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Rapport du Centre Kantor sur l'antisémitisme dans le monde en 2013: Retour de l'antisémitisme classique

Trois fois plus d'incidents violents au cours de la décade 2004-2014 et retour de l'antisémitisme classique dans le monde, indépendamment de la montée de l'extrême droite, de l'état de l'économie et du conflit israelo-palestinien, telles sont les conclusions du rapport du Centre Kantor de l'UTA sur l'antisémitisme dans le monde.

Croix gammeeLe rapport annuel du Centre Kantor pour l'étude du judaïsme européen contemporain de l'Université de Tel-Aviv a été rendu public lors d'une conférence de presse qui s'est déroulée à l'UTA dimanche 27 avril, à la veille de la journée israélienne de commémoration de l'Holocauste, en présence du Dr. Moshé Kantor, président du Congrès juif européen ainsi que de nombreux représentants de la presse israélienne et internationale.

Après le discours d'ouverture du Dr. Moshé Kantor, les données du rapport ont été présentées par le Dr Haim Fireberg et analysées par le Prof. Dina Porat, directrice du Centre Kantor. La présentation a été suivie d'un débat auxquels ont participé Me Arie Zuckerman, directeur général de la Fondation juive européenne, ainsi que les chercheurs du Centre Kantor: le Dr Raphael Vago, Lidia Lerner, Irena Cantorovich, Sarah Rembiszewski, le Dr. Mikael Shainkman et le Dr. Esther Webman.

Des phénomènes quotidiens

"L'année 2013 a été une année difficile non pas en raison de l'augmentation des incidents violents, qui ont diminués par rapport à 2012, année du meurtre de Toulouse" a commenté le Prof. Dina Porat. "[…] mais il y eu une aggravation des insultes, abus de langage et de comportement en Europe et en Occident. Les manifestations de harcèlement sont devenues des phénomènes quotidiens, au point qu'il devient impossible de les dénombrer toutes".

Selon le rapport, l'atmosphère anti-juive dans le monde s'est aggravée en 2013 "dans la mesure où l'antisémitisme s'est infiltré des franges de l'extrème-droite et de l'extrème-gauche vers l'ensemble de l'espace public, et ses manifestations sont devenues des phénomènes presque quotidiens". D'après les auteurs, la conclusion que l'on peut tirer des études, rapports et enquêtes réalisées dans le monde est que le sentiment d'inquiétude de la population juive trouve sa source principalement dans la gravité et la fréquence croissantes des manifestations de violence verbale, des menaces et comportements provocateurs, et pas nécessairement dans le nombre des incidents violents.

Le rapport dénombre un chiffre global de 554 incidents de violence antisémite armés ou non, incendies, vandalisme et menaces directes contre des personnes, des synagogues, des centres communautaires, des écoles, des cimetières, des monuments de commémoration ou des biens privés, soit une diminution de 19% par rapport à l'année 2012. Cependant, le nombre des attaques directes contre les personnes est en augmentation constante.

Le détail des incidents est de 25 attaques armées, 98 cas de violence non-armée, 9 incendies, 89 cas de menaces directes et 333 cas de vandalisme. Le plus grand nombre d'incidents (116) s'est déroulé en France, où leur nombre est cependant en baisse par rapport à 2012 (120 incidents). Le nombre d'incidents violents a également diminué en Pologne, en Italie, en Australie et aux Etats-Unis. Il a par contre augmenté en Grande-Bretagne, au Canada, en Allemagne et en Ukraine. On a dénombré trois fois plus d'incidents violents au cours de la décade 2004-2014 que pendant la précédente.

Une baisse drastique du sentiment de sécurité

Une enquête publiée en novembre par l'Agence des Droits fondamentaux de l'Union européenne, réalisée auprès de 90% de la population juive d'Europe (six millions de personnes dans huit pays d'Europe),  montre une baisse drastique du sentiment de sécurité personnelle et du bien-être communautaire, en particulier en Hongrie, en France et en Belgique, mais également en Suède, en Italie et en Allemagne. La source de la détérioration a été attribuée par 80% des personnes interrogées en Hongrie à l'extrème-droite, et par plus de 60% en Italie à la gauche.  73% des interviewés en France et 60% en Belgique ont accusé l'islam radical.

Un antisémitisme pur

Les rapporteurs ont conclus que l'anti-sionisme qui se développe en Occident ne constituait pas une explication suffisante à la montée de l'antisémitisme, pas plus que l'ascension des partis de droite ni la crise économique démarré en 2008. "Il n'y a eu non plus aucun incident lié au conflit israélo-palestinien en 2013. Le phénomène de l'antisémitisme aujourd'hui n'est donc pas à relier à des évènements extérieurs. Il s'agit d'un antisémitisme classique, un antisémitisme pur".

"Malgré la baisse de 19% des incidents antisémites […], presque 50% des juifs ne se sentent pas en sécurité en Europe" a relevé le président du Congrès juif européen. "Nous assistons à un nouveau phénomène 'd'antisémitisme démocratique' tel qu'il existait à l'époque nazie. Par exemple, ce n'est qu'après 10 ans du phénomène de Dieudonné et du geste de la quenelle que le gouvernement français a décidé de s'adresser aux tribunaux et que les dirigeants français sont parvenus à l'interdire totalement. L'antisémitisme en 2013 se politise, et s'est très dangereux".

Me Arié Zuckerman a pour sa part souligné que : "Si on ne combat pas l'antisémitisme il va devenir légitime. Nous avons lutté contre le joueur de football qui a fait le geste de la quenelle pendant un match en Angleterre et il a était démis. C'est ainsi qu'il faut agir dans de tels cas".

Une délégation de sénateurs français découvre la recherche de pointe à l'UTA

smal pic senateurs 2296 AUne délégation composée de cinq sénateurs appartenant au groupe d’Amitié France-Israël: Jean Pierre Plancade (Sénateur de la Haute Garonne), Simon Sutour (Sénateur du Gard), Jean Pierre Leleux (Sénateur des Alpes Maritimes), Jean- Claude Lenoir (Sénateur de l’Orme), et Christophe-André Frassa  (Sénateur des Français à l'étranger) s'est rendue mercredi 23 avril sur le campus de l'Université de Tel-Aviv.

Les sénateurs français ont tout d'abord rencontré le Vice-doyen de la Faculté de Gestion, le Prof. Moshe Zviran qui leur a présenté l’Innovation israélienne, puis ont visité la Faculté d'Ingénierie dans le but de découvrir la recherche de pointe qui y est réalisée dans les domaines de l'énergie et de l'environnement.

Ils y ont été accueillis par le doyen de la Faculté, le Prof. Ehud Heyman, et le vice-doyen pour la Recherche, le Prof. David Mendlovic, qui ont exprimé le souhait de renforcer les liens avec la communauté et les institutions françaises.

Le Dr. Hadas Maman a présenté ses travaux sur l'épuration et l'élimination des produits toxiques dans l'eau. Le Dr. Amir Paster a parlé de sa recherche sur la restauration des aquifères et le traitement de la salification des eaux minérales. Le Dr. Yaron Tolédano a exposé ses travaux sur les courants et les polluants de l'eau et le Prof. Avi Kribus ceux sur l'énergie solaire.

Comptant plus de 3000 étudiants, 2400 en premier cycle 600 en deuxième et troisième cycles, la Faculté d'Ingénierie est la plus grande faculté de l'Université de Tel-Aviv.

Elle a été créée dans le but de fournir une réponse technologique et un soutien scientifique aux industries militaires ainsi qu'aux industries de haute technologie, en plein développement en Israël, qui atteint un chiffre d'exportation de l'ordre de 19 milliards de dollars par an. La Faculté est en relation étroite avec l'industrie et forme les générations futures d'ingénieurs et de chercheurs dans les domaines des industries électrique, mécanique, biomédicale, de la gestion industrielle, ainsi que de la science et l'ingénierie des matériaux.

Accord de jumelage entre l'UTA et l'université américaine Northwestern et son campus au Qatar

Un accord de coopération universitaire d'une envergure sans précédent a été signé entre l'UTA et la prestigieuse université Northwestern aux Etats-Unis,  incluant une collaboration possible avec son campus au Qatar.

Klafter-Shapiro

Le Président Joseph Klafter, Président de l'UTA (à droite) avec le Président de l'Université de Northwestern, le Prof. Joseph Shapiro.

Un accord de collaboration d'une envergure sans précédent a été signé cette semaine entre l'université de Tel-Aviv et la Northwestern University aux Etats-Unis, lors de la visite d'une importante délégation officielle de la prestigieuse université américaine sur le campus de l'UTA. Les deux universités ont été déclarées jumelles.

L'accord comprend l'approfondissement de la coopération existante entre les deux institutions, incluant des ateliers et programmes d'études conjoints, une collaboration dans le domaine de la recherche, une uniformisation des directives pour les travaux de deuxième et troisième cycles, ainsi que des cours en ligne communs et des échanges d'étudiants et d'enseignants.

Aux programmes d'études communs existant aujourd'hui en gestion et en droit viendront s'ajouter des formations supplémentaires dans les domaines de la santé publique et de la technologie. La collaboration concernera également l'Ecole de Musique et le Département de Cinéma, qui seront le cadre d'activités et de programmes conjoints.

Les deux universités ont également prévu d'envisager une collaboration avec le campus de la Northwestern University au Qatar, incluant la possibilité pour des étudiants du Qatar de venir suivre des cours sur le campus de l'Université de Tel-Aviv.

L'importante délégation de la Northwestern comprenait également un groupe d'étudiants de premier cycle venus passer un semestre sur le campus de l'UTA pour suivre des cours en santé publique, gestion, gestion des catastrophes et situations d'urgence, ainsi qu'en études de la Terre d'Israël et du Moyen-Orient.

Le Président de l'Université du Northwestern, le Prof. Morton Shapiro, a insisté sur le niveau élevé de la recherche à l'Université de Tel-Aviv, et souligné la visite de cette importante délégation en Israël avait pour but le renforcement de la collaboration entre les deux universités.

Le Prof. Joseph Klafter, Président de l'Université de Tel-Aviv, a quant à lui remercié le Prof. Shapiro pour sa lutte contre les tentatives menées par certaines universités américaines pour imposer un boycott des institutions d'enseignement supérieur en Israël pour raison politique. Les deux présidents ont souligné que le boycott universitaire était en opposition avec l'essence même de l'institution universitaire, caractérisée par la liberté d'opinion et de la recherche.

Le Prof. Raanan Rein, Vice-président de l'Université de Tel-Aviv, a relevé que cette visite constitue une étape importante dans la stratégie de globalisation de l'université, qui compte déjà aujourd'hui le plus grand nombre de programmes universitaires internationaux en Israël.

 

Un leader charismatique et actif, une passion pour l'UTA et pour Israël

Président des Amis Français de l'Université de Tel-Aviv depuis 2003, le Prof. François Heilbronn a imprimé une marque indélébile sur l'une des Associations d'amis les plus florissantes, unifiées et fidèles de l'université.

HeilbronnAvec plus de 1200 membres, l'Association des Amis français de l'Université a fleuri sous la présidence de François Heilbronn, qui y a fait entrer de nombreux jeunes membres et l'a doté d'un vaste réseau de contacts au sein des sphères universitaires, publiques et économiques. Elle a réussi à rehausser considérablement le prestige de l'UTA en France, organisant des évènements de haut niveau à Paris, et parvenant même à faire venir le Président français François Hollande sur le campus de l'université lors de son voyage en Israël en 2013. Chargée de signification pour la communauté francophone d'Israël, cette visite a en outre permis d'exposer le savoir-faire et l'innovation développé à l'UTA auprès d'une importante délégation d'hommes d'affaires français.

L'Association des amis française est particulièrement active dans le domaine des bourses offertes aux étudiants nécessiteux de l'UTA, orientation qui avait été initiée par son ancien président, le regretté Hugo Ramniceanu, et a été renforcée par le Prof. Heilbronn.

Le Prof. Heilbronn a été vice-président du Conseil des Gouverneurs de l'université, et membre du Comité du Prix Dan David en 2009. Il a reçu le Prix du Président de l'Université en 2005, en remerciement pour son dévouement et sa contribution exceptionnelle.

Le Prof. Heilbronn est directeur associé de la société de conseil M.M. Friedrich, Heilbronn & Fiszer. Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris en 1983, il est titulaire d'un MBA de la Havard Business School. Professeur associé de stratégie des affaires à Sciences Po Paris, il a œuvré à l'établissement d'un programme d'échanges entre Sciences Po et l'UTA il y a sept ans.

Le Prof. Heilbronn a été impliqué dans les organisations juives et sionistes depuis son jeune âge. Il est membre du conseil et du comité exécutifs de la Fondation du Mémorial de la Shoah- Centre de Documentation Juive Contemporaine à Paris, ainsi que du Comité central et du Conseil des gouverneurs de l'Alliance israélite universelle.

"L'Association des Amis français est l'une de nos associations d'Amis les plus fondamentales et les plus actives, et nous avons de la chance que François soit à sa tête" a dit le Président de l'Université Joseph Klafter. "C'est un homme d'action et un homme de lettres, ainsi qu'un humaniste engagé et passionné"

Version anglaise: http://english.tau.ac.il/vision/fran%C3%A7ois_heilbronn

Colloque sur l'Affaire Dreyfus en présence des descendantes de Dreyfus et de Zola

Un colloque sur l'Affaire Dreyfus vient de se dérouler à l'Université de Tel-Aviv, en présence des descendantes d'Alfred Dreyfus et d'Emile Zola.

dreyfus 2Un colloque sur le thème: "l'Affaire Dreyfus: Quelles leçons à retenir", organisé à l'initiative de Yaël Perl Ruiz, arrière-petite-fille du Capitaine Dreyfus, en collaboration avec le Département d’Etudes Françaises de l'UTA, le Centre de recherche Kantor sur le Judaïsme européen contemporain (UTA), et l'Université Paris IV- Sorbonne s'est déroulé le 11 mars à L'Université de Tel-Aviv dans le cadre du mois international de la francophonie, en présence de son initiatrice et de Martine Le Blond-Zola, arrière-petite-fille d'Emile Zola.  

Le colloque, présenté par Michèle Bokobza Kahan, directrice du Département d'Etudes françaises de l'UTA, a été ouvert par l’Ambassadeur de France en Israël, Patrick Maisonnave, et Shimon Yankielowicz, ex-recteur de l'Université. Y ont participé des historiens et des spécialistes français de littérature (les Prof. Alain Pagès,  Sorbonne nouvelle-Paris III, Pierre Glaudes, Didier Alexandre, Romuald Fonkoua et Michel Jarrety -  Sorbonne-Paris IV) et israéliens (les Prof. Dina Porat, Nurit Yaari et Elisheva Rosen - UTA, Robert Wistrich et Simon Epstein, U.H.J.) .

Ont été abordés à la fois les aspects liés au climat historique de l’Affaire Dreyfus - montée de l’antisémitisme et d'un nationalisme exacerbé-  et la naissance de la notion d’« engagement », à travers les choix et les agissements des écrivains, artistes et hommes de lettres.

Exposition « Dreyfus, histoire d’une famille juive française » au Beit Hatfutsot

Une exposition intitulée « Dreyfus, histoire d’une famille juive française », présentant des objets personnels ainsi que des coupures de presse et des caricatures originales issus de la collection privée de la famille Dreyfus, prêtés par le Musée d’art et d’histoire du judaïsme à Paris et par Yaël Perl Ruiz elle-même, a été ouverte le 11 mars au Musée de la Diaspora (Beit Hatfutsot)  de l’Université de Tel-Aviv. Elle a pour but d’explorer l’Affaire sous son angle le moins divulgué, celui des membres de la famille d’Alfred Dreyfus restés dans l’ombre et pourtant engagés jusqu’au bout sur le plan juridique pour obtenir sa réhabilitation.

Dreyfus Yael« Il est très important pour moi de transmettre la mémoire du crime judiciaire qui a brisé la vie et la carrière de mon arrière-grand-père, le Capitaine Alfred Dreyfus. Je tiens à réhabiliter son image souvent déformée, et à souligner le calvaire enduré par ses premiers soutiens : sa femme Lucie et son frère Mathieu » a déclaré Yaël Perl Ruiz.

C’est la première fois qu’un événement de cette ampleur, associant exposition et colloque, est proposé en Israël, où il revêt une résonance particulière puisque qu'on connaît l'influence de l'Affaire sur Théodore Herzl qui, un an après avoir assisté, en tant que correspondant de presse à la dégradation publique d'Alfred Dreyfus publia son livre « l'État des Juifs ».