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Bruno Le Maire, Ministre de l'Economie et des Finances, sur le campus de l’Université de Tel-Aviv

Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie et des Finances, s’est rendu ce matin sur le campus de l’Université de Tel-Aviv, en compagnie du Prof. François Heilbronn, Président des amis français de l’Université, de l’ambassadrice de France en Israël Hélène Le Gal et d’une délégation de responsables économiques et de dirigeants d’entreprises français. Il y a été reçu par le Prof. Joseph Klafter, Président de l’Université de Tel-Aviv, le Prof. Jacob Frenkel, Président du Conseil des Gouverneurs, Amos Elad, Vice-président de l’Université chargé des ressources ainsi que des chercheurs et représentants des facultés.

Francois lemairecampusParticipaient également à la visite Sébastien Linden, attaché de coopération scientifique et universitaire auprès de l’ambassade de France, Marc Azuelos, expert international de la France chargé des partenariats d'innovation technologique et Daniel Rouach, président de la Chambre de commerce et d’industrie Israël-France.

Après un tour sur le campus et une visite du Centre Blavatnik pour la découverte de nouveaux médicaments sous la direction du prof. Ehud Gazit, une table ronde a réuni les participants.

« C’est un grand honneur de vous recevoir ici », a déclaré le Prof. Frenkel. « L’histoire d’Israël est celle de l’intégration réussie d’une immigration venue du monde entier », a-t-il ajouté. « Nous sommes un petit pays de huit millions et demi d’habitants sans ressources naturelles. Notre principale richesse est notre capital humain, dont une grande proportion est investie dans la recherche, le développement et l’entreprenariat, et l’université de Tel-Aviv est au centre de cet engagement ».

Echanges universitaires et coopération technologique et économique

Le Prof. Klafter a annoncé que l’UTA est parvenue pour la quatrième année consécutive à la 9e place dans le monde et la première en dehors des Etats-Unis pour son nombre de diplômés devenus entrepreneurs, selon le classement annuel la société Pitchbook « L’UTA est l’un des principaux leaders se tenant derrière  le concept de la nation startup. C’est l’une des plus jeunes universités du pays, mais aussi la plus grande, la plus complète, et le premier choix des étudiants ». 

groupe« Nos liens avec la France se situent non seulement au niveau des échanges académiques, mais également à celui de la coopération technologique et économique, dont l’un des meilleurs exemples est le laboratoire d’innovation du groupe Renault inauguré l’an dernier à l’Ecole Porter d’Etudes environnementales de l’Université de Tel-Aviv » a-t-il ajouté. «  Je tiens à remercier l’association des amis français de l’université tant pour son soutien philanthropique que pour les contacts qu’elle promeut entre l’UTA et les acteurs institutionnels et économiques français ».

Le Prof. Dan Peer du département de recherche cellulaire et d’immunologie, directeur du Centre de recherche sur la biologie du cancer de l’UTA et a ensuite présenté le consortium Focal Technology Area qui développe des systèmes de délivrance des médicaments de taille nanométrique pour le traitement du cancer et des maladies cardiovasculaires : « Je suis convaincu que nous pouvons changer l’avenir de la médecine en le dirigeant vers le diagnostic et les thérapies personnalisés. Notre rôle est de faire passer les concepts scientifiques dans le monde réel ».

"Je souhaite voir doubler les investissements des sociétés israéliennes en France en 2018"

Enfin, Shlomo Nimrodi, a présenté les activités de Ramot, la société de transfert de technologie de l’Université de Tel-Aviv, dont il est le directeur : « Les chercheurs de l’Université sont à l’origine de plusieurs centaines d’inventions par an, par exemple la mémoire Flash de ScanDisk. Chaque année 10 nouvelles startups émergent de l’UTA, et nous développons également les partenariats avec les sociétés internationales, comme Baxter pour la production de solutions innovantes pour  les salles d’opération et Biosynth pour la détection du cancer ».

Le ministre Bruno Le Maire a tenu à remercier personnellement François Heilbronn, rappelant le partenariat de longue date entre l’UTA et Sciences Po, et n’a pas caché son admiration pour Israël et l’Université de Tel-Aviv : « Chaque fois que je viens dans ce pays, je suis impressionné par ce que vous en avez fait, malgré les défis auxquels vous êtes confrontés pour en assurer la protection. Vous avez réalisé un rêve avec de la poussière, vous avez transformé un rien en tout et fait d’Israël un pays puissant et respecté. L’Université de Tel-Aviv est l’une des plus performantes dans le monde, et vous êtes un exemple pour les universités françaises », a-t-il déclaré.

CadeauEn chemin vers le Festival DLD de l’innovation à Tel-Aviv, le ministre a rappelé le but de sa visite, qui est de renforcer la coopération économique entre les deux pays : « La coopération économique entre la France et Israël n’a pas encore atteint le niveau où elle devrait être. La France a engagé sa transformation économique. Nos deux pays sont des nations startups. Je souhaite voir doubler les investissements des sociétés israéliennes en France en 2018, en particulier dans le domaine de l’innovation et des nouvelles technologies. Je suis très reconnaissant pour ce que votre pays a fait pour cette région. Nous devons surmonter les difficultés et développer les liens économiques entre la France et Israël et l’amitié entre nos deux pays ».

L’entrevue s’est terminée par une remise de cadeaux. Le président Klafter a offert au ministre une œuvre de l’artiste israélien Tsuki et  le Prof. François Heilbronn un exemplaire de la première édition du livre Terre d’amour de Joseph Kessel, qui raconte l’histoire de la visite en Israël de l’écrivain en 1926.

 

Photos : Israel Hadari.

L’Université de Tel-Aviv de nouveau à la 9e place mondiale pour la création de startups

Pour la quatrième année consécutive, l'Université de Tel-Aviv se classe à la 9ème place dans le monde et à la première à l'extérieur des États-Unis, pour le nombre de ses diplômés de premier cycle devenus entrepreneurs, selon le classement de la société d’analyse de marché Pitchbook Data pour l’année 2017.

Top 1Selon les données de Pitchbook, parmi les entreprises qui ont reçu un financement au cours des dix dernières années (du 1er janvier 2006 au 18 aout 2017), on trouve 582  diplômés de premier cycle de l'Université de Tel-Aviv qui ont fondé 486 entreprises et levé un total de 6,7 milliards de dollars, parmi elles 8 « licornes » (sociétés évaluées à plus d’un milliard de dollars). Ces données placent l'UTA dans le top10 des universités les plus prestigieuses du monde, dépassant pour la 4e fois des institutions de premier plan telles que Yale, UCLA et Princeton.  

Par ailleurs l’UTA reste à la première place dans le monde dans ce domaine à l'extérieur des Etats-Unis, devant le Technion de Haïfa (14e place), l’Université de Waterloo (20e place) et l’Université de Toronto (31e place). L’Université hébraïque de Jérusalem arrive à la 35e place.

La société d'analyse Pitchbook Data compare tous les ans les institutions dont les anciens étudiants ont réussi à lever le plus de fonds des sociétés de capital-risque pour les entreprises qu'ils ont créées. En tête du classement se trouve l'Université de Stanford avec 957 entreprises établies par 1127 diplômés ayant levé 22,6 milliards de dollars, suivie de près par l'Université de Californie à Berkeley, le Massachusetts Institute of Technology (MIT), l'Université de Harvard, l'Université de Pennsylvanie, l'Université Cornell, l'Université du Michigan et l'Université du Texas, située à une place au-dessus de l'Université de Tel-Aviv.

En outre, l'université de Tel-Aviv arrive à la 13e place dans le monde et à la première en Israël pour ses diplômés de MBA devenus entrepreneurs, avec 196 sociétés établies par 206 diplômés qui ont soulevé 3,2 milliards de dollars. Le programme de MBA de l'UTA est le seul programme israélien de MBA a être entré dans le classement de Pitchbook. En tête pour ce critère se trouve l'Université de Harvard suivie par Stanford et l'Université de Pennsylvanie.

Parmi les 486 sociétés établies par les diplômés de l'UTA, 283 sont dans le domaine des logiciels, les autres se répartissant sur une variété de domaines. 86 des 182 diplômés de premier cycle sont des entrepreneurs en série (ayant fondé plus de 2 entreprises), et 8 parmi les diplômés de MBA.

Enfin 86 diplômés représentant 73 entreprises ont réalisé des « exits » (vente de leur startup) pour un montant global de plus de 6 milliards de dollars, plaçant l’UTA à la 8e place mondiale à cet égard.

 

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Recherche et innovation: 2 beaux exemples de coopération France-Israël à l’Université de Tel-Aviv

Marc Azuelos, l’expert international de la France chargé des partenariats d'innovation technologique et Arthur Robin, étudiant de troisième cycle qui fait sa thèse de doctorat sur l’extraction des protéines alimentaires à partir des algues à l’Ecole des Sciences de l’Environnement sont deux exemples d’une coopération bilatérale qui fait de l’Université de Tel-Aviv un pivot entre la France et Israël.

Marc AzuelosMarc Azuelos est depuis le début de l’année 2017 l’expert en soutien aux partenariats d'innovation technologique entre la France et Israël, mandaté par le ministère français des Affaires étrangères, et siégeant en partie à l’Université de Tel-Aviv et en partie au service économique de l’Ambassade de France en Israël. Il est membre actif de l’équipe Innovation récemment formée au sein de l´Ambassade.

« Mon rôle est de participer à la promotion des partenariats entre la France et Israël dans le domaine de la Recherche et du Développement, de rechercher les meilleurs atouts de part et d’autres pour susciter les partenariats, puis de vérifier les fonds publics disponibles pour les projets innovants bilatéraux », explique-t-il.  

Marc Azuelos a une formation d’ingénieur et 20 années d’expérience dans les domaines technologiques, en particulier dans les secteurs de l’énergie et de l’environnement. Après avoir fait son alyah en Israël en 2008, il a passé 7 ans chez Véolia Israël, en charge de l’innovation auprès du président, puis a rejoint la société israélienne de High-Tech, Orbotech.

Une trentaine de projets de partenariat

Selon lui, l’équipe travaille actuellement sur plus d’une trentaine de projets de sociétés intéressées à trouver un partenaire. « Une dizaine ont déjà trouvé et sont à présent à la recherche d’un financement » ajoute-t-il. Les domaines de partenariat privilégiés sont entre autres la cyber-sécurité, les transports intelligents, le biomédical, l’agriculture et l'alimentation.

L’équipe Innovation vient de plus de lancer début juin la nouvelle plateforme Internet  France Israel R&D Partnership, dédiée aux projets de R&D franco-israéliens, dont le but est de permettre aux entreprises françaises et israéliennes de rechercher des partenaires technologiques ou des programmes de financement.

« Le site constitue un point de convergence, un guichet qui permet aux partenaires potentiels des écosystèmes des deux pays de se connecter, d’adresser des demandes de recherche de partenaire et de s’intéresser à des programmes de financement dans le domaine de la R&D », explique Marc Azuelos. L’équipe prend également part active aux manifestations publiques dans le domaine de l’innovation comme la DLD et la Cyberweek de l’Université de Tel-Aviv.

Depuis la création du poste en 2014, l’expert technique international de la France entretient des rapports particuliers avec l’Université de Tel-Aviv, spécialement avec ses structures liées à la promotion de l’innovation et des startups comme StarTAU, le centre d’entreprenariat de l’Université.

Arthur RobinArthur Robin fait sa thèse de doctorat à l’Ecole des sciences de l’environnement de l’Université de Tel-Aviv, dans le laboratoire de bioénergie environnementale du Dr. Alex Goldberg, dans le cadre du programme de coopération franco-israélien "VI chercheur" (Volontariat international pour chercheur). Il étudie les algues marines, ou plus précisément l’extraction des protéines alimentaires pour l’alimentation humaine et animale à partir des algues.

Un sujet de recherche novateur

« Les algues sont des matières premières plus durables que le soja », explique-t-il. « Elles ont une productivité bien supérieure à celle des plantes terrestres, notamment en raison de leur cycle reproductif plus court. Le fait qu’elles soient cultivées en mer évite de plus la compétition pour l’usage de sols et les tensions avec les autres marchés des matières premières alimentaires ».

Originaire de Lyon, Arthur a fait son Master à l’Ecole supérieure d'agronomie et des industries alimentaires de Nancy. Il travaille depuis un an et demi dans le laboratoire du Dr. Goldberg, où il restera encore pendant plus de deux ans jusqu’à l’obtention de son doctorat.

« Je voulais travailler sur les algues car c’est l’une des principales ressources naturelles exploitables et je cherchais un sujet novateur », dit-il. « Ici nous travaillons sur une technologie qui n’a jamais été appliquée ailleurs dans ce domaine ». Les chercheurs du laboratoire du Dr. Goldberg étudient l’utilisation des outils de bio-ingénierie au service des sciences de l'environnement pour développer des alternatives simples et à faible coût aux ressources fossiles. Dans ce but, il se consacre à la production et à l’étude des algues et à leur transformation en aliments, produits chimiques et biocarburants.

« Trouver une alternative aux produits pétroliers est un projet d’avant-garde au profit de la planète et il est satisfaisant de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice », affirme Athur. « De plus, je voulais quitter la France pour vivre une expérience totalement différente, c’est pourquoi j’ai choisi de faire ma thèse à l’étranger. En Israël, je me retrouve dans un milieu multiculturel très différent de la France, malgré une assez grande communauté francophone. Et puis Tel-Aviv est une ville très dynamique, très jeune, avec un cadre fantastique ».

Israël et l'Université de Tel-Aviv: "Un excellent choix pour la recherche"

Arthur est logé dans la nouvelle résidence universitaire jouxtant l’UTA, le Campus Brochim, où il vit en colocation avec un post-doctorant indien. En plus de son travail au laboratoire, il s’immerge dans la culture israélienne et apprend l’hébreu : « j’ai toujours quelque chose à faire. C’est très intensif mais enrichissant et motivant. « La recherche est un univers fabuleux et ouvert, et le monde des chercheurs est  une grande famille à l’échelle mondiale ».

Et pour la suite ? Arthur hésite parmi les possibilités qui s’offrent à lui : post-doctorat, centre de recherche ou industrie privée, mais également…lancement de sa propre startup : « Je n’aurai jamais pensé à ça avant de venir en Israël. Ici on prend contact avec les entrepreneurs et on apprend comment on peut transformer une idée en une entreprise innovante. Cela devient possible, et moins effrayant ». En résumé, Arthur se déclare « très content aussi bien au niveau personnel que professionnel. Israël et l’Université de Tel-Aviv ont  été pour moi un excellent choix ».

Le programme de Volontariat International pour Chercheurs (“VI chercheur”), géré par l'Ambassade de France permet à des doctorants ou post-doctorants français (ou européens francophones) souhaitant venir faire de la recherche dans une université israélienne de bénéficier d’un co-financement du Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et de l'université d'acceuil tout en effectuant des missions à hauteur de 3 jours par mois pour renforcer la coopération scientifique franco-israélienne.

Nous devons notre vie aux éléphants, selon les archéologues de l’Université de Tel-Aviv

A l’occasion de la Journée mondiale de l’éléphant célébrée la semaine dernière, qui a mis en mettre en garde contre la disparition progressive de ces grands mammifères, le Prof. Ran Barkai, chef du département d’archéologie et des cultures du Proche-Orient ancien de l’Université de Tel-Aviv, explique que nous devons sauver les éléphants, non seulement parce que leur disparition bouleverserait l’écosystème, mais aussi car nous avons une dette envers eux.
Un plaidoyer émouvant en faveur de nos amis en voie de disparition.

elephantdayLe Prof. Barkai étudie les liens culturels et biologiques existant entre l'homme et l'éléphant depuis des millions d'années : « C’est grâce aux éléphants que nous avons pu vivre depuis deux millions d'années », déclare-t-il. « Ce sont eux qui ont permis l'existence et la prospérité de l'espèce humaine dans les temps anciens, et avons donc une grande dette envers eux. Ils sont maintenant dans une situation critique, et c’est notre tour de les aider à survivre. »

L'homme et l'éléphant: une romance qui a commencé il y a deux millions d'années

Ces dernières décennies, la population des éléphants d’Afrique et d’Asie va en diminuant. Dans la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), principale ONG mondiale consacrée à la préservation des espèces biologiques, les éléphants sont catalogués comme espèce en voie de disparition. Certains estiment que leur nombre total dans le monde ne dépasse pas 500 000. La raison la plus évidente leur  diminution est le braconnage pour la production d'ivoire à partir de leurs défenses.

elephant1La Journée mondiale de l'éléphant, marquée chaque année le 12 août est consacrée à la conservation et à la protection des éléphants dans le monde. L'initiative, lancée en 2011 par deux cinéastes canadiens en collaboration avec la Fondation gouvernementale thaïlandaise, a pris de l'ampleur et est désormais prise en charge par plus de 65 organisations pour la protection des animaux sauvages dans le monde entier.

 « Les éléphants et les mammouths étaient des animaux très importants dans le monde des anciens humains », explique le Prof. Barkai. « Depuis toujours les hommes ont été attirés vers les éléphants et ils ont partagé leur habitat avec eux pendant de très longues périodes». La romance entre l'homme et l'éléphant a commencé il y a environ deux millions d'années avec l'émergence de l'Homo erectus, ancêtre direct de l'homme moderne. « L’Homo erectus a été le premier à chasser de manière systématique, car les proportions de son corps et le volume développé de son cerveau exigeaient de plus grandes quantités de nourriture. Les éléphants et les mammouths ont pu lui procurer une combinaison de graisse et de viande optimale sur le plan calorique, ainsi que des repas rassasiants et nutritifs pour toute une tribu pendant des semaines».

Une entité soeur

Mais les éléphants ne constituaient pas seulement une source de nourriture, ils jouaient aussi un rôle central dans la culture des anciens hommes, qui voyaient en eux des partenaires de leur existence, et les traitaient comme des animaux développés, une sorte d'entité sœur, en grande partie en raison de leurs similitudes avec eux (durée de vie, soins de la progéniture, transmission des connaissances et apprentissage, démonstrations d'affection et d'inquiétude, entre-aide, intelligence élevée, soin des morts). « L'homme préhistorique respectait des règles claires sur la manière dont il utilisait les éléphants. Même s'il devait les chasser pour ses besoins de survivance, il le faisait d'une manière rationnelle et prenait soin d'utiliser toutes les parties de l’animal. Il fabriquait des outils, des pendentifs, des perles et des figurines en os et en ivoire, construisait des structures d’habitation avec les os des mammouths. Enfin il les dessinait dans ses peintures rupestres ». Cet ensemble complexe de relations indique une longue tradition de coexistence entre les humains et les éléphants.

barkai 580Selon le chercheur, il est difficile de savoir ce qu’impliquerait la disparition de la population de ces grands mammifères de la surface de la terre. On sait cependant que leur extinction dans la région d'Israël et du Levant il y a environ 400 000 ans a provoqué l’apparition d’un nouveau type d’humain, l'homme moderne, qui a apporté avec lui une nouvelle culture de chasse, de nouveaux outils et la technologie de l'utilisation du feu.

La ruée vers l'ivoire

Une chose est claire cette disparition provoquera des changements dans l'écosystème : « L’homme va perdre un partenaire très important qui l'a accompagné pendant deux millions d'années », explique le Prof. Barkai. « Dépendant de l’éléphant, il a eu l'intelligence de le chasser seulement quand c'était nécessaire et a réussi à maintenir leur population pendant des millions d'années. Sa survivance dépendait de manière essentielle du fait que ces animaux étaient dans son environnement. Il y a donc quelque chose de très important dans ce lien entre nous et les éléphants, vous pouvez même appeler cela une dette existentielle. La ruée vers l'ivoire a entrainé une chasse irresponsable qui menace la continuation de leur espèce et je pense que nous devons veiller à ce que nos amis les éléphants ne disparaissent pas de la terre ».

Université de Tel-Aviv : un campus sans interruption, même en été

Des laboratoires au jardin zoologique en passant par la bibliothèque centrale et les programmes d’été pour les lycéens : même au cœur de l’été torride, après la fin de l’année scolaire et tout comme la ville sans interruption dans laquelle il est situé, le campus de l’Université de Tel-Aviv n’aspire pas au repos !

uniete1C’est l'été, l'année scolaire est terminée, la température augmente et les salles de classe se désemplissent. Le campus vous semble vide ? Erreur …Il y a peut-être moins de monde à la cafétéria, mais en cherchant bien, vous vous apercevrez que notre campus est « sans interruption », et que beaucoup de choses s'y passent, même en été.

 

 

Entre blouse de laboratoire et combinaison de plongée

Le travail de recherche ne connait pas de saison et les chercheurs de l’Université continuent sans répit leurs explorations « à la poursuite de l’inconnu » jusqu'à ce qu'ils trouvent les résultats souhaités ou fassent des découvertes surprenantes. Certains poursuivent leurs recherches dans des laboratoires climatisés, d'autres doivent les mener sur le terrain. C’est le cas de Gal Vered, étudiante en Master au laboratoire du Dr. Noah Shenkar de l'École de zoologie et du Musée Steinhardt d'histoire naturelle de l’UTA, qui étudie l'utilisation des ascidies, petites créatures aquatiques comme indicateur biologique de la pollution plastique en mer, et partage son temps entre le laboratoire sur le campus et ses recherches maritimes.

gal vered 2L'impact de la pollution du plastique et des produits chimiques qu’il émet est une menace croissante qui affecte toute une gamme de la vie marine. « Les animaux qui avalent des petites particules de matière plastique (les micro-plastiques) avec l'eau de mer sont exposés à des dommages causés par le passage de ces particules du tractus gastro-intestinal et des branchies vers les tissus, de même que par les substances toxiques dégagées par ces micro-plastiques. Les ascidies, animaux filtreurs, dont le corps en forme d'outre se fixe aux rochers et aux surfaces, se nourrissent des micro-particules qu'elles interceptent et sont capables de filtrer de grands volumes d'eau. Ces caractéristiques, ainsi que le fait qu'il s'agisse d'espèces envahissantes prospères, en font des bio-indicateurs efficaces pour surveiller les effets des micro-plastiques dans différents environnements marins » explique Gal.

Alors, où préfère-t-elle travailler sur le terrain sous le soleil brûlant ou dans l'air conditionné du laboratoire? « Sans aucun doute en mer, même dans la chaleur de l’été », répond-elle sans hésiter.

 Le « relooking » de la bibliothèque centrale

Cet été, la bibliothèque centrale Sourasky connait une rénovation complète dans le but d’offrir aux étudiants une expérience d'apprentissage avancée, utilisant une variété de moyens technologiques adaptés aux différents besoins des études et de la recherche. La nouvelle galerie surplombant la pelouse centrale abritera un espace d'étude innovant et élaboré avec une salle d’ordinateurs, une salle de conférences et de séminaires, des salles d'étude de groupe, un espace salon ouvert avec des PC, et la  salle des microfilms pour les collections de presse numérisées, également rénovée.

La nouvelle galerie devrait être ouverte au début de l'année scolaire à l'automne. Si vous êtes étudiants, n’oubliez pas de venir la visiter en revenant de vacances !

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Les grandes vacances des tritons et des grenouilles

Autre site de l’Université qui ne connait pas de vacances d’été : le  jardin zoologique.  En ce moment a lieu une rénovation de la zone consacrée aux amphibiens, où l'on établit des noyaux d'élevage, en particulier de tritons et de grenouilles en danger de disparition, pour les réintroduire dans la nature. Parmi les projets les plus importants réalisés au cours de ces dernières années:  l’élevage en captivité et la réintroduction dans la nature de quelque 400 tritons adultes et leur libération dans la région de la vallée de Jezréel, et une opération de remise dans la nature d’une espèce de crapaud en voie de disparition, qui s'est également déroulée avec succès. Le jardin zoologique est en train d’élargir le terrain consacré aux amphibiens afin de faciliter d'autres études dans le domaine, et nous attendons une autre série de projets excitants et réussis de retour à la nature dans les années à venir.

L’université d’été pour la jeunesse

Pendant les mois d’été, les étudiants sont remplacés sur le campus par les lycéens des programmes d'excellence, qui profitent de l'été pour commencer leurs études à l'université, dans le cadre de « L'Université d'été pour les jeunes». Ce programme exclusif permet aux meilleurs étudiants des classes de seconde et de terminale des villes de la périphérie d'intégrer des cours universitaires pendant le semestre d'été à l'Université de Tel-Aviv. Ces cours leur permettront de cumuler des crédits universitaires pour leurs futures études de premier cycle, et leur donnent droit à une note de 5 unités d'études pour le baccalauréat dans les domaines qu’ils auront étudiés. Les lycéens prennent également part à des activités sociales et d'enrichissement et font connaissance avec des  jeunes de tout le pays.

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Photos 1 et 4 : prises par les élèves de l’Université d’été pour la jeunesse, sous la direction d’Ehud Kotliar.

Photo 2 :   Gal Vered recueille des ascidies en mer.

Photo 3 :  la future galerie de la bibliothèque centrale (simulation numérique).