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6 médailles aux Olympiades de mathématiques pour l'équipe israélienne entrainée à l'Université de Tel-Aviv

Résultat impressionnant pour l'équipe nationale israélienne de mathématique qui a remporté deux médailles d'argent et quatre de bronze aux Olympiades de mathématiques pour la jeunesse qui se sont tenues à Kloj en Roumanie à la fin de la semaine dernière, qui réunissaient 615 jeunes de 116 pays.

Olympiadesmaths2018Roee Sinai de Kfar Oranim et Eitan Tirosh de Natanya ont gagnés chacun une médaille d'argent. Maya Naveh de Haifa, Itay Yehuda de Ganey Tikva, Lior Hadassi de Hod Hasharon et Ido Karshon de Jérusalem ont remporté des médailles de bronze.

L'équipe israélienne de mathématiques a été formée comme chaque année à l'École des sciences mathématiques de l'Université de Tel-Aviv et à l'Université de Tel-Aviv pour la jeunesse, sous la direction du Prof. Eylon Solan, de Lev Radzivilovsky, entraîneur de l'équipe, et du doctorant Dan Carmon.

Le Prof. Joseph Klafter, Président de l'Université de Tel-Aviv, a félicité l'équipe pour ses réalisations impressionnantes, rappelant que l'UTA propose un large éventail de programmes pour promouvoir l'excellence dans les sciences chez les jeunes lycéens. "J'espère que nous verrons dans l'avenir de plus en plus de jeunes qui atteindront des résultats internationaux aussi formidables."

Selon le ministre de l'Éducation, Naftali Bennett, "Les mathématiques et la science sont la base de notre continuation en tant que nation startup. C'est pourquoi j'ai décidé de mettre l'accent ces dernières années sur les mathématiques et les sciences dans le système éducatif, et de promouvoir l'excellence dans ces domaines. Et en effet, les chiffres sont en augmentation constante. Félicitations à Roee, Eitan, Maya, Itay, Lior et Ido, vous êtes l'avenir d'Israël. Votre victoire est porteuse d'un grand enthousiasme. Israël est une force montante dans le monde dans tous les domaines et la jeunesse israélienne est une réelle source de fierté. Continuez dans la voie de la réussite".

Israël participe aux Olympiades de mathématiques depuis 1979 et a accompli des réalisations importantes au fil des ans: 13 médailles d'or, 50 médailles d'argent, 92 de bronze et 23 mentions honorables.

 

Sur la photo: (de droite à gauche): Eli Fried, PDG du Future Scientists Center et les membres de l'équipe: Eitan Tirosh (médaille d'argent), Itay Yehuda (médaille de bronze), Lior Hadassi (bronze), Roee Sinai (argent), Maya Naveh (bronze), Ido Karshon (bronze). À leur gauche: Dr. Ofer Rimon, directeur du Département des Sciences et Technologie du ministère de l'éducation. (Crédit: Bureau de presse du gouvernement)

 

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Création d'une nouvelle organisation internationale de lutte contre l'antisémitisme hébergée à l'Université de Tel-Aviv

Le Centre Kantor pour l'étude des communautés juives contemporaines en Europe de l'Université de Tel-Aviv sera le siège d'une nouvelle organisation internationale de recherche qui aura pour but d'élaborer une stratégie de lutte contre l'antisémitisme à l'aide d'outils universitaires et scientifiques. Créé suite à la conférence internationale "Fin à l'antisémitisme !" qui s'est tenue en février dernier à l'Université de Vienne, l'IOAR (The International Organization for Antisemitism Research) regroupera des chercheurs du Canada, d'Autriche, d'Israël et des Etats-Unis et mènera des recherches multidisciplinaires.

Kantor Center 2Les chercheurs et décideurs politiques et religieux ayant participé au colloque "Fin à l'antisémitisme!" qui s'est tenu à Vienne du 18 au 22 février 2018 ont approuvé à l'unanimité une proposition visant à créer un organisme universitaire international qui portera le nom d'"Organisation internationale pour la recherche sur l'antisémitisme" (IOAR). Sa vocation sera de gérer des recherches multidisciplinaires sur l'antisémitisme et ses diverses manifestations tout au long de l'histoire et d'élaborer une stratégie de lutte contre l'antisémitisme au moyen d'outils universitaires et scientifiques. L'objectif de l'organisation est d'encourager la coopération académique théorique et pratique afin d'approfondir la compréhension du phénomène. L'organisation a l'intention de tenir des conférences et de favoriser la recherche et les échanges d'idées entre les chercheurs et les décideurs.

Prof. Jehuda Reinharz, ancien président de l'Université Brandeis aux Etats-Unis et actuel président de la Fondation Mandel, en sera le président. Les membres du comité fondateur sont les Prof. Catherine Chatterley de l'Université du Manitoba (Canada), historienne, fondatrice et directrice du Centre canadien pour l'étude de l'antisémitisme (CISA), Armin Lange de l'Institut d'études juives de l'Université de Vienne, Dina Porat, directrice du centre Kantor, Alvin Rosenfeld de l'Université d'Indiana, Lawrence Schiffman de l'Université de New York, Monika Schwartz-Friesel de l'Université technique de Berlin, et Mark Weitzman du Centre Simon Wiesenthal et de l'Alliance internationale pour le souvenir de l'Holocauste.

Le Comité exécutif entreprendra bientôt le processus de formulation des règles et conditions d'adhésion de l'organisation, ainsi que la planification de la première conférence internationale de l'IOAR.

A la barbe du BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) : Signature d'un accord de coopération entre le Collège de France et l'Université de Tel-Aviv

Dans le cadre de la Saison France-Israël 2018, un prestigieux colloque interdisciplinaire s'est déroulé au Collège de France en collaboration avec l'Université de Tel-Aviv, le 7 juin 2018, en présence de Dominique Perben, ancien Garde des Sceaux, et des Prof. Alain Prochiantz, administrateur du Collège de France, Eyal Zisser, vice-recteur de l'Université de Tel-Aviv, François Heilbronn, président de l'Association française de l'UTA et Claude Cohen-Tannoudji, Prix Nobel de Physique. Organisé à l'initative des Prof. Antoine Compagnon (Collège de France) et Ruth Amossy (UTA), il a réuni d’éminents chercheurs des deux pays devant une salle comble et a été l’occasion de la signature d'un accord de coopération pour renforcer les liens déjà solides et anciens entre les deux institutions, et ce malgré les attaques sans succès lancées par le BDS contre la prestigieuse institution française.

College de France 2Les intervenants ont tous relevé les relations de longue date entre le Collège de France et l'Université de Tel-Aviv ainsi que la vigueur et l’ancienneté des liens scientifiques entre les deux pays. "Cet accord signé ce jour porte une symbolique historique puissante. Il est placé sous des traditions pluri-centenaires chères à nos cœurs", a déclaré François Heilbronn. Rappelant les efforts du BDS pour demander l’interdiction de la saison croisée France-Israël, il remercie chaleureusement le Collège de France: " qui loin de la 'vulgate' nous accueille ici dans cette éminente enceinte, collège de Vatable, Renan et Berger. Je veux ainsi voir dans la succession de ces liens d’amitié et de courage au travers de l’histoire, l’expression d’une amitié que rien ne dément et qui trouve sa pleine expression dans la signature de la convention de ce jour".

Archéologie biblique et littérature

Quatre thèmes ont fait l'objet de tables rondes entre les chercheurs des deux pays: archéologie biblique, littérature et société, énergies renouvelables, physique quantique et théorie des cordes.

Les Prof. Israël Finkelstein (UTA) et Thomas Römer (Collège de France) ont présenté les premiers résultats d'un projet conjoint de l'Université de Tel-Aviv et du Collège de France sur le chantier de fouilles de Kiryath-Yearim, lancé en août 2017 sur un site biblique situé sur l'une des plus hautes collines des monts de Judée à 12 km à l’ouest de Jérusalem, dans le but d’enrichir les connaissances sur le statut, l’étendue et l’organisation des territoires des royaumes de Juda et d'Israël à l’âge du fer (1200 à 1000 av. J.-C., période des Juges et du début de la royauté). La ville biblique de Kiryat Yearim est en effet le dernier endroit où l'Arche d'alliance a été entreposée par Eléazar pendant une période de vingt ans avant d'être conduite à Jérusalem par le roi David (Premier Livre de Samuel 7:1; I Chron 13, 5-8). Elle fut également probablement le lieu d’un temple de Ba‘al, comme le suggère son nom antérieur, Kiriath-Baal (Jos. 15,60 ; 18,14). La session visait à démontrer le pouvoir de la combinaison de l'exégèse biblique et de l'archéologie moderne dans la reconstruction de l'histoire de l'ancien Israël et à décrire le contexte historique de la composition du texte biblique.

College de france StellaFace à la désaffection actuelle des étudiants pour les Lettres et les Humanités en général, la session suivante tentait de réfléchir sur les manières dont la littérature contemporaine peut servir d’espace de débats, de controverses, voire de polémiques, sur des questions sociétales, et d'analyser ce que la littérature peut nous apprendre sur notre société et sur nous-mêmes. Pour le Prof. Amossy, la fonction des Lettres "ne relève pas du faire, mais de la réflexion sur ce faire, d’un exercice de compréhension et d’analyse critique. Penser, interroger, sonder le monde dans lequel nous vivons est essentiel à la fois pour donner du sens à notre vécu, et pour influer sur nos décisions et nos comportements". Spécialiste d'argumentation et d'analyse du discours, elle examine comment "le discours littéraire oriente le lecteur vers certaines façons de voir, de comprendre, de sentir la réalité sociale. Le travail de l’analyste est de montrer comment ce discours dit le monde autrement, et ce que chaque œuvre nous invite à interroger et à repenser, dans une remise en question de nos habitudes et de nos certitudes". Pour le Prof. Compagnon, cependant, "la littérature (la vraie) déjoue tout projet didactique; on la lit malgré lui, elle lui survit, s’en débarrasse comme d’un échafaudage". Il évoque ainsi une conception postmoderne selon laquelle "la littérature ne sert à rien, inutile, gratuite (objet esthétique), et c’est pour ça qu’on l’aime… la littérature se revendique comme maudite, étrangère, sans pouvoir". Il plaide en faveur d'une réhabilitation de la dimension littéraire du travail, souvent passée inaperçue.

Energies renouvelable et gravité quantique

Lors de la session suivante, les Prof. David Andelman (UTA), Guy Deutscher (Collège de France) et Didier Roux (Académie des Sciences) ont discuté du défi crucial posé par la question de la quantité limitée des ressources naturelles sur terre et des dangers qu'elle implique pour l'environnement, en raison du rythme croissant de la population mondiale, de la croissance économique et de l'urbanisation. En outre, utiliser les combustibles fossiles comme principale source d'énergie augmente de manière alarmante la quantité de CO2 et d'autres polluants rejetés dans l'atmosphère, et peut avoir de graves conséquences sur la déstabilisation de la biosphère. Les énergies renouvelables étant souvent proposées comme la solution optimale à ces problèmes mondiaux, les chercheurs ont abordé le rôle et les limites des énergies renouvelables, meilleur futur candidat en remplacement des combustibles fossiles. Ils ont présenté le rôle essentiel joué par l'entropie dans la compréhension de la production énergétique actuelle, de l'augmentation de la pollution et de toutes les tendances irréversibles possibles. En outre, ils ont discuté de l'importance cruciale du stockage de l'énergie, de l'adaptation du réseau électrique et de la nécessité d'une planification de la politique énergétique à long terme (30 à 50 ans). La session s'est conclue sur la nécessité d'avoir une approche plus scientifique dans le domaine des énergies renouvelables et des questions environnementales.

Collegede FranceFrancoisEnfin, la dernière session portait sur la théorie de la gravité quantique. Un des plus grands défis de la physique moderne est de réconcilier la théorie de la gravitation d'Einstein et la mécanique quantique (branche de la physique qui a pour but de décrire des phénomènes que la physique classique échoue à expliquer comme les trous noirs ou l'origine de l'univers), qui constituent deux piliers essentiels de notre compréhension de l'univers. Toutes deux vérifiées avec un succès remarquable, ces théories sont mutuellement incompatibles. Les deux présentations complémentaires de Marc Henneaux et Yaron Oz visaient tout d'abord à expliquer brièvement les principes de la théorie d'Einstein et celles de la mécanique quantique, ainsi que les idées qui ont révolutionné la physique sur lesquelles elles reposent. Puis a été abordé le conflit entre ces deux théories. Enfin les chercheurs ont exposés les tentatives actuelles de synthèse cohérente à travers la théorie des cordes, qui offre à l'heure actuelle les meilleures perspectives de succès pour fournir une description de la gravité quantique, unification de la mécanique quantique et de la théorie de la relativité générale. De plus la théorie des cordes ne s'arrête pas là, et par sa richesse, a jeté des ponts fructueux et parfois inattendus avec d'autres domaines de la physique présentant également des défis passionnants (hydrodynamique et turbulence, physique de la matière condensée et supraconductivité à haute température, information quantique).

Le colloque s'est tenu en dépit des protestations entre autres de l'Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine, dont des membres étaient venus distribuer des tracts devant le bâtiment pendant le colloque, et qui dans un article intitulé "La coupable indulgence du Collège de France", avait qualifié la signature de l'accord entre les deux institutions de "scandaleuse" et la saison croisée France-Israël "d'indigne".

Le Prince Albert de Monaco sur le campus de l'Université de Tel-Aviv

Le Prince Albert II de Monaco était hier 12 juin 2018 sur le campus de l'Université de Tel-Aviv, où il a été reçu par le Prof. Joseph Klafter, Président de l'Université, le Prof. Jacob Frenkel, Président du conseil des gouverneurs et Amos Elad, Vice-président. Il y a rencontré de nombreux chercheurs et étudiants, et y a reçu le titre de Docteur honoris causa de l'Université de Tel-Aviv, au cours d'une cérémonie festive qui s'est déroulée dans le bâtiment Porter des Etudes sur l'Environnement, une de ses préoccupations centrales depuis de nombreuses années.
Le Prince était accompagné de son conseiller en communication, David Tomatis, de Bernard Fautrier, secrétaire général de la Fondation Prince Albert, et de son aide de camp, le Lieutenant-colonel Michaël Benichou. Participaient également à la visite Ilan Beck, consul de Monaco à Tel-Aviv, le Prof. François Heilbronn, Président de l'Association française de l'Université de Tel-Aviv, Danielle Schemoul, déléguée générale de l’association et Agnès Goldman, déléguée générale de l’Association francophone.

Honoriscausa2Le titre de Docteur honoris causa de l'Université lui a été remis "En reconnaissance de son engagement profond en faveur de la préservation de l'environnement au bénéfice des générations futures, ses efforts pour la promotion de la coopération multilatérale en vue du développement de nouvelles solutions aux défis environnementaux, en particulier liés au climat, à l'eau et à la biodiversité; ses liens chaleureux avec la communauté juive de Monaco, et sa longue amitié et son soutien pour Israël et le peuple juif".

"l'UTA est en pointe dans les domaines de la préservation, de l'optimisation et de l'utilisation de l'eau"

"C'est un grand honneur pour moi de recevoir, au titre de mon engagement pour la protection de notre environnement, la distinction de Docteur honoris causa de la prestigieuse Université de Tel-Aviv", a déclaré le Prince. "Grâce aux travaux de ses brillants chercheurs et aux techniques d'avant-garde en matière d'irrigation pour le développement de l'agriculture en milieu aride et désertique, l'UTA est en pointe dans les domaines de la préservation, de l'optimisation et de l'utilisation de l'eau, un bien devenu si précieux pour notre planète, ses habitants et sa biodiversité. C'est aussi un domaine d'action prioritaire pour la Fondation Prince Albert II que j'ai fondée en 2006".

La visite du Prince a débuté par une rencontre avec Shlomo Nimrodi, CEO de Ramot, la société de transfert de technologie de l'UTA, qui a présenté l’Université comme un vivier de startups, caractéristique s’expliquant tout d’abord par son excellence scientifique : l’UTA est la 3e institution en Europe pour le nombre de bourses accordées par le Conseil Européen de la Recherche (ERC) à des jeunes chercheurs, et se classe à la 9e place dans le monde (1ère en dehors de Etats-Unis), pour le nombre de ses anciens diplômés devenus entrepreneurs, et à la 8e pour la création de ‘licornes’, startups valorisées à plus d’un milliard de dollars. "Israël est un petit pays sans marché local, ce qui force les jeunes entrepreneurs à se diriger directement vers le marché mondial", a expliqué Nimrod Cohen, directeur de Tau Venture, le fonds de capital-risque établi par l'Université en avril dernier pour les startups montées par ses anciens étudiants. " 50% des entrepreneurs israéliens ont un lien avec l’UTA, nous avons quelque chose d’unique ", a-t-il ajouté.

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Cinéma, environnement et biodiversité

Le Prince s’est ensuite rendu à l'Ecole de Cinéma et Télévision Steve Tisch sur le campus; il y a été reçu dans le laboratoire de media numérique, où les étudiants lui ont fait expérimenter leurs projets de réalité virtuelle. "Nous sommes très fiers de nos étudiants qui obtiennent régulièrement de nombreux prix internationaux", a déclaré le Prof. Raz Yosef, directeur de l’Ecole. "Nous voulons montrer que le cinéma est toujours pertinent pour les jeunes d’aujourd’hui, à l’ère de la communication numérique ", a affirmé pour sa part le Dr. Udi Ben-Arie, directeur du programme de media numériques. Le Prince a ensuite assisté à la projection d’un émouvant petit film à la mémoire de sa mère, l’actrice américaine Grâce Kelly, réalisé par une étudiante de l’Ecole.

Le déjeuner, qui s’est déroulé au Centre de la Fondation Adélis, a été l’occasion pour le Prince Albert de s’entretenir à bâtons rompus avec des étudiants de la Faculté d'Ingénierie, du Centre Manna pour la sécurité alimentaire, de l'Ecole des études sur l'Environnement, de l'Ecole des Neurosciences et de l'Ecole d'Informatique.

La journée s’est poursuivie avec la visite du bâtiment de l'Ecole Porter des Etudes sur l'Environnement, l’édifice le plus écologique d’Israël, qui a obtenu en décembre 2014 le "Leed Platinum", norme américaine la plus élevée de qualité environnementale pour la construction. L’Ecole Porter héberge également l’accélérateur de startups de l’UTA dans le domaine des transports intelligents. Au cours de la visite, le Prince a rencontré le Prof. Daniel Chamovitz, Doyen de la Faculté des Sciences de la vie et le Prof. Yossi Rosenwaks, Doyen de la Faculté d'ingénierie et fondateur du centre des énergies renouvelables, qui travaille notamment à la transformation des algues en biocarburants. Le Prof. Colin Price, directeur de l'Ecole des Sciences de l'environnement a présenté entre autre les nouveaux mini-satellites de contrôle de la pollution de l'air à partir de l'espace mis au point à l'UTA, dont deux sont déjà en orbite.

Collaboration avec l'Université de Tel-Aviv

PrinceElephantEnfin, le Prince Albert et sa délégation ont visité le nouveau Musée Steinhardt d'Histoire naturelle de l'UTA, Centre national israélien d'études sur la biodiversité, premier en son genre au Moyen-Orient, qui renferme plus de 5 millions de spécimens d'animaux racontant l'histoire de la région depuis un milliard et demi d'années. La visite a été conduite par le Prof. Tamar Dayan, Directrice et fondatrice du Musée. En construction depuis 2015, le nouveau Musée ouvrira ses portes au public le 2 juillet.

Le Prince Albert II, fils de la Princesse Grace et du Prince Rainier III, a accédé au trône en 2005. Depuis, il n'a cessé d'exercer son influence dans le monde en faveur de la lutte contre le changement climatique et pour la préservation de la biodiversité et de l'environnement, en particulier l'environnement marin. Seul chef d'Etat en titre à avoir visité le Pôle nord, en 2006, il est par ailleurs conseiller pour l'organisation Orphans International, association caritative créée pour le logement et l'éducation des enfants orphelins et abandonnés. En 2015, au cours d'une cérémonie d'inauguration d'une stèle à la mémoire des Juifs de Monaco qui ont péri pendant l'Holocauste, il a demandé pardon pour l'extradition des Juifs aux nazis par la police de Monaco dans la nuit du 27 au 28 août 1942.

L'Université de Tel-Aviv et la Principauté de Monaco coopèrent dans différents domaines. En décembre dernier un colloque scientifique en partenariat entre l'UTA et la Fondation Prince Albert II s'est déroulé dans la Principauté, sous le haut patronage du Prince, avec la participation d'une délégation de l'Université dirigée par le Prof. Klafter, sur le thème de la préservation de l'environnement, le développement des villes intelligentes et l'écologie.

 

Photos: Chen Galili

Faire la paix 1918-2018 : Colloque à l'Université de Tel-Aviv

Un colloque international multidisciplinaire sur le thème "1918-2018: Faire la paix" s'est déroulé à l'Université de Tel-Aviv le mercredi 6 juin. Organisé dans le cadre de la Saison croisée France-Israël 2018, par le Prof. Nadine Kuperty-Tsur, directrice du programme de culture française de l'Université, en collaboration avec l'Institut français d'Israël, et le Centre de Recherche français à Jérusalem (CRFJ), il a réuni des chercheurs de l'UTA, de l'EHESS, et de l'Université de Ratisbonne en Bavière.
Son but était d'observer les enseignements du passé pour mieux comprendre le présent.

AvnerNadineBoris2Le colloque a été introduit par le Prof. Aviad Kleinberg, directeur de l'Ecole doctorale d'histoire de l'Université de Tel-Aviv, et par Philippe Guillien, attaché de coopération éducative et linguistique auprès de l'Institut français. "C'est un plaisir et un honneur d'être à l'ouverture de ce colloque international", a déclaré ce dernier. Citant la phrase prononcée par Georges Clémenceau dans son discours de Verdun le 1 juillet 1919 : "Il est plus facile de faire la guerre que la paix", il rappelle qu'en 2018, "d'autres conflits existent et le besoin de paix est toujours aussi essentiel. Faire la paix, c'est tirer les leçons de l'histoire et apprendre à respecter la dignité humaine partout où elle existe".

"A l'approche du centenaire de l'armistice, nous avons voulu réunir des spécialistes de différents domaines et pays pour comprendre de quoi la paix est faite", a déclaré pour sa part le Prof. Kuperty-Tsur, qui a par ailleurs signalé que, outre le soutien de l'Institut français, le colloque a été réalisé grâce à la donation Maratier, qui a également permis la renaissance du programme de culture française de l'Université. Remerciant le Dr. Sylvie Housiel (UTA) qui en a eu l'idée, elle l'a dédié à son arrière-grand-père immigré de Lithuanie, qui dès la déclaration de guerre s'est porté volontaire dans l'armée française en reconnaissance de l'accueil que la France lui avait réservée. "Nous tournerons le dos à la guerre pour nous intéresser aux conditions d'une paix mal ficelée en 1918, qui a abouti 20 ans plus tard à la deuxième guerre mondiale, et aux enseignements que nous pouvons en tirer aujourd'hui".

"Faire la paix est aussi très personnel, privé et intime"

Pour le Dr. Yann Scioldo- Zürcher (EHESS- CRFJ), co-organisateur du colloque : "La paix doit donner à toutes les parties les conditions pour entrer dans l'apaisement, ainsi que celles de la résilience, car les populations doivent dès lors apprendre à vivre ensemble. Guerre génocidaire, la guerre de 1914-18 a changé le monde. Nous faisons aujourd'hui le pari de la repenser pour comprendre le présent".

Faire la paix POS 1 page 001Le prof. Iris Rachamimov, du Département d'histoire de l'Université de Tel-Aviv a présenté sa recherche sur l'internement de masse pendant la première guerre mondiale. 8 millions de militaires et 800 000 civils ont été détenus dans des camps d'internement pendant la grande guerre: "C'est le premier phénomène d'internement de masse de prisonniers dans l'histoire". S'appuyant sur des mémoires de civils, d'officiers et de soldats en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Russie, le Prof. Rachamimov a étudié comment le temps s'arrête pour les prisonniers de guerre: "Ils ont le sentiment d'avoir été figés dans le temps et dans l'espace, coupés à la fois du passé et de l'avenir, alors qu'à l'extérieur le temps s'accélère". Pour reprendre le contrôle de leur temps, les prisonniers utilisent diverses stratégies, comme d'instaurer des routines de camp ou se projeter dans l'avenir, dans l'après-internement. La sortie des camps et le retour à la normale constitue également un défi :"Faire la paix est aussi très personnel, privé et intime", conclue-t-elle.

Le Dr. Sylvie Housiel a analysé la formule d'une "Paix sans victoire" prononcée par le président Wilson dans un discours au Congrès américain le 22 janvier 1917, dans lequel il fixe les bases générales d'une paix durable, "sans vainqueur ni vaincu", où "aucune nation ne cherche à imposer sa politique à un autre pays". Selon elle, la formule, si elle a eu un impact important à l'époque, a été exclue en France par la grande majorité des combattants, méfiants envers les puissances centrales, et qui, s'ils avaient abandonné l'idée d'une "paix victorieuse" qui prévalait lors de l'entrée en guerre, ne voulaient cependant pas d'une paix à tout prix. Le Dr. Housiel relève d'ailleurs que le Président Wilson a lui-même déclaré plus tard que "le droit est plus précieux que la paix".

Les morts du 11 novembre

A partir d'un corpus de correspondance conservé dans les archives du ministère de la Défense à Vincennes, le Dr. Galit Haddad (EHESS - UTA) étudie l'état d'esprit des combattants français "face au souffle de la victoire". Du 8 aout au11 novembre 18, les soldats passent de la perspective d'une éventuelle défaite à celle d'une paix victorieuse. La protestation contre la guerre s'éteint peu à peu avec l'idée d'une victoire certaine alors que la notion de vengeance fait son chemin comme droit légitime en vertu de la loi du Talion. Cependant, les lettres des soldats, dont certaines sont particulièrement émouvantes retranscrivent leurs craintes de perdre la vie juste avant la victoire, prémonitoires pour un grand nombre d'entre eux puisque 3 300 000 combattants seront tués au cours des derniers mois de la guerre, dont plus de 10 000 dans la matinée du 11 novembre. "Les morts du 11 novembre seront enregistrés par l'armée française à la date du 10. Dans l'esprit des combattants le son des cloches de la victoire se mêle au sifflement des obus et la joie a un goût amer, celui des camarades absents".

Galit AvnerTalLe Dr. Tal Sela (UTA) s'est pour sa part attaché au cas des tirailleurs sénégalais. 134 000 soldats d'origine d'Afrique saharienne soit 1,6% de l'ensemble des combattants, ont été enrôlés dans les rangs de l'armée française pendant la première guerre mondiale, "mais leur importance dans le débat français est bien supérieure à leur nombre", dit-il. Le débat autour de leur recrutement fait intervenir des arguments raciaux: "ce sont des sauvages, ils font peur et ils supportent mieux la douleur". Un soldat sur 5 ne reviendra pas et les Africains ont considéré que la France leur est redevable d'une dette de sang. Cependant "non seulement ils n'ont pas obtenu la citoyenneté, mais ce n'est qu'en 2003 qu'à été prise la décision de revaloriser leur retraite d'ancien combattant. L'épisode des 'poilus noirs' a eu une grande importance malgré leur petit nombre de même que son impact sur l'avenir des relations entre la France et ses colonies".

Le Dr. Aviv Amit a ensuite présenté le déclin des langues régionales en France après la première guerre mondiale. Celles-ci "avaient jusque là perduré, bien que constituant un défi pour la République. Peu à peu s'était imposé un système de diglosie, avec une langue haute et des langues basses réservées aux échanges quotidiens. Pendant la guerre des tranchées le français devient la langue de l'intégration nationale. Le sang versé scelle le lien avec la France et parler une autre langue devient antipatriotique". En parallèle on note une dévalorisation des langues régionales face au français, langue de la libération nationale pour les pères dans les tranchées, et celle de la promotion sociale pour les mères à l'arrière. Les langues régionales deviennent un obstacle à la réussite des enfants, phénomène que le Dr. Amit compare au processus de l'immigration. Le français est adopté comme langue nationale et la France passe de la diglosie au monolinguisme.

La guerre comme une chose naturelle

Marina Ortrud Hertrampf (Regensburg Universität) a fait entendre les voix oubliées des poétesses pacifistes contre la Grande Guerre. Selon elle, "la première guerre mondiale a engendré une grande production de textes poétiques restés méconnus car concurrencés par les témoignages en prose et la propagande patriotique et militariste. Les poèmes pacifistes écrits par des femmes sont une 'écriture de l'arrière': ils parlent des mères, des malades, des vieux et des enfants. C'est une autre voix sur la guerre". Elle donne de nombreux exemples, comme ceux de Marcelle Capy (Une voix de femme dans la mêlée) qui lutte à la fois contre la guerre et la société patriarcale, Hélène Brion, pour qui " il existe une contradiction totale entre la guerre et le féminisme ", Henriette Sauret, poète, journaliste, féministe et pacifiste et Noélie Drous, institutrice, poète et syndicaliste.

SalleComparant la commémoration de la Grande Guerre en France et celle de la guerre d'indépendance en Israël, le Prof. Avner Ben-Amos (UTA) a pu constater une grande ressemblance dans la manière de perpétuer la mémoire des soldats après ces deux guerres qui ont été les plus meurtrières de l'Histoire pour chacun de ces pays, et malgré les grandes différences entre les deux Etats : apparition des cimetières militaires, généralisation des monuments aux morts, commémoration du soldat inconnu en France ou des soldats dont le lieu de sépulture est inconnu (Israël). La France de 14 et Israël en 48 sont deux pays qui ont connu les mêmes processus: une démocratisation de l'Etat-Nation qui a abouti au citoyen –soldat défendant son pays, le culte des morts et la laïcisation de la mémoire collective. Selon lui, le choix de la commémoration de la mémoire des combattants sous forme de deuil et de recueillement a créé l'impression que la guerre est une chose naturelle dont les soldats sont les victimes.

Boris Adjemian (Bibliothèque de l'Union générale arménienne de Bienfaisance – UGAB et Institut des Mondes africains, Paris), s'est attaché au cas des orphelins arméniens réfugiés à Jérusalem après la première guerre mondiale et le génocide de 1917-1922. Il analyse comment les photos de groupes des orphelins prises dans les institutions gérées par l'UGAB sont des 'acteurs historiques' utilisés pour la fabrication d'un espace communautaire idéalisé établissant une continuité entre l'espace humanitaire établi après le génocide et un espace sacré préexistant, celui de l'ancienne communauté arménienne implantée dans la ville sainte depuis des siècles. Représentations archétypées et figées de groupes d'enfants exprimant un apaisement et un ordre retrouvé après le génocide, enfants modèles rebâtis par la philanthropie arménienne, qui ne disent rien de la faim, des épidémies, des conditions d'hygiène, etc... mais sont empreintes d'une symbolique chrétienne où Jérusalem est marquée d'une présence sacrée, et constituent des traits d'union entre des mémoires segmentées.

Au cours de ce riche colloque ont également été remises cinq bourses offertes à des étudiants du programme de culture française de l'Université par l'Ambassade de France et l'Institut français pour aller étudier en France pendant deux semaines.