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Grand colloque interdisciplinaire sur la Présence de la Shoah et d'Israël dans la pensée contemporaine à l'Université de Tel-Aviv

Bruckner-WolkowiczPas moins de quarante spécialistes, parmi lesquels on comptait bon nombre de grands noms du monde intellectuel français et israélien, ont participé au passionnant colloque interdisciplinaire organisé en collaboration entre l'organisation Schibboleth – Actualité de Freud,  le Centre Goldstein-Goren pour la Recherche sur la Diaspora et le groupe de recherche ADARR, qui s'est déroulé à l'université de Tel-Aviv du 29 au 31 octobre sur le thème: Présence de la Shoah et d'Israël dans la pensée contemporaine – Perspectives théoriques et analytiques.

Marty-WolkowiczLa richesse du symposium venait tout d'abord de la diversité de ses intervenants. On a vu prendre tour à tour la parole des psychologues (Michel Gad Wolkowicz, Thibault Moreau), des psychiatres et psychanalystes (Jean-Jacques Moskowitcz, Monette Vaquin), des spécialistes de littérature (Eric Marty, David Mendelson), des essayistes (Pascal Bruckner, Daniel Sibony),  des sociologues (Daniel Dayan, Jacques Tarnéro), des historiens (Georges Bensoussan, Simon Epstein), des politologues (Denis Charbit, Raphael Drai, Paul Zawadski), des linguistes et des analystes du discours (Georges-Elia Sarfati, Nadia Ellis, Michelle Soffer).

La soirée d'ouverture, co-présidée par Simha Goren, directeur du Centre Goldstein-Goren de l'Université de Tel-Aviv et Michel Gad Wolkowicz, président de l'association Schibboleth et initiateur du colloque, s'est déroulée en présence du président de l'OSE, Œuvre de Secours aux Enfants, Jean-François Guthmann et de son directeur général Roger Fajnzylberg ainsi que du directeur de l'Institut français de Tel-Aviv, Olivier Rubinstein. Elle s'est terminée par la projection d'extraits du film documentaire réalisé en 2003 par Jacques Tarnéro et Philippe Bensoussan, Décryptage, qui suit la trace de la stigmatisation d'Israël qui caractérise la couverture médiatique du conflit du Proche-Orient par les média français, comme l'affirment les réalisateurs à l'ouverture de ce long-métrage: "Israël n’est pas un Etat au-dessus de la critique, mais la volonté de l’accabler, de présenter ses soldats comme des violeurs ou des tueurs d’enfants règle d’autres comptes, dit autre chose que la contestation d’une politique".

tarneroComme l'a souligné Françoise Ouzan, chercheuse au centre Goldstein-Goren, dans ses propos de conclusion du colloque, c'était "une gageure de réunir des personnalités provenant de champs disciplinaires si différents; mais c'est précisément la pluridisciplinarité qui permet les approches croisées". Les psychologues et psychanalystes, le Prof. Wolkowicz à leur tête, pour qui ce colloque était une "façon de restituer un héritage à nos parents qui n'ont pas toujours pu le transmettre", et les essayistes, ont mis l'accent sur la fureur et la paranoïa de ceux qui essaient de "chasser le juif de la place symbolique ou réelle qu'il occupe pour lui donner celle du mort" (Daniel Sibony), et ont évoqué la possibilité d'un travail psychique collectif (T. Moreau). Certains ont tenté de replacer la Shoah dans la perspective plus large d'une intersubjectivité mémorielle (Zawadski). Le Prof. Simon Epstein a souligné ce qui est à ses yeux la lacune principale de notre perception du passé: le fait que nous ayons rayé de notre mémoire le combat des juifs avant et pendant la Shoah, préférant adopter un narratif selon lequel "ils n'ont rien fait pour se défendre", qu'il explique comme un refus d'admettre notre vulnérabilité, et le besoin de croire tout différent aujourd'hui puisque nous sommes devenus réactifs à l'antisémitisme. Le Prof. Eric Marty a insisté sur l'impossibilité de phraser Auschwitz, symbolisée par l'émergence du terme "Shoah" adopté par Claude Lanzman dans son film de 1985, qui lui évitait de le nommer puisque lui-même ne parlait pas hébreu, terme remis en question par l'intellectuel d'extrême-gauche Alain Badiou qui propose de le remplacer par la périphrase "destruction des juifs d'Europe". Presque tous les intervenants ont souligné le "retournement" actuel du principe victimaire, "version doloriste du privilège" (Pascal Bruckner), que Shmuel Trigano a été le premier à montrer (comme l'a rappelé le psychiatre Georges Gachnochi), qui a abouti à une substitution fallacieuse des victimes selon laquelle  "les vrais Juifs persécutés d'aujourd'hui, ce sont les Palestiniens [...]" (Michèle Soffer citant Pierre-André Taguieff).

On peut signaler à cet égard les travaux du groupe ADARR de l'université de Tel-Aviv, représenté au colloque par les doctorantes Nadia Ellis et Michèle Soffer, qui ont mis l’accent sur le rapport entre la question de la « délégitimation d’Israël » et  la négation de la Shoah –Nadia Ellis dans  les discours officiels de l’Etat d’Israël, et Michelle Soffer dans l’étude que fait Pierre-André Taguieff du procédé fallacieux de l'amalgame, mis au service d'un processus d'instrumentalisation de la Shoah menant inévitablement à la délégitimation de l'Etat d'Israël. 

Conférence exceptionnelle de Maurice Lévy à la Faculté de Gestion de l'Université de Tel-Aviv

La conférence du futur co –CEO de Publicis-Omnicom sur le monde de la publicité à l'ère numérique a été suivie d'un débat auquel ont participé le CEO de Google Israel, celui de Publicis Israel et le directeur du marketing d'Osem

HIS 8942Maurice Lévy a tenu sa promesse. Malgré son emploi du temps surchargé – le PDG de Publicis travaille actuellement à la fusion annoncée des deux géants de la communication,  Publicis et le holding Omnicom (" l'une de 70000 personnes et l'autre de 60000 " selon les propos du futur co-CEO) en un groupe qui sera le leader mondial incontesté de la publicité – il est venu parler de l'avenir du marketing à l'ère digitale devant les étudiants de la Faculté de Gestion de l'Université de Tel-Aviv.

L'auditorium Lion de la Faculté de Gestion Recanati de l'Université de Tel-Aviv a fait salle comble, ce dimanche 27 octobre pour accueillir le PDG de Publicis, qui avait reçu en juin dernier le titre de Docteur Honoris Causa de l'Université, pour "sa position parmi les personnalité les plus influentes de l'industrie de la communication en France et dans le monde […]; sa capacité à visualiser et déceler le besoin d'un modèle international du monde des affaires […]; son action pour le progrès des valeurs de tolérance et du respect de la diversité dans la culture des affaires[…] et son engagement en faveur d'une paix viable au Moyen-Orient par le développement économique".

La conférence, fruit de la collaboration entre l'Association des Amis de l'Université de Tel-Aviv et la faculté de Gestion Recanati a été suivie d'un prestigieux panel de discussion auquel ont participé Meir Brand, directeur général de Google Israël, Grèce et Afrique sub-saharienne, le  PDG de Publicis Israël Ari Melamud  et Itzik Saig, directeur du marketing et CEO du groupe Osem.

Après les allocutions de bienvenue du président de l'université, le Prof. Joseph Klafter, et du  Prof. Asher Tischler, doyen de la Faculté de Gestion, le Prof. François Heilbronn, Président de l'Association des Amis français de l'Université de Tel-Aviv, a rappelé l'engagement permanent de Maurice Levy envers l'Etat d'Israël depuis les années soixante, ses efforts pour faire connaître Israël sous l'angle de la recherche et de ses réalisations économiques et scientifiques ainsi que ses liens particuliers avec l'Université de Tel-Aviv et son rôle actif dans l'Association des Amis français de l'Université.

Maurice Lévy a ensuite présenté sa conférence : " Marketing et communication: la nouvelle approche. Etude de cas: comment les média numérisés ont transformé la nature du marketing et de la communication à Publicis".  Son but était de faire passer aux étudiants de la Faculté "le sentiment des défis auxquels le secteur du marketing et de la publicité sont confrontés à l'ère numérique, et de l'impact de la numérisation sur le marketing et la communication". Selon lui le marketing partagé à l'âge du partage des savoirs doit combiner l'information (IQ), la science et la technologie (TQ) et l'humanité et les émotions (TQ). Il a  expliqué comment  Publicis, troisième agence de publicité dans le monde, s'est adaptée pour faire face aux défis des nouvelles technologies de l'information qui ont brouillées les frontières de la communication, investissant plus de 3 milliards de dollars pour maîtriser le numérique comme elle le faisait pour les outils de communication traditionnels. Le numérique représente aujourd'hui 37% des revenus du groupe. Le co-PDG du futur groupe leader mondial a illustré sa conférence par deux exemples de campagnes publicitaires à succès réalisées pour des clients de l'agence Publicis, American Express et la compagnie aérienne Delta, mettant l'accent sur l'utilisation optimale des ressources numériques.

Au cours du débat qui suivi les personnalités du monde de la publicité et de la communication ont fait partager au public leur vision d'un monde futuriste pourtant si proche de nous où le numérique sera dépassé par les dispositifs de réalité augmentée (comme les lunettes de Google équipées d'une caméra intégrée, d'un micro, d'un pavé tactile sur l'une des branches, de mini-écrans et d'un accès à Internet par Wi-Fi ou Bluetooth permettant d'accéder à la plupart des fonctionnalités du moteur de recherche) et où la publicité atteindra directement et individuellement sa cible.

La conférence et le débat qui la suivit fut l'occasion pour les étudiants de la Faculté et le public qui s'est joint à eux de mieux connaître ce visionnaire du monde de la communication à la tête d'un empire qui lui a valu d'être surnommé par l'animateur de la soirée, le Prof. Gadi Ariav: "le Napoléon de la publicité", et d'apprécier son humour et sa modestie.

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Le Prof. François Englert, professeur associé de l’université de Tel-Aviv, Prix Nobel de Physique

Le Prof. François Englert, professeur associé à l'Ecole de Physique et d'Astronomie de l'UTA, a obtenu le Prix Nobel de Physique en récompense de ses travaux sur le boson de Higgs, la fameuse "particule divine".

englert580-330 0Le  Prix Nobel de Physique a été décerné au Prof. François Englert pour “la découverte théorique d’un mécanisme qui contribue à notre compréhension de l’origine de la masse des particules subatomiques, et qui a récemment été confirmé", dans le cadre des expériences réalisées au sein de l'accélérateur de particules du CERN à Genève (voir notre article du 25/07/2012 "Des scientifiques de l'université de Tel-Aviv ont participé à la découverte probable de la particule divine").

François Englert, physicien nationalité belge, survivant de l'Holocauste et professeur émérite de l'université de Bruxelles est affilié à l'Ecole de Physique et d'Astronomie de l'UTA depuis 1984, et y est actuellement professeur associé. Le programme Sackler de l'Ecole de Physique fait venir des scientifiques et des universitaires de renom du monde entier pour qu'ils puissent poursuivre leurs recherches et enseigner à l'UTA, contribuant ainsi à son climat d'excellence et à sa réputation internationale.

Le Prof. belge, âgé de 80 ans, c'est vu décerner le prix Nobel de physique 2013 conjointement avec le Britannique Peter W. Higgs, 84 ans, professeur émérite à l'université d'Edimbourg en Grande-Bretagne pour leur théorie sur la manière dont les particules acquièrent une masse, pierre de touche du Modèle  Standard de la physique des particules. En 1964, les deux scientifiques avaient proposés cette théorie, chacun indépendamment (Englert en collaboration ave son collègue Robert Brout, maintenant décédé).

Le Modèle Standard de la physique des particules décrit les interactions entre les particules élémentaires qui constituent la matière. Selon ce modèle, tous les éléments de la création, des fleurs aux étoiles en passant par les êtres humains ne sont que l'agglomérat de particules de matière, reliées entre elles par des forces s'exerçant au moyen de médiateurs ou "bosons".

Ces particules se déplacent dans un champ invisible présent partout dans l'espace, et acquièrent leur masse en interagissant avec ce champ. Ce mécanisme est rendu possible par l'existence d'une particule spécifique, aujourd'hui appelée boson de Higgs, élément fondamental de ce champ, dite également "particule divine", ou "chaînon manquant", car il constitue le maillon qui manquait jusqu'à présent pour expliquer l'organisation de l'univers. C'est cette théorie proposée par François Englert et Peter Higgs qui leur a valu le Prix Nobel.

Le 4 juillet 2012, au laboratoire de recherche sur les particules du CERN (Centre européen pour la Recherche nucléaire), cette théorie avait été confirmée par la découverte de la particule de Higgs. Le collisionneur de particules du CERN, le LHC (Large Hadron Collider ouGrand collisionneur de hadrons en français) est probablement la machine la plus grande et la plus complexe jamais construite pas des humains. Deux groupes de recherche de 3000 scientifiques chacun, ATLAS et CMS, y ont extrait la particule de Higgs parmi des milliards de collisions réalisées dans l'accélérateur du LCH.

Un accord de coopération d'une portée sans précédent a été conclu entre l'université de Tel-Aviv et la prestigieuse université chinoise Tsinghua

Centre ChinUn accord de collaboration d'une portée sans précédent a été signé le 10 septembre à Beijing entre le Président de l'université de Tel-Aviv, le Prof. Yosef Klafter et le celui de l'université de Tsinghua, le Prof. Chen Jining, en présence de l'ambassadeur d'Israël en Chine, Matan Vilnay, du scientifique en chef du ministère israélien de l'Economie, Avi Hasson et de personnalités marquantes de la communauté économique israélienne de Chine.

Il comprend la création d'un Institut de recherche exclusifsurnommé "Centre Chin" ("nouveau" en chinois), au sein duquel les meilleurs chercheurs en Israël, en Chine et dans le monde participeront au développement de projets d'intérêt national communs dans les domaines scientifiques et technologiques. Le centre, qui constituera un foyer scientifique et technologique  international de pointe,  assurera la collaboration des forces de l'industrie avec le monde universitaire. Les deux institutions collaboreront dans les champs de la recherche et de l'enseignement, au début dans les domaines scientifiques qui font déjà l'objet d'un développement accéléré dans les deux pays, comme la nanotechnologie, puis également sur d'autres terrains.

Le projet Chin cherchera à recruter les meilleurs doctorants dans les deux pays et dans le monde, qui disposeront des conditions optimales pour leur permettre de développer leurs idées. Les principaux chercheurs enseigneront dans son cadre et serviront de mentors aux étudiants pour les aider à tirer le meilleur parti de leurs projets.

L'accord prévoit la création d'une fondation chargée de financer les projets développés par les chercheurs. Un fonds d'investissement d'un montant de 100 millions de RMB (renmibi, devise nationale de la Chine) sera mis sur pied par le groupe Infinity. Parmi les investisseurs, on compte le gouvernement chinois et dans anciens élèves de l'université de Tsinghua.

"Un accord d'une importance capitale"

Le Président de l'université de Tel-Aviv, le Prof. Yosef Klafter a insisté sur le fait "qu'il s'agit d'un accord d'une importance capitale, qui ouvre de nouveaux horizons pour Israël et la société israélienne". Selon lui, la création du centre témoigne de l'estime de la Chine pour l'innovation israélienne et le niveau de l'université de Tel-Aviv.

Le président de l'université de Tsinghua, le Prof. Chen Jining a exprimé la volonté de son institution de fonctionner en collaboration avec l'université de Tel-Aviv pour faire progresser une recherche interdisciplinaire capable de faire face à des défis globaux. Il a insisté sur l'importance de la formation de scientifiques et de dirigeants qui donneront la priorité à l'innovation, et a ajouté que l'université de Tsinghua apportera un soutien total au centre Chin et contribuera ainsi au progrès international de la recherche et de l'enseignement.

Le scientifique en chef du ministère de l'Economie, Avi Hasson, a souligné que cet accord constitue un excellent exemple de coopération dans le monde technologique d'aujourd'hui à plusieurs niveaux : universitaire, industriel et international. "Je tiens à saluer toutes les parties intervenantes et souhaite que la signature de cet accord soit la première étape d'une collaboration fertile et réussie". 

Ont également participé à la cérémonie Amir Gal Or, PDG associé de la société Infinity et Chen Lichtenstein, PDG de Makhteshim Agan Chine.

Prix du meilleur espoir de la mise en scène du Festival de Montréal à Tamar Baruch de l'université de Tel-Aviv pour son film Gloria

Gloriagloria-golden-1Tamar Baruch, étudiante du Département de Cinéma et de Télévision de l'université de Tel-Aviv a obtenu le prix du meilleur espoir de la mise en scène au 44e Festival du film étudiant qui s'est déroulé dans le cadre du Festival international du Film de Montréal 2013 pour son court-métrage Gloria.

Le film raconte l'histoire d'un adolescent précoce, Broder, qui, au cours d'une insomnie, se heurte à la jeune petite amie de son père, Gloria, en train de quitter la maison au milieu de la nuit. Il a alors l'occasion d'apprendre à mieux la connaître, et à se connaître lui-même. Le film avait déjà obtenu le prix du meilleur court-métrage indépendant du Festival de Jérusalem, en juillet de cette année.

Quatre autre films mis en scène et réalisés par des étudiants de l'université de Tel-Aviv ont également été projetés au Festival de Montréal 2013: "Produit-maison" ("Totzeret Bait") de Lior Saguy, "Honey Moon" de Mayan Cohen, Michael d'Avi Yagil et "Il n'y pas de rue à ce nom" ("Ein Rehov caze" de Yonatan Peretz).