; la remise annuelle du prix de la fondation Arditi et les échanges de professeurs et d’étudiants au niveau personnel. Il a souligné que la politique de l’UTA est aujourd’hui de promouvoir davantage la collaboration institutionnelle avec l’étranger, sous la forme de doctorats conjoints, de programmes d’été communs et de programmes d’échanges d’étudiants. Aussi souhaiterait-il la collaboration de l’Ambassade de Suisse pour le développement d’une diplomatie interpersonnelle, notamment sous la forme de visite de délégations de présidents des Universités suisses sur le campus, pour leur faire connaitre les recherches de l’UTA.  

RuchGroupe« La coopération dans le domaine de la science et de l’innovation est l’une de nos priorités dans la région » a déclaré l’Ambassadeur. « Nous avons déjà une base solide, et Israël est pour nous sur la carte, d'autant plus que nos pays font tous deux partie du réseau des petites économies avancées dans le monde (Small Advanced Economies Initiative). Nous sommes heureux que l'Université de Tel-Aviv ai également cette volonté ». Plusieurs évènements communs peuvent être envisagés ces prochains mois, notamment la venue fin octobre sur le campus (à confirmer) du Conseiller fédéral Johann Schneider Ammann, en charge de l’économie, de la formation et de la recherche, accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires suisses mettant l’accent sur l’entreprenariat et la culture startup, la visite d'une délégation du CERN début avril, et une intervention de Jean-Daniel Ruch au Forum des Ambassadeurs de l'Université. Des évènements communs pourraient également être envisagés dans le cadre de la présidence suisse de l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) à partir de mars 2017.

RuchProfsAgnès Goldman a annoncé la projection prochaine dans le cadre de l'Association des Amis francophones de l'Université, en participation avec l'Ambassade de Suisse, du film Un Juif pour l'exemple, sorti fin 2016, adapté du livre de Jacques Chessex, et qui raconte l'histoire de l'assassinat d'un marchand juif de bétail  par des sympathisants nazis en 1942 à Payerne, en présence du metteur en scène Jacob Berger. « Nous invitons tous nos amis suisses d'Israël à rejoindre notre association » a-t-elle ajouté.

« Nous sommes impatients de cette collaboration », a conclu le Prof. Klafter.

L'Ambassadeur a ensuite rencontré le Prof. Ruth Ashery-Padan, directrice de l’Institut suisse de biologie du développement de l’UTA, qui rassemble 30 groupes de recherche dans le domaine de la biologie, et le Prof. Nir Ohad, directeur du Centre Manna pour la sécurité alimentaire.

RuchStellaYvesLa visite s'est terminée par une entrevue avec Yves Wahl, directeur du Département de culture française de l'Université, et le Prof. Ruth Amossy, coordinatrice du groupe de recherche doctoral ADARR (Analyse du Discours, Argumentation, Rhétorique), qui ont envisagé les possibilités de collaboration avec l'Ambassade.

 

Photos:

En haut: L'Ambassadeur Jean-Daniel Ruch avec le Président de l'Université, le Prof. Joseph Klafter.

Photo de droite, de gauche à droite: Vincent Laurent (Ambassade de Suisse), Agnès Goldman, déléguée de l'association des amis francophones de l'UTA, Jean-Daniel Ruch, le Prof. Klafter, le Prof. Rein, Patricia Zurderyfuss (Ambassade de Suisse), Ilana Papo.

En bas à gauche: l'Ambassadeur avec le Prof. Ruth Ashery-Padan et le Prof. Nir Ohad.

En bas à droite: l'Ambassadeur avec le Prof. Ruth Amossy (coordinatrice d'ADARR) et Yves Wahl (Directeur du Département de culture française).