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La Fondation Broadcom a créé un fonds de recherche sur la cybersécurité à l'université de Tel-Aviv

La Fondation Broadcom a fait don de plusieurs centaines de milliers de dollars à l'université de Tel-Aviv pour l'établissement d'un programme de deux ans visant à promouvoir la recherche multidisciplinaire dans le domaine de la cybersécurité.
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De droite à gauche: Le Prof. Joseph Klafter, Henry Samueli, président de Broadcom international et Shlomo Markel, président de Broadcom Israël

Un accord a été récemment signé entre La Fondation Broadcom et l'université de Tel-Aviv, en présence du Dr Henry Samueli, président du géant américain de l'industrie de l'électronique, et du Prof. Joseph Klafter, président de l'université. Aux termes de cet accord, le premier du genre signé par Broadcam hors des Etats-Unis, la Fondation fera don à l'université de plusieurs centaines de milliers de dollars pour la création d'un fonds de recherche destiné au développement d'une nouvelle génération de procédures d'authentification ayant pour but de sécuriser les interactions entre les utilisateurs et leur environnement digital  - actuel (comme les Smartphones, les comptes bancaires et les services de santé en ligne), et futur (comme les montres intelligentes, les voitures connectées  et autres).

Selon le Prof. Klafter, "le nouveau programme de recherche réunira des chercheurs de la Fondation Broadcom et de l'université de Tel-Aviv avec pour objectif de développer un système d'authentification unique capable d'identifier les intrusions dans tous les types de systèmes, des comptes bancaires et dossiers médicaux aux dispositifs de sécurité les plus sensibles".

"Ce nouveau programme unique en son genre nous permettra d'approfondir nos liens avec le monde académique et de profiter des qualités reconnues de créativité et d'innovation de la science et de la technologie israélienne" a déclaré le Dr Henry Samueli, co-fondateur, président et directeur de la technologie du groupe Broadcom.

La Fondation Broadcom a été créée pour faciliter l'accès à la science à des jeunes du monde entier, au moyen d'une coopération avec les écoles locales, les collèges, les universités et les organismes sans but lucratif. L'objectif de la Fondation est de promouvoir l'éducation dans les domaines de la science, de la technologie et des mathématiques par le financement de la recherche, de bourses, et la création d'opportunités pour les jeunes.

Visite du MEDEF et d'une délégation d'industriels français à l'université de Tel-Aviv

visite Medef 1Deux délégations de représentants d'entreprises françaises ont été reçues mardi 18 novembre à l'université de Tel-Aviv; la première composée de 17 patrons du Mouvement des Entrepreneurs de France (MEDEF), y compris son directeur général adjoint Philippe Gautier, la seconde de 70 industriels, venus participer à la journée de l'innovation Israël-France, qui s'est tenue le lendemain à l'hôtel Dan, en présence du Président François Hollande. Elles ont été accueillies par François Heilbronn, président de l'Association des Amis français de l'Université de Tel-Aviv, le Prof. Moshé Zviran, vice-doyen de la Faculté de Gestion, le Dr. Yossi Yovel du Département de Zoologie de la Faculté des Sciences de la Vie et Shlomo Nimrodi, CEO de Ramot, entreprise de transfert de technologie de l'université de Tel-Aviv.

Devant un public attentif, Nimrodi a présenté TAU comme l'une des plus grandes institutions de recherche du monde. Etablissement d'éducation supérieure le plus complet d'Israël (9 facultés, 98 départements et 400 laboratoires), TAU encourage une recherche multidisciplinaire à la pointe du progrès, et la coopération entre les chercheurs des différentes branches scientifiques.

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Ramot – Du laboratoire au marché

Malheureusement un grand nombre de découvertes ne sortent pas du cadre de l'université en raison du manque de fonds pour les mettre en œuvre. C'est là qu'intervient Ramot, société autonome de transfert de technologies de l'université de Tel-Aviv, dont le rôle est de transformer les inventions et les patentes mises au point par les chercheurs en produits commercialisables. Sélectionnant les projets les plus porteurs, Ramot sert d'interface entre la recherche de pointe élaborée dans les laboratoires de l'université et les entreprises sur le marché.

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Le Dr Tal Dvir, du Département de Microbiologie molléculaire de la Faculté des Sciences de la Vie, présentant ses travaux  

 

Cette collaboration a produit jusqu'à présent 65 compagnies de start-up et l'enregistrement de 70 patentes en moyenne par année. 300 patentes supplémentaires, en grande partie basées sur des nanotechnologies, sont actuellement en attente de finalisation, par exemple un médicament freinant le développement des tumeurs cancéreuses, et un dispositif de recueil de l'énergie au moyen d'un système innovateur de nano-antennes, évitant l'utilisation de l'électricité. L'université de Tel-Aviv a déjà efficacement collaboré avec de grandes entreprises industrielles, comme Tubilux® Pharma, Neurim Pharmaceuticals Blistex® Inc. et SanDisk, mettant sur le marché des produits développés dans ses laboratoires et répondant aux besoins quotidiens des consommateurs.

Les industriels français ont témoigné leur intérêt par des questions variées. Trois groupes se sont ensuite rassemblés pour aller visiter une start-up de la banlieue de Tel-Aviv, les laboratoires de chimie et le Centre de Technologies avancées de l'Environnement de l'université. 

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Photographies: Michal Kidron

Le Président de la République française, François Hollande, à l'université de Tel-Aviv

Le Président de la République française, François Hollande, a pris la parole ce matin, 19 novembre, devant plusieurs centaines de personnes représentant la communauté française israélienne, rassemblées à l'auditorium Smolarz de l'université de Tel-Aviv.

Hollande Klafter HeilbronnIl a été accueilli, ainsi que les membres de sa délégation, comprenant six ministres, par le Président de l'université, le Prof. Joseph Klafter et le Président des Amis français de l'université de Tel-Aviv, le Prof. François Heilbronn, qui lui a offert une copie originale de l'Essai de biographie de Jean Jaurès par Léon Blum, signé par  l'ancien chef d'Etat socialiste, au nom de l'Association. La délégation chargée d'accueillir le Président français comprenait également, entre autres, le Prof. Ruth Amossy, titulaire de la Chaire Glasberg de Culture française de l'université de Tel-Aviv, ainsi que deux étudiants francophones de l'université, le doctorant David Kleczewski et David Jabès, étudiant en première année de licence.

Livre dorAprès avoir signé le livre d'or de l'université, le président a pris la parole, remerciant l'université de son accueil chaleureux et insistant sur son importance comme institution académique de premier ordre, visitée par toutes les personnalités françaises importantes en déplacement en Israël, et dont le département de français est le premier du pays. “Je veux saluer ici, ses professeurs, ses étudiants et leur dire qu'ils peuvent être fiers de compter un établissement comme celui-là”, a-t-il déclaré.

S'adressant à la communauté française d'Israël, il a affirmé se situer "dans la filiation de cette démarche de loyauté et de compréhension" qui caractérise les liens entre la France et Israël, unis dans une même communauté de pensée et de valeurs, justice, dignité et liberté. Il a souligné le dynamisme exceptionnel de l'économie israélienne, mentionnant les projets de partenariat entre les deux pays dans le domaine de l'industrie et de la recherche. Il a relevé l'importance de la communauté francophone israélienne (10% de la population du pays) et celle de la communauté juive de France, la première d'Europe.

Enfin il a insisté sur l'engagement de la France dans la lutte incessante contre l'antisémitisme, et présenté les positions de la France sur les principaux sujets de l'actualité, en faveur du processus de paix au Proche-Orient autour de la solution des deux Etats, prête à intervenir militairement contre l'utilisation de l'arme chimique par la Syrie, et s'opposant à l'accès de l'Iran à l'arme nucléaire.

Le discours amical et chaleureux du président a été applaudi avec enthousiasme par le public présent.

Au cours de la visite du président dela Républiquefrançaise en Israël, a été prévue la nomination par le ministère français des Affaires étrangères d'un représentant qui siègera à l'université de Tel-Aviv, et dont le rôle sera de promouvoir la collaboration scientifique entrela Franceet Israël, et de soutenir les initiatives et les projets les plus innovateurs.

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Photos: Israel Hadari Photography

Année universitaire 2013-2014 : environ 30 000 étudiants inscrits à TAU, la plus grande et la plus demandée des universités israéliennes

TAU conserve son statut: c'est cette année encore l'université de recherche la plus grande et la plus demandée d'Israël. Environ 30 000 étudiants y sont inscrits cette année en licence, maîtrise et doctorat ainsi que dans ses programmes pré-universitaires, internationaux et programmes spéciaux. Les matières les plus recherchées: informatique, biologie et sciences sociales.

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D'après le président de l'université, le Prof. Josef Klafter, 57 nouveaux enseignants, revenus pour la plupart d'un post-doctorat à l'étranger, ont rejoint cette année les rangs de l'université. Ils se joignent aux 150 chercheurs qui ont intégré le corps enseignant au cours des trois dernières années, après dix années de pénurie. Le Prof. Klafter ajoute que l'université de Tel-Aviv propose de nombreux programmes d'études interdisciplinaires, permettant aux étudiants de combiner divers champs de connaissance complémentaires. Cette année, l'université a également mis sur pied des cours en ligne en partenariat avec Coursera, et pour la première fois en Israël les étudiants pourront être crédités de ces cours.

Parmi les 8000 nouveaux étudiants, 4 700 sont inscrits en licence et 3 300 en maîtrise. 54% des nouveaux candidats à la licence sont des femmes. Les programmes d'études les plus demandés sont ceux des sciences de l'informatique (1 630 inscrits) et de biologie (1 360 inscrits). Puis viennent le génie électrique, l'économie, le droit, et le programme d'études de médecine en six ans. La faculté la plus importante sur le plan numérique est celle des Sciences sociales, avec  4000 étudiants

Nouveaux programmes d'études

Double licence de génie mécanique et de biotechnologie maritime (en collaboration avec le Collège d'enseignement supérieur Rupin)

Un programme d'études spécifique et stimulant va être lancé dans le cadre de l'Institut de Recherche sur la Méditerranée, comprenant à la fois des connaissances théoriques et une formation pratique, sur l'utilisation et la préservation des ressources de la Méditerranée. Il a pour but de former des ingénieurs mécaniques combinant des bases solides dans le domaine du génie mécanique classique avec une connaissance des sciences de la Méditerranée, tout en  possédant des compétences spécialisées dans le domaine de la biotechnologie marine. Les étudiants terminant ce programme seront titulaires de deux diplômes séparés.

Programme de licence en relations industrielles (Labor studies)

Un programme de licence en Relations industrielles a été ouvert pour la première fois en Israël (jusqu'à présent le domaine était étudié uniquement en second cycle). Le programme procurera aux étudiants une connaissance large et approfondie du monde du travail, en particulier des marchés du travail, des différentes approches en gestion du personnel, planification, droit du travail, place du travail dans le discours politique, dans le monde intellectuel et en histoire. Ces études déboucheront sur les domaines de la gestion des ressources humaines dans les secteurs public et privé, du développement et de la gestion de la planification, des activités dans les organisations syndicales et dans la société civile.

L'Ecole des Neurosciences lance deux nouveaux programmes d'études:

Psychologie et sciences de l'informatique dans les Neurosciences

Destiné aux étudiants de niveau élevé intéressés par l'aspect cognitif et comportemental des neurosciences, il s'agit d'un programme d'études conjoint aux les départements de Psychologie et d'Informatique, plus des cours spécifiques en Neurosciences. Son but est de fournir des connaissances de base sur la manière dont le cerveau traite l'information au niveau cognitif et comportemental, tout en incorporant des outils mathématiques emprunté au domaine de l'informatique permettant de modéliser ces processus. Ce champ se trouve aujourd'hui à la pointe de la recherche en neurosciences.

Double licence en Génie bio-médical et biologie avec accent sur les Neurosciences

Destinée aux étudiants de niveau élevé qui s'intéressent aux sciences de la vie et aux neurosciences avec l'accent sur la technologie et les sciences exactes (mathématiques, physique, informatique). Le but du programme est de former des étudiants possédant une bonne connaissance en ingénierie, en biologie et en sciences de l'informatique en incorporant des outils mathématiques et d'ingénierie pour comprendre la manière dont le cerveau fonctionne et traite l'information.

Un programme de maîtrise en communication digitale

Le département de communication, en collaboration avec l'Institut Orange de l'université de Tel-Aviv pour la recherche sur l'Internet, enrichit son programme de maîtrise dans le domaine de la communication numérique. Les nouveaux programmes d'études et de recherche porteront sur les technologies de réseau, le langage à l'ère numérique, les moteurs de recherche, le journalisme en ligne, l'exploration de données, le développement de formats numériques, le marketing social par les canaux numériques et l'histoire de l'Internet. Ils comprendront des ateliers, des séminaires et des colloques sur les divers aspects de l'Internet, avec la participation de spécialistes israéliens et étrangers.

Nouveaux programmes spéciaux

Coursera

Deux premiers cours en ligne en collaboration entre l'université et la société Coursera ont été lancés début octobre: "Ascension et déclin de Jérusalem" et "Que savent les plantes ?". Un troisième viendra s'y ajouter au deuxième semestre. 50 000 étudiants du monde entier se sont inscrits à ce jour aux deux premiers cours.

De plus, des centaines d'étudiants de l'université participent à un projet- pilote qui leur permettra de suivre ces cours dans le cadre de leur cursus et d'être crédités pour cela.

Programme d'études cyber

Ce nouveau programme combinera des aspects scientifiques, technologiques, sociaux, éthiques, juridiques, administratifs et économiques. Les études cyber seront divisées en deux filières: la première, technologico-scientifique, comprendra des spécialisations en génie électrique, sciences de l'informatique, et technologies de l'information en génie industriel. La seconde filière, plus générale, sera proposée comme unité d'études dans les programmes de licence en Sciences humaines, en Sciences sociales et en droit.

Programme d'études interdisciplinaires

L'an dernier, l'université avait lancé un programme exceptionnel permettant d'exposer les étudiants à des domaines d'études et de recherche extérieurs à leur discipline principale. Suite au succès de ce programme, 25 nouveaux cours ont été ouverts cette année, permettant aux étudiants des Facultés des Lettres et Sciences humaines, Arts et Sciences sociales de participer aux programmes d'études des Facultés de Sciences de la vie, Médecine, Ingénierie et Sciences exactes, et vice et versa.   

Etudes européennes

Ce nouveau programme d'un an s'adresse aux étudiants de troisième année ou titulaires d'une licence en Sciences sociales, Lettres et Sciences humaines, Droit, Gestion et Art. Les cours (en anglais) seront donnés par les meilleurs spécialistes en Israël et à l'étranger. Les étudiants les plus brillants pourront poursuivre leurs études de maîtrise à l'université Heinrich Heine de Düsseldorf en Allemagne.

Programme pionnier d'insertion des enfants autistes dans le système éducatif général

Pour la première fois en Israël (et peut-être dans le monde), l'Ecole d'éducation de l'Université de Tel-Aviv crée un programme de second cycle en deux ans destiné à préparer des animateurs spécialisés dans l'insertion des enfants autistes dans le système d'éducation général. Ces animateurs auront pour tâche la création des programmes d'insertion, et les liens avec les équipes d'éducation ainsi qu'avec les familles.

Ce programme s'adresse aux étudiants titulaires d'une licence dans le domaine de l'éducation, ou de la réhabilitation clinique et possédant une expérience d'enseignement ou clinique avec des autistes. Il comprend des conférences et des travaux pratiques en neurobiologie, psychopathologie, diagnostique de l'autisme, méthodes d'intervention, développement cognitif, social et émotionnel, troubles de l'apprentissage du langage et de la communication et insertion dans l'éducative. 

Elargissement des programmes internationaux

Deux nouveaux programmes internationaux ont été ouverts:

MA en droit international

Programme d'études sur trois semestres destiné aux étudiants anglophones du monde entier. Les cours seront donnés par des spécialistes de renommée internationale, et porteront à la fois sur le système légal et social israélien, la complexité de la région du Moyen-Orient, et sur tous les sujets juridiques contemporains comme la globalisation,  ou les aspects légaux des start-up. Trois filières de spécialisation sont proposées: Droit, gouvernance mondiale et droits de l'homme; Droit, Etat et religion, et Droit et technologie. Les étudiants participeront également à des cours et séminaires ouverts aux étudiants en droit israéliens, de manière à favoriser les interactions entre étudiants locaux et étudiants étrangers. Les étudiants ayant accomplis ce programme avec succès pourront postuler aux études de doctorat de la Faculté de Droit de l'université. 

MA international en Etudes sur Israël

Un nouveau programme d'études sur Israël d'une durée d'un an a été ouvert au Département d'Histoire juive de l'université. Il portera sur l'histoire du judaïsme et du sionisme, ainsi que sur la politique actuelle de l'Etat d'Israël, et les défis économiques et sécuritaires auxquels il fait face, sur la toile de fond de la complexité géopolitique de la région. Le programme inclura des visites de sites dans le pays, des rencontres avec des personnalités marquantes de la société israélienne et des études d'hébreu intensives.

Services aux étudiants

Le service d'aide aux étudiants propose un large éventail de services allant de l'orientation dans leurs études et leur future carrière à l'hébergement en résidence universitaire, en passant par les bourses et aides financières, les services psychologiques, le diagnostique des troubles d'apprentissage etc. Dans le cadre des améliorations constantes de ces services, un centre d'appel a été mis sur pied dans le but de répondre aux questions des étudiants dans tous les domaines.

Le projet "Marcher ensemble", dans le cadre duquel des étudiants de troisième année accompagnent les nouveaux étudiants dans leur intégration sur le campus, qui fonctionne depuis maintenant trois ans, va être élargi, en raison de son succès, à une dizaine de départements supplémentaires de l'université.  

Grand colloque interdisciplinaire sur la Présence de la Shoah et d'Israël dans la pensée contemporaine à l'Université de Tel-Aviv

Bruckner-WolkowiczPas moins de quarante spécialistes, parmi lesquels on comptait bon nombre de grands noms du monde intellectuel français et israélien, ont participé au passionnant colloque interdisciplinaire organisé en collaboration entre l'organisation Schibboleth – Actualité de Freud,  le Centre Goldstein-Goren pour la Recherche sur la Diaspora et le groupe de recherche ADARR, qui s'est déroulé à l'université de Tel-Aviv du 29 au 31 octobre sur le thème: Présence de la Shoah et d'Israël dans la pensée contemporaine – Perspectives théoriques et analytiques.

Marty-WolkowiczLa richesse du symposium venait tout d'abord de la diversité de ses intervenants. On a vu prendre tour à tour la parole des psychologues (Michel Gad Wolkowicz, Thibault Moreau), des psychiatres et psychanalystes (Jean-Jacques Moskowitcz, Monette Vaquin), des spécialistes de littérature (Eric Marty, David Mendelson), des essayistes (Pascal Bruckner, Daniel Sibony),  des sociologues (Daniel Dayan, Jacques Tarnéro), des historiens (Georges Bensoussan, Simon Epstein), des politologues (Denis Charbit, Raphael Drai, Paul Zawadski), des linguistes et des analystes du discours (Georges-Elia Sarfati, Nadia Ellis, Michelle Soffer).

La soirée d'ouverture, co-présidée par Simha Goren, directeur du Centre Goldstein-Goren de l'Université de Tel-Aviv et Michel Gad Wolkowicz, président de l'association Schibboleth et initiateur du colloque, s'est déroulée en présence du président de l'OSE, Œuvre de Secours aux Enfants, Jean-François Guthmann et de son directeur général Roger Fajnzylberg ainsi que du directeur de l'Institut français de Tel-Aviv, Olivier Rubinstein. Elle s'est terminée par la projection d'extraits du film documentaire réalisé en 2003 par Jacques Tarnéro et Philippe Bensoussan, Décryptage, qui suit la trace de la stigmatisation d'Israël qui caractérise la couverture médiatique du conflit du Proche-Orient par les média français, comme l'affirment les réalisateurs à l'ouverture de ce long-métrage: "Israël n’est pas un Etat au-dessus de la critique, mais la volonté de l’accabler, de présenter ses soldats comme des violeurs ou des tueurs d’enfants règle d’autres comptes, dit autre chose que la contestation d’une politique".

tarneroComme l'a souligné Françoise Ouzan, chercheuse au centre Goldstein-Goren, dans ses propos de conclusion du colloque, c'était "une gageure de réunir des personnalités provenant de champs disciplinaires si différents; mais c'est précisément la pluridisciplinarité qui permet les approches croisées". Les psychologues et psychanalystes, le Prof. Wolkowicz à leur tête, pour qui ce colloque était une "façon de restituer un héritage à nos parents qui n'ont pas toujours pu le transmettre", et les essayistes, ont mis l'accent sur la fureur et la paranoïa de ceux qui essaient de "chasser le juif de la place symbolique ou réelle qu'il occupe pour lui donner celle du mort" (Daniel Sibony), et ont évoqué la possibilité d'un travail psychique collectif (T. Moreau). Certains ont tenté de replacer la Shoah dans la perspective plus large d'une intersubjectivité mémorielle (Zawadski). Le Prof. Simon Epstein a souligné ce qui est à ses yeux la lacune principale de notre perception du passé: le fait que nous ayons rayé de notre mémoire le combat des juifs avant et pendant la Shoah, préférant adopter un narratif selon lequel "ils n'ont rien fait pour se défendre", qu'il explique comme un refus d'admettre notre vulnérabilité, et le besoin de croire tout différent aujourd'hui puisque nous sommes devenus réactifs à l'antisémitisme. Le Prof. Eric Marty a insisté sur l'impossibilité de phraser Auschwitz, symbolisée par l'émergence du terme "Shoah" adopté par Claude Lanzman dans son film de 1985, qui lui évitait de le nommer puisque lui-même ne parlait pas hébreu, terme remis en question par l'intellectuel d'extrême-gauche Alain Badiou qui propose de le remplacer par la périphrase "destruction des juifs d'Europe". Presque tous les intervenants ont souligné le "retournement" actuel du principe victimaire, "version doloriste du privilège" (Pascal Bruckner), que Shmuel Trigano a été le premier à montrer (comme l'a rappelé le psychiatre Georges Gachnochi), qui a abouti à une substitution fallacieuse des victimes selon laquelle  "les vrais Juifs persécutés d'aujourd'hui, ce sont les Palestiniens [...]" (Michèle Soffer citant Pierre-André Taguieff).

On peut signaler à cet égard les travaux du groupe ADARR de l'université de Tel-Aviv, représenté au colloque par les doctorantes Nadia Ellis et Michèle Soffer, qui ont mis l’accent sur le rapport entre la question de la « délégitimation d’Israël » et  la négation de la Shoah –Nadia Ellis dans  les discours officiels de l’Etat d’Israël, et Michelle Soffer dans l’étude que fait Pierre-André Taguieff du procédé fallacieux de l'amalgame, mis au service d'un processus d'instrumentalisation de la Shoah menant inévitablement à la délégitimation de l'Etat d'Israël.